RSS

Archives de Catégorie: International

Liberté d’expression : quand les États de l’Union Européenne souhaitent sous-traiter la censure aux géants du web !

Liberté d’in-expression : quand les États de l’Union Européenne souhaitent sous-traiter la censure aux géants du web !

Le texte européen le plus liberticide de cette décennie est en approche

Hors un certain nombre de pays qui se sont opposés à ce texte, le Conseil de l’Union européenne vient d’acter un projet de loi au parfum pour le moins désagréable pour ce qui concerne les libertés publiques. Poussé par la gouvernance actuelle française, ce texte – peu médiatisé – pourrait s’avérer l’un des coups les plus violents jamais portés à la liberté d’expression dans les pays « démocratiques » de l’Union européenne. Le débat autour de ce texte va maintenant se poursuivre au parlement européen.

Il convient de préciser que le 12 décembre 2018 un premier rapport sur la lutte antiterroriste a été adopté à une très large majorité : sur 661 votants, 474 ont voté en faveur de ce dernier tel qu’il a été amendé, 112 voix contre, 75 votants se sont abstenus. Cette adoption était prévisible. Il faut toutefois noter qu’elle s’est déroulée dans un contexte très particulier : au lendemain du terrible drame de Strasbourg à proximité du marché de Noël. Ce rapport sur « les observations et les recommandations de la commission spéciale sur le terrorisme » est dans la même ligne. Ce rapport désormais adopté est un marchepied qui vient appuyer le texte à venir, texte qui recommandera entre autres mesures la sous-traitance de la censure aux géants de l’Internet.

De quoi s’agit-il ?

Usant toujours de la même argumentation – a priori- louable : la lutte contre le terrorisme, ce texte – que vous retrouverez sous l’intitulé : « Règlement du Parlement Européen et du Conseil relatif à la prévention de la diffusion de contenus à caractère terroriste en ligne » obligera tous les acteurs du Web à se soumettre aux outils de surveillance et de censure automatisés fournis par Facebook et Google. Quand la Quadrature du Net qui soulève le problème s’interroge : « Une loi européenne pour censurer les mouvements sociaux sur Internet ? » La réponse apparaît tristement contenue dans la question au regard des éléments exposés ci-après et des mouvements sociaux qui se déroulent en France depuis quelques semaines.

Nonobstant un projet réalisé dans un timing empêchant tout débat public, ces alliances contre-nature associant des géants du Net à des États dans l’exercice de la censure sont préoccupantes.

Pourquoi est-ce une dérive dangereuse ?

Si le règlement européen franchit ici un nouveau cap, c’est qu’au-delà d’une exigence de retrait dans l’heure sous peine de sanctions financières des prestataires, ce projet de loi prévoit d’intégrer également des « mesures proactives ».

Il s’agit donc d’avoir recours à de la censure automatique préventive ! Pour faire simple, cette censure serait alors paramétrée par les autorités concernées et les géants du web.

Voici ci-dessous quelques extraits de ce que propose ce projet de règlement en terme de mesures proactives (article 6). Un règlement que je vous encourage à lire attentivement et dans son ensemble (Bruxelles,le 7 décembre 2018 : Règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à la prévention de la diffusion de contenus à caractère terroriste en ligne).

Mesures proactives 

  • Les fournisseurs de services d’hébergement prennent, selon le risque et le niveau d’exposition aux contenus à caractère terroriste, des mesures proactives pour protéger leurs services contre la diffusion de contenus à caractère terroriste. Ces mesures sont efficaces et proportionnées, compte tenu du risque et du niveau d’exposition aux contenus à caractère terroriste, des droits fondamentaux des utilisateurs et de l’importance fondamentale de la liberté d’expression et d’information dans une société ouverte et démocratique.
  • Lorsqu’elle a été informée conformément à l’article 4, paragraphe 9, l’autorité compétente* visée à l’article 17, paragraphe 1, point (c), demande au fournisseur de services d’hébergement de soumettre, dans les trois mois suivant la réception de la demande, et ensuite au moins une fois par an, un rapport sur les mesures proactives spécifiques qu’il a prises, y compris au moyen d’outils automatisés.

