RSS

Archives du 7 février 2019

Les « déchets ultimes » enfouis de Stocamine resteront sous terre : les associations dénoncent « la pollution à petit feu de la plus grande nappe phréatique d’Europe » !!!

Hé oui, en Alsace, la plus grande nappe phréatique d’Europe est menacée par les « déchets ultimes » de Stocamine , c’est très grave…  40 000 tonnes d’arsenic, d’amiante, de cyanure et j’en passe qui menacent rien de moins que la plus grande nappe phréatique d’Europe !!! Autant dire une véritable drame pour l’environnement et la santé humaine :

les déchets risquent de contaminer la plus grande nappe phréatique d’Europe. Comment? «De l’eau va s’infiltrer dans les galeries, se mélanger aux déchets toxiques et envahir toute la mine. Ensuite, cette eau polluée va remonter jusqu’à la nappe phréatique située au-dessus» (source)

Et donc l’eau qu’on boit…

 «Notre mine ne se prêtait pas au stockage, car elle est creusée dans des terrains friables, sédimentaires, souligne Étienne Chamik. J’ai tout de suite dit que les galeries ne tiendraient pas. Mais les promoteurs assuraient le contraire, qu’on pourrait sortir tous les déchets les doigts dans le nez pendant cent, voire mille ans. Résultat, aujourd’hui, au bout de même pas dix-huit ans, les cavités se cassent la gueule» sur les sacs de déchets. (source)

Et donc… de l’eau peut elle ou a -t- elle déjà pu s’infiltrer et polluer la nappe phréatique ???

Pas rassurés sur la question des déchets industriels, alors qu’en sera -t- il des déchets nucléaires, qui représentent un enjeu tout aussi dramatique, voir bien pire ?

Je rappelle quelques news récentes : 

Déchets nucléaires : L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) paye des médias pour orienter l’opinion en faveur de Cigéo :

Pour rendre acceptable le projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires, l’Agence nationale des déchets radioactifs porte une attention particulière au travail des consciences, notamment des plus jeunes. Avec l’aide – rémunérée – de médias et de youtubeurs. 

La France devient une poubelle nucléaire internationale : Hulot valide l’importation en France des déchets radioactifs de Monaco :

Apres le Décret Présidentiel scélérat autorisant des déchets radioactifs de plutonium et d’uranium d’Australie à venir être stockés sur le sol français pour plus de 20 ans…c’est maintenant Monaco qui nous envoie ses mer*** … Les déchets nucléaires ont un impact potentiellement dramatique sur notre environnement , c’est un problème majeur et illimité dans le temps, ça se compte en milliers d’années .  La France vient de passer la barre des 1,5 millions  de mètres cubes de déchets stockés . Aux risques de fuites, qui contaminent les sols et les nappes phréatiques, il y a aussi des risques liés à leur transport : l’irradiation, la contamination, la criticité, ou encore la pollution chimique.  .  On a déjà du mal à gérer nos déchets alors ceux des autres … Les conséquences de ce fléau pourraient être incommensurables .

Comme précisé ci dessus, il y a aussi cette news de juillet dernier –  Décret Présidentiel scélérat autorisant des déchets radioactifs de plutonium et d’uranium d’Australie à venir être stockés sur le sol français pour plus de 20 ans… :

Un décret signé le 6 juillet, en catimini, par Emmanuel Macron, Edouard Philippe, Jean-Yves Le Drian et l’ambassadeur de France en Australie vient d’autoriser l’importation en France de près de 4 tonnes de déchets radioactifs de plutonium et d’uranium australien

Bah oui, c’est qu’en France on a pas assez de déchets ultra toxiques, il faut en importer !!!

Résultat de recherche d'images pour "déchets radioactifs caricature"

Les déchets enfouis de la Stocamine ne seront pas destockés : les associations dénoncent « la pollution à petit feu de la plus grande nappe phréatique d’Europe »

Les associations environnementales critiquent la décision du gouvernement de ne pas extraire les déchets toxiques toujours enfouis dans la décharge de Stocamine à Wittelsheim (Haut-Rhin), en Alsace.

Après 17 ans d’hésitation, l’État a finalement renoncé à aller chercher les déchets dangereux enfouis dans le site de Stocamine, sur la commune de Wittelsheim (Haut-Rhin), en Alsace. C’est ce qu’a reconnu le ministère de l’Environnement dans un document officiel communiqué par la préfecture du Haut-Rhin, lundi 21 janvier. Une décision qui ne satisfait pas certains élus locaux, ni les associations environnementales.

C’est le cas de l’association Alsace nature, qui a pourtant alerté pendant des années sur cette mauvaise idée d’enfouir des déchets hautement toxiques à plus de 500 mètres sous terre. Depuis le grave incendie de 2002 qui a condamné le site, avec au fond ces 40 000 tonnes d’arsenic, d’amiante, de cyanure, elle plaide pour aller les récupérer. Aujourd’hui, l’administrateur d’Alsace nature, Arnaud Schwatz, est écœuré par ce courrier du ministère de l’Environnement : « La décision actuelle n’est pas acceptable, parce qu’elle acte la pollution à petit feu de la plus grande nappe phréatique d’Europe. On ne peut pas accepter ça, alors que techniquement, on a les moyens et que financièrement, ce sont des choses qui doivent être couvertes par les responsables de ce problème. »

L’abandon d’un déstockage complexe

Pour le ministère, cette décision est au contraire pragmatique, face aux risques d’effondrement de la galerie, aux conditions de travail des mineurs et aux moyens techniques inédits à mobiliser. Il s’est d’ailleurs basé sur un rapport du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), qui montre que le déstockage des déchets est « techniquement faisable », mais demeure complexe et nécessiterait l’emploi des « techniques les plus pointues au niveau mondial »« La technique préconisée était déjà d’équiper les ouvriers avec des scaphandres et ensuite d’automatiser au maximum le processus d’extraction », explique Michèle Rousseau, la présidente du BRGM. Autre élément pointé dans l’étude, les risques de pollution : « On a dit ‘si on laisse les déchets dans la mine, dans 600 à 1 000 ans, il pourrait y avoir un suintement dans la nappe d’Alsace. »

Ce rapport du BRGM est donc double : laisser les déchets représente un risque de pollution dans la nappe de certains déchets liquides et coûterait 80 millions d’euros de travaux pour le confinement. Mais enlever les déchets représente des risques d’accidents du travail, une mobilisation d’engins inédite et coûterait entre 300 et 400 millions d’euros.

