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L’Italie se moque du diktat de la commission européenne et confirme son budget pour 2019

L'Italie se moque du diktat de la commission européenne et confirme son budget pour 2019

« Si cela convient à l’Europe tant mieux, si cela ne convient pas à l’Europe on continue quand même », a déclaré Matteo Salvini, patron de la Ligue d’extrême droite . L’Italie n’en a rien à faire de Bruxelles . Lisez un peu l’explication qu’ils fournissent pour justifier leur budget …  Z  

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Le gouvernement italien souhaite que la Commission européenne fasse preuve de «flexibilité». C’est la teneur du courrier envoyé à Bruxelles par le ministre de l’Economie transalpin. Rome appelle à notamment prendre en compte la catastrophe de Gênes.

Rome a maintenu inchangé son projet de budget contesté pour 2019 et demandé à Bruxelles de la «flexibilité» pour prendre en compte notamment des dépenses liées à l’effondrement du pont Morandi à Gênes et aux intempéries, selon une copie de sa lettre envoyée à la Commission européenne.

L’exécutif transalpin «demande l’application de la flexibilité pour événements exceptionnels», écrit ainsi le ministre italien de l’Economie, Giovanni Tria. Alors que Bruxelles a rejeté le projet de budget italien et lui avait demandé de revoir sa copie avant le 13 novembre à minuit, Rome a décidé de maintenir sa prévision d’un déficit à 2,4% du PIB en 2019.

 

Il s’agit d’événements inattendus [qui ont conduit le pays à lancer] un plan extraordinaire d’interventions

 

Giovanni Tria précise néanmoins dans sa lettre que ces 2,4% représentent «une limite infranchissable». Mais il souligne que sur les budgets des trois prochaines années pèsent des «dépenses de nature exceptionnelles égales à environ 0,2% du PIB», en raison des conséquences des intempéries «d’une gravité particulière» qui ont touché le pays fin octobre-début novembre, mais aussi de celles de l’effondrement cet été du pont Morandi à Gênes.

Un milliard d’euros pour la «mise en sécurité» et «l’entretien des infrastructures» du réseau routier

Quant au sujet des intempéries, le ministre italien évoque «un coût très lourd en termes de victimes et de dommages causés». «Il s’agit d’événements inattendus», qui ont conduit le pays à lancer «un plan extraordinaire d’interventions», a noté Giovanni Tria. Les vents violents et les pluies diluviennes, qui ont fait une vingtaine de morts dans la péninsule, ont touché notamment la région du Veneto, dans le nord-est, où des centaines d’arbres ont été déracinés, la Ligurie, où de nombreux bateaux ont été détruits, ou encore la Sicile. Parallèlement, Gênes a été endeuillée cet été par l’effondrement du viaduc autoroutier Morandi, axe de circulation stratégique dans la ville.

Ce drame, qui a fait 43 morts, a conduit là aussi le pays à lancer un «plan extraordinaire d’entretien» du réseau routier. «Dans cet objectif, la loi de finances consacre un milliard d’euros en 2019, spécifiquement à la mise en sécurité et à l’entretien des infrastructures du réseau routier, dont les viaducs, les ponts, les tunnels», a encore expliqué le ministre italien de l’Economie.

 

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Lisez entre les lignes : La procédure pour « déficit excessif » que pourrait lancer Bruxelles peut aboutir à des sanctions financières correspondant justement à … 0,2% de son PIB, soit prés de 3,4 milliards d’euros. 

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Publié par le 14 novembre 2018 dans économie, général, International

 

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ITW Poutine : Le «principe essentiel de la démocratie» est «la liberté de circulation de l’information» !!

ITW Poutine – Poutine à plus que raison quand il dit que le «principe essentiel de la démocratie» est «la liberté de circulation de l’information» !

La liberté de l’info et le droit à l’info (droit d’informer et d’être informé) du citoyen sont la base de toute vrai démocratie .

L’info doit circuler librement pour que circulent les idées et les opinions, qui sont la condition du débat démocratique qui fait la démocratie .

Il doit y avoir une conflictualité démocratique de l’info (ce qui implique entre autres la diversité des médias, le pluralisme, la libre circulation des idées et des opinions etc) .

Cela nécessite une appropriation démocratique de l’info , non pas une monopolisation par une poignée de milliardaires ou l’état, ou qui que ce soit d’autre . Tout ceci ce sont des concepts fondamentaux !! 

Dommage qu’en Russie , l’état à la mainmise absolue sur l’info …

Il est vraiment fort ce Poutine, en plus de participer à nous mettre au bord d’une 3e guerre mondiale, il nous fait la leçon sur ce qu’il n’applique absolument pas chez lui , où l’info est pire que contrôlée et muselée . Les médias français sont déjà bien plus libres qu’en Russie, ça n’est pas comparable !!!

Mais chez nous aussi l’info est monopolisée, ce qui empêche le citoyen d’être réellement informé comme il devrait l’être dans une démocratie . 

Mais le problème est bien pire que ça, la liberté et le droit à l’info sont attaqués de toutes parts, que ce soit Russie ou chez nous, mémé si ce n’est pas comparable .  (une guerre mondiale de l’info est en cours, et nous en sommes les victimes  : il ne faut tout simplement pas rentrer dans ce jeu ni y prêter de l’importance, ne pas tenter de la museler mais libérer l’info pour éveiller le citoyen et lui donner les armes) 

Il devient de plus en plus difficile de s’exprimer librement, d’informer et d’être informé. C’est un enjeu majeur, j’en ai déjà parlé et j’y reviendrai et vous montrerai encore pourquoi et comment .

Lisez les infos que je vous donne, vous verrez à quel point c’est vrai . 

L’information est un enjeu majeur, l’information du citoyen est la condition sine qua non pour qu’il puisse exercer ses libertés . Sans ça pas de démocratie . On fabrique une masse de veaux ! Ce qui est contre productif pour nous tous.  Et c’est exactement ce qui se passe ..

Si on touche à cette clef qu’est l’info, et c’est ce qu’on est en train de faire de plus en plus avec l’oppression et la censure qui s’abat sur nous, ça en est fini, c’est la dérive totalitaire . 

C’est ce qui se produit exactement en ce moment, et ça va vite . Un énorme pan de la blogosphère risque de disparaître incessamment sous peu ! Il faut en être très conscients !! J’arrête pas de sonner l’alarme sur ce point, et je suis bien placé pour en parler croyez moi !

La liberté de l’info, de la presse, d’expression, d’opinion …  sont tout simplement en train de disparaître !! Et avec nos libertés individuelles et collectives …  notre liberté tout court . 

Lisez les infos que je vous donne, vous allez comprendre ce qui nous attend.

Lisez aussi entre les lignes . 

Lorsque le leader de ce blog vous explique qu’il a de plus en plus de mal à s’exprimer librement, à cause de l’évolution rapide de l’arsenal législatif, des mesures politiques et des technologies en tous genres qui se déploient, vous devriez Bondir de votre fauteuil !!! 

Et vous poser de sérieuses questions !! Pourquoi il nous dit ça ?? 

Quand j’ai commencé ce blog (c’était pas y’a 10 000 ans), nous étions un tant soit peu libres . J’ai vu au jour le jour ma liberté d’expression (et donc de libre critique, pour vous informer et nourrir la démocratie) s’évaporer comme une crêpe au soleil. (ça se dit ??)

J’ai beau bénéficier d’un anonymat absolu, plus anonyme que moi ça n’existe pas : jamais mon identité n’est jamais apparue nulle part sur le web  depuis que j’y met les pieds, l’évolution technologique associé au reste fait que nous sommes de fait sous le règne de Big Brother . Et si Big brother veut vous faire la peau, rien ne peut l’en empêcher .  Il dispose d’une technologie qui dépasse l’imagination . 

Lisez les infos que je vous donne, et approfondissez les ! Faites des recherches sur le net je ne peux aborder tous les sujets liés à ces enjeux cruciaux.  

Nous sommes en grand danger, il faut réformer voir refondre notre démocratie qui perd tout son sens , et ça passe par libérer l’info, qui est de plus en plus muselée . 

Ça va pas du tout être de la tarte …

Et en la muselant, on empêche le citoyen de s’éveiller et d’exercer ses libertés : on l’abruti . On flingue la démocratie .

Ne sous estimez pas tout ceci . Ce sont nos libertés mêmes qui sont en jeu  !!!

 

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Krach boursier imminent? Interview avec Charles Sannat

 
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Publié par le 13 novembre 2018 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

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« Pognon de dingue » – La France a acheté 115 milliards $ de dette US depuis 2008, dont plus de 51 milliards $ entre avril 2017 et août 2018 !

La France doit-elle acheter de la dette publique américaine ?

Vous lisez bien, 118 milliards de dette US qui ne sert à rien achetée en 10 ans, dont tenez vous bien plus de 51 milliards de dollars rien qu’entre avril 2017 et août 2018 ! , au moment où tout le monde s’en débarrasse de la dette US, même aux îles Caïmans !!! (lire ici, la source de cette info est donnée en bas de page, ce sont les chiffres officiels du gouvernement US, je vous la remet : http://ticdata.treasury.gov/Publish/mfh.txt)

Ce sont les sans dents qui vont être content d’apprendre ça ! On se demande où va aller l’argent de la hausse des taxes sur le carburant … C’est pour acheter de la dette US ?? « Pognon de dingue » ! Z   

par Jean-Luc Baslé – Le Cercle Les Echos

La France augmente ses achats d’obligations du Trésor américain. Son stock qui était de 3,8 milliards de dollars en février 2008, s’élève désormais à 118,4 milliards.(a) Compte tenu du risque de récession annoncé pour 2020 par Ben Bernanke, ancien gouverneur de la Réserve fédérale, ces achats se justifient-ils ?

Le rendement financier

Au plan du rendement financier, la réponse est oui. Suite à la décision de la Réserve fédérale de relever son taux directeur en décembre 2015, le rendement des obligations américaines à 10 ans n’a cessé d’augmenter passant de 1,50% en juillet 2016 à 3,25% aujourd’hui. Dans le même temps, les taux allemands ont été négatifs (-0,09% en juillet 2016) avant de remonter à 0,44% aujourd’hui. Non seulement les taux des obligations du Trésor sont plus élevés mais le marché obligataire américain est aussi plus liquide que le marché européen. La décision française se justifie donc.

Le risque financier

Au plan du risque financier, la réponse est plus nuancée. La raison tient à la dette publique américaine qui est non seulement élevé, mais croit exponentiellement. Le volume de la dette a quasiment quadruplé depuis 2000, passant de 5.674 milliards de dollars en septembre 2000 à 21.516 milliards en septembre 2018. Il représente désormais 108% du produit intérieur brut. Il se rapproche de son niveau le plus élevé dans l’histoire américaine : 118% en 1946. S’il y avait alors des raisons qui justifiaient ce niveau, ce n’est plus le cas aujourd’hui – d’où l’inquiétude de certains économistes et institutions internationales.(b) L’inquiétude est d’autant plus grande que la loi Tax Cuts and Jobs, votée par le Congrès en novembre 2017, augmentera le déficit budgétaire, donc la dette américaine, de plus de mille milliards de dollars d’ici 2020.

Cette évolution alarmante a pris naissance à la suite de la crise des subprimes de 2008. En août 2011, S&P, une des trois grandes agences américaines de notation a abaissé sa note de la dette américaine de AAA à AA+. Les deux autres (Moody’s et Fitch) ont maintenu la leur au niveau le plus élevé (AAA) ce qui surprend au regard de la nouvelle loi. Pour sa part, DAGONG, l’agence chinoise, a abaissé la sienne à son niveau le plus bas (BBB+). Il est permis de penser que ces agences font preuve d’une objectivité toute relative. Il n’en reste pas moins qu’au plan du risque, la décision française est contestable.

Attitude des principaux investisseurs

Premier banquier du gouvernement américain, la Chine a quelque peu réduit son portefeuille d’obligations américaines de 1.246 milliards de dollars en 2015 à 1.165 milliards en août 2018 (c) – une faible réduction (-6.5%), compte tenu de l’opinion de DAGONG. En revanche, le Japon, second banquier des Etats-Unis, a fortement diminué le sien qui est tombé de 1.231 milliards en 2014 à 1.030 milliards en août dernier. Cependant, plus qu’une inquiétude à l’égard du risque américain, il faut y voir une nécessité due à un accroissement constant de la dette nationale entièrement financée par l’épargne japonaise.

Pour sa part, la Russie qui détenait 150 milliards d’obligations en 2010, n’apparaît plus dans les statistiques du Trésor américain en 2018. Au rebours de cette tendance, la Grande-Bretagne a accru son portefeuille qui s’élève désormais à 273 milliards contre 55 milliards en juin 2008. En dépit de cette remontée qui se distingue par sa singularité, la part des investisseurs étrangers a baissé quelque peu ces dernières années en valeur relative.

Le risque américain ne fait plus l’unanimité d’autant que l’augmentation des taux d’intérêt accroît la charge de la dette, accentuant un peu plus le déficit budgétaire américain.

Conclusion

Au plan financier, l’investissement français se justifie s’il s’inscrit dans le court terme. Une récession aux Etats-Unis est une quasi-certitude. Mais, à l’inverse de la précédente (2008), les autorités américaines seront démunies pour lutter contre celle-ci. Compte tenu de la part de l’économie américaine dans l’économie mondiale, de l’interconnexion des économies nationales et de l’endettement élevé de nombreux pays, il est à craindre qu’elle soit profonde et étendue. Peut-être est-il temps pour la France de songer à vendre ses obligations américaines ?

Mais pourquoi la Chine ne vend-elle pas toutes les siennes ? La réponse a été donnée par John D. Rockefeller, il y a bien longtemps. On lui attribue le commentaire suivant : «si je dois dix mille dollars à ma banque, j’ai un problème. Si je lui dois un million, c’est elle qui a un problème». C’est la situation dans laquelle se trouve la Chine à l’égard des Etats-Unis. Liquider ses actifs financiers américains conduirait à un effondrement du marché obligataire et du dollar, et donc à une récession, peut-être même une dépression.Elle ne peut défaire sa position que dans le temps: cinq à dix ans, voire davantage.

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(a)Soit 4,2% du produit intérieur brut prévisionnel 2018 de la France.

(b)Voir aussi l’interview de Christine Lagarde (Les Echos, 9 novembre 2018).

(c)Soit 8,5% du produit intérieur brut prévisionnel 2018 de la Chine.

envoyé par Général Dominique Delawarde

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Publié par le 12 novembre 2018 dans économie, général, International

 

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La Russie se prépare à contrer l’agression imminente de l’OTAN

La Russie se prépare à contrer l’agression imminente de l’OTAN

Une guerre mondiale semble de plus en plus imminente et les 2 camps se préparent . Vous savez ce que ça veut dire : la fin de l’humanité !!! Pendant ce temps les peuples vaquent à leurs occupations ne se doutant de rien . L’escalade qui a lieu en ce moment nous menace tous . Une guerre totale pourrait se déclencher sans même que ni Trump, ni Poutine, ni aucun autre chef d’état ne soit au courant !! Vous Imaginez ??? Il n’y a pas de « bouton nucléaire », c’est un mythe, mais des milliers !  Cf Alerte – L’humanité est au bord de l’apocalypse nucléaire !!! (à lire absolument)  La seule clef pour désamorcer cette folie, c’est d’informer les gens pour qu’ils réagissent !!! Z 

Les exercices militaires russes « Vostok-2018 » ont eu lieu du 11 au 17 Septembre en Sibérie et en Extrême-Orient. Les médias ont rapporté qu’il y avait eu la participation de 300 000 soldats, 36 000 véhicules blindés, 1 000 avions, 6000 parachutistes et 80 navires de guerre, et que ce furent les plus grands exercices depuis 1981.

Ce qui n’a pas été dit

Le but principal de ces exercices était de vérifier l’état de préparation des autorités civiles et militaires de la Fédération de Russie, de réagir en cas de guerre à l’échelle mondiale. Ce concept, introduit pour la première fois dans les exercices, et qui nécessite une augmentation considérable de la consommation des ressources financières et humaines, n’aurait pas été mis en place si la Russie ne disposait pas des indices selon lesquels elle allait être attaquée.

Le premier test dans ces exercices touchait à la structure politico-militaire de la Russie et consistait à évaluer la capacité organisationnelle en matière de mobilisation aux niveaux opérationnel et stratégique des commandements stratégiques russes du Centre et de l’Est. Le second test visait à vérifier la capacité de déploiement rapide aux niveaux opérationnel et stratégique, loin des centres de recrutement et de cantonnement.

exercices russes 20181108 (2)

Il est clair que, grâce au service de renseignement de l’armée, la Russie savait, des mois à l’avance, que les Etats-Unis allaient sortir du traité INF (interdisant les missiles balistiques nucléaires basés au sol de courte et moyen portée et de portée intermédiaire). Les « boucliers antibalistiques » américains en Roumanie et en Pologne de type VLS MK-41 dérivés des systèmes des croiseurs AEGIS de classe Ticonderoga ont la capacité de lancer des missiles de croisière Tomahawk armés d’ogives nucléaires W80.

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Normalement, les missiles de croisière américains sont destinés à prendre Moscou pour cible dans une phase précédant une offensive aéroterrestre à grande échelle dans deux directions qui convergent tous vers la capitale russe. Il s’agit des orientations stratégiques de la Baltique et de la mer Noire, appartenant toutes deux au théâtre européen d’action militaire. Ce qui pourrait indiquer une agression probable de l’OTAN, à partir des frontières ouest et au sud-ouest de la Russie.

Contrairement aux exercices de la Russie « Vostok-2018 », qui était strictement défensifs, ceux de l’OTAN « Trident moment 2018 » en Norvège, sont des exercices avec un haut niveau offensif, exécutés à des fins d’intimidation. Le corps expéditionnaire de l’OTAN s’entraine dans ces exercices à effectuer des débarquements dans des conditions climatiques similaires à celles des côtes du nord de la Russie. Il se compose de 50 000 participants, 250 avions et 65 navires, dont un porte-avions et trois navires de débarquement amphibies (porte-hélicoptères) américains.

Nous pouvons constater que, pour la Russie, il est apparu un nouveau paradigme qui s’approfondit tous les jours, et auquel ils devront faire face. Comment les choses vont-elles évoluer à partir de maintenant ?

Valentin Vasilescu

Traduction Avic – Réseau International

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Trump contre la Fed : quand les marchés s’effondrent, qui est responsable ?

Trump contre la Fed : quand les marchés s’effondrent, qui est responsable ?

Il n’y a pas de Trump contre la Fed . Trump n’est qu’un pion de l’élite, même s’il n’en est pas forcément conscient . Tout ceci n’est qu’une grande pièce de théâtre . Z

Après un certain temps d’examen approfondi de l’histoire, quiconque est honnête et relativement objectif en vient à comprendre que la plupart de ce qu’on nous dit sur notre passé dans les médias dominants est complètement fabriqué. Nous apprenons qu’une grande partie de « l’histoire » n’est pas liée à la postérité ou à l’héritage, mais plutôt à un ensemble continu de faux récits truffés de demi-vérités. C’est-à-dire que ce que nous pensions savoir sont des mensonges.

Malheureusement, ces mensonges peuvent être complexes, au point que même de nombreux chercheurs alternatifs sont pris dans leurs propres préjugés perdant de vue la réalité. Bien sûr, c’est ce que la propagande et la guerre de 4e génération sont censées accomplir ; cela crée une série de filtres qui éclaircissent la foule des chercheurs de vérité. Ceux qui parviennent à passer de l’autre côté de la frontière peuvent découvrir le tableau d’ensemble, mais lorsqu’ils se retournent pour expliquer ce qu’ils ont vu, il n’y a presque plus personne pour les écouter.

Les récits complexes de propagande sont en fait enracinés dans de simples mèmes archétypaux qui résonnent avec le sens de l’histoire perçue par la personne moyenne. Considérez les événements historiques traditionnels comme un scénario avec des rythmes bien rodés, et les personnes qui rédigent ce scénario ont l’intention que nous, le public, agissions comme un public avec une participation limitée. Notre travail consiste simplement à continuer à alimenter la machine en carburant par notre main d’œuvre jusqu’à ce que la machine n’ait plus besoin de nous et à perpétuer les histoires que la machine fabrique pour alimenter l’actualité.

Il y a beaucoup d’acteurs qui lisent des lignes du scénario historique et jouent des scènes élaborées destinées à manipuler émotionnellement les masses. Ces acteurs jouent le rôle de politiciens et de dirigeants d’État. Ce sont des magnats de la banque et des chefs d’entreprise. Ce sont les gardiens des médias et des célébrités fabriquées. Si une personne est assise dans ce qui semble être une position de pouvoir, elle est rarement ce qu’elle semble être à première vue.

J’explique cette énigme parce que beaucoup de gens prétendent que de telles choses sont évidentes, mais ils continuent de tomber amoureux du même théâtre kabuki à maintes reprises. Je l’explique aussi parce que le sujet de cet article est un parfait exemple du récit de guerre de 4e génération en action. La dernière escalade de ce que je considère comme une bataille inévitable entre l’administration Trump et la Réserve fédérale n’est pas du tout ce que les médias dominants ou la plupart des médias alternatifs pensent qu’elle est.

J’ai examiné les antécédents douteux et les associations de Donald Trump de façon approfondie dans de nombreux articles. En résumé, Trump est lié à des financiers globalistes et à des membres de groupes de réflexion depuis au moins 25 ans. Au cours des deux dernières années, il a proposé la candidature de ces mêmes personnes macabres au sein de son cabinet ou les a empilées dans son cabinet.

Pour illustrer la gravité du problème, je suggère aux lecteurs d’examiner des gens comme Wilber Ross, l’agent bancaire Rothschild qui a sauvé Trump de ses dettes considérables au casino du Taj Mahal il y a des décennies, et qui est maintenant le secrétaire au Commerce.

Larry Kudlow, directeur du Conseil économique national et conseiller de Trump, est un ancien économiste de la Réserve fédérale de New York. Steven Mnuchin, secrétaire au Trésor, était un membre éminent de Goldman Sachs.

Pendant l’élection, la rhétorique de Trump au sujet de la prise de contrôle de Washington par les banques était très critique, mais il s’associe maintenant étroitement avec les anciens des banques que de nombreux conservateurs considéreraient comme suspects ou peu fiables dans leurs motivations. Certains d’entre eux sont remplacés par d’autres élites bancaires. À chaque instant, il y a toujours plusieurs élitistes financiers dans les couloirs de la Maison-Blanche et la plupart d’entre eux sont liés à des organisations ayant une mission résolument globaliste.

Ce fait devrait faire comprendre à tous ceux qui ont du bon sens que lorsque Trump « entre en guerre » contre les banquiers dans ses discours, ce qu’il produit, c’est du théâtre. Ainsi, quand je lis les dernières nouvelles selon lesquelles Trump qualifie la Réserve fédérale de « folle » et lui reproche la dernière chute boursière d’octobre, je dois dire que c’est probablement encore plus théâtral. Cependant, ce théâtre a un but.

En février 2017, dans mon article intitulé « S’il y a une bataille entre Trump et la Réserve fédérale, qui va vraiment gagner ? », j’ai expliqué pourquoi un conflit entre Trump et la banque centrale aiderait en fait les globalistes à détrôner le dollar américain comme monnaie de réserve mondiale d’une manière qui donne l’impression que c’est une catastrophe aléatoire de chaos politique plutôt qu’un événement prévu. Cela ouvrirait la voie à un nouveau système de monnaie unique mondiale que certains internationalistes appellent le « reset économique mondial ».

Dans mon article « Trump contre la FED : l’Amérique sacrifiée sur l’autel du NOM », publié en juillet, je suis allé encore plus loin et j’ai prédit un choc chorégraphié entre Trump et la Réserve fédérale.

Il semble maintenant que cet affrontement ait été lancé.

Le fait que les médias financiers grand public soient soudainement revenus à la panique à la suite d’une chute de quelques milliers de points dans le Dow Jones devrait faire réfléchir les gens. Il s’agit d’un changement de ton par rapport aux déclins précédents, où les médias ont rejeté ou écarté la chute des actions comme une simple « correction ». Aujourd’hui, des chaînes comme Bloomberg parlent de « crise ».

Comme je l’ai noté dans le passé, les médias grand public et les banques centrales n’avertissent pas des crises longtemps à l’avance comme le font les médias alternatifs. Au contraire, ils mettent en garde contre une crise quelques semaines ou quelques mois à l’avance, trop tard pour que la personne moyenne puisse s’y préparer. Le récent changement d’attitude des médias dominants suggère que la prochaine étape de l’effondrement qui se poursuit depuis 2008 arrive.

Pour les globalistes, c’est une période précaire. Si un krach se produit dans un vide narratif, le public blâmera naturellement les coupables les plus évidents, à savoir les banques centrales et les banques internationales. Ce sont les coupables évidents parce qu’ils ont largement admis avoir été les acteurs de sabotages économiques dans le passé.

Ben Bernanke a admis que la Fed était responsable de la douleur prolongée de la Grande Dépression. Alan Greenspan a admis sa culpabilité comme dirigeant de la Fed pour la bulle des années 1990 et la bulle des dérivés de 2008. En 2012, Jerome Powell a averti que lorsque la Fed déciderait enfin d’instaurer des hausses de taux d’intérêt et des réductions de bilan, les marchés dépendants des mesures de relance s’effondreraient. Aujourd’hui, en tant que président de la Fed, il met en œuvre ces politiques en sachant exactement quelles en seront les conséquences.

Le problème est, une fois de plus, un faux récit. Les banquiers centraux admettent avoir joué un rôle important dans les krachs historiques, mais ils font semblant d’ignorer les plus grands dangers de notre époque. Ils exploitent également les boucs émissaires pour détourner l’attention du public de leurs activités.

Pour la Grande Dépression, Bernanke admet que les mesures de resserrement de la Fed dans le cadre de la faiblesse économique de l’époque ont prolongé et augmenté l’horreur de la Grande Dépression, mais la position officielle de la Fed est de blâmer l’existence du standard or. Pour la bulle des produits dérivés, les banquiers centraux admettent un « manque de prévoyance » de la part de la Fed, mais considèrent toujours la « dérégulation » comme la première cause du krach de 2008. Pour la prochaine phase de déclin économique en 2018, ils ont un nouveau bouc émissaire ; un bouc émissaire qui les aide – Donald Trump.

Comme je l’avais prévenu en mars de cette année, la carrière présidentielle de Trump a jusqu’à présent ressemblé de près (et étrangement) à celle du président républicain Herbert Hoover juste avant le crash de 1929. Trump a mis en œuvre d’importantes réductions d’impôt, des programmes de dépenses d’infrastructure et des tarifs douaniers importants dans la foulée d’une instabilité économique, tout comme Hoover l’a fait. Et comme au début de la Grande Dépression, la Réserve fédérale augmente également ses taux à mesure que le reste de l’économie faiblit.

Trump offre une couverture parfaite aux élites bancaires pour qu’elles puissent continuer à retirer le soutien vital du système et à faire imploser une bulle vieille de 10 ans dans les marchés des actions et les obligations. Sa guerre commerciale peut être utilisée de nombreuses façons pour contrecarrer tout blâme des banques centrales qui démolissent délibérément ces marchés. Le fait que Trump a facilement pris le crédit pour les gains boursiers épiques au cours des deux dernières années aide également beaucoup la Réserve fédérale.

Au cours de sa campagne, M. Trump a averti que les marchés boursiers étaient  « une grosse bulle » créée artificiellement par la manipulation des faibles taux d’intérêt par la Fed. Maintenant, Trump attaque la Fed en la traitant de folle pour avoir augmenté les taux d’intérêt et dégonflé cette même bulle. Trump joue un rôle particulier dans le scénario globaliste – celui du méchant, celui qui a trop d’arrogance et qui détruit tout.

Si le conflit entre la Réserve fédérale, une banque privée, et la Maison-Blanche se poursuit, les conservateurs pourraient obtenir le résultat qu’ils ont toujours voulu, mais avec de nombreuses casseroles dans le dos. Alors que la farce va de l’avant, attendez-vous à ce que la participation des capitaux étrangers dans les bons du Trésor américain et le dollar chute encore davantage. Il y a dix ans, un audit ou la fermeture de la Fed aurait pu inverser le cours de l’Amérique pour le mieux. Maintenant, je crois que les globalistes veulent sacrifier la Fed et le dollar. Pourquoi ? Comme l’a noté le journal The Economist de Rothschild en 1988 dans son article sur le lancement d’une monnaie mondiale en 2018, les États-Unis et le dollar doivent être réduits afin de céder la place à un nouveau modèle dirigé par le Fonds monétaire international.

La Fed n’est rien de plus qu’une branche de franchise, et si sa fermeture permet de gagner plus de pouvoir à long terme, c’est exactement ce qu’ils vont faire. Le FMI et la BRI sont en train de devenir la nouvelle « Fed globale », et le jeu est sur le point de changer radicalement.

Les folies scénarisées de Trump ne préparent pas seulement le terrain pour un krach boursier dont lui et les conservateurs seront blâmés à la place des élites bancaires, elles préparent aussi le terrain pour le hochet de la mort du dollar. Le premier combat de Trump avec la banque centrale créera des doutes considérables sur la dette américaine ainsi que sur le statut de réserve mondiale du dollar. Ce chaos parfaitement chronométré est avantageux pour les globalistes, dont les objectifs incluent une relance économique et un nouveau système monétaire ; les actions de Trump ne s’inscrivent pas dans une bataille héroïque pour la République.

Pour répondre à la question initiale de savoir qui est à blâmer pour le désastre à venir, la Fed et Trump sont tous les deux à blâmer, car ils jouent tous les deux leur rôle dans la même fausse histoire.

Article original de Brandon Smith, publié sur le site alt-market.com

Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr 

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Crise entre l’Italie et l’UE : « L’Italie fera défaut et sortira de l’euro »

Je pense effectivement que les Italiens vont se servir de l’Europe comme bouc émissaire afin de sortir de l’Euro et de revenir à la lire dans un 1er temps .  

En attendant ils vont laisser les taux d’intérêt flamber et à un moment ils devront de fait faire défaut,  et donc cesseront de rembourser leur dette et sortiront, ce qui ferait exploser la monnaie unique . 

Ils peuvent provoquer une crise de la dette qui va se propager en Europe et faire s’effondrer l’Euro. 

Quant aux marchés et notamment leur réaction en cas de défaut, il me semble que l’Italie pense que ce n’est pas un problème et qu’ils n’auront pas de problèmes de financement . Ils savent ce qu’est l’argent dette, et une planche à billet . Avec 2300 milliards de dette ce n’est pas l’Italie qui a un problème, ce sont ses créanciers

Non seulement ils savent qu’ils ne rembourseront jamais leur dette (ou en monnaie de singe), mais en attendant ils vont dépenser sans compter, après tout ce n’est que de la dette . Mamamia ! lol Z 

« L’Italie a entamé un bras de fer avec Bruxelles. Il lui reste deux semaines pour présenter un budget 2019 qui satisfasse la Commission européenne. Mais les jours passent et Rome ne flanche pas. Pour Olivier Delamarche, membre des Econoclastes, le but des dirigeants italiens est de sortir de l’euro, tout en rendant l’Europe responsable.

« Tout cela va mal finir. L’idée derrière la tête des dirigeants italiens, c’est au final de sortir de l’euro. Le tout en mettant la responsabilité sur l’Europe ».

Olivier Delamarche, dirigeant de Triskelion Wealth Management, propose une analyse « Econoclaste » de la crise que traverse Bruxelles et Rome. Depuis que la Commission européenne a refusé le budget présenté par l’Italie pour 2019, une première, les relations entre les deux parties se sont quelque peu tendues. Bruxelles ne veut rien entendre. Les 2,4% de déficit proposés par le projet italien sont loin des 0,8% promis en juin dernier.

Du côté de Rome, la coalition au pouvoir veut appliquer les réformes promises aux électeurs. Création d’un revenu citoyen de 780 euros pour les plus défavorisés, réduction des impôts, baisse de l’âge de départ à la retraite, relance de l’investissement public sont autant de points que le Mouvement 5 étoiles de Luigi Di Maio et la Ligue de Matteo Salvini veulent appliquer. Depuis, la liaison Bruxelles-Romme grésille. La Commission veut une nouvelle mouture d’ici mi-novembre. Les Italiens ne souhaitent pas, pour le moment, changer la moindre virgule de leur budget. Le clash est-il inévitable et qui portera le chapeau ?

« Tout cela ne va pas être un long fleuve tranquille. Une sortie non préparée, non organisée de l’euro, ce n’est pas quelque chose qui se fait la fleur au fusil. Ils ont tout intérêt politiquement à rendre l’Europe responsable pour l’opinion publique », prévient Olivier Delamarche.

Mais la Commission pourrait elle-même se retrouver en posture délicate. Il lui est difficile de céder : cela créerait un dangereux précédent. Si l’Italie peut sortir des clous budgétaires, demain d’autre pays en délicatesse avec leurs finances pourraient en faire de même.

Cependant, le Portugal et l’Espagne ont d’ores et déjà pris leurs distances avec les velléités d’indépendances italiennes, de peur de se faire sanctionner par les marchés. Ces derniers n’ont pas encore mis de pression insurmontable sur l’Italie. Le «spread» (différentiel entre les taux sur les obligations à 10 ans allemandes et italiennes) n’a pas encore atteint le seuil jugé critique. Véritable boussole qui indique la confiance des marchés, il évolue au-dessus de 300 points depuis le début du mois d’octobre. C’est à 400 points que la côte d’alerte serait atteinte.

Vers un défaut de l’Italie ?

Que se passerait-il si aucun accord n’était trouvé mi-novembre ? L’Italie s’exposerait alors à l’ouverture d’une «procédure pour déficit excessif». Elle pourrait devoir s’acquitter d’une amende d’un montant équivalant à 0,2% de son PIB. En prenant les chiffres de 2017, cela représente 3,4 milliards d’euros. «À ce stade, nous ne sommes pas dans les sanctions. Si, au terme d’une procédure pour déficit excessif assez longue et inédite, car engagée sur le critère de la dette, les Italiens continuaient à ne rien changer, alors oui théoriquement, il y aurait des sanctions possibles», souligne un «très bon connaisseur des questions budgétaire» cité par nos confrères du Figaro.

« Vous pouvez toujours sanctionner, mais il faut que le pays décide de payer. Dans le cas contraire que vont-ils faire ? Envoyer les chars ? », s’interroge avec ironie Olivier Delamarche.

Mais c’est surtout les marchés qui pourraient s’occuper du travail de sape. L’agence de notation Moody’s a récemment dégradé la note de la dette italienne. Elle est passée de «Baa2» à «Baa3», le dernier échelon avant la catégorie spéculative.

La Banque centrale européenne (BCE) pourrait aussi faire pression sur Rome. Et il y a un précédent. En 2015, avant l’arrivée de Syriza au pouvoir en Grèce, les banques hellènes pouvaient se fournir en liquidité auprès de la BCE par la procédure normale. Elles devaient simplement apporter en garantie les obligations de l’Etat qu’elles détenaient. Sauf qu’à l’époque, les obligations grecques n’avaient pas le niveau de sécurité exigé d’ordinaire par la BCE. Le passe-droit avait pris fin lors de l’arrivée d’Alexis Tsipras au pouvoir. La Grèce avait alors bénéficié du mécanisme de financement d’urgence de la BCE (Emergency liquidity assistance). L’institution basée à Francfort avait relevé à plusieurs reprises le plafond de ce plan d’aide, seule source de financement des banques d’Athènes pendant un temps. Si Mario Draghi, le président de la BCE, reste pour le moment en retrait et parle d’«épisode italien», l’opération pourrait très bien se répéter et cette fois avec les banques italiennes dans le viseur.

Plus largement, les taux obligataires pourraient s’envoler pour la péninsule et rendre son financement trop difficile voire impossible. Dans ce cas, le mécanisme de l’OMT (ou opérations monétaires sur titres) de la BCE pourrait rentrer en action. Jamais utilisé auparavant, il prévoit que la BCE achète des obligations d’un pays en difficulté, via les banques centrales nationales, afin de faire baisser les taux d’emprunt et lui éviter de devoir sortir de la zone euro. Mais encore une fois, pour bénéficier d’un tel mécanisme, l’Italie devrait plier.

« Si les Italiens sont vraiment prêts au bras-de-fer, il faudra à un moment faire défaut sur leur dette, qu’ils cessent de rembourser. C’est ce qu’il va se passer à mon avis. Ils feront défaut et sortiront de l’euro. De plus, vous avez une bonne partie de la dette italienne qui est détenue par l’étranger ».

Cette dernière, qui culminait fin mars à 2.302,3 milliards d’euros, représente 132 % de son produit intérieur brut (PIB). Seule la Grèce fait pire en Europe. La dette italienne est détenue pour moitié environ par des créanciers étrangers dont la Banque centrale européenne à hauteur de 17%.

Le scénario envisagé par Olivier Delamarche ferait trembler dans les couloirs de Bruxelles. Troisième économie de la zone euro, l’Italie est indispensable à la survie de la monnaie unique d’après l’expert qui en profite pour adresser une pique au Commissaire européen aux affaires économiques et monétaires et ancien ministre français de l’Economie Pierre Moscovici :

« Si l’Italie sort, l’euro éclate. Et si l’euro éclate, des gens perdront leur boulot. Des boulots très lucratifs pour des individus incompétents comme monsieur Moscovici. Ils ont évidemment la trouille que tout d’un coup la poule aux œufs d’or arrête de pondre. Il n’y a pas d’autres alternatives. On voit que l’euro a échoué. C’est devenu un enfer pour la Grèce, cela a fait reculer le niveau de vie des Espagnols, en Italie c’est pareil. Je ne pense pas que l’on puisse objectivement dire le contraire. Mais tout ce que l’on propose c’est plus d’euro. Curieux cheminement intellectuel que de vouloir plus d’une chose qui a échouée ».

Le spécialiste souligne notamment que la prévision de déficit de la France pour 2019 est supérieure à l’italienne et que les transalpins ont dégagé des excédents budgétaires primaires (hors service de la dette) de manière quasi-ininterrompu depuis 1992 (+1,7% en 2017) :

« C’est tout de même extraordinaire. L’UE est en train de dire aux Italiens : « Ce n’est pas bien ce que vous faites, vous proposez un déficit de 2,4% ». En France on est à 2,8%. De plus, je rappelle que l’Italie a un excédent budgétaire primaire. Il faut arrêter, tout ceci est purement politique. Les dirigeants européens n’acceptent pas que les Italiens aient voté pour des eurosceptiques voire europhobes. Il n’y a pas de considération économique là-dedans ».

Reste que les dirigeants Italiens ont récemment dit leur attachement à l’euro, Matteo Salvini et Luigi Di Maio compris. De l’enfumage pour Olivier Delamarche : «C’est de la comédie. Cela leur permettra une fois sortis de l’euro de dire: « Ce n’est pas de notre faute, nous étions attachés à l’euro ».»

Mais concrètement, que signifierait pour l’Italie de faire défaut sur sa dette et de sortir de la monnaie unique? Les européistes promettent l’enfer au pays de Dante et des marchés qui n’accepteront plus de financer l’économie. Encore une fois, Olivier Delamarche est en désaccord total et cite l’exemple argentin :

« L’Italie récupèrera sa souveraineté économique et sa propre monnaie. Cependant, cela ne va pas régler tous les problèmes. Mais pour ce qui est des marchés, que croyez-vous qu’ils vont faire? Ils vont pouvoir prêter à un pays qui n’a pas de dette. Evidemment qu’ils vont foncer. Au lendemain du défaut de l’Argentine en 2001, les investisseurs faisaient la queue. C’est pour essayer de faire peur que les européistes vous disent: « Vous vous rendez compte, s’ils font défaut, plus personne ne va leur prêter d’argent ». C’est faux. Le but aujourd’hui est d’effrayer au maximum pour que personne n’ait l’idée de se poser la moindre question sur les bienfaits de l’euro. L’euro c’était censé être la croissance et moins de chômeurs. En Europe, on a peu de croissance et beaucoup de chômeurs ».*

source

(Via OD)

 
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Publié par le 6 novembre 2018 dans économie, général, International, Politique

 

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