Lorsque il est évoqué la notion « d’autorité compétentes » qui seront habilitées à superviser ces mesures proactives elles sont « précisées » dans le point (37) :

« (37) Aux fins du présent règlement, les États membres devraient désigner des autorités compétentes. L’obligation de désigner des autorités compétentes n’impose pas nécessairement la création de nouvelles autorités ; il peut en effet s’agir d’organismes existants chargés des fonctions prévues par le présent règlement. Celui-ci exige la désignation d’autorités compétentes chargées d’émettre les injonctions de suppression et les signalements et de superviser les mesures proactives, ainsi que d’imposer des sanctions. Il appartient aux États membres de décider du nombre d’autorités qu’ils souhaitent désigner pour remplir ces tâches ».

De la contestation à la sédition… jusqu’au terrorisme : le poids des mots, le choc de la censure !

Sans vouloir jouer les oiseaux de mauvais augure, quand le ministre de l’Intérieur dénonce « les séditieux » parmi les gilets jaunes, on peut s’inquiéter fortement sur l’usage futur et dévoyé qui pourrait être fait par la gouvernance actuelle (et d’autres) d’une telle loi.

Les mots ont un sens, et les mots ne sont pas innocents ! Ils le sont d’autant moins lorsque l’on est aux responsabilités. Je rappelle donc qu’une sédition « est une forme d’émeute face à un pouvoir ou une autorité établie, dont le but ne serait pas uniquement de renverser les détenteurs d’une puissance, mais de rompre définitivement tout lien avec ce système ».

La problématique est que de « sédition » à « criminel » puis à « terroriste » il n’y a qu’un pas qui pourrait être vite franchi pour justifier une censure totalement outrancière en cas de mouvement social contestataire s’exprimant demain sur Internet.

Aussi, et au regard du type de qualificatif qui a été utilisé lors du mouvement de contestation sociale massif qui se déroule actuellement en France, que ce qualificatif soit supposé désigner quelques individus ou un collectif est en définitive peu important… Le mot a été lâché ! Il laisse sous-entendre que sous une telle loi un mouvement de contestation du type des « gilets jaunes » – en France comme ailleurs – pourrait être traité comme un mouvement potentiellement séditieux et de fait être censuré au plus tôt par les autorités et leurs nouveaux alliés de la censure.

Cela entraînerait ipso facto (par exemple) une impossibilité d’usage du Net pour l’organisation de rassemblements. Que ces rassemblements soient pacifiques ou non, ils pourraient être rapidement mis « dans le même panier » ! Le couperet de la censure pourrait alors s’abattre de façon généralisée et préventive pour “tuer dans l’œuf” ce type de mouvement contestataire. Il sera nécessaire et suffisant de s’appuyer sur les comportements de quelques illuminés réellement dangereux… pour brandir le terme sédition et co-actionner la censure algorithmique adaptée ! Pour le bien de la sécurité nationale, évidemment…

« Puisque le peuple vote contre le Gouvernement, il faut dissoudre le peuple ». (Bertolt Brecht)

À suivre

par Yannick Chatelain

source

Publicités
 

Étiquettes : , , , , , , ,

On ne vous paiera pas votre retraite. Olivier Delamarche

 
Poster un commentaire

Publié par le 9 décembre 2018 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

Étiquettes : , , ,

L’UE va lancer un «système d’alerte» contre la ‘désinformation’ !

La Russie en ligne de mire, l'UE va lancer un «système d'alerte» contre la désinformation

je l’ai déjà dit, si il y a des tentatives d’ingérences étrangères quelconques dans nos affaires, il faut faire avant tout de la pédagogie,  les citoyens ne sont pas abrutis. Ils se chargeront eux même d’éliminer le problème. Restreindre la liberté d’info (et par ricochet nos libertés) n’est pas la solution, le meilleur moyens d’annihiler à la source les campagnes de propagande d’états étrangers est de les rendre visibles et de les confronter au débat démocratique pour pouvoir les dénoncer.