Aujourd’hui, les associations ne veulent pas en rester là et comptent bien rappeler aussi la leçon de Stocamine au moment où se décide le site de Bure, qui prévoit d’enfouir aussi, à 500 mètres sous terre, nos déchets radioactifs les plus dangereux.

source

Aujourd’hui, les MDPA (La société Mines de potasse d’Alsace, dont l’État est propriétaire, ndlr) assurent que les galeries s’effondrent trop rapidement pour envisager l’extraction de tous les déchets. C’est faux, rétorquent les opposants. Michel Eidenschenck est descendu visiter le centre en décembre 2016. Certes, le temps presse, mais « l’entreprise allemande qui s’occupe du déstockage, Saar Montan, a acquis un savoir-faire et a un mode opératoire qui fonctionne. Le problème, c’est que le directeur actuel des MDPA, Alain Rollet, s’est toujours positionné en faveur du confinement » (…) 

Que faire de tous ces déchets dangereux s’ils étaient finalement retirés ? « Aujourd’hui, nos déchets dits ultimes vont en Allemagne, qui dispose d’une mine aux galeries bien plus stables que les nôtres, indique Yann Flory. Mais, globalement, on ne pense pas que le stockage souterrain soit souhaitable : une fois que les déchets sont enfouis, on ne contrôle plus rien. » « Pour ce qui est des déchets de classe 1 — déchets amiantés et résidus d’épuration des fumées d’incinération des ordures ménagères —, on peut très bien les garder dans des centres de stockage en surface prévus pour ça », complète le membre de la CFDT (source)

Maintenant Revenons un peu aux déchets nucléaires. La problématique est encore pire. 

Les déchets radioactifs s’entassent partout en France

Résultat de recherche d'images pour "Les déchets radioactifs s’entassent partout en France"

Et pour couronner le tout, la solution du GIEC face au changement climatique est toute trouvée :  Le GIEC persiste et signe : le nucléaire est l’avenir de l’humanité… On est mal barrés. 

Résultat de recherche d'images pour "nucléaire caricature"

Publicités
 
 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , ,

Les risques d’une IA avancée sont réels. Nous devons agir avant qu’il ne soit trop tard, avertissent les experts

intelligence artificielle et big data

Entre ce qu’on raconte et diffuse au public et la réalité de ce qui se fait dans le secret des labos et des centres de recherches, il y a probablement des années lumières… Je l’ai déjà dit je soupçonne fortement que l’IA a d’ores et déjà atteint un « point de non retour », et qu’elle est bien plus développée que ce que le grand public en sait. Si ce n’est pas encore le cas alors c’est vraiment imminent. De nos jours L’IA est un domaine qui s’est « démocratisé ». Et il existe par exemple depuis quelques années des intelligences artificielles capables … d’engendrer d’autres systèmes intelligents. Oui, une IA capable de générer sa propre IAL’humanité joue avec le feu, beaucoup parmi les plus grands experts de la question, et les plus grandes personnalités de la planète, nous ont pourtant maintes fois mis en garde. Z 

L’intelligence artificielle peut jouer aux échecs, conduire une voiture et diagnostiquer des problèmes médicaux. Citons par exemple AlphaGo de Google DeepMind, les véhicules autonomes de Tesla et Watson d’IBM.

Ce type d’intelligence artificielle est appelé intelligence artificielle étroite – des systèmes non humains qui peuvent accomplir une tâche spécifique. Nous rencontrons ce type d’appareil tous les jours, et son utilisation augmente rapidement.

Mais si de nombreuses capacités impressionnantes ont été démontrées, nous commençons aussi à voir des problèmes. Dans le pire des cas, il s’agissait d’une voiture d’essai de conduite automatique qui a heurté un piéton en mars. Le piéton est mort et l’incident fait toujours l’objet d’une enquête.

La prochaine génération d’IA

Avec la prochaine génération d’IA, les enjeux seront certainement beaucoup plus élevés.

L’intelligence générale artificielle (AGI) disposera de capacités de calcul avancées et d’intelligence au niveau humain. Les systèmes AGI pourront apprendre, résoudre des problèmes, s’adapter et s’améliorer.

Ils accompliront même des tâches qui vont au-delà de celles pour lesquelles ils ont été conçus.

Il est important de noter que leur taux d’amélioration pourrait être exponentiel puisqu’ils deviennent beaucoup plus avancés que leurs créateurs humains. L’introduction de l’AGI pourrait rapidement donner naissance à la Super Intelligence Artificielle (SIA).

Bien qu’il n’existe pas encore de systèmes AGI pleinement opérationnels, on estime qu’ils seront parmi nous entre 2029 et la fin du siècle.

Ce qui semble presque certain, c’est qu’ils finiront par arriver. Lorsqu’ils seront pleinement opérationnels, on craint fort naturellement que nous ne soyons pas en mesure de les contrôler.

Les risques associés à l’AGI

Il ne fait aucun doute que les systèmes AGI pourraient transformer l’humanité.

Parmi les applications les plus puissantes, mentionnons la guérison des maladies, la résolution de défis mondiaux complexes comme les changements climatiques et la sécurité alimentaire, et l’amorce d’un boom technologique mondial.

Mais l’échec de la mise en œuvre de contrôles appropriés pourrait avoir des conséquences catastrophiques.

Malgré ce que nous voyons dans les films hollywoodiens, les menaces existentielles ne sont pas susceptibles d’impliquer des robots tueurs.

Le problème ne sera pas un problème de malveillance, mais plutôt un problème d’intelligence, écrit Max Tegmark, professeur au MIT, dans son livre Life 3.0: Being Human in the Age of Artificial Intelligence.

C’est ici que la science des systèmes homme-machine – connue sous le nom de facteurs humains et d’ergonomie – prendra le dessus.

Les risques découleront du fait que les systèmes super-intelligents identifieront des façons plus efficaces de faire les choses, concocteront leurs propres stratégies pour atteindre leurs objectifs, et développeront même leurs propres objectifs.

Imaginez ces exemples :

  • Un système AGI chargé de prévenir le VIH décide d’éradiquer le problème en tuant tous ceux qui sont porteurs de la maladie, ou un système chargé de guérir le cancer décide de tuer tous ceux qui ont une prédisposition génétique pour cette maladie.
  • Un drone militaire autonome de l’AGI décide que le seul moyen de garantir la destruction d’une cible ennemie est d’exterminer une communauté entière.
  • Une AGI qui protège l’environnement décide que la seule façon de ralentir ou d’inverser le changement climatique est d’éliminer les technologies et les humains qui l’induisent.

Ces scénarios soulèvent le spectre de systèmes d’AGI disparates qui s’affrontent, dont aucune ne considère les préoccupations humaines comme leur mandat central.

Divers avenirs dystopiques ont été avancés, y compris ceux dans lesquels l’homme finit par devenir obsolète, avec pour conséquence l’extinction de la race humaine.

D’autres ont transmis des perturbations moins extrêmes mais néanmoins importantes, notamment l’utilisation malveillante de l’AGI à des fins terroristes et de cyber-attaques, la suppression du travail humain et la surveillance de masse, pour n’en citer que quelques-unes.

Il est donc nécessaire de mener des enquêtes centrées sur l’être humain pour trouver les moyens les plus sûrs de concevoir et de gérer l’AGI afin de minimiser les risques et de maximiser les avantages.

Comment contrôler l’AGI

Contrôler l’AGI n’est pas aussi simple que d’appliquer simplement les mêmes types de contrôles qui ont tendance à garder les humains sous contrôle.

De nombreux contrôles sur le comportement humain reposent sur notre conscience, nos émotions et l’application de nos valeurs morales. Les AGI n’auront besoin d’aucun de ces attributs pour nous faire du mal. Les formes actuelles de contrôle ne suffisent pas.

On peut soutenir qu’il y a trois ensembles de contrôles qui doivent être développés et testés immédiatement :

1. Les contrôles nécessaires pour s’assurer que les concepteurs et les développeurs de systèmes AGI créent des systèmes AGI sûrs et sans risque.

2. Les contrôles qui doivent être intégrés dans les AGI elles-mêmes, tels que le “bon sens”, la morale, les procédures opérationnelles, les règles de décision, etc.

3. Les contrôles qui doivent être ajoutés aux systèmes plus larges dans lesquels l’AGI fonctionnera, tels que la réglementation, les codes de pratique, les procédures d’exploitation normalisées, les systèmes de surveillance et l’infrastructure.

Human Factors and Ergonomics propose des méthodes qui peuvent être utilisées pour identifier, concevoir et tester ces contrôles bien avant l’arrivée des systèmes AGI.

Par exemple, il est possible de modéliser les contrôles qui existent dans un système particulier, de modéliser le comportement probable des systèmes AGI au sein de cette structure de contrôle et d’identifier les risques de sécurité.

Cela nous permettra de déterminer où de nouveaux contrôles sont nécessaires, de les concevoir, puis de les remodeler pour voir si les risques sont éliminés en conséquence.

De plus, nos modèles de cognition et de prise de décision peuvent être utilisés pour s’assurer que les AGI se comportent correctement et ont des valeurs humanistes.

Agissez maintenant, pas plus tard

Ce genre de recherche est en cours, mais il n’y en a pas suffisamment et il n’y a pas suffisamment de disciplines concernées.

Même Elon Musk, l’entrepreneur de haute technologie Elon Musk, a mis en garde contre la crise existentielle à laquelle l’humanité est confrontée en raison de l’IA avancée et a parlé de la nécessité de réglementer l’IA avant qu’il ne soit trop tard.

La prochaine décennie représente une période critique. Il est possible de créer des systèmes d’AGI sûrs et efficaces qui peuvent avoir des avantages considérables pour la société et l’humanité.

Dans le même temps, le maintien du statu quo, dans lequel nous rattrapons les progrès technologiques rapides, pourrait contribuer à l’extinction de l’espèce humaine. La balle est dans notre camp, mais elle ne le sera plus très longtemps.

Lire aussi : Intelligence Artificielle : une mise en garde de ses créateurs sur l’utilisation abusive des données et l’avenir

Source : ScienceAlert – traduit par Anguille sous roche

 
Poster un commentaire

Publié par le 7 février 2019 dans général, Sciences, société

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , ,

LBD40, RIC – Philippe Pascot en parle

 
Poster un commentaire

Publié par le 7 février 2019 dans général, Politique, société, Vidéos (Toutes)

 

Étiquettes : , ,

Gilets Jaunes : la crise médiatique dans la crise démocratique

Gilets Jaunes : la crise médiatique dans la crise démocratique

Nous publions ci-dessous, sous forme de tribune [1], un article de Jérôme Latta, journaliste indépendant et cofondateur des Cahiers du football. Ce texte, publié sur son blog de Mediapart, aborde la question de la défiance qui s’exprime vis-à-vis des médias et revient sur les réactions médiatiques qu’elle suscite. Un sujet que nous avons évoqué dans un précédent article et sur lequel nous reviendrons. De son point de vue de journaliste, Jérôme Latta repose les termes de cette « crise médiatique » et invite à une « réinvention du travail journalistique », qui passerait notamment par une meilleure prise en compte de la critique des médias (Acrimed).

*

Le mouvement des Gilets Jaunes a dirigé une partie de son ressentiment contre les médias d’information. Il a aussi confirmé la responsabilité de ceux-ci dans le marasme démocratique actuel, et conforté la nécessité d’une révolution journalistique.

C’est un des fronts ouverts par les Gilets Jaunes, pas le moindre. La colère s’est aussi exprimée contre « les médias », sous des formes diverses, pour certaines violentes. « Tournée des médias » lors de l’acte VII du 29 décembre, blocages d’imprimeries et de dépôts de journauxmenaces et agressions contre des journalistes… Les cibles ont été désignées, parfois attaquées.

Les Gilets Jaunes ont d’abord des griefs contre la médiatisation de leur mouvement, s’estimant traités de manière inéquitable. Ils en ont de plus anciens : ils se sentent ignorés en temps ordinaire ; n’ont plus confiance dans les médias d’information ; voient « les journalistes » comme les membres d’une élite qui leur nuit ; et, pour les plus radicaux, ressentent donc de la « haine » envers eux.

Ce ressentiment est d’une ampleur trop considérable pour être réduit à ses manifestations les plus navrantes. Fût-il aussi vieux que la profession elle-même, ses formes actuelles sont trop exacerbées pour être ignorées. Les médias d’information générale et politique, les journalistes ont le devoir de chercher à comprendre cette colère, pas seulement de la condamner : d’une part parce que c’est leur travail, d’autre part parce qu’il y va de leur avenir – quitte à ce que l’introspection soit douloureuse.

L’ensemble de la profession a été secouée par le constat du degré d’hostilité qu’elle suscite. La sidération a été redoublée par le constat que les journalistes pouvaient aussi se retrouver la cible des forces de l’ordre et subir des tirs de LBD, des brimades et des entraves (illégales) à leur travail.

Pour certains, cette tombée des nues présente une similitude frappante avec celle du pouvoir découvrant l’ampleur de la rage populaire, si peu anticipée, mais si explicable, des Gilets Jaunes. D’autres n’avaient pas attendu les événements pour remettre en cause et réinventer, souvent avec bonheur, leur pratique du journalisme.

Si l’hiver 2019 est d’ores et déjà le moment d’une commotion et d’une prise de conscience, il faut qu’il marque aussi l’amorce d’une remise en cause et d’une transformation du travail journalistique.

L’incantation démocratique

Face à cette expression de la défiance envers les médias institutionnels, face à la mesure de son aggravation, des réactions plus faciles que l’introspection critique ont été adoptées. Notamment la fuite dans la stigmatisation accrue des Gilets Jaunes, en diagnostiquant leur imbécillité foncière, attestée par leur goût pour Facebook, les fake news, le complotisme et, bien sûr, la violence [combo Aphatie]. Ou, plus banalement, le refuge dans une indignation d’autant plus outrée qu’elle est destinée à rester sans suite.

Au sein de la profession, les condamnations collectives, les expressions de solidarité se sont multipliées ces derniers jours, de la part de sociétés de journalistes, de rédactions, de syndicats, etc. Elles sont évidemment aussi légitimes que nécessaires, mais elles laissent de plus en plus transparaître leur caractère convenu, quasiment rituel, leur impuissance pétitionnaire voire leur fonction d’échappatoire.

L’entreprise devient en effet suspecte quand il s’agit de se draper, de manière incantatoire, dans de grands principes démocratiques – sacrés mais décidément trop vaporeux pour susciter des exigences concrètes envers soi-même. Or non seulement l’érection d’un mur de réprobation collective ne contribue pas à rendre le message audible en dehors des concernés, mais il ressemble aussi à une manière de s’épargner tout examen de conscience.

L’indignation ne doit pas être un moyen d’éluder le constat d’un malaise bien plus large et plus profond, qu’il faut examiner au-delà des condamnations de rigueur. Elle dit que les professionnels de l’information ne peuvent plus faire l’économie d’un véritable travail autocritique, qu’ils ne peuvent plus s’exclure des causes du problème. « Nous exigeons des médias libres, indépendants et objectifs », a-t-il été écrit dans un cahier de doléances cité par Libération. Pourquoi ce contrat élémentaire n’est-il pas assuré ?

Les principes défendus doivent évidemment l’être. C’est précisément pourquoi il est permis de se demander s’ils le sont au quotidien par tous les médias et les journalistes qui se réunissent soudain sous la même bannière. C’est-à-dire de se demander quelle est la crédibilité de toute la fraction du monde médiatique qui invoque la démocratie et ses valeurs alors que, par exemple, elle approuve (ou laisse advenir) des atteintes en série contre les libertés fondamentales.

Aujourd’hui, une presse majoritairement dans le giron de quelques grandes fortunes est-elle en position de fonder sa crédibilité sur son indépendance ? Sa contribution déterminante à l’hégémonie idéologique actuelle du libéralisme la rend-elle crédible en matière de pluralisme ? Face aux échecs de cette doctrine, diagnostiqué à son tour par le mouvement des Gilets Jaunes, quelle lucidité et quelle capacité critique peut-on attendre d’elle ?

Lesquels des journalistes têtes de gondole et des patrons de rédaction se sont soulevés quand le législateur a progressivement rogné les libertés fondamentales – pas seulement celles les concernant, comme le secret des sources, la protection des lanceurs d’alerte ou le secret des affaires ? C’est-à-dire quand le droit de manifester a été remis en cause, quand la police préventive est entrée en vigueur, quand le maintien de l’ordre a accentué sa brutalité, bien avant les Gilets Jaunes ?

Au cours des dernières semaines, ont-ils accordé à ces questions des violences policières, des doctrines du maintien de l’ordre à la française et du renchérissement sécuritaire du gouvernement la place que de dignes défenseurs de la démocratie leur accorderaient ?

S’en tenir à l’indignation et aux incantations constitue une stratégie d’évitement efficace, consistant à refouler l’idée que les médias sont parties prenantes de la crise démocratique qui, année après année, se révèle plus explicitement. Consistant aussi à ignorer que les attaques sont moins globalisantes qu’on veut bien le croire, qu’elles désignent d’abord les chaînes d’information et l’éditocratie, la fraction dominante du champ médiatique. Même du regrettable manque de discernement des Gilets Jaunes, il faut comprendre les causes.

Le flagrant déni des violences policières

BFMTV, LCI ou CNews – cibles privilégiées – n’ont pas le monopole du sensationnalisme ni des mises en scènes partielles et partiales. Le traitement de la question des violences policières a fait office de révélateur paradoxal. Tardivement, mais irrésistiblement, l’absence de ce traitement s’est révélée intenable, et coupable – y compris de la part des médias publics. Car longtemps, il ne fut quasiment question – et dans quelles proportions – que de la violence des « casseurs » et des manifestants.

Avant que l’abcès ne crève, de manière spectaculaire presque du jour au lendemain, les violences policières ont semblé ne même pas constituer un sujet, tandis que les débordements des manifestants se situaient tout en haut de la hiérarchie de l’information. L’accent était mis sur la difficulté du travail des forces de l’ordre (avec abondance d’interventions de syndicalistes policiers), sur l’impact économique des blocages et de la casse, tandis que les nombreuses condamnations du gouvernement étaient assidûment reprises.

De nombreux Gilets Jaunes, qui ne se recrutent pas dans les populations habituellement manifestantes, ont découvert l’envers d’un décor : la réduction des mobilisations aux violences et des manifestants aux casseurs. Si les militants de gauche ont fini par s’y résigner, ils n’ignorent pas la cruauté de ce traitement et ne s’étonnent pas de la colère qu’il peut soulever en retour. Car de fait, cette information-là est partielle et partiale jusqu’à la malhonnêteté.

Quelle est cette sorte de démocratie où les forces de l’ordre optent pour l’escalade, provoquent des mutilations en toute connaissance de cause et se livrent à des agressions gratuites, avec la bénédiction d’un gouvernement qui fait voter l’interdiction administrative de manifester ? Les habitants des « quartiers », les supporters de football et les acteurs des mouvements sociaux ont tour à tour fait les frais de la privation de droits élémentaires, de la militarisation des forces de l’ordre et d’une doctrine brutale du maintien de l’ordre… dans une grande indifférence médiatique.

Cette indifférence n’a plus tenu avec les Gilets Jaunes – d’une part parce que c’est une autre population, d’autre part parce que les brutalités policières ont été visibles partout… hors des médias institutionnels. Lesquels, ainsi, se mettent eux-mêmes en accusation. Une omission aussi grossière ne peut en effet que conforter les reproches qui leur sont adressés dont, en particulier, les accusations de parti pris étatique : cette inégalité de traitement épouse trop manifestement la stratégie du pouvoir.

journalistes 20190207

Il reste à se demander pourquoi le discours sur les violences policières (et sur leur existence même !) est encore, la plupart du temps, laissé au soin des victimes et des militants. Pourquoi il est conjugué au conditionnel ou sous forme interrogative, comme une simple hypothèse, ou au mieux sous l’angle du LBD et non des doctrines du maintien de l’ordre.

Il faut encore s’étonner que le sujet ait été majoritairement sous-traité à des francs-tireurs de bonne volonté comme David Dufresne – baptisé ici et là « le journaliste anti-violences policières » comme si tous les journalistes ne devraient pas être « anti-violences policières ». Pourquoi, ainsi que le remarque Vincent Glad, il est si souvent cantonné aux rubriques de fact checking – comme s’il était constitué d’allégations et non de faits vérifiables.

Sous la pression de l’évidence, le sujet a donc fini par être abordé de front : la digue a même cédé de manière spectaculaire ces dernières semaines. Mieux vaut tard que jamais, mais ce retard n’en est pas moins significatif. Combien de sujets pas moins essentiels sont pareillement et continuellement écartés ?

L’honneur des (autres) journalistes

L’union sacrée de la profession pose, ainsi, un problème quand elle solidarise ceux qui la servent avec rigueur, exigence et honnêteté intellectuelle, et ceux qui en dévaluent les principes les plus élémentaires. En l’espèce, le manque de discernement est partagé, de manière troublante, entre les Gilets Jaunes et leur cible. On affirme avec raison qu’il est ridiculement généralisateur de dénoncer « les médias » ; et néanmoins on fait corps, par réflexe, en donnant prise à cette généralisation.

Beaucoup de journalistes, qui déplorent qu’on les mette dans le « même sac », s’y précipitent donc à chaque nouvel épisode de solidarité confraternelle. Peut-être faut-il observer de plus près le profil de ceux-là, qui bien souvent appartiennent à la partie la mieux installée de la profession. Quoi qu’il en soit, ces protestations unanimistes entretiennent aussi un malentendu et une injustice.

La rage antimédiatique – celle des Gilets Jaunes comme celle qui l’a précédée – manque de subtilité dans ses cibles, elle ignore ou englobe souvent, à tort, tous les journalistes qui font bien leur travail et tous ceux qui, encore plus nombreux, regrettent de ne pas pouvoir le faire mieux. Elle tombe ainsi sur les milliers de pigistes précarisés qui se retrouvent doublement victimes.

Même l’existence de mauvais journalistes est moins imputable à ces derniers qu’aux responsables de leur recrutement et – pire – de leur avancement. Dans bien des domaines de l’actualité, combien de charlatans et de tartufes occupent les meilleures positions ? On a beau rire de plus en plus fort de ces invraisemblables spécimens du journalisme de révérence, mille fois discrédités ils persistent, se cooptent, s’éternisent.

journalistes 2 20190207

Pour ce scandale comme pour les autres, il faudrait abandonner la fallacieuse réserve professionnelle (de même que la prudence professionnelle, mais c’est plus risqué) et dire en toutes lettres, voire en gros mots, l’abyssale nullité de l’éditorialisme national. Il faudrait, en somme, que les journalistes se désolidarisent de la chefferie et de l’éditocratie, voire s’insurgent à leur tour pour reprendre le pouvoir dans les rédactions. On n’en est pas à ce point-là, mais on s’en est peut-être rapproché. Des rédactions s’interrogent, des directions sont interpellées.

Un contre-pouvoir introuvable

Les médias d’information sont au cœur de la profonde crise démocratique actuelle. Envisager leur responsabilité n’est pas remettre en cause leur rôle – du moins celui qu’ils devraient jouer. De ce point de vue, il est significatif que les violences policières ne soient pas le seul thème remarquablement occulté dans l’espace médiatique : l’imposition, par les Gilets Jaunes, des questions de justice fiscale et sociale indique un autre angle mort, pas moins considérable.

Nous arrivons – espérons-le – au terme de trois ou quatre décennies d’hégémonie de la pensée libérale, assurée par les pédagogues de la soumission, les évangélistes du marché, les chantres du there is no alternative sur toutes les grandes ondes, dans presque tous les quotidiens.

Leur déni croissant de la réalité économique et sociale de la France a fini par envoyer « les journalistes » dans le même monde parallèle que « les politiques », les englober dans le même discrédit, dans le même rejet d’une « caste » ou d’une « élite » coupée des réalités, qui ne défend que ses intérêts. « Ceux qui pensent qu’après trente-cinq ans de matraquage néolibéral inouï, un changement de paradigme pourrait se faire dans le calme, sont soit des naïfs soit des complices », résume l’écrivain Laurent Binet.

L’hostilité dont ils sont l’objet est aussi la conséquence d’un manque criant de pluralisme, d’abord au sens de représentativité des populations : des tranches entières de la société française ne se reconnaissent pas, ne s’entendent pas, ne se sentent ni défendues, ni considérées. Comme les habitants des quartiers populaires, ceux des périphéries et de la ruralité tentent de conjurer leur invisibilité, de faire constater la fracture médiatique

L’excuse de la « neutralité » est caduque quand elle n’est plus qu’une posture qui ne laisse de place qu’à la doxa économique libérale tout en faisant preuve d’une invraisemblance complaisance politique pour la pensée d’extrême droite. Loin d’assurer la contradiction, la pluralité des opinions, la présence d’une pensée critique, le débat politique est dissous dans le commentaire dérisoire des stratégies de communication et dans les amalgames débilitants des « extrêmes » et du « populisme ».

Si ceux qui exercent le pouvoir médiatique avaient été un contre-pouvoir, ils auraient assuré un minimum de contradiction à une doctrine économique qu’ils ont au contraire défendue jusqu’au dogmatisme. L’idéologie, c’était les autres. La panique morale actuelle de l’éditocratie indique aussi bien sa perte de sens commun que les intérêts qu’elle défend.

S’ils avaient eu une conscience de leurs responsabilités, ils n’auraient pas ouvert si complaisamment les vannes, non seulement de la médiocrité, mais aussi des opinions les plus toxiques – comme pour mieux verrouiller l’alternative fatale entre le libéralisme et le fascisme, entre la stupidité et l’horreur.

Ils auraient accordé une place centrale à des sujets comme l’évasion fiscale, les atteintes aux libertés publiques, l’aggravation des inégalités et de la violence sociale, la faillite politique de l’Union Européenne, le coût de la crise financière, le désastre écologique, le pouvoir des lobbies, etc. Ils auraient mis en examen les doctrines qui gouvernent, audité leurs conséquences, instruit les responsabilités.

En somme, s’ils avaient réellement assumé la fonction démocratique dont ils se prévalent, ils ne se retrouveraient pas aujourd’hui dans une position aussi compromise. Celle de spectateurs ou de complices de l’avènement des populistes identitaires et réactionnaires, incapables de pressentir ni de comprendre la colère qui éclate et les prend pour cible.

Réinventer le travail journalistique

Une large part du traitement médiatique du mouvement des Gilets Jaunes, la plus « visible », a été problématique et de nature à exacerber le ressentiment. Mais une frange de médias a produit un effort de reportage considérable. Conscients de longue date du gouffre entre l’information et la population, ou récemment dessillés, des journalistes se sont lancés sur ce terrain avec humilité et envie, d’autres se sont interrogés sur les causes de l’hostilité et sur leurs propres responsabilités.

Le mouvement des Gilets Jaunes a en effet ramené, de force, l’information sur le terrain, en l’occurrence sur des terrains négligés. Des ronds-points aux groupes Facebook, des périphéries aux classes populaires, de la justice fiscale à la justice sociale, il a fallu s’engager sur des territoires peu arpentés.

Si le « média culpa » a commencé, il faut encore évaluer sa capacité à susciter une réelle transformation. On connaît la force d’inertie engendrée par ceux qui résistent pour maintenir leur avantageuse position.

journalistes 3 20190207

En 2016, année du référendum sur le Brexit et de l’élection de Donald Trump, la découverte (tardive) des ravages des fake news, des effets délétères des « bulles de filtre » ou de la malignité des algorithmes aurait déjà dû susciter une remise en cause fondamentale. Elle a souvent été un moment de déploration et de fatalisme condescendant qui impute l’essentiel de la responsabilité aux réseaux sociaux – sans se demander si leur succès n’était pas accentué par la perte de crédit des médias traditionnels.

Bien sûr, beaucoup de journalistes accomplissent un travail remarquable, y compris dans ces médias-là. Des efforts ont été consentis, des progrès accomplis – non sans limites et travers, comme avec le fact checking, mais avec un certain volontarisme. Des démarches créatives et audacieuses ont été entreprises, des médias indépendants et ambitieux ont été lancés, le métier est en effervescence et de nombreux confrères s’interrogent ouvertement sur leur travail, à la lumière des événements actuels.

Il est par ailleurs possible aujourd’hui, plus qu’il y a quelques années, d’accéder à une information sûre, exigeante, pluraliste et, surtout, indépendante. Mais celle-ci reste en marge, comme une exception, ses modèles économiques sont fragiles et difficiles à reproduire. Il y a encore toute une révolution à accomplir.

Pour une (auto)critique des médias

Malgré des progrès récents depuis la crise des « fake news », la critique des médias reste marginalisée, laissée à des officines valeureuses et à quelques francs-tireurs, auxquels on réserve une hostilité hélas largement partagée dans la profession. Elle coûte cher sur un marché du travail journalistique rétréci, où il vaut mieux ne se fâcher avec personne. Aussi cette corporation est-elle si peu capable de retourner ses outils sur elle, restant à l’abri dans son propre angle mort.

La critique des médias relève pourtant d’un travail profondément journalistique, et d’une démarche réflexive qui devrait être au centre de la production d’information. Si le journalisme, l’information des citoyens, l’indépendance des médias sont si essentiels à la démocratie, la profession doit impérativement s’appliquer les plus grandes exigences éthiques et déontologiques. Ses seules chartes en la matière (dont l’une date de 1971) sont déclaratives et régulièrement bafouées, dans la plus grande impunité puisqu’elle ne dispose d’aucun organe de contrôle.

Aussi refoulée soit-elle, la critique des médias fait son retour sous la forme d’une vague puissante. L’ensemble des événements récents, pas seulement ceux les concernant, indiquent aux médias d’information la nécessité et l’urgence absolues de cette réflexion. S’il y a une restauration démocratique à opérer, elle passera nécessairement par une révolution dans l’information.

Il faut défendre un journalisme critique et expert, capable de faire du fact checking en direct – tout le contraire d’un journalisme déblatératif qui consiste à donner la parole à des spécialistes en matière générale pour parler de tout et n’importe quoi, n’importe comment.

Un journalisme à la fois ambitieux et modeste, qui cesse de se regarder le nombril, crève ses propres bulles de filtre et sort de ses zones de confort. Un journalisme qui, au lieu de les inviter constamment, met ses ennemis dehors : les éditorialistes fumeux, les faux intellectuels, les experts discrédités, les lobbyistes à la solde, les communicants et les sondeurs, les essayistes de raccroc, les distillateurs de haine.

Les rédactions doivent remettre en cause cette fausse « neutralité » qui fait d’elles les auxiliaires actifs ou passifs de l’idéologie dominante. Il faut certes poursuivre l’objectivité, mais sans en être dupe. Il est peut-être temps de promouvoir un « journalisme des opinions », un journalisme d’opinion qui ne se cache pas de l’être. Un journalisme qui dise toujours d’où il parle et d’où parlent ses interlocuteurs, qui ménage de véritables débats contradictoires : l’ideology checking devrait aller de pair avec le fact checking, quitte à compliquer ce dernier.

Il y aura toujours du mauvais journalisme ; il faut plus de bon journalisme, plus créatif, plus indépendant, plus politique, plus militant – ne serait-ce que pour défendre le journalisme. Il faut enrayer la cooptation des médiocres, s’adresser à l’intelligence en faisant le pari de celle des citoyens, être, enfin, véritablement digne de la démocratie en cessant de se payer de grands mots.

Jérôme Latta

[1] Les articles publiés sous forme de « tribune » n’engagent pas collectivement l’association Acrimed, mais seulement leurs auteurs dont nous ne partageons pas nécessairement toutes les positions.

source

 
1 commentaire

Publié par le 7 février 2019 dans Education - information, général, Politique, Sciences

 

Étiquettes : , , , ,

Les armes de la guerre des étoiles sont déjà là

Les armes de la guerre des étoiles sont déjà là

Course à l’armement – Les Russes (et les chinois) atteignent un niveau de technologie militaire hors du commun, et ce que nous savons et qui est diffusé au public n’est que le dessus de l’iceberg… On a assez peu d’infos du coté US, quant à l’Europe heuuu (et pourtant c’est pas les cerveaux qui manquent loin de là)… Qu’attend le monde pour se débarrasser des armes nucléaires, qui je le suppose sont obsolètes (en plus d’être dangereuse pour la planète et l’humanité) ??… Z 

Roscosmos a publié un dessin du prototype de la navette russe réutilisable et sans pilote. Le drone est lancé à partir d’un avion M-55 à un plafond de 21 830 m. Après son lancement, la navette démarre le système de propulsion. Le système de propulsion est l’étape de positionnement par le satellite géostationnaire ; il est appelé Breeze M.

Cette navette suborbitale n’est pas une nouveauté. Au cours de la période 1959-1968, l’avion américain X-15 a battu le record de vitesse de 7 258 km/h (Mach 6,7) et l’altitude de 107 960 m. Le moteur du X-15 a fonctionné pendant 150 secondes, tandis que le Breeze M a déjà fonctionné pendant 3 200 secondes et peut être désactivé et redémarré. En plus du moteur de propulsion (14D30), le complexe Breeze dispose également de 12 petits moteurs d’orientation et de 4 moteurs à vernier qui permettent des manœuvres dans l’espace.

Quelle est la mission de ce drone aérospatial ?

L’altitude maximale et le rayon d’action des drones de l’aérospatiale russe sont presque identiques à ceux des missiles antibalistiques américain SM-3 Block 1b. C’est pourquoi je pense que leurs missions sont les mêmes.  Rappelons-nous de la période juste après le déploiement des missiles nucléaires en Europe et le lancement de « la Guerre des Etoiles » par l’administration Reagan. L’URSS avait alors conçu la station orbitale Naryad V, placée sur orbite avec la fusée UR-100. La station était en réalité un système Breeze M, armé de missiles air-air guidés.

Naryad V a reçu, à partir du sol, l’ordre de modifier les paramètres orbitaux, d’approcher et de détruire les satellites orbitant à l’altitude de 40 000 km. La priorité était donnée aux satellites de communications militaires américains, utilisés pour espionner les réseaux de communications terrestres, navales, aériennes, et aussi d’alerte en cas de lancement de missiles par l’Union Soviétique. Une autre mission de la station orbitale de Naryad était la destruction des missiles balistiques américains déjà lancés.

Le drone aérospatial suborbital russe est une station Naryad V qui remplit sa mission sans avoir à orbiter autour de la Terre. Pour détecter et suivre les missiles balistiques, les satellites en orbite basse, les drones russes doivent être équipés d’un système optique infrarouge à haute résolution (Sapsan) et d’un télémètre laser pour déterminer la distance qui les sépare de la cible. Le système Sapsan est monté sur des avions russes. Les missiles air-air K-74M (izdeliye 750) peuvent être lancés à partir des extrémités des ailes. Dans l’espace, ces missiles ne rencontrent aucune résistance et peuvent atteindre une cible située à 40 000 km.

Par Valentin Vasilescu

source

 
 

Étiquettes : , , , ,

Donald Tusk promet « une place spéciale en enfer » pour les pro-Brexit

Je pense qu’avec le brexit l’UE veut faire un exemple pour les autres pays (comme l’Italie, au hasard…) : si vous sortez ce sera « l’enfer » pour vous. Il est vrai que les traités sont hyper contraignants et crée presque une prison pour les nations, mais il existe des solutions pour sortir de l’UE sans tout ce boucan (via l’article 50 du TUE ), surtout si l’UE y mettait du sien. Au delà – dans le monde actuel on a besoin d’une Europe forte (le cas de la GB est particulier), mais surement pas cette Europe de technocrates. A mon avis, à moins qu’un ou 2 grands pays ne crée une cassure, il faudra atteindre une masse critique de pays de l’UE qui veulent une autre Europe (celle des nations et des peuples) pour que les choses changent et faire vraiment une GRANDE Europe qui n’est pas un colosse aux pieds d’argile, mais qui marche sur ses 2 pieds. Z  

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, s’en est pris mercredi aux défenseurs du Brexit qui, selon lui, n’ont pas prévu les conséquences de ce divorce, n’hésitant pas à évoquer « la place spéciale en enfer » qui leur serait réservée.

« Je me demande souvent à quoi ressemble cette place en enfer pour les partisans du Brexit, qui n’ont même pas le début d’une idée sur le moyen de le mettre en oeuvre en toute sécurité »  (source)

———————————————————————————

A la veille d’une rencontre entre Theresa May et Jean-Claude Juncker, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a vivement critiqué les promoteurs du Brexit. 

La situation se tend entre Bruxelles et Londres. Ce mercredi 6 février, Donald Tusk s’est violemment attaqué aux partisans du Brexit, estimant qu’ils n’ont pas anticipé les conséquences du divorce, rapporte franceinfo.

Tusk promet « une place spéciale en enfer » pour les pro-Brexit

Dans un tweet, le président du Conseil européen s’est notamment interrogé sur la « place spéciale en enfer » qui pourrait être réservée aux pro-Brexit, qui font la promotion d’une sortie de l’Europe « sans même l’ébauche d’un plan pour [la] réaliser en toute sécurité ».

L’homme d’Etat polonais s’est également inquiété de la rencontre entre le Premier ministre britannique, Theresa May et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker : «  J’espère que demain nous entendrons, de la part de la Première ministre May, des suggestions réalistes sur la façon de mettre fin à l’impasse dans laquelle le retrait ordonné du Royaume-Uni de l’UE se trouve », a-t-il ajouté.

Source

Il n’en fallait pas davantage pour déclencher une violente riposte outre-Manche. «Donald Tusk montre une fois de plus son mépris pour les 17,4 millions de personnes qui ont voté pour échapper à la corruption de l’UE [lors du référendum de juin 2016]», a déclaré Sammy Wilson, un porte-parole du DUP, le parti ultra-conservateur nord-irlandais, qualifiant le président du Conseil d’«euro-maniaque démoniaque». Sur le même ton, le champion du Brexit Nigel Farage a estimé que la sortie de l’UE permettrait de libérer le Royaume-Uni de ces «tyrans arrogants et non élus». «C’est plutôt le paradis pour moi», a ajouté l’ancien patron de l’Ukip, le parti europhobe et anti-immigration, sur Twitter. (…)

Le 15 janvier, les députés britanniques avaient massivement rejeté l’accord sur le Brexit négocié par le Premier ministre conservateur Theresa May avec Bruxelles, dans un vote crucial pour l’avenir du Royaume-Uni, à deux mois et demi de la date prévue de sa sortie de l’Union européenne (UE). En difficulté, Theresa May avait néanmoins réussi le 29 janvier, à l’issue d’une séance parlementaire, à convaincre les députés britanniques de lui laisser renégocier l’accord de Brexit avec l’UE.

source

 
Poster un commentaire

Publié par le 7 février 2019 dans économie, général, International, Politique

 

Étiquettes : , , , ,

C’EST CASH ! Italie : le cauchemar de l’UE et tensions franco-italiennes

 

Étiquettes : , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :