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Archives du 8 janvier 2019

Idiocratie : un monde où l’humanité a basculé dans la stupidité

Avec la société de consommation à outrance et surtout du divertissement de masse, on voit en effet un abrutissement général massif de la population, sans même qu’il ne soit question de la reproduction des « plus intelligents »qui font moins d’enfants, comme, entre autres, illustré dans le film Idiocratie… « Intelligent » ne veut pas dire « éveillé », on peut être « intelligent » et complètement abruti. Mais ce processus est encore réversible – rappelez vous ce que j’écrivais avant hier : l’espoir fait vivre. Z 

Certains prédisent une évolution à l’envers : un monde où l’humanité aurait basculé dans la stupidité, comme le décrit le film Idiocracy…

 

Idiocratie – Et si l’humanité était en train de basculer dans l’imbécillité ?

Synopsis du film Idiocracy : « La recrue Joe Bauers, l’archétype de l’Américain moyen, est choisi par le Pentagone comme cobaye pour un programme top secret d’hibernation. Oublié, il est réveillé cinq siècles plus tard et découvre une société devenue tellement stupide qu’il est désormais l’homme le plus intelligent de la planète. »

L’ Observateur, le 3 janvier 2019

 

Idiocracy est un film comique satirique américain réalisé par Mike Judge, sorti en 2007.

Réalisée par le créateur de Beavis et Butt-Head, cette comédie satirique de science-fiction raconte l’histoire de deux personnes qui, après une hibernation de cinq siècles, se réveillent dans une société dystopique rongée par l’anti-intellectualisme, le mercantilisme et la dégradation de l’environnement. Le film constitue une parodie grinçante d’une société américaine livrée à une baisse généralisée du niveau intellectuel.

 

Scène d’introduction du film Idiocracy

Guillaume Hellin, le 9 novembre 2016

 

Demain tous crétins ? Une évolution à l’envers où l’humanité basculerait dans la stupidité, comme le décrit le film Idiocracy ?

Nous devenons de plus en plus stupides (…)
Pesticides, PCB, retardateurs de flammes, cosmétiques, savons anti-bactérien, détergents, plastiques, revêtements anti-adhésif, emballages… la liste des suspects ne cesse de s’allonger. Nous baignons dans une véritable soupe chimique.
Chaque bébé qui naît aujourd’hui aux Etats-Unis a plus de 100 molécules chimiques mesurables dans le sang. Je ne sais pas comment nous pouvons penser que ça va aller. Le Conseil Américain de l’Industrie de la Chimie a commenté ce chiffre en prétendant que la présence de ces molécules ne signifie pas forcément qu’elles sont dangereuses…

Documentaire histoire, le 14 novembre 2017

 

à voir :

Quand les produits chimiques polluent le sang des bébés : les dangers de l’effet cocktail (Nina K, le 27 octobre 2018)

Cocktail toxique. Comment les perturbateurs endocriniens empoisonnent notre cerveau ?

« Tous les jours, notre organisme absorbe et emmagasine une quantité croissante de polluants chimiques provenant de notre environnement. Ces produits toxiques ont des conséquences néfastes sur notre cerveau et sur celui de nos enfants dès leur conception.
Pesticides, plastifiants, désinfectants, retardateurs de flamme, agents tensio-actifs, filtres UV : ces polluants omniprésents contribuent non seulement à la multiplication alarmante des troubles neurologiques et des difficultés d’apprentissage, mais ils pourraient bien, dans un futur plus ou moins proche, être à l’origine d’une baisse globale des performances cognitives chez l’être humain – une première dans l’histoire de l’humanité.
Quelles mesures concrètes prendre, pour aujourd’hui et pour demain, afin que nous tous, adultes, enfants, petits-enfants, nous puissions rester intelligents et en bonne santé ?

 

Michel Desmurget tire la sonnette d’alarme sur une autre source d’effets délétères sur la santé et le développement cognitif, en particulier chez les enfants : TV Lobotomie…

24 live 24, le 14 mars 2015

Pour les spécialistes, tel Michel Desmurget, il n’y a plus de doute : la télévision est un fléau. Elle exerce une influence profondément négative sur le développement intellectuel, les résultats scolaires, le langage, l’attention, l’imagination, la créativité, la violence, le sommeil, le tabagisme, l’alcoolisme, la sexualité, l’image du corps, le comportement alimentaire, l’obésité et l’espérance de vie.

Michel Desmurget est un chercheur français spécialisé en neurosciences cognitives. Il a rédigé un ouvrage, TV Lobotomie – la vérité scientifique sur les effets de la télévision (publié en 2011), qui dénonce les effets délétères de la télévision sur la santé et le développement cognitif, en particulier chez l’enfant.

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Publié par le 8 janvier 2019 dans général, société

 

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Etienne Chouard : « Évidemment que nous ne sommes pas en démocratie ! »

 
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Publié par le 8 janvier 2019 dans général, Politique, société, Vidéos (Toutes)

 

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Cyborg : le marché de l’humain 2.0 en plein essor !

Cet artiste espagnol s’est fait implanter un sonar dans les joues afin de ressentir les vibrations autour de lui.

L’humain augmenté (transhumanisme) est une réalité qui se développe d’ores et déjà de plus en plus… Pour le moment c’est encore limité à un petit cercle, mais la tendance évolue vite tout comme le « progrès » technologique qui y est lié.

Elon Musk a déclaré à la fin de l’année dernière que sa société Neuralink développait rien de moins qu’une technologie permettant de connecter le cerveau humain aux ordinateurs pour « faire corps avec l’intelligence artificielle » , et d’atteindre une certaine forme d’immortalité par la cybernétique  :   « Si votre être biologique meurt, vous pourrez être uploadé dans une nouvelle unité. Littéralement » (lire ici)

Si demain ça permet d’augmenter les capacités intellectuelles ou de guérir des gens (en remplaçant des organes par exemple), on peut être certain qu’il y aura une ruée vers la cybernétique. Bientôt tous des cyborg ? Z

Une société basée en Allemagne désire profiter d’un marché dit de “l’humain augmenté”, qui devrait représenter plus de 2 milliards de dollars en 2025 ! Des aimants aux sextoys, cette start-up désire naturellement diversifier son offre. Bienvenue dans l’ère des cyborgs !

Une tendance à l’augmentation de l’humain

Le transhumanisme est un mouvement culturel et intellectuel prônant l’usage des sciences et des techniques afin de parvenir à améliorer la condition humaine. Cela peut notamment se faire par l’augmentation des capacités physiques et mentales des êtres humains. Cette notion a ouvert depuis quelques années les portes de nombreuses recherches, et a donné des idées à certaines sociétés.

Citons par exemple les ciseaux génétiques CRISPR, le brevet de Google concernant une lentille connectée greffée sur l’œil ou encore la société Neuralink – lancée par Elon Musk – désirant connecter nos cerveaux aux machines. L’augmentation de l’humain concerne également les implants, qu’il s’agisse de puces RFID et autres.

Une start-up veut faire de nous des cyborgs

Dans un article publié il y a quelques mois par Bloomberg Businessweek, a été citée la start-up allemande Digiwell – experte en body hacking. L’exemple de Guilherme Geronimo a été donné, un brésilien de 34 ans à qui l’on a injecté une micro-puce de la taille d’un grain de riz sous la peau entre le pouce et l’index. Désormais, l’homme peut déverrouiller les portes et stocker une carte de visite numérique.

Ce type de puce équipant déjà de très nombreux animaux domestiques et têtes de bétail (pour identification) a été implanté à environ 2 000 personnes par Digiwell depuis 2017. De plus, outre le déverrouillage des portes et le stockage d’informations basiques, la puce permet aussi de jouer le rôle du carnet de santé(données médicales). La dernière nouveauté de Digiwell ? Un implant faisant office de sextoy !

Le PDG de Digiwell, Patrick Kramer, estime à 100 000 le nombre de cyborgs dans le monde. Avec un marché estimé à 2 milliards de dollars en 2025, de nombreuses autres sociétés apparaissent çà et là.

Le cyborg “chauve-souris”

Certains désirent devenir cyborg en imaginant eux-mêmes leur transformation. Il y a quelques semaines, un jeune artiste espagnol a souhaité voir le monde différemment. Celui-ci s’est fait implanter un organe artificiel dans les pommettes, un appareil similaire au sonar d’écholocation des chauves-souris ou encore des dauphins. Or, il s’agit d’un exemple parmi d’autres concernant des modifications de ce genre.

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Source Science Post

 
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Publié par le 8 janvier 2019 dans général, Sciences, société

 

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Lieux de pouvoir : la carte du Monde diplomatique qui n’a pas plu à l’élite journalistique

Lieux de pouvoir : la carte du Monde diplomatique qui n’a pas plu à l’élite journalistique

Le Monde Diplomatique est probablement un des meilleurs médias que nous ayons en France comme je l’ai déjà dit – Lordon avait utilisé cette carte dans son papier Fin de Monde publié dans le Monde Diplo avec ce com  :

À Paris, la contestation des « Gilets Jaunes » gagne les lieux de pouvoir. En regard, les parcours habituels des manifestations et les rassemblements des 24 novembre et 1er décembre 2018
——————————————————————

Le 5 décembre 2018, Le Monde Diplomatique publiait une réactualisation de la carte « À Paris, les lieux de pouvoir », initialement parue dans le numéro « Où se cachent les pouvoirs ? » du bimestriel Manière de voir [1]. De quoi méditer sur la ghettoïsation de « l’ouest parisien », ce territoire perdu de la République où se côtoient les sièges des hauts lieux de la finance et de l’entreprise, ceux de certains grands médias et des institutions nationales, les hôtels les plus prestigieux et les clubs privés, ou encore, les sièges de quelques partis politiques.

Le petit plus de cette nouvelle publication ? Y figurent les tracés des parcours traditionnels des manifestations parisiennes, mis en comparaison avec les lieux où se sont rassemblés les Gilets Jaunes les 24 novembre et 1er décembre. Cette carte très significative, et dont les données sont publiques, aurait pu nourrir les réflexions que certaines rédactions ont eues – à juste titre – dès le début des manifestations à Paris : « en quoi les mobilisations des Gilets Jaunes sortent-elles des sentiers battus ? » Mais les réactions, extrêmement virulentes, de quelques hauts gradés de la profession furent tout autres. Point de réflexion : dans le contexte des violences qui ont émaillé les manifestations des Gilets Jaunes, cette carte ne serait rien de moins… qu’un « pousse-au-crime » (de lèse-majesté) !

Jamais les grands pontes du journalisme dominant ne se seront autant intéressés à une publication du Monde diplomatique. Et c’est dans un concert fracassant d’indignations (et d’insultes) que certains ont accueilli la republication de la carte parisienne des lieux de pouvoirs.

carte_diplo 20190108

La grande majorité des cris d’orfraie se sont fait entendre sur Twitter les 6 et 7 décembre. Visé par une plainte pour agression sexuelle de la part d’une ex-consœur de LCP [2], l’animateur Frédéric Haziza se permet de faire des leçons de bonne tenue avant de traiter les journalistes du Monde diplomatique de… « cerveaux malades » :

lieux de pouvoir 1 20190108
La tout aussi respectable Caroline Fourest, dont le sens de la mesure n’a d’égal que son amour de la vérité et le respect de la déontologie, se lâche :lieux de pouvoir 2 20190108
Et en propos de caniveau, Caroline Fourest s’y connaît.

C’est peu dire si Twitter permet aux grands esprits de se rencontrer : un peu plus tard, c’est Mohamed Sifaoui, super expert médiatique en terrorisme, qui revient à la charge en joignant l’insulte à la leçon de professionnalisme :

lieux de pouvoir 3 20190108
Et en… professionnalisme, Mohammed Sifaoui s’y connaît [3]

C’est avec étonnement que nous constatons combien insulter (voire animaliser) des journalistes (ce que ne manquent jamais de condamner les journalistes) peut être finalement une pratique répandue chez… les journalistes eux-mêmes ; et qu’elle a même parfois (mais parfois seulement) bonne presse ! Ainsi du grand reporter aux Échos, Richard Hiault :lieux de pouvoir 4 20190108… ou encore du journaliste musical et écrivain Jérôme Soligny :lieux de pouvoir 5 20190108Pire que des hyènes ? Mais qu’attend Jean-Michel Aphatie pour dénoncer cette « vieille turpitude bolchevique » qui consiste à « animaliser des gens » ?! Pour rappel, Jean-Michel Aphatie réagissait ainsi à notre article/jeu de l’été intitulé « Chacun cherche son chien de garde » :lieux de pouvoir 6 20190108
Géraldine Woessner, qui se présente comme journaliste « le soir sur Europe 1 et le dimanche dans le JDD » (riche semaine !), cède quant à elle à la panique :lieux de pouvoir 7 20190108
Son ex-collègue Raphaël Enthoven, désormais twitto-philosophe à (quasi) temps plein, ne pouvait manquer l’occasion d’une grandiloquence (sur clavier) de plus :lieux de pouvoir 8 20190108
Les journalistes du Monde diplomatique peuvent toutefois s’estimer heureux : dernièrement, le « philosophe » est plus enclin à traiter publiquement de « connards » ceux qui expriment des idées différentes des siennes [4].

Et ce n’est pas fini ! On apprendra par exemple des leçons de sagesse de Sylvia Pinatel, journaliste au JT de TF1, dont les sujets dans la grand-messe de Jean-Pierre Pernaut sont toujours parfaitement réfléchis :lieux de pouvoir 9 20190108Une indignation qui fait écho à celle de son confrère des Échos Yves Bourdillon, qui va même plus loin :lieux de pouvoir 10 20190108
C’est tout juste si les journalistes n’ont pas qualifié cette information d’appel au meurtre. Alex Sulzer, journaliste politique à L’Express manie le sarcasme :lieux de pouvoir 11 20190108… quand Antoine Garbay, journaliste au Figaro, livre les desseins cachés du mensuel :

lieux de pouvoir 12 20190108
Bref, entre « liste de dénonciation » selon Quentin Girard de Libération et « irresponsabilité crasse » selon le journaliste au service politique du Figaro, Arthur Berdah, on peut dire que la profession n’a pas digéré cette carte. Il ne manquait plus que la plume d’Abel Mestre, journaliste au Monde, pour recourir à l’arme de disqualification massive (toujours sur Twitter) : « Marrant, le Printemps français avait fait la même pendant la manif pour tous ». Avant de persister : « Je dis juste qu’une rédaction confortable aux prétentions révolutionnaires ne fait que singer ce que les ultras de droite avaient lancé il y a 5 ans. Simple constat. », et de signer le constat : « Les postures radicales depuis son salon confortable, ça va 5min hein ».

Quant à savoir ce que valent les postures légitimistes depuis son clavier…

« Comme dans toute crise paroxystique, il y a évidemment des pousse-au-crime »

Postures qui se sont également fait entendre sur les ondes. Le 8 décembre sur Europe 1, Bernard Poirette donne la réplique à l’indétrônable éditocrate Catherine Nay, qui s’affole :

– Bernard Poirette : Et comme dans toute crise paroxystique, il y a évidemment des pousse-au-crime.
– Catherine Nay : […] Moi ce qui m’a surtout étonnée, c’est le journal Le Monde diplomatique, qui a publié quoi ? une carte réactualisée des lieux de pouvoir dans la capitale, avec les banques, les ambassades, les médias, les ministères, les hôtels 5 étoiles, les restaurants fréquentés par l’élite. En vérité, un véritable guide pour les incendiaires.

La veille, sur TMC, Yann Barthès et Julien Bellver de l’émission « Quotidien » faisaient une démonstration d’excès de zèle à Christophe Castaner. Après la diffusion d’un extrait de la conférence de presse au cours de laquelle le ministre de l’Intérieur invitait « la presse à ne pas renseigner les casseurs », le journaliste Julien Bellver tenait à faire savoir qu’il était un élève discipliné. « Un avertissement qui n’est pas anodin », affirme-t-il, avant de poursuivre :

Quelques heures plus tôt, Le Monde diplomatique a été super critiqué pour avoir republié une vieille carte très précise des lieux de pouvoir à Paris […], avec un zoom en jaune sur les précédents lieux de violence. Des infos très précieuses pour les casseurs, et le gouvernement redoute ce genre de fuites justement.

Vous avez dit chien de garde ?

Au prétexte que des manifestations émaillées de violence se tiendraient dans Paris, republier une simple carte des lieux de pouvoir parisien (montrant essentiellement leur proximité géographique) serait ainsi devenu « irresponsable ». Mais la publication n’est devenue « irresponsable » que lorsque son contenu a été perçu comme un outil entrant en résonance avec les volontés de certains manifestants (cibler les lieux de pouvoir et se rendre à l’Élysée). En d’autres termes : dans certains contextes de tension sociale, il conviendrait de ne pas publier les informations jugées « dangereuses » (par certains éditorialistes) pour les institutions. Corollaire : la « responsabilité journalistique » reviendrait à adopter systématiquement le point de vue du maintien de l’ordre : dénoncer les violences (des manifestants) ou s’alarmer devant les « attaques » des « symboles de la République » (comme l’Arc de Triomphe). Jusqu’à parfois se reconvertir en porte-parole du gouvernement ou de la préfecture. Bien sûr très orientés, ces raisonnements instrumentaux et autres refrains sur la « responsabilité » en disent long sur la connivence existant entre les agendas médiatique et politique.

***

Dans l’article qui ouvre le dossier que Le Monde diplomatique consacre ce mois-ci au mouvement des Gilets Jaunes, Serge Halimi relève l’avertissement adressé aux journalistes par un économiste (Élie Cohen) et un politologue (Gérard Grunberg), tous deux « bien introduits » :

Les journalistes doivent se rappeler qu’ils ne sont pas de simples observateurs mais qu’ils font partie des élites dont le rôle est aussi de préserver le pays du chaos. [5]

De tels raisonnements, reçus cinq sur cinq par certaines chefferies éditoriales, déterminent des attitudes dans les rédactions. Lesquelles restent les meilleurs alliées de la censure et de l’autocensure. Les périodes de grande tension sociale (comme celles de « guerre contre le terrorisme » ou de guerre tout court) contribuent largement à les renforcer.

Mais ce n’est pas tout. Loin d’être anecdotiques, ces réactions, au choix indignées ou haineuses, en disent long sur la panique qui anime les hautes sphères médiatiques depuis la mobilisation des Gilets Jaunes. Et sur leur mépris de classe. Comment une carte des lieux de pouvoir parisiens (dont on peut toujours discuter la méthodologie) devient-elle un « appel à la haine » ou au « lynchage », voire une série d’indications à destination des « casseurs » ? Comme s’il fallait veiller à ne surtout pas renseigner ces « gueux », incapables de trouver par eux mêmes des informations par ailleurs publiques. Et comment expliquer des réactions si outrancières ? Il semble tout d’abord que certains journalistes se soient sentis eux-mêmes montrés du doigt par une carte qui intègre, dans les lieux de pouvoir parisiens, les sièges des « médias importants » auxquels ils appartiennent. Autrement dit, qui a le mauvais goût de rappeler à certains journalistes leur propre appartenance aux cercles de pouvoir parisien, dans un contexte de défiance généralisée à l’égard des grands médias.

À ce titre, la carte des lieux de pouvoir rajoute de la panique à la panique (et du fantasme aux fantasmes) d’une élite journalistique dont la déconnexion semble de jour en jour plus stratosphérique. Une élite qui continue de considérer les manifestants avec mépris comme un vaste troupeau moutonnier, dont une carte pourrait mécaniquement déchaîner les pulsions [6]. Une élite qui se montre prompte à violemment disqualifier et torpiller tout ce qui lui paraît sortir du rang [7].

Et dans ce « tout », l’information ne fait pas exception.

Pauline Perrenot

[1N°122, Avril-Mai 2012. La carte était initialement titrée « Il était une fois dans l’Ouest ».

[2Plainte suite à laquelle l’animateur a reçu un rappel à la loi.

[3On pourra par exemple retrouver cet astrologue dans notre article « Attentats de Bruxelles : le bal des « experts » de l’expertise ».

[4Voir cet article publié dans Politis (article réservé aux abonnés). Cette chronique de Sébastien Fontenelle revient notamment sur les propos tenus par Raphaël Enthoven vis-à-vis des lycéens ayant exprimé leur soutien envers ceux de Mantes-la-Jolie. Le philosophe médiatique les a traités de « connards » avant d’enfoncer le clou : « Je n’aurais jamais dû employer le terme « connards » pour décrire les lycéens qui s’agenouillent « en solidarité » avec ceux de Mantes-la-Jolie, car le mot est faible. »

[5Cité par Serge Halimi dans l’article « Quand tout remonte à la surface ». La citation est extraite d’un billet que les deux auteurs ont publié sur le blog Telos, et intitulé « Les Gilets Jaunes : la double régression ».

[6Or, de nombreux gilets jaunes – comme bien d’autres manifestants avant eux, pendant la Loi Travail, les grèves des cheminots et les mobilisations lycéennes – expriment régulièrement (et de manière autonome) leur défiance vis-à-vis de la couverture que les grands médias réservent à leur mobilisation, en manifestant par exemple devant certains sièges. Si toutes les critiques des médias ne se valent pas et si les agressions de journalistes de terrain sans grand pouvoir sont condamnables et se trompent de cible, la surdité absolue des chefferies éditoriales face à toute critique ne fait qu’aggraver les sentiments de défiance.

[7On pense à certaines revendications sociales jugées illégitimes ou « impossibles », ou aux gilets jaunes accusés de ne pas être « raisonnables ». Sur ces différents sujets, voir les articles de notre rubrique consacrée aux Gilets Jaunes.

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Publié par le 8 janvier 2019 dans général, Politique, société

 

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La violence : surtout ne pas oublier de s’en indigner

La violence : surtout ne pas oublier de s’en indigner

par 

La violence : surtout ne pas oublier de s’en indigner, au Dictionnaire des Idées reçues.

La journée de manifestations des Gilets Jaunes du 5 janvier a témoigné d’une reprise d’un mouvement qui s’était simplement estompé pendant la trêve des Fêtes de fin d’année, probablement galvanisé et revigoré par les déclarations belliqueuses et provocatrices de l’exécutif.  Ce samedi a en outre été marqué par quelques affrontements avec les forces de l’ordre ainsi que par la perforation de la porte d’entrée du ministère de Benjamin Griveaux, lequel affichait quelques jours plus tôt un mépris violent envers les Gilets Jaunes, annonçant par ailleurs une radicalisation des méthodes gouvernementales avec un petit sourire narquois. Ces quelques images de débordements ont immédiatement tourné en boucle de manière virale, chacun étant sommé de s’en indigner et d’y résumer l’ensemble de la journée et du mouvement. Il s’agit de condamner la violence, par principe, parce que la violence c’est mal.

Et c’est exact qu’il convient de s’indigner contre la violence. L’on ne peut que cautionner cette noble indignation. La violence sociale, par exemple. Traiter mal les chômeurs, lancer contre eux d’insupportables mesures punitives, traiter mal les retraités, traiter mal les pauvres, voilà en effet une insupportable violence qu’on ne peut que condamner. Pareillement de la violence policière répressive qui a visé depuis des semaines le peuple de France, éborgnant, défigurant, estropiant, gazant, emprisonnant. Si rien ne justifie que quiconque s’en prenne à un policier, on aurait aimé que tous ceux qui se sont indignés samedi se récrient proportionnellement contre l’invraisemblable somme d’actes violents commis par les forces de l’ordre au fil des semaines à l’encontre du peuple révolté. La violence provocatrice d’un exécutif irresponsable, également, qui, histoire de bien démarrer l’année en fanfare, souffle perversement sur les braises en annonçant une «radicalisation» (sic) de ses mesures, en insultant les Gilets Jaunes, les qualifiant de « foules haineuses ». La violence symbolique du mépris, aussi, insupportable, et celle consistant à nier la réalité de ce mouvement, à prétendre par exemple stupidement que la révolte du peuple français concernerait moins d’un habitant par commune quand n’importe qui se déplaçant en dehors des hypercentres métropolitains bobos -il est vrai que pour cela il faut avoir son permis de conduire et être quelque peu sorti de l’adulescence impotente caractéristique de l’homo festivus- peut constater le contraire de ses propres yeux. Mais qu’importe le réel : la dénonciation outragée de la violence est un matériau propagandiste et hautement manipulable comme un autre, un peu plus qu’un autre en ce qu’elle rend impossible, par la réprobation globale qu’elle promeut, toute forme de discussion sur le fond.

Faut-il, dans pareil contexte inflammable, s’étonner que des incidents surviennent, qu’à force de subir des violences multiples, les révoltés – bien que patients- finissent par s’énerver et que certains perdent un peu les pédales, et pour peu qu’une voiturette de chantier (qui n’est tout de même pas non plus un de ces blindés que le pouvoir a mobilisés contre le peuple) soit posée à côté d’un ministère avec les clefs opportunément laissées sur le contact, quelque acte regrettable soit commis, que l’on se retrouve avec une porte trouée (qui ferait la différence avec une performance d’art contemporain ?) et un ministre arrogant qui s’enfuit courageusement par quelque issue de service…?

Aussitôt, les pompiers pyromanes aidés par toutes les chaisières bourgeoises de la création, font mine de s’indigner au moindre feu de poubelles, à la moindre castagne, au moindre symbole attaqué. On aurait bien aimé voir ces indignés à la manœuvre en 1789 (dont ils nous rebattent pourtant constamment les oreilles), ou lors de la révolte des Canuts, des Communards, des Croquants ou de celle d’Étienne Marcel : auraient-ils pareillement défendu les portes trouées et les arrogants ? C’est bien possible tant l’Histoire sous des formes multiples se répète.

Qui est dupe, pourtant ? Qui est dupe de ce que le durcissement éventuel du mouvement et les quelques inévitables débordements auxquels nous assistons sont exactement ce dont a besoin l’exécutif avec ses déclarations tonitruantes et provocatrices, de manière ensuite à pouvoir se poser en victime et durcir encore davantage la répression ?  A qui profite le crime, aussi condamnable soit-il dans sa stricte dimension matérielle ? Qui est dupe de l’instrumentalisation de ces quelques cas de violences qui permettent de feindre que la République serait en danger et autres fariboles fantasmagoriques pour Républicains de salon, des internets et des prébendes ?

Pourtant, il est une chose certaine en tous temps et sous toutes les latitudes : un mouvement social, historique, profond finit toujours par déborder le cadre ancien dont il est issu et qui tente de le contrôler, de le circonvenir. Cela s’appelle la dialectique. Certains qui se prétendent philosophes devraient par conséquent réviser un peu leurs bases : l’herméneutique fumeuse à la Ricoeur c’est bien (quoique…), mais la bonne vieille dialectique hégélienne à la Papa, c’est mieux et cela a davantage fait ses preuves.

L’occasion aussi, en ce dimanche 6 janvier, de rappeler que le message épiphanique n’est pas qu’un mot d’ordre marchand pour consommer des galettes, grossir encore et faire tourner les commerces, mais un changement de paradigme spirituel et moral consistant à faire se prosterner les Rois, les puissants, devant le pauvre, devant le petit, devant le plus faible, et donc à sortir, toujours, des cadres et des formes du pouvoir dominant.

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Publié par le 8 janvier 2019 dans général, Politique, société

 

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Fichier des manifestants violents : « Cela devient extrêmement dangereux pour les libertés publiques » – «une volonté de fichage politique des opposants au Président Macron»

Une ”atteinte à la liberté de manifester” pour le juriste grenoblois S. Slama

 «C’est comme si vous donniez la possibilité au pouvoir en place d’empêcher ses opposants politiques de manifester dans la rue» (Me Arié Alimi, avocat et représentant de la Ligue des droits de l’homme)

Alors là, si ce fichier est mis en place on touche directement aux libertés publiques, et à un droit fondamental qui est la liberté de manifester. Déjà que nos libertés individuelles (et collectives) sont de plus en plus réduites à néant comme j’en parle régulièrement (lire parmi les nombreux papiers sur ce sujet par exemple Liberté d’expression : quand les États de l’Union Européenne souhaitent sous-traiter la censure aux géants du web !Atteintes aux libertés. Surveillance, fichage, censure : la démocratie en danger ?, ou encore Macron veut Contrôler le net « pour sauver l’internet libre » !!!!!), ce serait un pas de plus vers une dérive totalitariste, « un pas supplémentaire vers la dictature » comme affirmé plus bas. Lisez ce petit tour d’horizon, vous allez voir, c’est édifiant ! Z

S’inspirer des interdictions de stade pour une nouvelle loi anti-casseurs est-il une bonne idée ? Lundi soir sur TF1, Edouard Philippe, qui veut muscler l’arsenal répressif contre les violences en marge de manifestations de « gilets jaunes », a fait l’éloge des mesures contre le hooliganisme prises « dans le courant des années 2000 » pour mettre fin à des « débordements d’une grande violence » dans « les stades de foot ». Selon Matignon, le gouvernement compte, sur ce modèle, créer un fichier spécial répertoriant les casseurs identifiés, comme l’a réclamé le syndicat policier Alliance. « Cela pourrait menacer les libertés publiques », avertit Mathieu Zagrodzki, chercheur associé au Centre de recherches Sociologiques sur le Droit et les Institutions Pénales (Cesdip).

(…)

Le droit de manifester est fondamental. S’il s’agit d’un fichier administratif, cela pourrait menacer les libertés publiques. Sur une décision préfectorale, il n’y a pas de procès, pas d’établissement de la preuve ni d’opportunité de se défendre. Une personne peut se retrouver sur un tel fichier pour de mauvaises raisons. Cela pose des questions constitutionnelles sur la séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire. (source)

Création d’un fichier des manifestants violents : France Police – Policiers en colère dénonce une volonté de fichage politique des opposants au Président Macron   :

C’est Alliance Police Nationale qui lance l’idée et ce n’est pas un hasard ! Ce syndicat de police a appelé à voter Macron et tente d’acheter les policiers avec quelques dizaines d’euros d’augmentation sur la fiche de paye pour éviter les états d’âme dans nos rangs à réprimer du Gilet jaune !

Alexandre Benalla est-il, lui aussi, dans le coup ? Le secrétaire d’Etat Nunez, issu de la DGSI, a-t-il également participé à l’élaboration de cette brillante idée ? Mystère..

Retour aux bonnes vieilles barbouzeries issues des ex Renseignements Généraux (RG) avec la création de fichiers politiques ?

Pour information, les manifestants violents sont déjà parfaitement identifiés et connus par la DGSI ou le Renseignement Territorial (RT). Point besoin d’un nouveau fichier.

France Police – Policiers en colère dénonce un risque de dérive démocratique portant gravement atteinte aux libertés publiques et individuelles.

Dès lors qu’un individu parmi une foule de manifestants lancera un projectile en direction de nos collègues, l’autorité administrative pourra ordonner l’interpellation de tout le monde dans le périmètre pour tenter d’identifier l’auteur des faits et ainsi en profiter pour ficher l’ensemble des Gilets jaunes arrêtés.

France Police – Policiers en colère demande à l’ensemble des forces démocratiques de la Nation de s’opposer à la création d’un tel fichier. Notre pays ne doit pas sombrer dans la dictature, car c’est bien de cela qu’il s’agit.

Les terroristes sont fichés S (sûreté). Cela les empêchent-ils d’aller tranquillement commettre leur attentat ?

Ce fichier réclamé par les suppôts de la macronie n’apportera rien sur le plan de la sécurité mais permettra uniquement au pouvoir en place de ficher ses opposants politiques.

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L’Union syndicale des magistrats (USM) et la Ligue des droits de l’homme (LDH) s’inquiètent :

À l’Union syndicale des magistrats (USM), on regarde cette proposition avec une très grande réserve. «Quand on touche à un droit fondamental comme la liberté de manifester, il faut le faire avec la plus grande prudence», réagit Jacky Coulon, son secrétaire général. Selon le magistrat, si une loi devait voir le jour, «une telle interdiction ne pourrait rester entre les mains seules des préfets. Il faudrait au moins le contrôle du juge judiciaire, garant des libertés individuelles», insiste-t-il.

 «C’est comme si vous donniez la possibilité au pouvoir en place d’empêcher ses opposants politiques de manifester dans la rue», s’inquiète pour sa part Me Arié Alimi, avocat et représentant de la Ligue des droits de l’homme (LDH). «C’est une aberration politique et juridique, un pas supplémentaire vers la dictature. Je doute foncièrement que le Conseil constitutionnel laisse passer un texte pareil», conclut-il. (source)

« Cela devient extrêmement dangereux pour les libertés publiques », prévient l’ex-bâtonnier de Seine-Saint-Denis :

Après l’annonce lundi par Edouard Philippe d’une nouvelle loi « anticasseurs », Stéphane Campana, avocat, ex-bâtonnier de Seine-Saint-Denis, s’inquiète mardi sur franceinfo de la création d’un fichier de manifestants qui pourrait être attentatoire pour les libertés publiques.

(….)

Une personne pourrait être « définitivement dans des fichiers de police, on lui interdira de manifester toute sa vie, elle et les gens qu’elle connaît ».

(….)

Que pensez-vous du parallèle avec les hooligans ?

On n’est plus du tout sur une niche de population de supporters, on est sur une liberté publique, celle de manifester, d’aller et venir. Si on applique la réglementation en matière de répression contre le hooliganisme, cela devient extrêmement dangereux pour les libertés publiques.  (….)

Le fait de porter une cagoule pourrait devenir un délit. Est-ce une bonne chose ?

(….) Cela permettra une grande répression puisque toute personne qui aura une cagoule sera immédiatement interpellée et immédiatement déférée.

 20 minutes rappelle qu’il existe déjà tout un arsenal législatif : 

Le gouvernement semble vouloir prendre un nouveau virage sécuritaire alors que Paris a encore été le théâtre de débordements, samedi, en marge de la mobilisation des « gilets jaunes ».  Le hic, c’est que ce fichier existe depuis 2009 sans que cela permette d’empêcher les incidents.

(….)

Alliance propose la création « d’un fichier des individus violents lors des manifestations ». Ceux-ci seraient ensuite interdits de cortèges, « sur le modèle des interdits de stade », a indiqué Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint du syndicat policier, dimanche soir.

Sauf que « la comparaison avec les hooligans ne tient pas », estime l’avocat Raphaël Kempf. Selon lui, on ne peut pas mettre sur le même plan « un loisir qui consiste à se rendre dans un stade de foot » et « une liberté fondamentale qui est la liberté de manifester. » Le droit de manifester est en effet garanti par la Constitution. Pas celui de supporter le PSG…

Mais ce n’est pas tout ,  Un plan de modernisation des outils de maintien de l’ordre sera traité dans une loi de programmation :

Ultra-sécurité et chienlit

Le Premier ministre a d’une part proposé une réponse opérationnelle en remettant en place pour samedi prochain le dispositif « considérable » prévu lors du week-end du 15 décembre, qui avait vu au moins 80.000 policiers et gendarmes mobilisés sur tout le territoire mais aussi des blindés de la gendarmerie à Paris. Car l’exécutif estime, après l’expérience de ce week-end, que les déclarations de manifestation ne sont pas fiables. Il souhaite aussi pouvoir interpeller un maximum de casseurs. « Face à de l’ultra-violence, il faut de l’ultra-sécurité » contre les « voyous », plaidait lundi matin le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin.

Edouard Philippe a aussi demandé à Christophe Castaner de préparer un plan de modernisation des outils de maintien de l’ordre, tant via la formation que via le renouvellement du matériel. Un plan qui doit passer via la future loi d’orientation et de programmation pour la sécurité.

 
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Publié par le 8 janvier 2019 dans général, Politique, société

 

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«Macron, tu as attisé le feu» : un gitan invite les gens du voyage à «monopoliser» Paris

«Macron, tu as attisé le feu» : un gitan invite les gens du voyage à «monopoliser» Paris (VIDEO)

Après avoir frappé des gendarmes à Paris, le boxeur surnommé le «gitan de Massy» avait confié avoir «mal agi». De son côté, un homme se présentant comme gitan a appelé sa communauté à agir, qualifiant d’«honorable» l’acte de Christophe Dettinger.

Dans la foulée de l’acte 8 des Gilets jaunes, entre autres marqué par une scène montrant l’ex-boxeur Christophe Dettinger rouer de coups des gendarmes sur un pont parisien, un homme se présentant comme appartenant au peuple du voyage a appelé sa communauté à «monopoliser Paris […] pour plusieurs jours», provoquant directement les forces de l’ordre à travers un discours adressé à Emmanuel Macron : «Je peux te dire que maintenant on va les essouffler les CRS, on va tellement vous en faire baver que vous allez descendre de votre piédestal».

Dans sa vidéo, relayée ce 8 janvier sur Twitter, l’homme a d’emblée exprimé son soutien à l’ancien champion de boxe, lui-même d’origine gitane. «Tu as agi comme il fallait, les forces de l’ordre n’ont pas à être au dessus des lois», a-t-il entre autres estimé.

Macron je vais te dire quelque chose : les gitans c’est comme les braises.

Après avoir qualifié le comportement de Christophe Dettinger d’«honorable» – alors que le principal intéressé avait lui-même confié avoir «mal agi» – l’homme de la vidéo n’a pas tardé à interpeller le président de la République en personne : «Macron je vais te dire quelque chose : les gitans c’est comme les braises, quand t’as une braise qui est bouillante et que tu souffles dessus, ça ravive une flamme […] Tu as attisé le feu […] Comme tu as attisé la haine, tu vas attiser tout le peuple gitan, et quand [il] va vraiment se réveiller, ça va être autre chose que ce qui se passe en ce moment, là on va te faire du dégât, là on va te faire du grabuge».

Avant de se rendre de lui-même aux autorités, Christophe Dettinger dit le «gitan de Massy» avait, à travers une vidéo postée sur les réseaux sociaux, expliqué son action, non sans émotion. «Je suis un Gilet jaune, j’ai la colère du peuple qui est en moi […] Je me suis fait gazer avec mon ami et ma femme, à un moment, la colère est montée en moi. Oui, j’ai mal réagi, mais je me suis défendu» avait-il entre autres affirmé, avant d’appeler les Gilets jaunes à «continuer le combat pacifiquement».

source

 
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Publié par le 8 janvier 2019 dans général, société

 

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