Dans Macron veut Contrôler le net « pour sauver l’internet libre » !!!!! j’écrivais ceci :

Pour que la démocratie vive, il faut des citoyens éveillés, via une conflictualité des idées et des opinions ce qui passe par la diversité des médias et le pluralisme de l’info, la libre circulation de l’info, une appropriation démocratique de l’info par les citoyens. (entre autres) 

Ce qui implique d’exclure toute forme d’intervention arbitraire et directe du pouvoir politique dans ce domaine. 

Meme ce qu’on qualifie de désinformation (une notion assez subjective) a sa place , pour qu’on puisse la réduire à néant par la confrontation des idées dans le (perpétuel) débat démocratique . C’est comme ça qu’on renforcera notre démocratie (et qu’on empêchera fondamentalement toute ingérence étrangère dans nos affaires) Il faut libérer l’info, et non la museler. 

Alerter les gens, je suis d’accord. On sait tous que les médias Russes font parfois de la propagande (et d’autres il faut quand même le préciser, y compris parmi nos médias mainstreams), ne serait ce que dans le choix de leur ligne éditoriale, on sait quels candidats ils soutiennent, et j’alerte les gens régulièrement sur cette problématique. (lire ici par exemple, ou ne serait ce que l’article précédent

Les Russes disposent de moyens technologiques considérables et nous sommes dans une guerre mondiale de l’info on le sait. Mais il ne faut surtout pas entrer dans le jeu de ces puissances étrangères (lire ici), et sacrifier nos libertés non plus.

Je le répète, nous ne laisserons jamais quiconque s’ingérer dans nos affaires d’une quelconque manière que ce soit !!! Il suffit simplement de faire de la pédagogie, d’informer le citoyen. 

A coté de ce problème, qui est réel, les Russes ont quand même annihilé Daesh et le terrorisme en Syrie, ce qui nous rend un grand service … Z  

A l’approche des élections européennes de mai 2019, l’Union européenne va mettre en place un «système d’alerte rapide» où les Etats pourront partager des informations sur des «tentatives coordonnées d’acteurs étrangers». En ligne de mire : la Russie.

La Commission européenne a lancé ce 5 décembre un plan d’action contre la désinformation en ligne à six mois des élections européennes. L’organe appelle Etats membres et acteurs d’internet comme Facebook à se mobiliser face à une menace. Sa «source principale» est attribuée sans grand suspense… à la Russie.

L’exécutif européen a annoncé la mise en place d’un «système d’alerte rapide» entre les institutions européennes et les pays de l’Union européenne pour partager leurs données «en temps réel» sur d’éventuelles «campagnes de désinformation» en cours, en amont du scrutin prévu fin mai 2019.

Nous avons vu des tentatives d’ingérence dans les élections et les référendums, avec des preuves désignant la Russie comme une source principale de ces campagnes

De leur côté, les acteurs majeurs d’internet comme Facebook, Twitter et Google, qui ont pris des engagements dans un «code de bonnes pratiques» signé en septembre, sont appelés à rendre des comptes dans des rapports mensuels sur leurs actions contre la désinformation en ligne.

«Nous avons vu des tentatives d’ingérence dans les élections et les référendums, avec des preuves désignant la Russie comme une source principale de ces campagnes», a fait valoir devant la presse Andrus Ansip, vice-président de la Commission en charge du marché unique numérique. «Nous devons être unis et unir nos forces pour protéger nos démocraties contre la désinformation», a-t-il ajouté, en présentant le plan d’action préparé par l’exécutif européen.

Une plateforme numérique sécurisée pour que les Etats partagent leurs informations

La Commission européenne a annoncé qu’elle allait «plus que doubler» en 2019 le budget d’une cellule spécialisée chargée de lutter contre la désinformation et de sensibiliser l’opinion, qui passerait à cinq millions d’euros.

Les pays européens sont appelés à prendre eux aussi des mesures de ce type. Le «système d’alerte rapide», qui doit être mis en place d’ici le mois de mars, prendra la forme d’une plateforme numérique sécurisée. Les Etats membres et les institutions européennes pourront y partager des informations sur des «tentatives coordonnées d’acteurs étrangers pour manipuler» le débat démocratique, selon un document de la Commission.

Facebook, Twitter, Google et la compagnie Mozilla (à l’origine du navigateur Firefox) ont signé en septembre un «code de bonnes pratiques», non contraignant, où ils s’engagent notamment à distinguer clairement contenus publicitaires et informations, ainsi qu’à fermer plus rapidement de faux comptes actifs.

Ils y ont également promis d’adopter une politique claire sur l’utilisation et l’identification des «bots», ces comptes programmés pour diffuser des messages automatiques, et à coopérer avec des «fact checkers» (vérificateurs de faits) et des chercheurs pour contrer la désinformation. Les signataires «doivent rapidement et efficacement appliquer les engagements pris», en se «concentrant sur des actions qui sont urgentes pour les élections européennes de 2019», a enfin exhorté la Commission.

source

 
1 commentaire

Publié par le 5 décembre 2018 dans général, International, Politique

 

Étiquettes : , , , , ,

8 à 10 % de hausse de l’électricité dès 2019 !

8 à 10 % de hausse de l’électricité dès 2019 !
Selon plusieurs associations d’énergéticiens alternatifs, les prix de l’électricité risquent d’augmenter de 8% à 10% l’an prochain, en raison des prix élevés sur les marchés mondiaux. Cette annonce intervient alors que la hausse de la fiscalité sur les carburants, prévue pour le 1er janvier 2019, suscite déjà la contestation à travers le mouvement des « gilets jaunes ».

« Une très mauvaise nouvelle pour les consommateurs d’électricité ». C’est ainsi que le Comité de liaison des entreprises consommatrices d’électricité (CLEE) et d’autres associations d’énergéticiens alternatifs, qualifient ce vendredi l’augmentation significative des prix de l’électricité (de l’ordre de 8% à 10%) prévue pour l’année prochaine. Le CLEE, qui regroupe des entreprises consommatrices d’électricité, évoque le chiffre de « 1,470 milliard d’euros de surcoût pour la seule année 2019, sans doute davantage en 2020 ».

« Tous les consommateurs seront impactés, qu’ils soient particuliers, professionnels, industriels, qu’ils soient au tarif réglementé chez EDF ou fournis par un concurrent », prévient le CLEE. Cette mise en garde fait notamment suite à une annonce, jeudi soir, de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) chargée de garantir le bon fonctionnement des marchés français de l’énergie (gaz, électricité). Elle se charge notamment de calculer le tarif réglementé de l’électricité et de transmettre sa proposition de tarif au gouvernement.

Dans le cadre du mécanisme baptisé Arenh (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique)la CRE a indiqué avoir reçu un total de demandes équivalent à 132,93 térawattheures (TWh) pour l’année 2019 de la part de concurrents d’EDF.

Le marché mondial fait flamber les prix

Celui-ci oblige EDF à revendre à ses concurrents une partie de son électricité nucléaire produite en France au prix régulé, actuellement nettement inférieur au marché, de 42 euros le mégawattheure (MWh). Aussi, les opérateurs alternatifs préfèrent se fournir auprès de l’électricien public français plutôt que sur le marché de gros, où les prix avoisinent les 58 euros .

Cependant un plafond limite cette offre à 100 TWh maximum. Or, les opérateurs alternatifs ont demandé plus que ce qu’ils pouvaient obtenir et devront donc se fournir en partie sur le marché et, de facto, répercuter la hausse du tarif.

suite et fin

 
Poster un commentaire

Publié par le 3 décembre 2018 dans économie, général, International

 

Étiquettes : , , , , ,

La défaillance de la dette mondiale est une possibilité sérieuse

La dette est-elle bonne ou mauvaise ? La réponse est « Oui. »

La dette est une dépense anticipée. Elle vous permet d’obtenir maintenant quelque chose dont vous ne pourriez pas disposer autrement.

Que ce soit sage ou non dépend de ce que vous achetez. La dette pour vous éduquer, afin que vous puissiez obtenir un meilleur emploi, peut être une bonne idée. Emprunter de l’argent pour financer vos vacances ? Probablement pas.

