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Archives du 1 février 2019

Violences policières et Gilets Jaunes (+ Pétition de soignants contre les LBD)

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Pétition de soignants contre les LBD : « J’ai vu des scanners de patients aux crânes fracassés » :

Le docteur Laurent Thines, professeur de neurochirurgie au CHU de Besançon, a lancé une pétition pour un moratoire sur l’utilisation des armes sublétales afin d’alerter « sur leur dangerosité extrême »

(….)

« J’ai été très choqué, en tant que neurochirurgien, de la gravité des lésions qui étaient infligées à des personnes qui, dans beaucoup de cas, manifestaient de façon pacifique. »

(…)

« J’ai vu des scanners de personnes qui avaient le crâne fracassé, avec des hématomes intracrâniens et des séquelles neurologiques. C’est tout simplement inacceptable. »

(….)

65 000 signataires pour la pétition demandant un moratoire sur les armes sublétales

Parmi eux, des médecins et d’autres membres du personnel paramédical. Tous remercient le neurochirurgien d’avoir osé prendre la parole sur ce sujet. « J’ai pesé le pour et le contre car ce n’est pas une démarche anodine. Mais on ne peut pas rester dans l’inaction. C’est intolérable médicalement et humainement. »

Le neurologue parle d’une dérive autoritaire lors des manifestations des gilets jaunes. Il n’hésite pas à évoquer une volonté politique de faire peur aux manifestants : pour lui, le ministère de l’Intérieur veut dissuader les gens d’aller manifester.

 

 
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Publié par le 1 février 2019 dans général, Santé - nutrition, société

 

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François Bégaudeau recadre l’équipe de C à vous

 
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Publié par le 1 février 2019 dans général, Politique, société, Vidéos (Toutes)

 

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Nous, Les Gilets Jaunes, nous allons réparer le monde que vous êtes en train de détruire !

De la dictature des banquiers à une civilisation adulte. NOUS VOULONS DE VRAIS EMPLOIS ET UNE VÉRITABLE UTILITÉ ! UNE RÉELLE DIGNITÉ ! NOUS VOULONS UN VRAI SENS POUR NOS VIES ! NOUS VOULONS SAUVER LA PLANÈTE DES MERDES POLLUANTES QUE VOUS NOUS CONTRAIGNEZ À PRODUIRE ET À VENDRE ! NOUS VOULONS SAUVER L’AVENIR DE NOS GOSSES ET DE TOUS LES GOSSES DE LA TERRE ENTIÈRE ! CAR RIEN N’EST PLUS SACRÉ QUE LA VIE ! NOUS VOULONS LA VRAIE LIBERTÉ ET LA FIN DE LA SERVITUDE PAR LA DETTE ! DES DETTES CRÉES PAR VOS BANQUES ET QUI NOUS POUSSENT À PRODUIRE DE LA MERDE ! NOUS GILETS JAUNES, NOUS ALLONS STOPPER TOUT CELA ! ET C’EST MAINTENANT ! ET C’EST POUR LE MONDE !

Notre monde a besoin de se débarrasser de la « science » économique qui n’est rien d’autre que la formalisation des règles du capitalisme et de la dictature des banquiers ! Le capitalisme tue la nature ! Il tue nos vies ! Il détruit nos familles ! Il assassine nos enfants dans vos guerres d’intérêts ! Grâce au prodigieux matraquage médiatique, l’idéologie économique n’est plus considérée comme une idéologie, c’est même pour certains, Fukuyama et les néoconservateurs : La fin de l’Histoire. Selon eux, nous n’avons pas le choix. Nous devons, bon gré ou mal gré, nous soumettre à la loi du marché, à la main invisible telle qu’Adam Smith l’a inventée. Hors le capitalisme point de salut ! La sacro-sainte économie capitaliste, cette nouvelle religion qui impose sa domination à l’ensemble du globe ! Toute-puissante, elle détruit la planète : pollution des éléments naturels, déforestation, création d’organismes génétiquement modifiés, brevets sur le vivant, etc.. Elle asservit et exclut des populations entières. Pour maintenir son dogme, elle donne à chacun un contrat social se limitant à : se plier ou être brisé. Le système éducatif, la publicité et les médias conditionnent les esprits, violent la liberté de pensée et dictent les modes de vie. Le Nord a instauré son modèle comme le seul et l’unique. Les pays du Sud et de l’Est, infériorisés, sont maintenus dans la servitude, par la guerre si nécessaire. Les multinationales y exploitent à leur gré et sans merci, matière première et main-d’œuvre. Le Nord impose ses volontés au reste de la planète, qu’il s’agisse d’économie, d’organisation sociale ou de régime politique. Les écarts de richesses s’agrandissent aussi au Nord. La politique libérale accroît la masse des « exclus » et asservit les salariés par la flexibilité et la précarité. Elle s’étend à tous les secteurs par la privatisation des services publics. Face à la peur de l’exclusion, la soumission à la loi du marché devient totale. L’individualisme et la compétition se développent. L’indifférence face à ceux qui sont victimes de la misère grandit. Les détenteurs du pouvoir financier appuyés par leurs relais politiques, intellectuels et médiatiques, et servis par le prodigieux développement de la technoscience, ont entrepris et presque réussi la colonisation de la planète. Ces transnationales imposent à toutes les formes de vie – humaines ou non – une même civilisation qui se teinte des cultures qu’elle absorbe. Partout, des mémoires et des savoirs millénaires sont effacés, des danses et des coutumes sont oubliées, des dieux et des temples délaissés, des peuples et des cultures disparaissent pour toujours. Partout, des champs sont surexploités et des écosystèmes dévastés. Dans chaque pays, les valets politiques et technocratiques des firmes transnationales trahissent les intérêts de leurs communautés en œuvrant à la généralisation de la guerre économique et à l’uniformisation du vivant.

 

La chute du Mur de Berlin a été un événement politique considérable. Du jour au lendemain ou presque, le « contre-capitalisme » est démantelé, laissant le champ libre à une économie de marché planétaire. Le combat idéologique que nous mène ce système avec pour prétexte l’austérité afin de rembourser une « dette » est un véritable défi à la démocratie ; et à travers ce défi une atteinte à l’intégrité des nations, des peuples et de leur souveraineté. Fondé sur un économisme scientiste qui voit dans l’avènement de la société de marché l’accomplissement de l’Histoire universelle et la réalisation de la nature humaine, le néolibéralisme, par le biais d’une avant-garde d’économistes professionnels, promeut la production de l’homme nouveau adapté au marché mondial ; il use, pour ce faire, de la propagande des médias de masse et soumet ainsi chaque individu à la discipline managériale qui lui impose l’entreprise comme modèle de réalisation d’un soi préalablement défini comme producteur-consommateur. Il contribue ainsi à l’institution du marché comme totalité et s’emploie à détruire tout ce qui viendrait entraver son totalitarisme.

 

La science économique dans sa version « orthodoxe » ou néo-classique n’est rien de plus que le lavage de cerveau, le catéchisme imposé pour nous faire accepter les « lois » de l’économie de marché, autrement dit la dictature des maîtres de la monnaie : les banquiers. Il n’y a pas plus de loi du marché que de sciences économiques. Le système monétaire actuel n’est ni plus ni moins qu’une colossale escroquerie. Aucun pouvoir n’est éternel et donc l’infime élite qui est à la tête de cette escroquerie depuis deux siècles environ va perdre son pouvoir. Ce pouvoir, malgré sa violence, ne résistera pas aux feux de la vérité.

 

La prise de conscience par les esclaves modernes c’est actualisée aujourd’hui en France par les Gilets Jaunes et bientôt elle le sera aussi partout sur la planète. La lumière de la vérité est faite sur le fonctionnement du système monétaire actuel et sur les intrigues, les manipulations et les dissimulations utilisées par les hommes qui nous tiennent en esclavage grâce à ce système. Grâce à Internet, le subterfuge des banquiers est de plus en plus mis en lumière, et leur dictature est moribonde.

 

Notre société est fondamentalement absurde et profondément injuste à cause d’un système monétaire qui est une énorme supercherie ; ce système nous pousse toujours à plus de consommation et de « croissance » obligatoire afin simplement d’éviter l’écroulement de ce système monétaire. Débarrassés de ce système monétaire à réserves fractionnaires – c’est son nom – il est facile d’imaginer une civilisation beaucoup plus apaisée. Le problème, c’est que le pourcentage de la population qui comprend véritablement « l’arnaque » de ce système n’est peut-être pas encore assez élevé. Le regretté Bernard Maris a dit en 2014 dans un documentaire sur Arte que ce n’était pas facile à comprendre, mais que oui, les banquiers font de la fausse monnaie depuis toujours.

 

Messieurs les banquiers, avec vous, nos vies se résument à pratiquer des bullshit-jobs inutiles et nuisibles ! Des activités d’utilité artificielles qui n’ont pour unique but que de nous donner des grades dans la servitude ! De produire et de vendre de la merde polluante pour mériter notre droit de vivre et de maintenir un ordre social au sommet duquel vous régnez ! Votre système, le capitalisme, est incapable de financer la dépollution ! La bienveillance ! La transition écologique ! Le social ! Ce n’est pas rentable dites vous !? Nous sommes alors condamnés à produire de la merde parce que c’est rentable ! Vous avez inventé une économie où produire de la merde ça rapporte du fric et nettoyer la merde ça coûte du fric ! C’est tout ce que votre finance est capable de proposer !

 

Nous ne sommes pas des fainéants ! Nous ne sommes pas des paresseux ! Nous ne sommes pas des irresponsables ! Nous sommes bien au contraire, des individus courageux et conscients ! Nous sommes conscient que vous emmenez le monde droit vers le chaos ! Vous, par contre, vous êtes des incapables et des escrocs ! Nous allons vous virer à coup de pieds au cul et vous avez de la chance que nous sommes des non-violents, car certains d’entres vous, en d’autres temps, auraient mérités la guillotine ! Quoi qu’il en soit, vous méritez de passer quelques années en prison ! Nous avons compris que nous devons maintenant orienter nos efforts et la pertinence de l’action humaine en direction de projets réellement utiles et respectueux de l’environnement ! Des projets que votre finance de merde ne financera jamais parce que ce n’est pas rentable ! Nous allons le faire ! Nous allons réformer le système monétaire ! Révolutionner la banque et la finance !

 

Ce que nous vivons, ce n’est pas une crise, mais c’est la plus grande escroquerie de l’histoire de l’Humanité ! Il est plus que temps de nous réveiller et de foutre un bon coup de pied dans cette fourmilière de banksters, de multinationales et de psychopathes qui dirigent le monde. Ces fous veulent nous amener à une confrontation planétaire juste pour ne pas perdre le pouvoir. Nous le savons, les médias nous ont menti sur les guerres de Syrie et de Libye et non seulement ils nous mentent, mais ils nous manipulent par leur propagande incessante sur la rigueur budgétaire, la crise financière, etc.. Réveillons-nous ! Cette crise monétaire est virtuelle puisqu’elle est basée sur une monnaie créée à partir de rien par les banksters qui contrôlent la Fed. Les gouvernements européens et américains sont soumis à ce pouvoir discret mais totalitaire : l’oligarchie financière transnationale qui nous considère, ni plus ni moins, comme du bétail.

 

Depuis la crise de 2008, depuis le mouvement Occupy Wall Street aux USA en 2011 et maintenant celui des Gilets Jaunes en France ainsi que dans le reste du monde, des millions de citoyens sur la planète ont pris conscience que la supercherie a assez duré ! « We are the 99 % » et nous ne pensons pas que la seule finalité de l’humanité soit de produire, de « con-sommer » et de passer son existence à comparer les prix dans une économie de marché mondialisée. Il va nous falloir choisir entre la survie d’un système absurde, stupide et violent qui fait du profit sa seule finalité, et la survie de notre humanité et de notre environnement. C’est donc soit la survie des peuples (les 99 %), soit la survie d’un système contrôlé par bien moins de 1 % de la population pour son seul bénéfice.

 

Nous sommes conscients de l’immense potentiel de notre société technicienne et de la vulnérabilité de notre patrimoine naturel. Nous considérons que les mots « Liberté, Égalité et Fraternité », inscrits au fronton de nos mairies ne sont pas vides de sens ; que l’héritage de la Révolution Française, des révolutions du 19e siècle et des luttes sociales du 20e siècle, et en particulier dans les résolutions adoptées par le Conseil National de la Résistance (parmi les mesures appliquées à la Libération, citons la nationalisation de l’énergie, des assurances et des banques…) sont notre fierté et nous lient dans un destin commun : la France. Nous considérons que la seule politique digne à mener est la lutte contre le pouvoir mafieux des banksters. Les hommes politiques qui ne remettent pas fondamentalement en cause ce pouvoir occulte, sont soit achetés, soit menacés, soit idiots.

 

Nous refusons tout discours médiatique qui tenterait de nous faire croire à la nécessité de l’austérité et de la « croissance » pour sortir de la crise. Nous refusons de nous soumettre au maître sournois mais bien réel qu’est le « système monétaire de Réserves Fractionnaires » ou, autrement dit, à la manipulation par la monnaie « dette » émise par les banques. Notre société est certes au pied du mur mais nous assistons, grâce à Internet, à une prise de conscience de l’ensemble des citoyens qui se posent des questions de fond. Le haut niveau d’information disponible sur Internet et l’intelligence collective qui se développe grâce aux réseaux sociaux, nous permet de redonner tout son sens à la Politique.

 

La société de consommation a tendance à enfermer les gens dans des attitudes individualistes où chacun s’isole et vit pour lui-même. Pour en sortir, il faut reconstruire une société plus solidaire, qui permette un partage plus égalitaire des richesses et offre une promotion à chaque être humain. Notre société trop souvent mécanique, froide et impersonnelle, souffre d’une déshumanisation, de logiques strictement comptables et de perspectives à courte durée. Une citoyenneté bien comprise devrait instaurer davantage de partage, de fraternité et de liberté pour conduire des actions créatrices d’avenir.

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Publié par le 1 février 2019 dans général, Politique, société

 

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Viande avariée polonaise : près de 800 kilos retrouvés en France dans 9 entreprises

Si ce n’était que quelques centaines de kilos… Il existe probablement des dizaines de tonnes voir plus de viande avariée qui circulent en France. Pas plus tard qu’il y a un mois, pas moins d’une tonne de viande avariée a été découverte dans une boucherie d’Agde. Une seule boucherie ! Alors 800 Kg venus de Pologne, ce n’est que le dessus de l’iceberg. Z

Sur ce total, « 150 kilos ont déjà été récupérés » a précisé vendredi le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume.

95 kilos » de viande avariée polonaise. C’est ce qu’ont retrouvé les services sanitaires du ministère de l’Agriculture dans « neuf entreprises » du secteur agroalimentaire en France, a annoncé vendredi le ministre de l’Agriculture.

Sur ce total, « 150 kilos ont déjà été récupérés » dans ces entreprises françaises « dupées ». a précisé Didier Guillaume sur CNews. « On ne sait pas s’ils sont partis dans le commerce, cela a pu rester dans des frigos », a-t-il indiqué.

« Je pense que dans la journée on saura où on en est » pour les 650 kilos restant, « la traçabilité des produits lorsqu’ils arrivent en France marche plutôt bien » a rassuré le ministre.

Mercredi 30 janvier, le parquet polonais d’Ostroleka, au nord de Varsovie, avait annoncé avoir ouvert une enquête sur l’abattage et la commercialisation de bovins malades par un abattoir local. Une partie a été distribuée dans plusieurs pays de l’Union Européenne.

Des vaches malades étaient abattues à l’insu et sans le feu vert des vétérinaires » –Ministre Polonais de l’Agriculture Partager la citation )

Le Commissaire européen à la Santé et à la sécurité alimentaire Vytenis Andiukaitis a annoncé une inspection en Pologne la semaine prochaine et appelé les autorités polonaises à assurer le respect des normes européennes. La Pologne est un grand exportateur de viande en Europe.

Le ministre Polonais de l’Agriculture a reconnu la fraude en soulignant qu’il s’agissait d’un « incident isolé ». « Nous avons affaire à une pathologie: sur un site, des vaches malades étaient abattues à l’insu et sans le feu vert des vétérinaires », a-t-il indiqué à la chaîne publique TVP Info.

L’affaire a été révélée par une enquête d’un journaliste en Pologne, de la chaîne commerciale TVN24, qui a passé trois semaines dans l’abattoir de Kalinowo. Il a publié des images de bovins traînés la corde au cou, manifestement malades, serrés dans un camion, puis de carcasses entassées et de quartiers de viande visiblement impropres à la commercialisation.

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Publié par le 1 février 2019 dans général, Santé - nutrition, société

 

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Présidence Macron : les ennuis ne font que commencer

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Hé oui, pendant ce temps la crise économique (qui n’a jamais réellement cessé depuis 2008) et la récession arrivent, nous entrons déjà en récession, la croissance s’amenuise de plus en plus, les indicateurs clignotent. En Europe, la BCE se désengage, et met fin au QE (ce qui va faire exploser les taux d’intérêt) car c’est « la reprise », la croissance est revenue (à coup de billions d’euros de dettes),TOUT VA BIEN ! Tout ça en attendant l’explosion finale du schéma de Ponzi au niveau mondial qui peut se produire à tout moment. Les français n’ont pas fini de voir leur pouvoir d’achat s’évaporer. Quand il n’y a plus de travail et qu’on perd son job, les classes populaires vont encore mieux se rendre compte de ce qu’est n’avoir plus rien à bouffer (et c’est là que ça risque de bien s’étendre aux classes moyennes). Le chômage risque d’exploser et avec, une paupérisation massive de la population. Le tout avec au dessus de la tête l’épée de Damoclès d’une crise mondiale encore jamais vue dans l’histoire humaine. Ça risque d’être de plus en plus folklorique… Z 

J’ai cru remarquer depuis quelque temps que notre nouveau Président souffrait d’un certain désamour de la part de la population, ce qui n’a surpris que ceux qui ne connaissent pas la capacite éminente de ceux qui sortent de l’ENA et de l’inspection des finances à foutre en l’air une situation parfaitement calme. A l’origine de cette chute de popularité on trouve de la part du Président un mépris visible et total pour ce qu’il faut bien appeler le peuple, ce qui semble avoir déclenché un puissant mouvement de fraternisation des populations à la sortie de chaque ville de gens déguisés en jaune et que rien ne semble réunir si ce n’est la détestation qu’ils ont pour celui qui à l’évidence les trouve inutile dans son projet de la start-up France parce qu’ils ne comprennent rien au tableur Excel …

La mauvaise nouvelle pour monsieur Macron est que non seulement sa popularité est en chute libre, mais qu’en plus sa start-up, à la place de décoller en laissant tout le monde sur place est en train de piquer du nez et va sans doute s’écraser au sol. Comme le disait le regrettable Président Chirac : » les emmerdements, ça vole toujours en escadrille » Pour monsieur Macron, les ennuis ne font cependant que commencer. Car l’économie française est sans doute en train de rentrer en récession à nouveau, et voir un Président sans aucune crédibilité avoir à faire face à ce qui pourrait été une crise économique très grave me semble un peu inquiétant.

Fort bien va me dire le lecteur sceptique et toujours Macronien (si, si, il en reste) mais pourquoi devrions-nous avoir une récession maintenant ? La réponse est simple ; parce que les entrepreneurs/hommes d’affaires sont en train de perdre confiance,comme le montre notre premier graphique. Et comme la croissance ne dépend en rien du gouvernement (malgré ce qu’en dit Keynes) mais en tout du moral des entrepreneurs, chacun peut voir que nous sommes vraiment mal partis.

Explications pour le premier graphique.

• La ligne rouge représente la variation du « moral » des chefs d’entreprise d’après l’INSEE sur les 12 mois précédents, et l’on voit que ce moral est passé de +2 au moment de l’élection, ce qui n’était guère fameux a -8 aujourd’hui ce qui confine au sauve qui peut. Comme le disent nos amis Suisses, les chefs d’entreprise français « n’ont pas été déçus en bien ». Si l’on en juge par les épisodes précédents, une récession quelque part en 2019 est une quasi-certitude en France, compte tenu de ce que je sais aujourd’hui.

• La ligne bleue représente les variations de la production industrielle française sur les 12 derniers mois et là aussi, on peut
s’attendre à une baisse en termes absolus de la production industrielle dans les mois qui viennent. Remarquons pour les férus de statistique que la production industrielle française est aujourd’hui plus basse qu’en 1998, alors qu’en Allemagne elle est de 40 % supérieure aujourd’hui à ce qu’elle était en 1998. Merci Delors, Trichet, merci Bruxelles, merci l’Euro…

• Et enfin, les périodes hachurées en gris représentent les moments ou l’économie française a été en récession, c’est-à-dire ceux où la richesse produite par le secteur privé se contracte d’une année sur l’autre. Tout semble indiquer que je vais devoir hachurer mon graphique en 2019…

Fort bien, va me dire le même lecteur toujours sceptique mais pourquoi cela aurait-il de l’importance ? Bonne question, et la réponse est la suivante : parce que les recessions déclenchent une baisse des marges des sociétés et que cette baisse des marges entraine une hausse du chômage quelques mois après, comme le montre le deuxième graphique.

Il est tout à fait stupéfiant de constater que le théorème dit de Schmidt (ancien chancelier Allemand) : « les profits d’aujourd’hui sont les dépenses d’investissement de demain et les emplois d’après- demain » se vérifie dans tous les temps et dans tous les pays et que les seuls qui ne soient pas au courant soient les inspecteurs des finances et les diplômés de l’ENA. Si vous voulez faire baisser le chômage, il faut et il suffit de prendre des mesures favorables aux entrepreneurs (mais pas automatiquement aux sociétés du CAC 40), ce que la technocratie française refuse de faire depuis quarante ans, parce qu’elle sait que dans un monde où les entrepreneurs sont prospères, le prestige des énarques s’effondre.

Et quand les marges des sociétés baissent, il se passe un phénomène curieux, très peu étudié par les économistes français : le chômage augmente, les dépenses de l’état augmentent, le déficit budgétaire et la dette explosant du même coup. Et donc, comme le secteur privé dans notre beau pays n’est pas autorisé à se développer le poids de l’état dans l’économie augmente sans cesse, nécessairement financé par un accroissement du déficit budgétaire, et la dette en pourcentage du PIB ne cesse de monter comme le montre notre troisième et dernier graphique. Nous nous soviétisons lentement mais surement, mais heureusement Gorbatchev est au pouvoir, et va sauver le communisme.

Et donc, vers la fin de 2020, la France va se retrouver avec un taux de chômage supérieur à 10 % de la population active, un poids de l’Etat dans l’économie-hors paiement des intérêts- aux alentours de 56%, un déficit budgétaire supérieur à 4 % de son PIB et une dette par rapport à ce même PIB d’environ 110 % c’est à dire dans une situation politiquement et financièrement impossible.

Et tout cela avant que les taux d’intérêts ne remontent… ce qui sera inévitable dès que la BCE cessera d’acheter les obligations françaises parce que je ne vois pas très bien qui va en acheter en dehors de la BCE à 0. 8 % par an pour les 10 ans qui viennent.

Et donc, quelque part en 2019, monsieur Macron va devoir faire face à une crise financière qui ne peut pas ne pas avoir des répercussions politiques.

Politiquement en effet, Bruxelles va certainement demander à la France de respecter ses engagements de limitation de la dette et du déficit, faute de quoi les Italiens enverraient eux aussi leurs bonnets par-dessus les moulins (au secours, Moscovici revient…). Ce que les Allemands ne pourront pas accepter. Crise en perspective… Ce qui veut dire, financièrement augmentation des impôts et/ou baisse des dépenses de l’état, en pleine récession, (ce qui garantira que la récession se transforme en dépression, comme ça s’est passé en Grèce) et tout cela organisé par un Président sans aucune légitimité (il sera à moins de 10 % d’opinion favorables sans aucun doute) et ne comprenant à l’évidence rien à l’économie.

Les chiffres de la France de 2020 se mettent à furieusement ressembler à ceux de la Grèce de 2009…

Et le pire est que je pourrai montrer des graphiques très similaires pour l’Allemagne et l’Italie qui toutes deux semblent être aussi en train de rentrer en récession. Ce qui rendra notre récession plus sévère encore…Or l’Italie ne peut pas s’offrir une nouvelle recession.

Et tout cela, avant même que la Grande-Bretagne ne soit sortie de l’Europe, car il faut en effet se souvenir que la GB a un déficit
extérieur gigantesque avec la zone euro, qui risque bien de disparaitre si les voitures allemandes ne peuvent plus être livrées en
GB, les ports étant encombrés.

Et quand tout cela va-t-il se passer ?

Vers la fin du mois de Mai, le désastre économique devrait être visible pour tout un chacun.

Voilà qui semble annoncer une déroute aux prochaines élections européennes des anciens partis de gouvernement dans lesquels j’inclus LREM, les Républicains, et bien sur ce qui reste des Socialistes qui ont tous voté avec enthousiasme le soi-disant projet européen.

En plus, historiquement, Mai a toujours été un bon mois pour voir les étudiants lancer des cailloux sur la maréchaussée dans l’espoir que les examens soient annulés. Et si les étudiants s’acoquinent avec les provinciaux en jaune, on va avoir du mal à respirer dans les rues de Paris…

Le deuxième anniversaire de l’élection présidentielle risque d’être chaud, très chaud. C’est sans doute vers ce moment-là qu’il faudra acheter la bourse de Paris.

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Publié par le 1 février 2019 dans économie, général, International, Politique

 

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Le crash de la bulle de tout a commencé en 2018

« En résumé, le crash de la « bulle de tout » a été délibérément initié par les banques centrales. Le pire reste à venir en 2019. Trump est la brebis sacrificielle pour les élites bancaires »

Hé oui, les Banksters de l’élite mondiale ont appuyés sur le bouton destruction. Les dégâts se répandent déjà partout dans le monde. Tant qu’on aura la narrative de la « croissance exceptionnelle » aux US (achetée à coup de dette) et de la reprise en Europe et dans le monde (achetée à coup de dette), aucune chance que des politiques monétaires accommodantes (QE) soient remises en route.

Et si une crise mondiale éclatait, comme ça risque de se produire de façon imminente avec des indicateurs qui virent au rouge, aucune chance que les QE ne produisent un effet suffisant (sauf provoquer une crise monétaire et faire exploser l’or, ce qui est peut être le but), les banques centrales ont épuisées toutes leur munitions et les taux sont déjà très bas, encore négatifs en Europe. Aucune marge de manœuvre, les banques centrales se sont mises dos au mur.

Brandon Smith Fait d’autres prédictions intéressantes : 

« Les protestations des « gilets jaunes » vont se poursuivre jusqu’en 2019, et deviendront probablement plus volatiles à mesure qu’Emmanuel Macron tentera de resserrer les contrôles. Attendez-vous à ce que les protestations se multiplient au printemps et en été à mesure que le temps se réchauffe. Macron n’a pas hésité à utiliser sa boîte à outils totalitaire. Je m’attends à ce qu’il déclare l’état d’urgence nationale avec des pouvoirs de type loi martiale en place dès la fin de cette année »

Z

Voici ce qui nous attend en 2019

En 2018, un changement économique très important s’est produit qui a scellé le sort de l’économie américaine et de nombreuses autres économies dans le monde. Ce changement était le renversement de la politique de la banque centrale. L’ère des mesures de relance et du soutien artificiel de divers marchés, y compris les actions, commence à s’estomper à mesure que la Réserve fédérale poursuit le resserrement de sa politique, notamment en augmentant les taux d’intérêt et en réduisant davantage son bilan.


J’ai mis en garde contre ce changement sous la direction du nouveau président Jérôme Powell au début de 2018 dans mon article « Le nouveau président de la Fed va faire plonger les marchés en 2018 ». Le crash a connu un faux départ en février/mars, les actions ayant été sauvées par des rachats massifs d’entreprises au cours des 2ème et 3ème trimestres. Toutefois, à mesure que les taux d’intérêt ont légèrement augmenté et que les réductions d’impôt de Trump se sont amenuisées, les rachats d’actions de sociétés ont commencé à diminuer au cours du dernier trimestre de l’année.

Comme je l’avais prédit en septembre dans mon article « La bulle de tout : quand va-t-elle enfin éclater ? », le crash s’est accéléré en décembre, lorsque la Fed a relevé les taux d’intérêt à leur taux d’inflation neutre et augmenté les réductions de bilan à 50 milliards de dollars par mois. En 2019, cet effondrement se poursuivra alors que la Fed reprendra ses coupes à la mi-janvier.

Il est important de noter que lorsque l’on parle de crash dans les milieux économiques alternatifs, il ne s’agit pas seulement de marchés boursiers. Les économistes du courant dominant affirment souvent que les marchés sont un indicateur prédictif de la santé future de l’économie au sens large. C’est inexact. Les marchés sont en fait un indicateur de suivi ; ils ont tendance à s’effondrer bien après que tous les autres fondamentaux aient commencé à baisser.

Les marchés de l’immobilier sont en chute libre, tant en termes de prix de ventes que de valeur. Les hausses des taux d’intérêt de la Fed se traduisent par des taux hypothécaires beaucoup plus élevés à la suite d’une inflation excessive des prix et d’une baisse des salaires des consommateurs. Les acheteurs professionnels d’immobilier, qui soutiennent le marché de l’immobilier depuis des années, ne sont plus en mesure de continuer à assurer son maintien en vie. La dette des entreprises n’a jamais été aussi élevée depuis le crash de 2008 et, avec des taux d’intérêt plus élevés, l’emprunt de capitaux bon marché n’est plus une option.

En novembre 2018, les ventes de maisons ont affiché la plus forte baisse depuis plus de 7 ans

Les marchés de l’automobile, autre indicateur majeur de stabilité économique, sont en chute libre. Le marché de l’automobile a connu de fortes baisses tout au long du second semestre de 2018, une fois de plus, la hausse des taux d’intérêt de la Fed ayant tué les prêts automobiles de type ARM à crédit facile.

Le crédit américain se tarit également, car les investisseurs tirent des capitaux de la volatilité des marchés et de la hausse des taux d’intérêt. Les liquidités disparaissent, ce qui signifie que l’endettement devient plus coûteux ou inaccessible pour la plupart des gens et des entreprises.

Les médias et les banquiers centraux présentent un faux récit dans les courants dominants sur ces circonstances, à la fois les médias et les banques centrales. Les autorités économiques et les analystes grand public ont beaucoup parlé pour tenter de détourner l’attention du public de la crise économique et d’inciter le monde de l’investissement à faire du commerce avec des œillères. Avec la propagande qui s’emballe, nous devons couper à travers le brouillard et les miroirs, évaluer les menaces les plus importantes au sein du système et déterminer quand elles pourraient s’intensifier.

Ne vous y trompez pas, aussi erratique et instable qu’ait été 2018, 2019 sera bien pire.

La Réserve fédérale continuera de se resserrer

Un mensonge circule dans les médias selon lequel Jérôme Powell et la Fed sont « héroïques » parce qu’ils « vont à l’encontre » des anciennes politiques des banques centrales et suppriment les politiques de facilité monétaire. C’est exactement le motif opposé qui se cache derrière ce qui se passe. Nous devons nous rappeler que c’est la Fed et d’autres banques centrales qui ont créé le crash initial en 2008 par le biais de politiques d’argent facile. Elles ont ensuite délibérément créé une bulle encore plus grande (la « bulle de tout ») par le biais d’une plus grande détente monétaire ; une bulle si grande qu’elle ferait s’effondrer toute l’économie américaine, y compris les marchés obligataires et le dollar si jamais elle éclatait.

Ce processus circulaire de crise, de stimulation puis de crise est un processus que la banque centrale utilise depuis plus d’un siècle. D’anciens responsables de la Fed comme Ben Bernanke et Alan Greenspan ont ouvertement admis la culpabilité de la banque centrale américaine pour la Grande dépression ainsi que pour le crash de 2008. Cependant, ce faisant, ils affirment également qu’ils n’étaient « pas conscients à l’époque » de ce plus grand danger. Je n’y crois pas une seconde.

Dans presque tous les cas où la Fed a créé un environnement de crash, les institutions bancaires ont pu profiter de l’occasion pour s’emparer d’actifs tangibles pour quelques centimes par dollar, ainsi que voler plus de pouvoir politique et social. Pendant la Grande dépression, les grandes banques ont absorbé des milliers de petites banques locales ainsi que tous les actifs qu’elles détenaient. En 2008, les banques et les entreprises ont bénéficié d’un déluge d’argent facile payé par les contribuables américains sur le dos des générations à venir, tout en aspirant les biens durables comme les hypothèques résidentielles en difficulté.

La centralisation mondiale de l’autorité économique est un prix encore plus important pour les élites bancaires, et c’est je crois leur objectif avec ce prochain crash technique qui suit son cours. Au fur et à mesure que la crise mènera à la catastrophe, ce seront des institutions mues par le globalisme comme le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque des règlements internationaux (BRI) qui interviendront pour « sauver la situation ».

Comme je l’ai noté à maintes reprises, Jerome Powell est bien conscient de ce qui se passera alors que la Fed resserre. C’est consigné dans le procès-verbal de la Fed d’octobre 2012 où il discute des conséquences, y compris son allusion à un crash imminent si la Fed met fin aux mesures de relance, relève les taux d’intérêt et réduit le bilan.

Pourtant, Powell continue tout de même de resserrer les conditions, ce qui indique que les mesures prises par la Fed et les résultats obtenus sont tout à fait délibérés. Les récentes déclarations de Powell ont été interprétées à tort par les médias dominants comme indiquant que la Fed pourrait arrêter ses politiques de resserrement. Je prévois que cela n’arrivera pas, du moins pas avant que l’accident n’ait déjà bien suivi son cours.

Je m’attends à ce que Powell continue de réduire son bilan d’environ 50 milliards de dollars par mois jusqu’à la fin de 2019, peut-être. Je maintiens également ma prévision initiale de l’an dernier selon laquelle la Fed augmentera les taux d’intérêt en 2019, au moins deux autres fois, avec une hausse en mars. La Fed a continué à montrer une propension au double discours sur l’« accommodation », et il y a une bonne raison à cela…

Les marchés boursiers continueront de plonger

De nombreux économistes alternatifs ont souligné au fil des ans la corrélation directe entre le bilan de la Fed et les cours boursiers. Au fur et à mesure que la Fed a racheté des actifs, le marché boursier a augmenté exactement en tandem. Au fur et à mesure que la Fed se débarrasse de ses actifs, les actions chutent de plus en plus vite et de façon de plus en plus volatile.

Si vous voulez un exemple parfait de cela, il suffit d’examiner les totaux du bilan FREDde la banque centrale et de les comparer avec un graphique de l’indice S&P500 sur un an. Ne regardez pas seulement la chute des actions, mais aussi les rallyes boursiers. Des coupes dramatiques en décembre ont facilité le début du crash ; le récent rebond s’explique en partie par les investissements de fin d’année des caisses de retraite d’entreprises, à la recherche désespérée de rendement dans un environnement où les obligations ne sont plus viables ou sûres. Toutefois, prenez note que la première semaine de Janvier a également vu la Fed bloquer les coupes.

Qu’est-ce que cela signifie ? En l’absence d’une source de capital de remplacement massive comme les rachats d’actions, toute nouvelle réduction importante des actifs de la Fed entraînera une forte baisse vers le milieu de chaque mois. Chaque pause dans les coupes se traduira par un rebond, mais à des sommets plus bas. Le plafond des rallyes et les attentes des investisseurs diminueront progressivement jusqu’à ce que la réalité de la fin de la fête les atteigne enfin.

Les récents commentaires « dovish » de la Fed sont, à mon avis, complètement frauduleux et très calculés. Comme la banque centrale a réduit les mesures de relance et augmenté les taux d’intérêt au point où les entreprises ne peuvent plus se permettre des rachats massifs, il ne reste plus rien pour soutenir les actions, si ce n’est de la désinformation, une confiance aveugle et une pause d’une à deux semaines dans la réduction des bilans.

Il s’agit d’une démolition contrôlée de l’économie et des marchés. La Fed fera tout son possible pour éviter que le système n’implose trop vite, car le désossage des mâchoires est le seul outil qui reste. Entre-temps, M. Powell continuera de réduire les actifs et d’augmenter les taux d’intérêt comme prévu. Cela se traduira inévitablement par une baisse des cours des actions, car le système manque de « pression ». La confiance aveugle des investisseurs n’ira pas plus loin. Ils seront laissés en plan, tout comme ceux qui espèrent leurs pensions.

Je m’attends à ce que les marchés actions reprennent leur forte baisse tout le long de 2019 et qu’ils tombent bien en deçà des niveaux de soutien observés en 2017. Si l’on se fie à la baisse de décembre, tant que la Fed poursuivra sa trajectoire actuelle de réduction de bilan, je vois le Dow Jones dans la fourchette de 17 000 à 18 000 points en mars et avril.

Trump portera le blâme pour l’accident

La propension incessante de Trump à s’attribuer le mérite de la remontée boursière fait de lui un bouc émissaire parfait pour le crash en cours. L’accélération en 2019 sera suivie de nombreuses distractions. Alors que Trump a blâmé la Réserve fédérale pour l’instabilité récente des marchés, il a en même temps blâmé sa propre guerre commerciale. Trump a attaché le succès de sa présidence au succès d’un marché boursier qu’il appelait autrefois une « grande bulle » créée par la Fed.

La guerre commerciale de Trump et l’arrêt du gouvernement ne sont que deux facteurs qui sont déjà ciblés par les médias grand public et les commentateurs globalistes comme étant les causes de la chute des actions en décembre.

L’arrêt du gouvernement pourrait ne pas se poursuivre en janvier si Trump déclare l’état d’urgence et commence le mur à la frontière sud, rendant le débat budgétaire plutôt théorique. Cela dit, je soupçonne que cela pourrait continuer de toute façon ; cette fois-ci, c’est différent. Considérez que si l’arrêt se poursuit jusqu’en février, il y a la menace que les programmes d’aide sociale comme EBT soient retardés, ce qui ouvre la porte à un tout nouveau type de folie. Je n’ai pas nécessairement quelque chose contre la personne moyenne qui demande de l’aide sociale en période de crise personnelle. Cela dit, il y a des millions d’Américains qui ont fait carrière en recevant de l’aide gouvernementale, et leur attitude est souvent celle de se contenter de ce sort. Si et quand leur revenu et leur source de nourriture sont coupés, leur réaction peut être violente.

La date actuelle de l’arrêt fait en sorte qu’il constitue une distraction tellement utile pour la banque centrale que je serais surpris qu’on y mette fin dans un avenir proche. La menace de retards dans l’EBT et l’aide sociale du gouvernement serait une crise très juteuse qui pourrait être exploitée par les banques centrales et les globalistes.

Je prévois que la guerre commerciale se poursuivra jusqu’en 2019, comme l’année dernière. Trump annoncera des progrès « énormes » dans les négociations avec la Chine, parfois pour faire grimper les marchés, mais quelques jours ou semaines plus tard, ces progrès seront à nouveau remis en question. Je sais que c’est une prédiction facile. La farce de la guerre commerciale a suivi un schéma assez prévisible ces derniers temps.

Trump a été d’une aide extraordinaire pour les élites bancaires à cet égard. En fait, l’administration Trump semble ajouter une nouvelle escalade dans la guerre commerciale une semaine après chaque baisse ou hausse de taux importante du bilan de la Fed ; juste à temps pour que les actions chutent violemment en raison de la réduction de bilan de la Fed.

Autres prévisions pour 2019

Un « Hard Brexit » : Attendez-vous à ce que le Brexit entre dans un éventuel scénario de non-accord avec l’UE, suivi d’un ralentissement économique agressif au-delà de ce qui se passe déjà en Europe. Bien que ce résultat semble être un pari risqué en ce moment, il a du sens d’après le faux récit que les globalistes sont en train de construire – le récit selon lequel les « populistes » sont une influence imprudente et destructrice qui mène à un désastre économique.

Turquie quittant l’OTAN : On dirait que c’est déjà fait. La Turquie se positionne pour s’associer à des puissances de l’Est comme la Chine et la Russie par le biais de divers accords commerciaux et d’accords stratégiques, et abandonner ses liens avec l’Ouest. Bien que cela puisse durer encore quelques années, je crois que cela se produira rapidement – d’ici la fin de 2019.

Conditions de la loi martiale en France : Les protestations des « gilets jaunes » vont se poursuivre jusqu’en 2019, et deviendront probablement plus volatiles à mesure qu’Emmanuel Macron tentera de resserrer les contrôles. Attendez-vous à ce que les protestations se multiplient au printemps et en été à mesure que le temps se réchauffe. Macron n’a pas hésité à utiliser sa boîte à outils totalitaire. Je m’attends à ce qu’il déclare l’état d’urgence nationale avec des pouvoirs de type loi martiale en place dès la fin de cette année. Je ne sais pas encore si les globalistes avec lesquels Macron s’associe de si près ont eu l’intention de parvenir à ce résultat, je ne sais pas encore si c’est le cas. Nous n’avons pas beaucoup entendu parler des revendications spécifiques ou des points de vue idéologiques des gilets jaunes. Comprendre les objectifs et les motivations des deux parties déterminera s’il y a un faux paradigme en jeu ou si les gilets jaunes sont un véritable mouvement populaire.

Résumé

En résumé, le crash de la « bulle de tout » a été délibérément initié par les banques centrales. Le pire reste à venir en 2019. Trump est la brebis sacrificielle pour les élites bancaires, et son administration en assumera la responsabilité d’ici la fin de l’année, quels que soient les faits entourant le programme de démolition contrôlée de la Réserve fédérale. L’année 2018 a été le début de la prochaine phase de la crise, 2019 verra l’effondrement frapper la conscience du grand public sans parler de leur pas de porte et de leur portefeuille.

Brandon Smith

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Publié par le 1 février 2019 dans économie, général, International

 

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Vers la fin de Bretton Woods et de l’hégémonie du dollar ?

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Pendant que l’empire du McDo investit dans des actions et des cryptomonnaies [cf. notre dossier sur le sujet], l’alternative par l’or et par le yuan avance. Mais certains analystes pensent que la chute du dollar amènerait à la promotion d’une monnaie mondiale, les DTS (droits de tirage spéciaux), dont la Chine est partie prenante depuis 2015. Il s’agit d’un instrument monétaire international créé par le FMI en 1969 et permettant l’avènement d’une super-monnaie mondiale unique contrôlée par des banquiers internationaux. Tout ceci pour concrétiser un système financier mondial totalitairement stabilisateur. Dans un tel cas, il ne s’agirait non plus de la fin, mais plutôt de l’aboutissement du système de Bretton Woods avec une gouvernance mondiale gérée par quelques institutions internationales.

Hé oui, le yuan lié au pétrole lié à l’or, c’est une révolution dans le système monétaire actuel. Le système monétaire international (SMI) va inéluctablement être réformé et les DTS ne sont qu’un pont qui je le pense va mener au Bancor… J’ai publié plusieurs papiers sur ce sujet,  dont ce papier primordial de  Philosophy of Metrics par JC Collins,  probablement le meilleur analyste mondial qui sur la question des DTS et du SMI :   Les DTS feront le pont entre le dollar US et le Bancor

D’ailleurs ce papier  Du Dollar US au Bancor – Du Pétrodollar au Pétro-Gold… avait vu juste, avant que les chinois ne lient le yuan au pétrole et à l’or. 

Les DTS sont d’ores et déjà la nouvelle monnaie mondiale, on risque juste d’avoir une évolution de ce système. Quant à Bretton Woods, c’est déjà fini depuis 1971 et la fermeture du guichet or par Nixon. (c’était un Gold-Exchange Standard fondé sur le dollar où toutes les monnaies étaient définies en dollar et le dollar défini en or) Depuis on navigue dans la brume, et la grande crise monétaire mondiale est au coin de la rue.

Si la Chine et de plus en plus de pays accumulent autant d’or, c’est en vue d’une refonte du SMI, qu’ils avaient déjà demandé en 2008. Vers une monnaie mondiale en effet, qui risque fort d’être le Bancor… Z

​Introduction — Bretton Woods et le roi dollarAvec la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Accords de Bretton Woods ont marqué la fin progressive de l’étalon-or et la mise en place d’un nouveau système financier international après 1944. Pour structurer ce nouveau monde, différentes institutions ont émergé à cette époque : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) soit une des composantes de la Banque mondiale, le Fond monétaire internationale(FMI) et la signature de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (mieux connu sous le sigle anglo-saxon de GATT) qui donna naissance à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995. L’objectif étant d’ouvrir, unifier et uniformiser les économies du monde sous l’égide d’un unique totalitarisme financier où le dollar US est directement indexé sur l’or. En 1971, les États-Unis mettent fin à la convertibilité du billet vert en or ce qui sonna l’avènement du dollar en tant que première monnaie de réserve à l’international. Récemment, ceux qui ont remis en cause le système dollar sans moyen militaire conséquent ont plutôt mal fini (Saddam Hussein en Irak, Mouammar Khadafi en Libye ou encore Bachar Al-Assad en Syrie qui étudiait une mise en place de l’euro à la place de la devise US en 2006). La donne diffère lorsque la Russie et la Chine travaillent à faire émerger une alternative monétaire internationale. Retour sur les évènements marquants de cette année 2018 à propos de la «  dédollarisation  » du monde.

La Russie contre l’étalon dollar

Actuellement, environ 70 % des transactions commerciales mondiales utilisent le dollar, tandis que 20 % sont réglés en euros, et le reste en yuan et autres devises asiatiques. La Russie s’émancipe peu à peu de la mainmise du billet vert. Début 2018, le Ministère russe des Finances a planifié pour la première fois la vente de la dette russe sous forme d’obligations libellées en monnaie chinoise (yuan ou renminbi). La taille de la première offre est de 6 Mds de yuans, soit un peu moins de 1 Md $. La vente est organisée par la société publique russe Gazprombank, la Bank of China Ltd et l’Industrial & Commercial Bank of China, la plus grande banque publique chinoise.

Le 24 mai 2018, une main a été tendue une nouvelle fois par le ministre des Finances russe Anton Silouanov vers l’Europe de l’Ouest, lorsqu’il a annoncé au Forum économique international de Saint-Pétersbourg que des règlements en euros au lieu du dollar pouvaient être favorisés pour leur commerce extérieur avec l’UE. Mais sous condition : Bruxelles devra en contrepartie être capable de calmer son suivisme vis-à-vis des dernières sanctions américaines contre Moscou, ce qui est peine perdue avec les pays baltes ou la Pologne. Dans le même temps du côté asiatique, la Chine et l’Union économique eurasiatique (Russie, Kazakhstan, Biélorussie, Arménie et Kirghizistan) ont confirmé le renforcement de leurs liens avec la signature d’un accord de coopération commerciale et économique dans 13 domaines clefs (coopération douanière, propriété intellectuelle, commerce électronique…). Le contrat aboutit après deux ans de négociations pour une entrée en vigueur début 2019.

Du 11 au 13 septembre 2018 s’est tenu le Forum économique de l’Est (EEF) à Vladivostok. Fondée en 2015, cette plateforme de renforcement commercial de la région Asie-Pacifique a mis le thème de la dédollarisation à l’ordre du jour. Kirill Dmitriev, responsable du Russian direct investment fund (RDIF), y a annoncé son intention d’utiliser uniquement les monnaies nationales dans ses transactions avec la Chine à partir de 2019. La Chine a également annoncé la validation de contrat bilatéraux avec le Canada et le Qatar pour des échanges en devises nationales. Moscou soutient les mêmes principes avec Ankara (en pleine crise de la livre turque) qui cherche des solutions alternatives pour ses transactions avec la Chine et d’autres pays consentants.

En mai dernier, le gouvernement de la Fédération de Russie a vendu 69 % des Bons du Trésor américain (BdT) qu’il détenait. Le BdT est un titre d’emprunt (obligataire) émis par l’État et remboursable à échéance. L’État émetteur de BdT, américain dans notre cas, s’engage à rembourser l’acheteur à une échéance déterminée et à lui verser régulièrement des intérêts jusque-là. Le Kremlin juge donc qu’il n’a plus intérêt à ces BdT. Il avait déjà divisé ses réserves par deux le mois précédent. En deux mois, le pays a donc vendu le chiffre colossal de 81,1 Mds $ d’obligations US, ce qui a déstabilisé les impalpables marchés financiers. Désormais, les obligations américaines détenues par la Russie ne totalisent que 14,9 Mds $, loin du temps du pic des 176 Mds $ d’obligation. L’ours a donc été retiré de la liste des créanciers les plus importants de Washington, car au moins 30 milliards de bons US doivent être détenus. Dans cette volonté de reconfigurer les réserves de devises de la Fédération, Vlad Ier a fait passer les rendements de ces obligations à dix ans de 2,7 % à 3,1 %. Parallèlement, notons bien que la Banque centrale de la Fédération de Russie a accru de façon régulière ses réserves d’or ces dix dernières années, qui ont été multipliées par quatre (1 890 tonnes d’or détenu, un record depuis la fin de l’URSS). Si Moscou a été le plus gros vendeur de BdT (de loin) et le plus important acquéreur d’or cette année, la tendance s’avère plus large.

Le yuan comme devise internationale

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​Effectivement, les trois plus gros détenteurs de BdT américain ont quelque peu réduit leur réserve : le Japon a abaissé ses BdT de 12,3 Mds $ (passant de 1 043,5 à 1031,2 Mds $ de BdT), l’Irlande de 17,5 Mds $ (passant de 317,9 à 300,4 Mds $ de BdT) et le gros poisson chinois a vendu près de 5,8 Mds $ de titres américains en mars et avril 2018 (passant de 1 187,7 Mds $ à 1 181,9 Mds $ de BdT). Sur cette période, la Chine a donc été vendeuse nette d’emprunts d’État US, selon les chiffres du Trésor américain. La Chine (Hong Kong compris) détient encore malgré tout une quantité astronomique d’obligations américaines (37 % de ses réserves de change). Mais le signal lancé en inquiète plus d’un, vu que l’empire du Milieu est le premier créancier des États-Unis. Pékin peut en effet se targuer de détenir un cinquième de la dette américaine à l’étranger (1 170 Mds $ en fin janvier 2018). En tant qu’acteur mondial «  responsable  », le Parti communiste chinois(PCC) a toujours réitéré une politique constante vis-à-vis de ses réserves de change, notamment pour préserver leur valeur. De quoi rassurer les saints investisseurs. Le yuan est actuellement à son plus haut niveau depuis deux ans et demi. À noter aussi que la zone euro s’est également débarrassée de 7,4 Mds $ de BdT US.La Chine acquiert également quantité d’or (1 843 tonnes en réserve début 2018) pour réduire le poids international du dollar et préparer la fin de l’hégémonie américaine. L’affaiblissement du dollar dans le panier de devises de la Chine relève de plusieurs facteurs. La montée en puissance de la devise yuan dans un premier temps avec des contrats sur le pétrole conclus à la Bourse de Shanghai et à Hong Kong libellés dans l’unité monétaire chinoise. Et avec succès : la vente de pétrole avec la devise yuana démarré fin mars 2018 avec des contrats à terme. Pis, pour rendre l’offre encore plus attrayante, la Chine a lié le contrat à terme sur le pétrole brut avec une option de conversion du yuan vers l’or physique. Une rupture majeure que nous pouvons comprendre comme une initiative pour réintégrer l’or dans les relations économiques internationales.

Alors que 20 % du commerce extérieur chinois est actuellement effectué en yuan, la part de cette devise dans le marché obligataire mondial n’est que de 0,5 % et ne représente que 1 % des réserves des banques centrales étrangères. Aujourd’hui, la Chine souhaite clairement l’internationalisation de sa monnaie pour les échanges internationaux (Conflits, n° 16, janvier-février-mars 2018, p.48).

C’en est trop pour le pays du McDonald. Selon l’administration US, la Chine affaiblit artificiellement sa monnaie pour pouvoir exporter ses marchandises à bas prix vers les USA et dans le monde en général. L’objectif de Trump est donc de réduire le déficit commercial bilatéral entre les deux pays, ce qui aura des conséquences incertaines pour l’économie mondiale et même désastreuses selon la Banque mondiale. Les récentes offensives frontales pour réduire le colossal déficit commercial US vis-à-vis de Pékin (300 Mds $) commencent à énerver les cadres de l’empire du Milieu. Le POTUS a lancé sa guerre économique contre les importations chinoises avec des droits de douane punitifs taxés à hauteur de 10 % sur 200 Mds $ d’exportations chinoises, du 24 septembre 2018 jusqu’à la fin de l’année. En réponse, Pékin compte taxer 60 Mds $ de marchandises US, en plus des 50 Mds $ déjà imposés cet été (soit plus des deux tiers des importations chinoises en provenance des États-Unis) en rétorsion aux premières mesures américaines.

A côté de cela, d’autres zones géographiques mettent en avant le yuan comme devise de réserve. La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO, 16 États membres) a annoncé cette année la création d’une monnaie commune en 2020. La mise en circulation de cette devise, appelée l’éco, a déjà 3 ans de retard. Le projet n’est pas aisé vu qu’il faut abolir les huit monnaies de la zone CEDEAO, dont le franc CFA (arrimé à l’euro). Reste à savoir sur quelle devise ou quel panier de devises (yuan, euro, dollar) cette nouvelle monnaie commune sera arrimée, c’est-à-dire liée à une monnaie plus forte pour plus de stabilité. Si l’euro a ses chances, le yuan pourrait aussi être un meilleur prétendant au vu du volume des échanges avec de nombreux pays de la zone, notamment avec le Nigéria. La Banque centrale du Nigeria a d’ailleurs élevé le yuan chinois au rang de deuxième devise commerciale pour diversifier ses réserves de dollar, de livre sterling et d’euro. À noter que le Nigéria est la première économie du continent africain, sachant que la seconde, l’Afrique du Sud fait partie du courant contre hégémonique des BRICS (qui a prôné l’émancipation du dollar dans l’ordre du jour de sa dernière réunion de juillet 2018). Le 3 août 2015, l’Angola (3e puissance économique continentale) avait aussi élevé le yuan comme deuxième monnaie ayant cours légal dans le pays. Réciproquement, la devise angolaise kwanza a été validée dans les échanges avec la Chine. Ce n’est pas un hasard : l’Angola est le premier fournisseur de pétrole africain de Pékin (Conflits n°18, juillet, août, septembre 2018, p.26). La Banque centrale du Pakistan a également validé l’utilisation du yuan pour son commerce bilatéral.

Certaines rumeurs commencent à être récurrentes depuis un an à propos de l’Arabie saoudite : elle pourrait ouvrir la voie à des accords bilatéraux de pétrole libellés en yuan indexé sur l’or avec la Chine (premier importateur de pétrole du monde). Si les Saoudiens décident un jour de bifurquer vers un peu de pétroyuan, le roi dollar ne s’en remettra pas. En effet, si l’Arabie saoudite accepte la commercialisation de son pétrole en yuans, ce serait une rupture à son pacte de 1974 avec Washington (qui donnait l’exclusivité au dollar dans la vente de pétrole). Les transactions de pétrole et de gaz russes à la Chine sont déjà effectuées en rouble et yuan. Perceptible depuis quelques années, c’est l’avantage économique exceptionnel des États-Unis, avec son pétrodollar, qui s’érode lentement. Autrement dit, une devise yuan indexée sur l’or, c’est la fin de presque un demi-siècle de suprématie monétaire US.

L’embargo contre l’Iran accentue la dédollarisation

L’Europe est le troisième plus gros client de Téhéran en ce qui concerne le pétrole, après la Chine et l’Inde. Elle a donc tout intérêt à conserver l’accord nucléaire iranien, mis à mal par la pression du négociateur Trump. L’accord PAGC (Plan d’action global commun ou Joint Comprehensive Plan of Action – JCPOA) est un texte conclu en juillet 2015 après d’intenses négociations entre les pays du P5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies : États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni, auxquels s’ajoute l’Allemagne), ainsi que l’Union européenne et l’Iran. Cet accord signé à Vienne a mis en place un encadrement des activités nucléaires iraniennes en échange d’une levée progressive des sanctions contre Téhéran.

L’accord élargit aussi la question au domaine de la balistique et de l’activité militaire de l’Iran en général, afin de répondre aux préoccupations israélo-américaines principalement. Ce 27 septembre 2018, le Premier ministre israélien Bibou Netanyahou a récidivé en accusant l’Iran de détenir un «  site de stockage atomique secret » dans un énième discours tragique devant l’Assemblée générale des Nations Unies. Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a répliqué en relevant que l’arsenal nucléaire israélien constituait quant à lui «  la plus grande menace  » dans la région. Toujours à gâcher l’ambiance ces deux pays-là.

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L’Iran va se joindre à la coopération économique croissante en Eurasie centrée sur la Chine et la Russie, selon Behrouz Hassanolfat de l’Organisation iranienne de promotion du commerce, ce qui confirme une fois de plus la détermination de ces trois pays à faire face à l’hégémonie occidentale. En mai 2018, McDonald Trump frappe encore un coup en déclarant se retirer de cet accord phare. Il ouvre également la voie à de nouvelles sanctions contre l’Iran, notamment sur son pétrole brut. La liste devrait s’allonger en novembre prochain. La république chiite a répliqué mi-avril 2018 en annonçant qu’elle utiliserait dorénavant plus d’euros que de dollars US dans son panier de devises étrangères, notamment dans le règlement des transactions d’importation. De quoi continuer à provoquer l’hostilité de la frange unilatéraliste de l’Empire américain. Pire encore, toujours en avril dernier, Téhéran et Moscou ont entériné contractuellement la possibilité d’effectuer des transactions entre eux non plus en dollar, mais avec des biens de consommation, pour contourner les embargos et diminuer l’influence de la devise américaine sur leurs économies respectives.La décision de Trump de se retirer de l’accord PAGC, est également une question de gros sous. Après la révolution iranienne de 1978-1979, Jimmy Carter aurait gelé un montant estimé entre 100 et 120 Mds $ d’actifs iraniens aux USA. La levée progressive des sanctions contre l’Iran suite à l’accord aurait pu débloquer les fonds libellés en dollars américains. Si un tel évènement survenait, l’Iran pourrait convertir ces dollars récupérés dans une autre devise. Inacceptable pour le système du billet vert, qui aurait pâti d’une perte de devises aussi élevée, lui qui dépend grandement de sa capacité à vendre des Bons du Trésor à l’international.

Les menaces américaines mettent à mal la stabilité de la devise iranienne avec les spéculations associées aux incertitudes de l’accord sur le nucléaire. Dans une tentative d’enrayer la chute libre de sa devise, Téhéran avait choisi en avril dernier d’imposer un taux de change fixe entre le rial et la devise US avec un taux de 42 000 rials par dollar. Celle-ci avait chuté de 6 % en une semaine et de 30 % en 6 mois par rapport au billet vert. Deux taux de change subsistent en Iran : l’officiel et celui du marché libre. Sur ce dernier, un dollar pouvait s’échanger à plus de 58 000 rials ce qui fait craindre aux autorités du pays que la spéculation sur la devise iranienne amène l’inflation. La chute du rial s’est accélérée à l’approche du 6 août, date du retour des sanctions américaines après la sortie des États-Unis de l’accord nucléaire début mai. En deux jours, le rial iranien a perdu plus de 20 % de sa valeur : un dollar américain pouvait valoir 110 000 rials.Suite à l’Assemblée générale des Nations Unies, la n° 1 de la pseudo diplomatie européenne Federica Mogherini (haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité) a déclaré fin septembre 2018 que les signataires de l’accord ont débuté des travaux afin de créer une entité spéciale permettant de continuer à commercer avec l’Iran, tout en respectant le droit européen. Le circuit commercial alternatif donnerait les moyens à la République islamique de continuer à exporter du pétrole vers l’Europe. Une telle insubordination aurait été inimaginable sous Obama. L’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne pourraient ainsi créer un Fonds commun de créances (Special purpose vehicle – SPV), une structure juridico-financière capable de titriser et d’effectuer des opérations hors bilan. Autrement dit, c’est une forme habile de troc qui pourrait donc se mettre en place pour contrecarrer l’entrave américaine : «  si par exemple l’Iran vendait du pétrole à une entreprise espagnole, et qu’un fabricant allemand de machines-outils équipait une installation à Téhéran, la somme correspondant à la livraison du pétrole servirait directement à payer le fournisseur allemand  ». L’Union européennepenserait également à utiliser l’euro européen au lieu du dollar américain (une logique imparable qui en étonnera plus d’un) dans le cadre de ses échanges pétroliers avec l’Iran, selon «  une source diplomatique » citée par Sputnik.Les sanctions américaines contre l’Iran donnent une assise supplémentaire à la devise chinoise yuan, car le PCC assure carrément à l’Iran ses achats de brut iranien en yuan ou contre biens de consommation comme la Russie. La Chine conçoit également un accord monétaire bilatéral rial-yuan pour augmenter le volume des échanges entre les deux pays, sans que la Maison-Blanche mette son gros nez dans ces histoires.Étouffer économiquement le pays est l’objectif des USA, sous influence israélienne, pour sanctionner la politique régionale du régime des mollahs. Peine perdue pour ce pays qui a tenu le coup malgré des décennies d’embargo américain. Si les Yankees vont trop loin dans le chantage et empêchent l’Iran d’exporter ses hydrocarbures, menacer de fermer le détroit d’Ormuz dans le golfe Persique où transite la majorité du pétrole international est un bon moyen de pression mis en avant par les autorités chiites. 

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​Conclusion – Le dollar reste un stabilisateur, pour combien de temps encore  ?

Pendant que l’empire du McDo investit dans des actions et des cryptomonnaies [cf. notre dossier sur le sujet], l’alternative par l’or et par le yuan avance. Mais certains analystes pensent que la chute du dollar amènerait à la promotion d’une monnaie mondiale, les DTS (droits de tirage spéciaux), dont la Chine est partie prenante depuis 2015. Il s’agit d’un instrument monétaire international créé par le FMI en 1969 et permettant l’avènement d’une super-monnaie mondiale unique contrôlée par des banquiers internationaux. Tout ceci pour concrétiser un système financier mondial totalitairement stabilisateur. Dans un tel cas, il ne s’agirait non plus de la fin, mais plutôt de l’aboutissement du système de Bretton Woods avec une gouvernance mondiale gérée par quelques institutions internationales. Cette thèse intègre les institutions eurasiatiques (Banque asiatique de développement [BAD], Organisation de coopération de Shanghai [OCS], etc.) en tant qu’éléments moteurs de ce nouvel ordre mondial. Dans tous les cas, le phénomène de dédollarisation est un mouvement financier qui semble inéluctable dans le monde.

Résumé des scénarii monétaires

1) Chute du dollar comme devise de référence avec pour conséquence soit :

  • Une multipolarité monétaire  ;
  • L’hégémonie du yuan/renminbi  ;
  • Ou une monnaie internationale DTS gérée majoritairement par le FMI.


2) Maintien du dollar sous assistance respiratoire avec pour conséquence soit :

  • La continuité de l’empire atlantiste (OTAN, extraterritorialité du droit US, colonisation numérique des GAFAM, etc.)  ;
  • Ou la chute lente et inexorablement spoliatrice des États-Unis.

Franck Pengam, extrait de Géopolitique Profonde n°7.

 

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