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Archives de Catégorie: Guerre – 3e guerre mondiale

Moscou prêt à déployer des missiles visant les USA si Washington positionne des missiles en Europe !

Moscou prêt à déployer des missiles visant les USA si Washington positionne des missiles en Europe*

Ça devient fort chaud cette affaire … surtout pour l’Europe qui est en 1ere ligne… Je vois pas en quel honneur l’Europe laisseraient les US déployer des missiles US sur son territoire !!! C’est jouer avec la vie des Européens en prenant le risque de se faire atomiser !!!! (ce qui est possible sur « un malentendu ») Et de créer un hiver nucléaire sur la planète … Incroyable ! Z

Si Washington venait à déployer des missiles en Europe, Moscou prendra des mesures de réciprocité à fait savoir Vladimir Poutine, tout en précisant que la Russie ne cherchait pas une confrontation avec les Etats-Unis.

Dans son adresse devant l’Assemblée fédérale ce 20 février, le président russe Vladimir Poutine est revenu sur la sortie du traité INF par les Etats-Unis et ses conséquences. Le président russe a expliqué que Moscou n’avait pas l’intention de déployer des missiles en premier, mais qu’il serait contraint de prendre des mesures de réciprocité dans l’éventualité où les Etats-Unis le feraient.

«La Russie n’a pas l’intention d’installer en Europe de tels systèmes d’armes», a-t-il assuré. Toutefois, si Washington venait à déployer des missiles en Europe, la Russie ciblerait les pays où seraient positionnés leurs missiles, mais aussi les Etats-Unis eux-mêmes, a indiqué le chef de l’Etat russe. «Je vais le dire clairement et ouvertement : la Russie sera contrainte de déployer des armements qui pourront être utilisés non seulement contre les territoires, d’où peut provenir une menace directe, mais aussi contre les territoires où se trouvent les centres de décision d’utilisation de missiles nous menaçant», a ainsi déclaré Vladimir Poutine.

Il a en outre souligné qu’en dépit de ce que prétendent certaines nations, Moscou ne constitue pas une menace. «Les actions militaires de la Russie répondent à ce que font les Etats-Unis et leurs alliés et sont de nature défensive. Les politiques de Washington sont à courte vue, destructives et portent finalement atteinte aux intérêts de l’Amérique», a-t-il ajouté. «Toutes les actions de la Russie en termes militaires ont pour objectif de garantir sa sécurité, d’éliminer ne serait-ce que l’ombre d’une menace d’utiliser la force contre elle. Ce que veut la Russie, c’est la paix.»

Le président russe a enfin accusé les Etats-Unis d’utiliser des «accusations imaginaires» pour motiver sa sortie du traité nucléaire INF, qui a poussé Moscou à suspendre sa participation à cet accord conclu durant la Guerre froide et à développer de nouvelles armes. «Nos partenaires américains auraient dû dire les choses honnêtement au lieu d’utiliser des accusations imaginaires envers la Russie pour motiver leur sortie unilatérale de l’accord», a déclaré Vladimir Poutine devant les deux chambres du Parlement.

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Un producteur de la BBC affirme que les images de l’attaque chimique de Douma en Syrie « ont été mises en scène »

Syrie Douma 17 02 2019

Un an après, voici la preuve que nous avions raison de douter de cette attaque chimique, pour laquelle Emmanuel Macron a failli nous embarquer dans une guerre ouverte avec la Russie, pour… rien.., Ne doutez pas que si un conflit impliquant les États-Unis a lieu quelque part dans le Monde, le toutou de Donald Trump lui emboîtera le pas, quitte à nous faire atomiser… Je rappelle que, certes, les Américains maîtrisent maintenant les mini bombes nucléaires, mais la Russie garde l’avantage avec ses missiles intercontinentaux hypersoniques… Heureusement, contrairement à Trump et à Macron, ils ont des nerfs d’acier et n’ont pas des QI de moules. (crashdebug)

Près d’un an après l’attaque chimique présumée du 7 avril 2018 à Douma, en Syrie – que la Maison-Blanche a utilisée comme prétexte pour bombarder les installations et bases du gouvernement syrien à Damas – un journaliste de la BBC qui enquêtait sur l’incident sur le terrain a publié des déclarations publiques disant que l’« attaque au sarin d’Assad » sur Douma était effectivement une « mise en scène ».

Riam Dalati est un producteur bien connu de la BBC en Syrie qui fait des reportages depuis longtemps dans la région. Il a choqué ses quelque 20.000 followers sur Twitter mercredi, dont d’autres journalistes de grands médias, en déclarant qu’après « six mois d’enquête », il avait conclu : « Je peux prouver, sans aucun doute, que la scène de l’hôpital de Douma était mise en scène. »

La « scène de l’hôpital » fait référence à une partie des images horribles diffusées à maintes reprises sur les réseaux internationaux, montrant des enfants d’un hôpital de Douma qui sont lavés au tuyau et traités par les médecins et le personnel des Casques blancs comme victimes de l’attaque chimique présumée.

Le Dalati de la BBC a déclaré mercredi :

« Après près de 6 mois d’investigations, je peux sans aucun doute prouver que la scène de l’hôpital de Douma a été mise en scène. Il n’y a pas eu de morts à l’hôpital. » Il a indiqué qu’il avait interviewé un certain nombre de Casques blancs et de militants de l’opposition tout en parvenant à cette conclusion. Il a continué dans le tweet suivant :

« La Russie et au moins un pays de l’OTAN savaient ce qui s’était passé à l’hôpital. Des documents ont été envoyés. Cependant, personne ne savait ce qui s’était réellement passé dans les appartements, à part les militants qui manipulaient la scène sur place. C’est pourquoi la Russie s’est concentrée uniquement sur le discrédit de la scène hospitalière. »

La mention faite par Dalati des activistes dans les appartements « manipulant la scène là-bas » fait référence aux Casques blancs et à un activiste rebelle qui a produit des images visant à montrer les séquelles mortelles d’une attaque chimique dans une deuxième scène – un appartement bombardé montrant des dizaines de cadavres.

BBC Producer Tweet
Riam Dalati, de la BBC, a rendu son compte vérifié privé dans les heures qui ont suivi les tweets.

Des images tragiques et horribles de ce qui semblait être les cadavres « gazés » de jeunes enfants et de femmes éparpillés dans un immeuble d’appartements ont été recyclés à l’infini dans les médias grand public de l’époque, dont l’administration Trump en a parlé dans sa décision d’attaquer Damas avec quelque 100 missiles Tomahawk.

Dalati continua :

« La vérité, c’est que James Harkin a bien compris les principes de base de la valeur « propagandiste » de Douma. L’attaque a eu lieu mais le Sarin n’a pas été utilisé, mais nous devrons attendre que l’OIAC prouve l’usage de chlore ou non. Cependant, tout le reste autour de l’attaque a été fabriqué pour un effet maximum. »

Le producteur de la BBC a ajouté les détails suivants dans le fil de discussion :

« Je peux vous dire que Jaysh al-Islam gouvernait Douma d’une main de fer. Ils ont coopté des militants, des médecins et des humanitaires avec peur et intimidation. En fait, l’une des 3 ou 4 personnes qui ont filmé la scène était le Dr Abu Bakr Hanan, un médecin « brutal et sournois » affilié à Jaysh Al-Islam. Le récit était qu' »il n’y avait pas assez de docteurs » mais en voici un qui filme et ne participe pas aux efforts de sauvetage. Je garderai le reste pour plus tard. »

Quelques heures après avoir fait les déclarations, Dalati a changé son compte Twitter vérifié en compte « privé », probablement après que l’ambassade de Russie au Royaume-Uni ait saisi et commencé à promouvoir l’admission. Un certain nombre d’articles sont rapidement parus dans les médias russes.

Le producteur syrien de la BBC, @Dalatrm, admet que « l’attaque sarine d’Assad dans #Douma a été mise en scène ». Remarquable que les HSH britanniques aient choisi de l’ignorer. Pas de nouvelles de dernière minute, pas d’articles, rien.

Le ministère russe des Affaires étrangères est intervenu jeudi après l’aveu du producteur de la BBC, d’autant plus que cela a toujours été la position de Moscou tout au long des événements entourant l’attaque de Douma.

L’agence de presse russe TASS a cité la porte-parole du ministère Maria Zakharova, qui a claqué le « théâtre de l’absurde » lié aux événements du 7 avril :

« Le point culminant de ce théâtre de l’absurde pourrait être une déclaration d’un producteur de la BBC qui a confirmé, sur la base de ses propres recherches, que les images [dans la Douma syrienne] avaient été mises en scène avec la participation directe des Casques blancs » , a déclaré Zakharova, notant que la Russie veut écouter la position de la compagnie car elle couvre activement les événements dans la perspective de soutenir la coalition menée par les États-Unis en Syrie.

La Russie exige maintenant que la BBC produise les résultats de son enquête pour que Moscou les examine et les évalue.

Le Dalati de la BBC a fait ces déclarations en réponse à un long rapport d’enquête rédigé par James Harkin pour The Intercept. Harkin avait examiné les lieux et les environs physiques de l’attaque présumée de Douma et a interrogé des témoins oculaires sur place. Son rapport brosse un tableau complexe de la propagande et des sources rebelles profondément compromises, telles que Jaish al Islam, soutenu par les Saoudiens, qui contrôlait Douma au milieu de l’assaut du gouvernement syrien pour reprendre la ville.

Les images de la « scène hospitalière », désormais appelée « mise en scène » par un producteur de la BBC, circulaient largement dans les médias de l’époque :

Harkin a mentionné les premières informations plausibles selon lesquelles les victimes de Douma seraient mortes asphyxiées alors qu’elles se cachaient dans un espace clos ou un bunker à cause des vagues répétées de munitions conventionnelles tirées par l’armée syrienne :

« En ce qui concerne Douma, les Russes n’étaient pas les seuls à douter, du moins au début, de l’utilisation d’armes chimiques. L’Observatoire syrien des droits de l’homme, une organisation basée au Royaume-Uni qui se tourne vers l’opposition mais dont le réseau de reportages à l’intérieur du pays est généralement considéré comme faisant autorité par les médias internationaux, a noté au lendemain de l’attaque que des gens étaient morts par suffocation à Douma, mais ne pouvait dire si des armes chimiques avaient été utilisées.

Le rapport de the intercept a également souligné le fait que l’enquête de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques contredisait catégoriquement les allégations de Washington selon lesquelles du sarin avait été utilisé. Au lieu de cela, les échantillons prélevés aux deux endroits ont révélé divers produits chimiques organiques chlorés ‘ainsi que des résidus d’explosifs’ – ce qui ne veut pas dire que le chlore a été utilisé comme une arme chimique… » selon le rapport.

M. Harkin a également souligné que les conclusions de l’OIAC sur place étaient « quelque peu surprenantes » pour les analystes qui avaient longtemps répété les premières affirmations des médias américains et main stream concernant une attaque chimique confirmée :

« Au moins une partie de cette prudence semble avoir été justifiée. Trois mois après l’attentat, l’OIAC a publié son rapport intermédiaire sur ce qui s’est passé à Douma. Le rapport n’a trouvé aucune trace d’agents neurotoxiques organophosphorés comme le sarin, ni sur le site, ni dans les échantillons des victimes – ce qui est une surprise, car l’utilisation soupçonnée de sarin avait été l’une des justifications des frappes aériennes américaines en avril dernier, et les installations syriennes d’armes chimiques présumées étaient leur principale cible. Mais les enquêteurs ont trouvé autre chose.»

Il est intéressant de noter que le Dalati de la BBC avait en fait laissé entendre pour la première fois qu’il savait que des éléments entourant l’attaque de Douma avaient été mis en scène quelques jours seulement après l’incident.

Dans un tweet maintenant supprimé le 11 avril 2018, il a déclaré :

« Marre des activistes et des rebelles qui utilisent des cadavres d’enfants morts pour mettre en scène des scènes émouvantes pour le public occidental. Puis ils se demandent pourquoi des journaux sérieux remettent en question une partie du récit. »

Jusqu’à présent, les réseaux grand public n’ont pas encore pris connaissance de ce dernier aveu du producteur de la BBC, mais il sera intéressant de voir s’il y a une réponse officielle de la BBC basée sur la demande du ministère russe des Affaires étrangères.

 

Photo du haut de la page | Les suites d’une attaque chimique présumée à Douma, en Syrie, le 7 avril 2018. Photo | Capture d’écran de la vidéo Casques blancs

 

Source(s) : ZeroHedge via Mintpressnews.com

Les articles publiés dans notre section Daily Digests sont choisis en fonction de l’intérêt de nos lecteurs. Ils sont republiés à partir d’un certain nombre de sources et ne sont pas produits par MintPress News. Les opinions exprimées dans ces articles sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique éditoriale de MintPress News.

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Le Venezuela et ses voisins peuvent-ils survivre à la guerre qui s’annonce ?

La crise qui déstabilise le Venezuela, comme celles qui commencent au Nicaragua et à Haïti, doit être analysée pour y faire face. Thierry Meyssan revient sur les trois hypothèses interprétatives et argumente en faveur de l’une d’entre elles. Il évoque alors la stratégie des États-Unis et la manière de l’affronter.

par Thierry Meyssan

Aujourd’hui le Venezuela est divisé entre deux légitimités, celle du président constitutionnel Nicolas Maduro et celle du président de l’Assemblée nationale, Juan Guaidó.

Ce dernier s’est autoproclamé président par intérim prétendument en vertu des articles 223 et 233 de la Constitution. Il suffit de lire ces articles pour constater qu’ils ne s’appliquent aucunement à son cas et qu’il ne peut en tirer de légitimité pour la fonction à laquelle il prétend. Il est toutefois reconnu en cette fonction usurpée, par les États-Unis, le Groupe de Lima et une partie de l’Union européenne.

Certains soutiens de Nicolas Maduro assurent que Washington reproduit le renversement d’un gouvernement de gauche sur le modèle de ce qu’il fit contre Salvador Allende, en 1973, à l’époque du président Richard Nixon.

D’autres, réagissant aux révélations de Max Blumenthal et Dan Cohen sur le parcours de Juan Guaidó [1], pensent au contraire qu’il s’agit d’une révolution colorée comme on en a vu sous la présidence de George W. Bush.

Or, face à une agression par un ennemi beaucoup plus fort que soi, il est crucial d’identifier ses objectifs et de comprendre ses méthodes. Seuls ceux qui sont capables d’anticiper les coups qu’ils vont recevoir ont des chances de survivre.

Trois hypothèses dominantes
Il est tout à fait logique pour les Latino-américains de comparer ce qu’ils vivent avec ce qu’ils ont déjà vécu, comme le coup d’État chilien de 73. Mais ce serait risqué pour Washington de reproduire, 46 ans plus tard, le même scénario ; ce serait une erreur parce que tout le monde connaît aujourd’hui les détails de cette imposture.

De même, la révélation des liens de Juan Guaidó avec la National Endowment for Democracy et l’équipe de Gene Sharp fait d’autant plus penser à une révolution colorée que le Venezuela en a connu une qui échoua, en 2007. Mais précisément, ce serait risqué pour Washington de tenter de rejouer 12 ans plus tard un plan qui a déjà perdu.

Pour comprendre les intentions de Washington, nous devons d’abord connaître son plan de bataille.

Le 29 octobre 2001, c’est-à-dire un mois et demi après les attentats de New York et du Pentagone, le secrétaire US à la Défense Donald Rumsfeld créa le Bureau de transformation de la force (Office of Force Transformation) dont la mission était de révolutionner les armées US, de changer leur mentalité de manière à répondre à un objectif radicalement nouveau qui assure aux États-Unis leur suprématie sur le monde. Il confia cette charge à l’amiral Arthur Cebrowski qui avait déjà assuré la mise en réseau digital des unités militaires et avait participé, dans les années 90, à l’élaboration d’une doctrine de la guerre en réseau (Network-centric warfare) [2].

Cebrowski arrivait avec une stratégie élaborée au préalable qu’il présenta non seulement au Pentagone, mais un peu partout dans les académies militaires. Quoi que très important, son travail interne aux armées ne fut pas médiatisé jusqu’à un article de Vanity Fair. Par la suite, son argumentaire a été publié par son assistant Thomas Barnett [3]. Il va de soi que ces documents ne sont pas forcément fidèles à la pensée du Pentagone, qu’ils ne cherchent pas à l’expliquer, mais à la justifier. Toujours est-il que l’idée principale est que les États-Unis vont prendre le contrôle des ressources naturelles de la moitié du monde, non pas pour les utiliser eux-mêmes, mais décider qui pourra les utiliser. Pour ce faire, ils devront priver ces régions de tout autre pouvoir politique qu’eux-mêmes et donc détruire toutes les structures étatiques qui s’y trouvent.

Officiellement, cette stratégie n’a jamais été mise en œuvre. Pourtant ce à quoi nous assistons depuis vingt ans correspond précisément au livre de Barnett . D’abord, dans les années 80 et 90, ce fut la destruction de la région africaine des « Grands lacs ». Nous n’avons retenu que le génocide rwandais et ses 900 000 morts, mais la région entière a été dévastée dans une longue série de guerres qui firent au total 6 millions de morts. Ce qui est très étonnant, c’est que 20 ans plus tard, de nombreux États n’ont toujours pas retrouvé leur souveraineté sur l’ensemble de leur territoire. Cet épisode est antérieur à la doctrine Rumsfeld-Cebrowski. Nous ne savons donc pas si le Pentagone avait prévu ce qui est advenu ou si c’est en détruisant ces États qu’il a conçu son plan. Par la suite, dans les années 2000-10, ce fut la destruction du « Moyen-Orient élargi », cette fois après la doctrine Rumsfeld-Cebrowski. Bien sûr, on peut croire qu’il s’est agi d’une succession d’interventions « démocratiques », de guerres civiles et de révolutions. Mais, outre que les populations concernées contestent la narration dominante de ces événements, nous constatons là aussi que les structures étatiques sont détruites et que la paix ne revient pas avec la fin des opérations militaires. Désormais, le Pentagone évacue le « Moyen-Orient élargi » et prépare son déploiement dans le « Bassin des Caraïbes ».

Bon nombre d’éléments atteste que notre compréhension antérieure des guerres de George W. Bush et de Barack Obama était fausse alors qu’ils correspondent parfaitement avec la doctrine Rumsfeld-Cebrowski. Cette lecture des événements n’est donc pas le fruit d’une coïncidence avec la thèse de Barnett et nous oblige à repenser ce à quoi nous avons assisté.

Si nous adoptons cette manière de penser, nous devons envisager que le processus de destruction du Bassin des Caraïbes a débuté avec le décret du président Barack Obama, le 9 mars 2015, selon lequel le Venezuela menace la sécurité nationale des États-Unis d’Amérique [4]. Cela paraît assez ancien, mais ce ne l’est pas en réalité. Ainsi, le président George W. Bush a signé le Syrian Accountabilit Act en 2003, mais les opérations militaires en Syrie n’ont débuté que 8 ans plus tard, en 2011. Ce temps a été nécessaire à Washington pour créer les conditions des troubles.

Les attaques contre la gauche avant 2015
Si cette analyse est juste, nous devons envisager que les éléments antérieurs à 2015 (le coup d’État contre le président Hugo Chávez en 2002, la tentative de révolution colorée en 2007, l’opération Jéricho en février 2015, et les premières manifestations des guarimbas) répondaient à une autre logique, tandis que ceux survenus après (le terrorisme des guarimbas en 2017) se situent dans ce plan.

Ma réflexion se fonde également sur ma connaissance de ces éléments.

Ainsi, en 2002, je publiais une analyse du coup d’État qui relatait le rôle des États-Unis derrière Fedecamaras (le patronat vénézuélien) [5]. Le président Hugo Chávez voulut vérifier mes informations et m’envoya deux émissaires à Paris. L’un est devenu général et le second est aujourd’hui une des plus hautes personnalités du pays. Mon travail fut utilisé par le procureur Danilo Anderson pour son enquête. Il fut assassiné par la CIA en 2004.

Identiquement, en 2007, des étudiants trostkistes débutèrent un mouvement contre le non-renouvellement de la licence de la radio-télévision de Caracas (RCTV). Nous savons aujourd’hui, grâce à Blumenthal et Cohen, que Juan Guaidó était déjà impliqué et qu’il avait reçu une formation des disciples du théoricien de la non-violence Gene Sharp. Plutôt que de réprimer les excès du mouvement, le président Hugo Chávez à l’occasion de la cérémonie de signature de l’ALBA le 3 juin lut, durant vingt minutes, un ancien article que j’avais consacré à Gene Sharp et sa conception de la non-violence au service de l’Otan et de la CIA [6]. Réalisant la manipulation dont ils faisaient l’objet un grand nombre de manifestants se retirèrent du combat. Niant maladroitement les faits, Sharp écrivit au président puis à moi. Cette initiative créa la confusion parmi la gauche états-unienne pour qui il était une personnalité respectable, sans lien avec le gouvernement US. Le professeur Stephen Zunes prit sa défense, mais face aux preuves, Sharp ferma son institut, laissant la place à Otpor et au Canvas [7].

Revenons à la période actuelle. Bien sûr, la récente tentative d’assassinat du président Nicolas Maduro fait penser à la manière dont le président Salvador Allende fut poussé au suicide. Bien sûr, les manifestations convoquées par le président de l’Assemblée nationale Juan Guaidó font penser à une révolution colorée. Mais ce n’est pas du tout contradictoire avec mon analyse. Ainsi, une tentative d’assassinat de Mouamar Kadhafi a précédé de peu les opérations militaires contre la Libye. Tandis que les disciples de Gene Sharp ont encadré les premières manifestations contre le président Hosni Moubarak en Égypte. ils y ont même distribué une version arabe de leur livret déjà utilisé dans d’autres pays [8]. Mais, ainsi que l’a montré la suite des événements, il ne s’agissait ni d’un coup d’État, ni d’une révolution colorée.

Se préparer à la guerre

Si mon analyse est exacte —et pour le moment, tout semble la vérifier—, il faut se préparer à une guerre non seulement au Venezuela, mais dans tout le Bassin des Caraïbes. Déjà le Nicaragua et Haïti sont déstabilisés.

Cette guerre sera imposée de l’extérieur. Elle ne visera plus à renverser des gouvernements de gauche au profit de partis de droite, même si les apparences seront d’abord trompeuses. La logique des événements ne fera pas de distinction entre les uns et les autres. Petit à petit, c’est toute la société qui sera menacée, sans distinction d’idéologie ou de classe sociale. Identiquement, il sera impossible aux autres États de la région de se tenir à l’écart de la tempête. Ceux qui croiront se protéger en servant de base arrière aux opérations militaires seront partiellement détruits. Ainsi, même si la presse en parle rarement, des villes entières ont été rasées dans la région de Qatif, en Arabie saoudite, bien que ce pays soit le principal allié de Washington au « Moyen-Orient élargi ».

Sur la base des conflits des Grands lacs africains et du Moyen-Orient élargi, cette guerre devrait se dérouler par étape.

– En premier lieu, détruire les symboles de l’État moderne en attaquant les statues et musées consacrés à Hugo Chávez. Cela ne fait pas de victimes, mais bouleverse les représentations mentales de la population.
– Puis acheminer des armes et rémunérer des combattants pour organiser des manifestations qui dégénéreront. La presse fournira après coup des explications invérifiables sur les crimes imputés au gouvernement contre lesquels des manifestants pacifiques se seraient soulevés. Il est important que les policiers croient avoir été l’objet de tirs de la foule et que la foule croie avoir été visée par la police parce que le but est de semer la division.
– La troisième étape sera d’organiser des attentats sanglants un peu partout. Très peu d’hommes sont nécessaires pour cela, il suffit d’avoir deux ou trois équipes qui circulent dans le pays.
– Ce n’est qu’alors qu’il sera utile d’envoyer sur place des mercenaires étrangers. Au cours de la dernière guerre, les États-Unis ont envoyé en Iraq et en Syrie au moins 130 000 étrangers auxquels se sont ajoutés 120 000 combattants locaux. Il s’agit d’armées très nombreuses quoique mal formées et entraînées.

Il est possible de se défendre puisque la Syrie y est parvenue. Plusieurs initiatives doivent être prise en urgence :

– D’ores et déjà, à l’initiative du général Jacinto Pérez Arcay et du président de l’Assemblée constituante Diosdado Cabello, des officiers supérieurs des armées vénézuéliennes étudient les nouvelles formes de combat (guerre de 4ème génération). Mais des délégations militaires doivent aller en Syrie constater par elles-mêmes comment les choses se sont passées. C’est très important car ces guerres ne ressemblent pas aux précédentes. Par exemple, à Damas même, la majeure partie de la ville est intacte comme si rien en s’était passé, mais plusieurs quartiers sont totalement dévastés comme Stalingrad après l’invasion nazie. Cela suppose des techniques de combat particulière.
– Il est essentiel d’établir l’union nationale de tous les patriotes. Le président doit s’allier à son opposition nationale et faire entrer certains de ses leaders dans son gouvernement. Le problème n’est pas de savoir si l’on apprécie ou non le président Maduro : il s’agit de se battre sous son commandement pour sauver le pays.
– L’armée doit former une milice populaire. Il en existe déjà une au Venezuela avec près de 2 millions d’hommes, mais elle n’est pas entraînée. Par principe, les militaires n’aiment pas confier des armes à des civils, mais seuls des civils peuvent défendre leur quartier dont ils connaissent tous les habitants.
– De gros travaux doivent être entrepris pour sécuriser les bâtiments de l’État, de l’armée et les hôpitaux.

Tout cela doit être entrepris d’urgence. Ces mesures sont longues à mettre en place et l’ennemi est déjà presque prêt.

Thierry Meyssan
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[1] “The Making of Juan Guaidó : US Regime-Change Laboratory Created Venezuela’s Coup Leader”, Max Blumenthal & Dan Cohen, Grayzone Project, January 29, 2019.

[2] Transforming Military Force : The Legacy of Arthur Cebrowski and Network Centric Warfare, James R. Blaker, Greenwood, 2007.

[3] The Pentagon’s New Map, Thomas P.M. Barnett, Putnam Publishing Group, 2004.

[4] “Declaration of a National Emergency with Respect to Venezuela”, “Executive Order – Blocking Property and Suspending Entry of Certain Persons Contributing to the Situation in Venezuela”, by Barack Obama, Voltaire Network, 9 March 2015.

[5] « Opération manquée au Venezuela », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 mai 2002.

[6] « L’Albert Einstein Institution : la non-violence version CIA », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 juin 2007.

[7] « Impérialistes de droite et impérialistes de gauche », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 25 août 2008.

[8] « Le manuel états-unien pour une révolution colorée en Égypte », Réseau Voltaire, 1er mars 2011.

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Venezuela : les médias occidentaux relaient les opérations de manipulation de Trump et Rubio (FAIR)

Venezuela : les médias occidentaux relaient les opérations de manipulation de Trump et Rubio (FAIR)

Comme je le rapportais hier, nous allons surement vers une intervention US au Venezuela. Pour les immenses ressources du pays qui intéressent tout le monde bien sur, mais au delà il y a des raisons géopolitiques, et notamment la Russie qui est très liée au régime Maduro, et qui aurait comme projet d’y construire une base militaire, ce que les US ne laisseraient évidemment jamais faire.

Et dans ce cas ils auraient intérêt à agir vite, car avoir affaire à l’armée vénézuélienne (directement ou via des proxys)… et directement à l’armée Russe, ce n’est pas du tout la même chose. Le Venezuela sera-il la prochaine Syrie ???

Au delà, il faut dire la vérité, il y a d’énormes pénuries au Venezuela, et même si ce n’est pas la famine, une partie de la population ne mange pas a sa faim. C’est du aux politiques agressives, notamment US, menées contre ce pays. Z 

En matière de relations publiques, les efforts désormais ouverts de l’administration Trump pour renverser le président vénézuélien Nicolás Maduro ont été couronnés de succès cette semaine, lorsque les principaux médias occidentaux ont unanimement relayé l’affirmation simpliste et préétablie selon laquelle le gouvernement vénézuélien s’obstinait à refuser toute aide de l’étranger :

  • Les tensions montent alors que le Venezuela bloque un pont frontalier (CNN, 2/7/19)
  • Maduro bloque l’aide critique envoyée au Venezuela (CNN, 2/7/19)
  • L’aide arrive à la frontière vénézuélienne tandis que les États-Unis exigent que Maduro la laisse entrer (ABC News, 2/7/19)
  • Crise au Venezuela : Pompeo exige l’ouverture d’un couloir humanitaire (BBC, 2/7/19)
  • Les États-Unis disent que Maduro bloque l’aide aux gens affamés. Le Vénézuélien dit que son peuple n’est pas un mendiant. (Washington Post, 2/8/19)
  • L’aide humanitaire arrive au Venezuela – Mais Maduro la bloque (NPR, 2/8/19)

Tous les articles ci-dessus – et beaucoup d’autre similaires – racontent la même histoire : Maduro bloque l’aide américaine ’par refus de renoncer au pouvoir’, préférant affamer ’son propre peuple’. Une histoire de bien contre le mal – d’un dictateur tyrannique et paranoïaque qui ne laisse pas entrer l’aide pour nourrir une population affamée.

Sauf qu’il manque trois éléments clés au contexte. Contexte qui, lorsqu’il est présenté à un observateur neutre, saperait gravement le récit caricatural présenté par les médias.

  • La Croix-Rouge et l’ONU ont toutes deux averti les États-Unis de ne pas s’engager dans cette opération de relations publiques.
  • Le pont en question est une métaphore visuelle inventée par l’administration de Trump qui n’a que peu de pertinence pratique.
  • Le responsable des opérations américaines au Venezuela a l’habitude d’utiliser l’aide humanitaire comme couverture pour livrer des armes à des mercenaires de droite.

1) Non seulement la communauté de l’aide internationale n’a pas demandé cette ’aide’ plus tôt cette semaine, mais la Croix-Rouge internationale et les Nations Unies ont toutes deux averti les États-Unis de ne pas s’engager explicitement dans ce type d’opération médiatique. Comme l’a souligné Vincent Bevins, collaborateur du Washington Post, le cynisme transparent de ces efforts a été dénoncé de manière préventive par les organisations d’aide humanitaires :

  • La Croix-Rouge met en garde les États-Unis contre les risques liés à l’envoi d’aide au Venezuela (PBS NewsHour, 1/2/19) :Le Comité international de la Croix-Rouge a mis en garde les Etats-Unis contre les risques d’une aide humanitaire au Venezuela sans l’accord des forces de sécurité loyales au Président Nicolas Maduro.
  • L’ONU met en garde contre la politisation de l’aide humanitaire au Venezuela (Reuters, 6/2/19) :NATIONS UNIES – Les Nations Unies ont mis en garde mercredi contre l’utilisation de l’aide comme un pion au Venezuela après que les Etats-Unis ont envoyé de la nourriture et des médicaments à la frontière du pays et ont accusé le Président Nicolas Maduro de bloquer sa livraison avec des camions et des conteneurs.

En effet, comme Bevins l’a également fait remarquer, la Croix-Rouge travaille depuis longtemps avec les autorités locales au Venezuela pour apporter des secours, et la semaine dernière, elle a doublé son budget pour ce faire. Nous avons amplement la preuve que le gouvernement Maduro est plus que disposé à travailler avec l’aide internationale lorsqu’elle est offerte de bonne foi, et non lorsqu’il s’agit d’un mécanisme à peine voilé pour déclencher une guerre civile et obtenir des victoires de relations publiques pour ceux qui cherchent à renverser le gouvernement. Ce n’est pas seulement Maduro – comme le présentent les médias occidentaux – qui s’oppose au convoi d’aide américain, c’est aussi l’ONU et la Croix-Rouge.

Pourquoi aucun des articles mentionnés ci-dessus ne fait état de cette information clé, donnant au lecteur l’impression qu’il ne s’agit que de la position d’un sadique, d’un fou avide de pouvoir ?

2) Malgré des douzaines de médias qui donnent l’impression (et parfois le disent explicitement) que le gouvernement vénézuélien a fermé une voie d’accès au pays, le pont en question n’a pas été ouvert depuis des années.

Il est vrai que le gouvernement vénézuélien semble avoir placé un camion citerne et des conteneurs sur la pont pour empêcher les incursions du côté colombien, mais les autres barrières, comme l’a fait remarquer Jason Emery, auteur et développeur de logiciels, sont en place depuis au moins 2016. Selon La Opinion (5/2/16), après sa construction initiale en 2015, le pont n’a jamais été ouvert à la circulation. Comment Maduro, comme l’a suggéré la BBC, peut-il ’rouvrir’ un pont qui n’a jamais été ouvert ?

La réalité est que la BBC et d’autres médias occidentaux ne faisaient que relayer le récit du sénateur Marco Rubio et du secrétaire d’État de Trump, Mike Pompeo, sans prendre la peine de vérifier si le récit n’était qu’un opération de propagande.

Ce point est relativement superficiel, mais dans une bataille de relations publiques à long terme pour convaincre les libéraux occidentaux de poursuivre l’escalade militaire, les questions superficielles comptent beaucoup. Rubio et l’administration Trump ont inventé une métaphore visuelle astucieuse, et presque tous les médias l’ont transmise sans critique, faisant souvent des suppositions factuelles inexactes en cours de route – suppositions que le Département d’État Trump et la CIA qui coordonnait l’effort savaient très bien qu’ils allaient faire.

3) Le gouvernement vénézuélien a une raison tout à fait rationnelle de soupçonner les Etats-Unis d’utiliser l’aide humanitaire comme couverture pour faire entrer clandestinement des armes pour fomenter un conflit armé : C’est ce que Elliot Abramsl’homme de main de Trump au Venezuela, a littéralement fait il y a 30 ans.

Voici les deux premiers paragraphes (gras ajouté) d’un article paru en 1987 dans AP/New York Times sur Elliott Abrams, ’Abrams Denies Wrongdoing in Shipping Arms to Contras’ (17/8/87-h/t Kevin Gosztola) :

Le secrétaire d’État adjoint Elliott Abrams a défendu son rôle dans l’autorisation de l’envoi d’armes à bord d’un avion d’aide humanitaire à destination des rebelles nicaraguayens, affirmant que l’opération était ’strictement conforme aux règles’.

M. Abrams a pris la parole samedi lors d’une conférence de presse en réponse aux déclarations de Robert Duemling, ancien chef du bureau d’aide humanitaire du département d’État au Nicaragua, qui a déclaré avoir commandé à deux reprises des avions pour transporter des armes pour les Contras sur des avions humanitaires à la demande de M. Abrams début 1986.

C’est littéralement la même personne. Ce n’est pas que Maduro soit vaguement paranoïaque que les États-Unis ressortent leur vieux manuel de soutien aux Contras des années 1980, ou qu’il soupçonne tel ou tel haut-fonctionnaire. C’est littéralement le même responsable d’une opération connue – avec une certitude de 100%, parce qu’il l’a avoué – qui a l’habitude d’utiliser des convois d’aide humanitaire comme couverture pour livrer des armes aux milices d’extrême droite.

Tout se passe sous nos yeux, en temps réel. Les mêmes acteurs, les mêmes astuces, la même préoccupation manifestement fallacieuse pour les affamés. Et les médias éliminent tout contexte essentiel, et présentent ces opérateurs de changement de régime comme des humanitaires au cœur sensible.

Les mêmes médias qui ont bâti leur fond de commerce sur leur image anti-Trump, prennent maintenant pour argent comptant tout ce que Trump et ses alliés néoconservateurs racontent sur le Venezuela. La brigade de « décodeurs » de l’information [on a les mêmes chez nous, aussi efficaces – NDT] qui est apparue pour confronter l’administration Trump a soudainement disparu tandis que la Maison Blanche déploie une stratégie transparente et cynique pour délégitimer un gouvernement latino-américain qu’elle essaie de renverser.

Adam Johnson

article originel:https://fair.org/home/western-media-fall-in-lockstep-for-cheap-trump-r…

Traduction « eh oui, 40 ans plus tard, les mêmes mensonges, les mêmes dénonciations, les mêmes trolls médiatiques » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

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WikiLeaks révèle que les États-Unis ont utilisé le FMI et la Banque mondiale à des fins militaires comme des armes “non conventionnelles”

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Dans un manuel militaire sur la “guerre non conventionnelle” récemment divulgué par WikiLeaks, l’armée américaine déclare que les grandes institutions financières mondiales – telles que la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) – sont utilisées comme “armes financières non conventionnelles en temps de conflit, y compris en temps de guerre générale à grande échelle”, ainsi que pour tirer parti “des politiques et de la coopération des États”.

Le document, officiellement intitulé “Field Manual (FM) 3-05.130, Army Special Operations Forces Unconventional Warfare” et rédigé à l’origine en septembre 2008, a été récemment divulgué par WikiLeaks sur Twitter à la lumière des récents événements au Venezuela ainsi que du siège économique de ce pays mené pendant des années par les États-Unis, à travers des sanctions et autres moyens économiques de guerre. Bien que le document ait suscité un nouvel intérêt ces derniers jours, il avait été publié à l’origine par WikiLeaks en décembre 2008 et a été décrit comme le “manuel du changement de régime” des militaires.

Les récents tweets de WikiLeaks sur le sujet ont attiré l’attention sur une seule section du document de 248 pages intitulé “Financial Instrument of U.S. National Power and Unconventional Warfare”. Cette section note en particulier que le gouvernement des États-Unis exerce “un pouvoir financier unilatéral et indirect en exerçant une influence persuasive sur les institutions financières internationales et nationales en ce qui concerne la disponibilité et les conditions de prêts, de subventions ou d’autres formes d’aide financière aux acteurs étatiques et non étatiques étrangers” et désigne expressément la Banque mondiale, le FMI et l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), de même que la Banque des règlements internationaux (BRI), en tant que “lieux diplomatiques et financiers pour atteindre” ces buts.

Le manuel vante également la “manipulation par l’État de l’impôt et des taux d’intérêt” ainsi que d’autres “mesures juridiques et bureaucratiques” visant à “ouvrir, modifier ou fermer les flux financiers” et précise en outre que l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Trésor américain – qui supervise les sanctions américaines contre d’autres pays, comme le Venezuela – “a une longue expérience de guerre économique précieuse pour toute campagne ARSOF [Special Operations Forces] UW (Uncon conventiontional Warfare)”.

La présente section du manuel précise que ces armes financières peuvent être utilisées par l’armée américaine pour créer “des incitations financières ou des mesures dissuasives afin de persuader les adversaires, les alliés et les mères de substitution de modifier leur comportement aux niveaux stratégique, opérationnel et tactique du théâtre” et que ces campagnes de guerre non conventionnelles sont hautement coordonnées avec le département d’État et la communauté du renseignement pour déterminer “quels éléments du terrain humain dans la zone des opérations militaires non conventionnelles (UWOA) sont plus susceptibles à un engagement financier”.

Le rôle de ces institutions financières internationales “indépendantes” en tant qu’extensions du pouvoir impérial américain est développé ailleurs dans le manuel et plusieurs de ces institutions sont décrites en détail dans une annexe du manuel intitulée “L’instrument financier du pouvoir national”. Notamment, la Banque mondiale et le FMI sont listés à la fois comme des instruments financiers et des instruments diplomatiques du pouvoir national américain, ainsi que comme faisant partie intégrante de ce que le manuel appelle le “système actuel de gouvernance mondiale”.

De plus, le manuel stipule que l’armée américaine “comprend que la manipulation correctement intégrée du pouvoir économique peut et doit être une composante de la guerre non conventionnelle”, ce qui signifie que ces armes sont une caractéristique régulière des campagnes de guerre non conventionnelles menées par les États-Unis.

Un autre point intéressant est que ces armes financières sont en grande partie régies par le Conseil de sécurité nationale (CSN), qui est actuellement dirigé par John Bolton. Le document note que le CSN “a la responsabilité première de l’intégration des instruments économiques et militaires de la puissance nationale à l’étranger”.

“Indépendant” mais contrôlé

Bien que le manuel de guerre non conventionnel se distingue par le fait qu’il affirme ouvertement que les institutions financières “indépendantes” comme la Banque mondiale et le FMI sont essentiellement des extensions du pouvoir du gouvernement américain, les analystes notent depuis des décennies que ces institutions ont constamment fait avancer les objectifs géopolitiques des États-Unis à l’étranger.

En effet, le mythe de “l’indépendance” de la Banque mondiale et du FMI s’effrite rapidement en examinant simplement la structure et le financement de chaque institution. Dans le cas de la Banque mondiale, l’institution est située à Washington et le président de l’organisation a toujours été un citoyen américain choisi directement par le président des États-Unis. Dans toute l’histoire de la Banque mondiale, le Conseil des gouverneurs de l’institution n’a jamais rejeté le choix de Washington.

Lundi dernier, le président Donald Trump a nommé David Malpass, ancien économiste de Bear Stearns, à la tête de la Banque mondiale. M. Malpass n’avait pas prévu la destruction de son ancien employeur lors de la crise financière de 2008 et est susceptible de limiter les prêts de la Banque mondiale à la Chine et aux pays alliés ou alliés de la Chine, étant donné sa réputation bien établie de faucon de Chine.

En plus de choisir son président, les États-Unis sont aussi le plus important actionnaire de la banquece qui en fait le seul pays membre à avoir un droit de veto. En effet, comme le note le manuel de guerre non conventionnel qui a fait l’objet d’une fuite, “les États-Unis peuvent bloquer tout changement majeur” à la politique de la Banque mondiale ou aux services qu’elle offre, car les décisions majeures exigent une majorité de 85% des voix. De plus, le secrétaire américain au Trésor, ancien banquier de Goldman Sachs et “roi de la forclusion”, Steve Mnuchin, est le gouverneur de la Banque mondiale.

Bien que le FMI diffère de la Banque mondiale à plusieurs égards, notamment en ce qui concerne sa mission et ses objectifs déclarés, il est lui aussi largement dominé par l’influence et le financement du gouvernement américain. Par exemple, le FMI est également basé à Washington et les États-Unis sont le plus important actionnaire de la société – de loin le plus important, détenant 17,46 % de l’institution – et paie également la plus grande quote-part pour l’entretien de l’institution, soit 164 milliards de dollars d’engagements financiers du FMI par an. Bien que les États-Unis ne choisissent pas le plus haut dirigeant du FMI, ils se servent de leur position privilégiée en tant que principal bailleur de fonds de l’institution pour contrôler la politique du FMI en menaçant de suspendre son financement si l’institution ne se conforme pas aux exigences de Washington.

En conséquence de l’influence inégale des États-Unis sur le comportement de ces institutions, ces organisations ont utilisé leurs prêts et leurs subventions pour “piéger” les nations dans la dette et ont imposé des programmes d’“ajustement structurel” à ces gouvernements endettés qui entraînent la privatisation massive des actifs publics, la déréglementation et l’austérité dont bénéficient régulièrement les sociétés étrangères au détriment des économies locales. Souvent, ces mêmes institutions – en faisant pression sur les pays pour qu’ils déréglementent leur secteur financier et en corrompant leurs relations avec les acteurs étatiques – sont à l’origine des problèmes économiques qu’elles s’emploient ensuite à “résoudre”.

Guaidó fait son entrée au FMI

Compte tenu des relations étroites entre le gouvernement américain et ces institutions financières internationales, il n’est guère surprenant qu’au Venezuela, le “président intérimaire” Juan Guaidó, soutenu par les États-Unis, ait déjà demandé des fonds du FMI, et donc une dette contrôlée par le FMI, pour financer son gouvernement parallèle.

C’est très important parce que cela montre que le principal objectif de Guaidó, en plus de privatiser les énormes réserves pétrolières du Venezuela, est de mettre à nouveau le pays aux mains de la machine de la dette contrôlée par les États-Unis.

Comme l’a récemment noté Grayzone Project :

“L’ancien président socialiste élu du Venezuela, Hugo Chávez, a rompu les liens avec le FMI et la Banque mondiale, qu’il a qualifiés de ‘dominés par l’impérialisme américain’. Au lieu de cela, le Venezuela et d’autres gouvernements de gauche en Amérique latine ont travaillé ensemble pour cofonder la Banque du Sud, en contrepoids au FMI et à la Banque mondiale.”

Cependant, le Venezuela est loin d’être le seul pays d’Amérique latine à être visé par ces armes financières déguisées en institutions financières “indépendantes”. Par exemple, l’Equateur – dont l’actuel président a cherché à ramener le pays dans les bonnes grâces de Washington – est allé jusqu’à effectuer un “audit” de son asile de journaliste et éditeur de WikiLeaks, Julian Assange, afin de gagner un sauvetage de 10 milliards de dollars du FMI. L’Équateur a accordé l’asile à Assange en 2012 et les États-Unis ont demandé avec ferveur son extradition pour des charges encore scellées depuis lors.

De plus, en juillet dernier, les États-Unis ont menacé l’Équateur de “mesures commerciales punitives” s’ils introduisaient à l’ONU une mesure visant à soutenir l’allaitement maternel plutôt que les préparations pour nourrissons, ce qui a stupéfié la communauté internationale mais a mis à nu la volonté du gouvernement américain d’utiliser des “armes économiques” contre les nations latino-américaines.

Outre l’Équateur, d’autres cibles récentes de la “guerre” massive du FMI et de la Banque mondiale comprennent l’Argentine, qui a accordé le plus important prêt de renflouement du FMI de l’histoire, l’an dernier seulement. Cet ensemble de prêts a été, sans surprise, fortement sollicité par les États-Unis, selon une déclaration du secrétaire au Trésor Mnuchin publiée l’an dernier. Notamment, le FMI a joué un rôle déterminant dans l’effondrement complet de l’économie argentine en 2001, envoyant un mauvais présage pour l’approbation, l’an dernier, de l’ensemble record de prêts.

Bien qu’il ait été publié il y a plus d’une décennie, ce “manuel du coup d’Etat américain” récemment mis en lumière par WikiLeaks nous rappelle que la prétendue “indépendance” de ces institutions financières est une illusion et qu’elles font partie des nombreuses “armes financières” régulièrement utilisées par le gouvernement américain pour plier les pays à sa volonté et même renverser les gouvernements défavorisés par les États-Unis.

Lire aussi : Snowden prend la parole pour Assange : “Si vous refusez une chose à votre ennemi, ce n’est pas un droit”

Source : MintPress News par Whitney Webb – Traduit par Anguille sous roche

 

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Venezuela : les Etats-Unis orchestrent un coup d’Etat pour empêcher une base militaire russe

Vu sous cette angle, ça expliquerait beaucoup de choses sur la situation au Venezuela. Sachant que Moscou estime que Washington « a déjà pris la décision d’intervenir au Venezuela » – ça expliquerait pourquoi Maduro prépare des manœuvres militaires pour contrer une invasion possible du Venezuela,  pourquoi le Venezuela sort ses S-300, et pourquoi Maduro refuse d’ouvrir ses frontières à l’aide humanitaire. C’est clair que les US ne laisseraient jamais une base Russe s’installer dans leur « arrière cour ». Z 

Venezuela : les Etats-Unis orchestrent un coup d’Etat pour empêcher une base militaire russe

Au Venezuela, une tentative de coup d’Etat est en cours avec un résultat incertain. La crise, essentiellement régionale, a cependant un contexte géopolitique explosif. C’est la raison pour laquelle les États-Unis ont maintenant un impact aussi important sur les événements au Venezuela.

Depuis 1823, les Etats-Unis considèrent l’ensemble du continent américain comme leur arrière-cour, où non seulement ils veulent avoir leur mot à dire, mais où surtout ils ne tolèrent pas l’influence de pays extérieurs aux Etats-Unis. C’est ainsi que le président américain James Monroe (1758-1831) l’a présenté dans la doctrine Monroe qui porte son nom. A cette époque, les Etats-Unis voulaient écarter de l’Amérique (c’est-à-dire l’Amérique du Nord et du Sud) l’influence des puissances coloniales européennes.

Le Venezuela est depuis longtemps un caillou dans la chaussure des Etats-Unis. Depuis l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chávez, les Etats-Unis font pression sur le pays par des sanctions et des alliances politiques. Un gouvernement qui se dit socialiste et qui ne suit pas la volonté des États-Unis n’est pas tolérable pour Washington dans son arrière-cour.

On lit toujours beaucoup de choses sur le fait que le gouvernement socialiste du Venezuela a ruiné le pays, mais on ne parle pas du rôle des sanctions occidentales contre le pays. Le Venezuela est l’un des pays ayant les plus grandes réserves de pétrole au monde et si les sanctions n’entravaient pas l’industrie pétrolière, la situation dans ce pays ne serait pas aussi désespérée. Le Venezuela pourrait être riche comme l’Arabie Saoudite, où le gouvernement au pouvoir n’est pas particulièrement efficace en matière d’économie. Avec une telle richesse (pétrolière), un pays ne peut pas être si gravement mal géré au point de s’effondrer.

Des sanctions sont nécessaires pour éliminer cette source de revenus.

La situation au Venezuela est désespérée, le potentiel de protestation du peuple est gigantesque. Les Etats-Unis étaient aux aguets, puis est venue la « déclaration de guerre » des Etats-Unis, lorsqu’ils ont reconnu sans plus attendre le président du Parlement en tant que président en fonction. Sur le plan politique, le pays est divisé entre le président et le Parlement dominé par l’opposition. Et après le feu vert des Etats-Unis, le président du Parlement s’est autoproclamé président. Il est on ne peut plus clair que les États-Unis eux-mêmes tirent les ficelles.

Maintenant, le pays est au bord de la guerre civile. Les militaires semblent majoritairement aux côtés du président, mais le « majoritairement » laisse ouverte la question de savoir comment les choses vont évoluer.

L’une des raisons pour lesquelles les États-Unis exercent maintenant des pressions est probablement le fait qu’à la fin de l’année dernière pour la première fois la Russie a amené des bombardiers stratégiques au Venezuela et qu’elle négocie actuellement avec le Venezuela la création d’une base militaire. Une base militaire russe avec des navires de guerre et des bombardiers stratégiques au Venezuela est inacceptable pour les Etats-Unis, ils devaient agir.

Ce que les États-Unis revendiquent pour eux-mêmes, à savoir le droit de stationner des militaires et des armes stratégiques n’importe où dans le monde, ils ne le concèdent en aucun cas à autrui. Les missiles nucléaires américains à la frontière russe sont acceptables aux yeux de l’Occident, mais lorsqu’il s’agit d’armes russes dans l’arrière-cour américaine, les signaux se mettent au rouge pour les États-Unis.

Comme prévu, les vassaux occidentaux suivent la ligne des Etats-Unis et exigent soit la démission du président, soit de nouvelles élections. La Russie s’est opposée à cette ligne et a fermement condamné l’ingérence américaine dans les affaires intérieures du Venezuela. La Turquie, contrairement au reste de l’OTAN, a également pris le parti du président. Comme toujours, la Chine s’exprime plus prudemment et contre la violence.

D’ailleurs, le comportement des États-Unis et de l’UE constitue une violation manifeste du droit international, qui interdit clairement toute ingérence extérieure dans les affaires intérieures d’un pays. Mais quelles sont les exigences des États-Unis pour soutenir un coup d’État, si ce n’est l’ingérence dans les affaires intérieures du Venezuela ? Il en va de même pour la demande de l’UE de nouvelles élections au Venezuela. Chaque pays est autorisé à réglementer ses propres affaires ; toute ingérence extérieure viole le droit international. Par exemple, où irions-nous si le Venezuela exigeait de nouvelles élections en Allemagne ?

Les Etats-Unis parlent même d’un éventuel déploiement de l’armée américaine au Venezuela. Si le président s’impose contre le Parlement, le risque est grand que les Etats-Unis trouvent un prétexte pour envahir le pays. La Russie, par contre, a fortement mis en garde contre l’intervention militaire des Etats-Unis.

Bref, il s’agit, d’une part, du pétrole et, d’autre part, du conflit avec la Russie, qui voudrait s’installer dans l’arrière-cour des États-Unis, tout comme les États-Unis se déploient aux portes de la Russie. Vraisemblablement, les Etats-Unis ne reculeront pas devant la force militaire si nécessaire, si leurs protégés n’atteignent pas leur but sans cette aide. En effet, une fois que les Russes auront une base au Venezuela, l’intervention militaire des États-Unis sera beaucoup plus risquée qu’elle ne l’est actuellement. Reste à savoir comment la Russie va réagir.

Liens : https://www.anti-spiegel.ru/2019/venezuela-usa-orchestrieren-putsch-um-russischen-militarstutzpunkt-zu-verhindern/

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Les armes de la guerre des étoiles sont déjà là

Les armes de la guerre des étoiles sont déjà là

Course à l’armement – Les Russes (et les chinois) atteignent un niveau de technologie militaire hors du commun, et ce que nous savons et qui est diffusé au public n’est que le dessus de l’iceberg… On a assez peu d’infos du coté US, quant à l’Europe heuuu (et pourtant c’est pas les cerveaux qui manquent loin de là)… Qu’attend le monde pour se débarrasser des armes nucléaires, qui je le suppose sont obsolètes (en plus d’être dangereuse pour la planète et l’humanité) ??… Z 

Roscosmos a publié un dessin du prototype de la navette russe réutilisable et sans pilote. Le drone est lancé à partir d’un avion M-55 à un plafond de 21 830 m. Après son lancement, la navette démarre le système de propulsion. Le système de propulsion est l’étape de positionnement par le satellite géostationnaire ; il est appelé Breeze M.

Cette navette suborbitale n’est pas une nouveauté. Au cours de la période 1959-1968, l’avion américain X-15 a battu le record de vitesse de 7 258 km/h (Mach 6,7) et l’altitude de 107 960 m. Le moteur du X-15 a fonctionné pendant 150 secondes, tandis que le Breeze M a déjà fonctionné pendant 3 200 secondes et peut être désactivé et redémarré. En plus du moteur de propulsion (14D30), le complexe Breeze dispose également de 12 petits moteurs d’orientation et de 4 moteurs à vernier qui permettent des manœuvres dans l’espace.

Quelle est la mission de ce drone aérospatial ?

L’altitude maximale et le rayon d’action des drones de l’aérospatiale russe sont presque identiques à ceux des missiles antibalistiques américain SM-3 Block 1b. C’est pourquoi je pense que leurs missions sont les mêmes.  Rappelons-nous de la période juste après le déploiement des missiles nucléaires en Europe et le lancement de « la Guerre des Etoiles » par l’administration Reagan. L’URSS avait alors conçu la station orbitale Naryad V, placée sur orbite avec la fusée UR-100. La station était en réalité un système Breeze M, armé de missiles air-air guidés.

Naryad V a reçu, à partir du sol, l’ordre de modifier les paramètres orbitaux, d’approcher et de détruire les satellites orbitant à l’altitude de 40 000 km. La priorité était donnée aux satellites de communications militaires américains, utilisés pour espionner les réseaux de communications terrestres, navales, aériennes, et aussi d’alerte en cas de lancement de missiles par l’Union Soviétique. Une autre mission de la station orbitale de Naryad était la destruction des missiles balistiques américains déjà lancés.

Le drone aérospatial suborbital russe est une station Naryad V qui remplit sa mission sans avoir à orbiter autour de la Terre. Pour détecter et suivre les missiles balistiques, les satellites en orbite basse, les drones russes doivent être équipés d’un système optique infrarouge à haute résolution (Sapsan) et d’un télémètre laser pour déterminer la distance qui les sépare de la cible. Le système Sapsan est monté sur des avions russes. Les missiles air-air K-74M (izdeliye 750) peuvent être lancés à partir des extrémités des ailes. Dans l’espace, ces missiles ne rencontrent aucune résistance et peuvent atteindre une cible située à 40 000 km.

Par Valentin Vasilescu

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