Le problème est que beaucoup de gens, d’entreprises et de gouvernements empruntent tout simplement parce qu’ils le peuvent. Cela n’a été possible au cours de la dernière décennie que parce que les banques centrales le rendaient très bon marché.

C’était rationnel à cet égard. Mais la croissance est moins forte alors les banques centrales commencent à resserrer la vis.

Cette année, j’ai écrit une série d’articles (synopsis et liens ici) prédisant un «déraillement» de la dette et une éventuelle liquidation. Je l’ai surnommé «The Great Reset» [La Grande Réinitialisation]. J’ai estimé qu’il nous restait un an ou deux avant que la crise ne devienne évidente.

Maintenant, j’ai des doutes. Les événements récents me disent que le décompte pourrait être plus proche que je ne le pensais il y a quelques mois.

La dette n’alimente plus la croissance

Les banques centrales autorisent l’emprunt parce qu’elles pensent que cela générera de la croissance économique. Parfois c’est le cas. Le problème est qu’ils créent une dette sans se soucier de la manière dont elle sera utilisée.

C’est ainsi que nous gonflons des bulles artificielles qui finissent par crever. On nous dit de ne pas nous inquiéter de la valeur absolue de l’endettement tant que l’économie croît avec lui.

C’est sensé. Un pays avec un PIB plus important peut avoir plus de dette. Mais c’est de moins en moins ce qui se passe.

Laissez-moi vous fournir deux données de fait.

Lacy Hunt de Hoisington Investment Management piste les données montrant que la dette perd sa capacité à stimuler la croissance. En 2017, un dollar de dette, non financière [dans l’économie réelle] n’a généré que quarante cents de PIB aux États-Unis. C’est encore moins ailleurs. Il y a cinquante ans un dollar de dette générait plus de quatre dollars pour l’économie.

Cela s’est sérieusement aggravé au cours de la dernière décennie. La productivité de la dette [ratio d’augmentation du PIB par dollar de dette] de la Chine a chuté de 42,9% entre 2007 et 2017. C’était la pire parmi les grandes économies, mais d’autres ont également perdu du terrain. Tous les pays développés tirent sur la même corde et espèrent obtenir des résultats.

Maintenant, si vous êtes habitué à utiliser la dette pour stimuler la croissance et que la dette perd cette capacité, que se passera-t-il ensuite ? Vous l’avez deviné : les-génies-au-pouvoir vont ajouter encore plus de dettes.

Voici combien de dette nous avons réellement

C’est un comportement classique de dépendance. Vous devez continuer à augmenter la dose pour obtenir le même effet.

Mais des siècles d’histoire montrent que chaque augmentation de la dette a fini par peser sur l’économie. On n’échappe pas au Jour du Jugement.

L’économie américaine est si énorme et si puissante que notre dette publique actuelle de $24 500 milliards (États et collectivités locales comprises) pourrait facilement atteindre $40 000 milliards avant que nous n’arrivions au Jour du Jugement. Nous sommes à une seule récession près d’un total de $30 000 milliards de dette publique américaine.

Cela va se passer apparemment du jour au lendemain. Et les déficits resteront bien au-dessus des $1 000 milliards par an, année après année, un peu comme aujourd’hui.

Même si le déficit budgétaire est inférieur à $800 milliards cette année, nous avons ajouté plus de $1 000 milliards à la dette réelle. Cela est dû à des éléments «hors budget»qui, selon le Congrès, ne devaient pas faire partie du processus budgétaire normal.

Cela inclut des dettes telles que celles de la sécurité sociale et de l’assurance-maladie. Elles varient d’année en année et peuvent aller de $200 à $500 milliards.

Et voici le point que vous devez comprendre. Le Trésor américain emprunte ces dollars qui s’ajoutent au total dû par les contribuables. Le véritable déficit qui s’ajoute à la dette est en réalité beaucoup plus élevé que le chiffre que vous voyez dans les informations.

La dette des ménages et des entreprises augmente également rapidement. Et pas seulement aux États-Unis.

Voici une note de Lakshman Achuthan du Economic Cycle Research Institute :

Il est notable que la dette globale des États-Unis, de la zone euro, du Japon et de la Chine a augmenté plus de dix fois plus que la croissance de leurs PIB combinés au cours de l’année passée.

Oui, vous avez bien lu. L’année dernière, les plus grandes économies du monde se sont endettées dix fois plus vite que la croissance économique. L’ajout de la dette à ce rythme, s’il se poursuit, fera augmenter le ratio dette / PIB à un rythme alarmant.

Lakshman continue :

Fait remarquable, l’économie mondiale – qui ralentit malgré la hausse de la dette – se retrouve dans une situation rappelant celle de l’effet de la Reine Rouge que nous évoquions il y a 15 ans, lorsque les réductions d’impôt avaient considérablement accru le déficit budgétaire des États-Unis. Comme le dit la reine rouge à Alice dans À travers le miroir de Lewis Carroll, « Maintenant, vous voyez, vous déployez tous les efforts possibles pour rester sur place. Si vous voulez aller ailleurs, vous devez courir au moins deux fois plus vite que ça ! »

Cela finira mal

J’essaie d’imaginer un scénario où cela aboutirait à quelque chose de moins grave que le chaos et la crise. Le mieux que je puisse concevoir est une stagnation de dix ans (et peut-être plus) pendant la liquidation de la dette.

Mais de manière réaliste, cela ne se produira pas car les débiteurs ne le laisseront pas faire. Et ils sont plus nombreux que les prêteurs. Pour cette raison, quelque chose comme « La Grande Réinitialisation» se produira en premier. La solution rationnelle serait de retarder l’inévitable le plus longtemps possible Pourtant, aux États-Unis, nous le précipitons.

Par John Mauldin – Le 7 novembre 2018 – Source forbes.com

Source
 
Poster un commentaire

Publié par le 3 décembre 2018 dans économie, général, International

 

Étiquettes : , , , , , ,

Egon von Greyerz – « J’alerte sur le fait que les banques bloquent les actifs des clients ! »

Résultat de recherche d'images pour "effondrement économique"

Il y a de plus en plus de risques à détenir du cash ou de l’or dans une banque. Plus bas, j’évoquerai les difficultés rencontrées par certains clients pour retirer de l’argent liquide ou de l’or de leur banque.

“Risque” provient du mot grec ancien “rhiza”, signifiant “falaise” ou “racine” (par extension “base d’une montagne”, “écueil”). Les écueils et falaises étaient donc les “risques” rencontrés par les marins, et notamment par Ulysse lorsqu’il navigua entre Scylla et Charybde. Une définition plus moderne du risque est “Identification et évaluation des dangers qui pourraient nous empêcher d’atteindre nos objectifs”.

Très peu de personnes ont la capacité d’identifier les risques énormes auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés. Et parmi ceux qui parviennent à les identifier, peu ont la capacité de les évaluer ou de prendre les mesures de protection nécessaires.

Le monde n’est pas préparé à ce qui se profile

Un risque maximal exige une protection maximale. Mais le monde n’est pas du tout préparé aux catastrophes à venir. Même au plus haut niveau, les gouvernements se concentrent sur les problèmes politiques habituels plutôt que de traiter la question urgente de l’économie mondiale.

Egon Von Greyerz: “L’effroyable crise de 2008 s’apprête à revenir en force !” Egon Von Greyerz: “L’effondrement final qui a déjà débuté va entraîner le monde dans le chaos !”

Par exemple, les problèmes internes aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France et en Allemagne, sont insignifiants comparés à l’effondrement potentiel du système financier et de l’économie mondiale. Mais ces problèmes occupent clairement l’esprit des dirigeants, probablement parce qu’ils ne voient pas le nuage noir qui plane sur l’économie mondiale.

Brexit – Un échec

Au Royaume-Uni, Theresa May a gâché le Brexit. Le peuple britannique a voté pour quitter l’UE, mais tout ce que Mme May a obtenu après deux ans est un accord qui laisse le Royaume-Uni avec la quasi-totalité des obligations et des lois de l’UE, mais sans aucun pouvoir ni influence. En plus de cela, le Royaume-Uni va payer une facture de 39 milliards de livres sterling à Bruxelles. May restera-t-elle en place, le Brexit n’aura-t-il pas lieu ? Personne ne sait à ce stade. Mais nous savons que Bruxelles, de même que la France et l’Allemagne, cherchent désespérément à maintenir cet édifice artificiel. Avec des problèmes partout et une opposition croissante au sein de l’UE, ce ne sera qu’une question de temps avant que l’Europe ne s’effondre. La prochaine récession économique s’en chargera.

Les dirigeants occidentaux ne sont pas en odeur de sainteté

Merkel et Macron sont maintenant très impopulaires dans les sondages. Seuls 17% des Allemands sont satisfaits de Merkel, tandis que Macron est approuvé par 29% des Français.

Aux États-Unis, le taux de popularité de Trump est d’environ 40 %. Mais il est maintenant un président affaibli et aucune décision majeure ne sera adoptée par les deux chambres. Lorsque l’économie et le marché boursier s’effondreront, au cours des deux prochaines années, la popularité de Trump chutera rapidement, comme tous les présidents dans ce genre de période.

Les turbulences politiques et financières qui se profilent à l’horizon

La situation est donc similaire dans toutes les grandes nations occidentales. La popularité des dirigeants baisse, mais ce n’est qu’un début. La chute des marchés boursiers et de l’économie déclenchera des problèmes politiques dans la plupart des pays, de nouvelles élections, des votes de défiance ou des tentatives de destitution. Tout cela fera partie de la tourmente politique et économique dans laquelle nous serons plongés au cours des prochaines années.

Egon Von Greyerz: “ATTENTION !! Voici la terrifiante vérité de ce qui se profile…” Egon Von Greyerz: “L’effondrement mondial sera dévastateur. Aucune solution ne pourra le contrer !”

Y a-t-il une solution ? À mon avis, non. Avec une dette de 250 000 milliards $ et 2 quadrillions $ de dérivés et passifs non capitalisés, le monde ne pourra éviter les difficultés. Vous ne pouvez pas résoudre un problème en utilisant les mêmes moyens qui l’ont créé. Mais comme les banquiers centraux n’ont pas d’autres armes dans leur arsenal, ils continueront à imprimer des quantités illimitées de monnaie. Je ne serais pas surpris de voir le dollar transformé en crypto-monnaie afin de faire croire aux gens tous les problèmes d’endettement sont résolus.

Le patron du FMI demande aux banques centrales d’émettre des monnaies numériques

Le patron du FMI, Christine Lagarde, a exhorté les banques centrales à se pencher rapidement sur la création de monnaies numériques ou crypto-monnaies afin de remplacer celles émises par le secteur privé qui “sont intrinsèquement instables” et aussi “des refuges pour les fraudeurs et les blanchisseurs d’argent”.

Il est clair pour moi que les gouvernements et le FMI ne laisseront jamais les crypto-monnaies privées devenir un moyen de paiement majeur. Au lieu de cela, comme le propose Lagarde, les cryptos émises par les gouvernements deviendront un système réglementé par les banques centrales. Le crypto-dollar sera la nouvelle monnaie fiduciaire parfaite à émettre lors d’une réinitialisation monétaire.

Mais plus de création et de manipulation monétaire ne résoudra pas le problème de la dette mondiale, même si c’est ce que les gouvernements essaieront de faire croire.

La dette ne peut pas être gonflée

Plus le système financier sera sous pression, plus les gouvernements prendront des mesures de panique. Quoi qu’ils fassent, ils ne pourront jamais se débarrasser de la dette. Ils ne peuvent l’alléger en ayant recours à l’inflation. Étant donné que la dette a augmenté de façon exponentielle en période de prospérité, il ne faut pas s’attendre à ce qu’elle puisse être remboursée en période de crise. D’autant plus que, au cours du prochain ralentissement économique, les banques centrales perdront le contrôle des taux d’intérêt qui monteront rapidement avec la panique et la défaillance des marchés obligataires.

Les gouvernements sont en faillite, les dettes augmentent maintenant à un rythme exponentiel
Egon Von Greyerz: “les dettes augmentent maintenant à un rythme exponentiel, et il n’y a aucune possibilité de les réduire !”

Depuis 1971, le monde est en perpétuelle expansion de la dette. Cela a commencé au début des années 1960 et, depuis, les États-Unis ont augmenté la dette fédérale chaque année. Puis, lorsque Nixon a mis fin à la convertibilité du dollar en or en 1971, l’impression monétaire est devenue une aubaine pour la plupart des gouvernements. Il est tellement plus facile d’imprimer de l’argent quand on en a besoin que d’essayer de joindre les deux bouts. Cela a été la norme non seulement pour les gouvernements, mais aussi pour les particuliers.

L’or reprendra son rôle de seule monnaie réelle

À mesure que la crise financière s’intensifiera, le rôle de l’or en tant que seule monnaie sûre suscitera de plus en plus d’intérêt. Cela coïncidera avec la poursuite de la phase haussière du marché de l’or qui a débuté en 1999 et a corrigé à partir de 2011-2012. En dollars américains, la correction s’est terminée en décembre 2015, mais dans de nombreuses autres devises comme le dollar canadien ou l’euro, le plus bas niveau a été atteint en 2013. La prochaine hausse de l’or devrait avoir lieu avant la fin de l’année.

Egon Von Greyerz: L’or est la seule monnaie à dire la vérité

Egon Von Greyerz: Préparez-vous à l’APOCALYPSE financière

Dans un monde où le risque est à son maximum, détenir de l’or est une assurance et un moyen de protéger son patrimoine. Mais il est essentiel non seulement de détenir de l’or, mais aussi de savoir comment le détenir. De plus en plus d’Américains veulent stocker leur or en Suisse en raison des risques qu’ils encourent en le conservant aux États-Unis, qu’il s’agisse de confiscation ou de renflouement interne. Les Allemands s’inquiètent également des lois que le gouvernement allemand ou l’UE imposeront et, par conséquent, sortent leur or d’Allemagne.

Ne stockez pas votre Or dans une banque

J’ai souvent recommandé de ne pas détenir son or dans une banque. Il peut faire l’objet d’un renflouement ou d’un gel d’actifs, même s’il est détenu dans un coffre privé. S’il est conservé dans le coffre-fort général de la banque, les risques sont beaucoup plus élevés. Nous avons eu de nombreux exemples de lingots d’or que le client pensait avoir achetés mais qui n’étaient pas là. Lorsque le client a voulu récupérer son or, la banque a dû trouver de nouveaux lingots. Même les barres allouées, en banque, sont risquées.

Nous constatons aussi, de plus en plus fréquemment, que même les banques suisses résistent aux tentatives des clients de retirer leur or ou leur cash. Ils inventent toutes sortes d’excuses de manière à ce que les clients ne puissent retirer que 100 000 CHF (ou dollars) par an en espèces ou en or.

Une banque suisse a récemment indiqué qu’un retrait de plus de 500 000 CHF nécessitait l’approbation du conseil d’administration. Il est bien sûr totalement ridicule qu’un client soit dans l’impossibilité de retirer son propre argent ou ses propres actifs. Mais c’est la réalité. Non seulement les banques ne sont plus des institutions sûres pour garder votre argent ou vos actifs, mais une fois que la banque détient tout, vous ne pouvez plus retirer.

Selon moi, aucun actif important ne devrait être conservé dans le système bancaire, à l’exception de suffisamment de liquidités pour les dépenses quotidiennes. L’or (et l’argent) est totalement liquide et facile à convertir en monnaie fiduciaire en cas de besoin de liquidités. Mieux vaut détenir des actifs sous la forme de métaux physiques, sous votre propre contrôle. L’ensemble des actifs détenus dans une banque sont exposés aux risques de renflouement, de dégradation, de restrictions de liquidité (par exemple en Argentine), de fraude ou de faillite.

Source: goldbroker

Voir les précédentes interventions d’Egon Von Greyerz

Source Goldbroker Via Business-Bourse

 
3 Commentaires

Publié par le 2 décembre 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

Étiquettes : , , , , ,

Pierre Jovanovic : Gilets jaunes, dette publique, pouvoir des banques

 
 

Étiquettes : , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :