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Archives du 19 novembre 2018

Le message clair des Gilets jaunes à BHL

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Que BHL ne se réjouisse pas trop vite, peu de gens ont compris les réels enjeux actuels . Comme je disais hier, c’est avec les feux de paille qu’on allume les feux de joie …. Et les feux de paille, comment on les allume ? 

Jusqu’à présent la blogosphère est restée calme . La plupart n’ont pas compris les enjeux réels, qu’il fallait donner un souffle et une direction à ce genre de mouvement qui est ce qu’il existe de pire pour un pouvoir en place, car c’est une pure émanation et expression du peuple . 

Pour ma part je l’ai volontairement désamorcé (un peu) : ça apprendra aux moutons oppressés à arrêter de passer leur temps à regarder TF1 et à commencer à s’informer … La preuve, ils n’ont absolument rien obtenu, le gouvernement les a traité comme des enfants .   

On ne fait pas la « révolution » le samedi sur son temps libre en buvant de la bière ! (quoi que …) 

Par contre ce que n’ont pas compris BHL et compagnie, c’est que dans notre société actuelle l’herbe étant sèche (c’est du au réchauffement), une étincelle peut désormais se produire n’importe quand, et provoquer un incendie de foret … Z

Le message clair des Gilets jaunes à BHL – Par Michel Onfray

Ce que dénoncent les Gilets jaunes, c’est tout simplement la paupérisation

« A l’heure où la France pauvre et modeste des Gilets jaunes fait savoir ses difficultés à se nourrir, à se loger, à se vêtir et son impossibilité d’offrir des sorties, des loisirs ou des vacances à ses enfants, Carlos Ghosn, grand patron français (mais aussi brésilien et libanais, il a la triple nationalité), se fait arrêter au Japon parce qu’il fraude le fisc… Pauvre chéri : il ne gagnait que 16 millions d’euros par an ! Il lui fallait bien mettre un peu d’argent de côté s’il voulait survivre un peu…

J’y vois un symbole de la paupérisation induite par ce libéralisme que Mitterrand fait entrer dans la bergerie française en 1983 avec les intellectuels médiatiques du moment, Nouveaux Philosophes en tête. Des pauvres de plus en plus pauvres et de plus en plus nombreux, puis des riches de plus en plus riches et de moins en moins nombreux: voilà ce qu’est la paupérisation. L’Empire maastrichtien est la créature des clones de Carlos Ghosn qui paupérisent à tour de bras. Macron est l’un d’entre eux.

Les journalistes des médias dominants clament partout que le message des Gilets jaunes est confus, invisible, illisible, divers, diffus, multiple, contradictoire: non, il ne l’est pas. Il est même très clair : ce que dénoncent les Gilets jaunes, c’est tout simplement cela : la paupérisation.

On le voit dans les reportages, ce peuple-là n’est pas doué pour la rhétorique et la sophistique, la dialectique et la parole. Il dit simplement et clairement des choses simples et claires que les diplômés des écoles de journalisme, de Science Po, de l’ENA ou de Normale Sup ne comprennent pas parce que ça dépasse leur entendement. Ils sont pauvres et l’engeance qui tient le pouvoir, politique, médiatique et économique,  ne sait pas ce que signifie faire manger une famille avec 5 euros par repas. Ils ne le savent pas…

Il est facile de salir ces gens modestes comme le font Libération et Le Monde, L’Obs (avec un article dégoûtant d’un nommé Courage, probablement un pseudonyme…), voire l’inénarrable BHL. « Ces pauvres qui disent qu’ils le sont et qu’ils n’en peuvent plus de l’être, quelle beaufitude, quelle grossièreté, quel manque de manière ! ». Et ces journaux seraient des journaux de gauche ? Qui peut encore le croire ?

« Salauds de pauvres ! » disent Quatremer & Joffrin, Courage & Askolovitch (qui m’inonde de textos insultants en me disant que tout le monde « se fout » de ce que j’écris, sauf lui apparemment…), Xavier Gorce, dessinateur au quotidien du soir & BHL. Car tous souscrivent comme un seul homme à cette saillie qu’on entend dans la bouche de Gabin dans La Traversée de Paris, un film de Claude Autant-Lara, un ancien du Front national version Jean-Marie Le Pen : « Salauds de pauvres ! » Le rideau se déchire enfin!

 BHL écrit : « Poujadisme des Gilets jaunes. Échec d’un mouvement qu’on nous annonçait massif. Irresponsabilité des chaînes d’info qui attisent et dramatisent. Soutien à Macron, à son combat contre les populismes et à la fiscalité écolo » (17 novembre 2018). Passons sur la rhétorique du personnage, il y a bien longtemps qu’il ne pense plus et qu’il ne fonctionne qu’aux anathèmes –peste brune, rouges-bruns, poujadistes, fascistes, nazis, staliniens, pétainistes, vichystes, maurrassiens sont ses arguties préférées pour clouer au pilori quiconque ne pense pas comme lui. BHL a le record mondial du point Godwin ! Chez lui l’insulte a depuis longtemps remplacé toute argumentation digne de ce nom. Dans le registre des insultes, on l’a oublié, il y avait aussi: « saddamite »…

C’est le néologisme créé par lui pour insulter Jean-Pierre Chevènement lors de la guerre du Golfe. A cette époque, BHL ne s’est pas fait traiter d’homophobe ! Il est vrai que ses amis dans la presse sont nombreux et qu’il dispose d’un efficace pool qui nettoie le net de ses bêtises en les renvoyant dans les pages invisibles du net –vérifiez en tapant « BHL saddamite Chevènement » sur le net, plus rien, nettoyé… Étonnant! Car dans Bloc-Notes. Questions de principe cinq, page 141 de l’édition du Livre de poche, on peut encore y lire : « Chevènement saddamite et philoserbe ». J’attends que, des Inrocks à Libération, du Monde à France-Inter, on dénonce cette homophobie qu’on m’a prêtée il y a peu parce que, moi, je ne souscrivais pas au doigt d’honneur antillais qui semblait ravir le président de la République, et que je l’ai fait savoir sur le mode ironique. Il est vrai que BHL et l’humour, ça fait deux…

BHL qui fait tant pour qu’on parle de ses livres à chacune de ses parutions voudrait qu’on ne parle pas des Gilets jaunes dans les médias ! Comme si c’étaient les journalistes qui créaient l’actualité…

La pauvreté existe parce qu’on la montre.

Ne la montrons pas,

De cette manière elle n’existera plus.

C’est ainsi qu’on apprend à penser à l’Ecole normale supérieure ! Censurons ces Gilets jaunes à la télévision, demandons à France-Culture comment on s’y prend pour interdire de parole sur les radios du service public, et faisons taire cette racaille populiste, crypto-fasciste, lepeniste, vichyste, pétainiste, nazie –ne nous interdisons rien ! Car quiconque demande du pain pour ses enfants est une ordure populiste bien sûr…

Que BHL soutienne Macron, il n’y a rien là que de très normal. Avec Stéphane Bern et les Bogdanoff, Line Renaud et Philippe Besson, ce qui se faisait de mieux chacun dans son domaine a offert ses courbettes au Prince. Il y en eut de plus malins qui vinrent manger la soupe payée par le contribuable à Bercy, qui servait à préparer la présidentielle. On n’y mangeait pas des repas à cinq euros…  

Enfin, que BHL soutienne « la fiscalité écolo », comme son ami Cohn-Bendit, n’est pas non plus étonnant: il reprend l’élément de langage qui voudrait que ces taxes aillent à la fiscalité verte alors qu’elles vont majoritairement dans les caisses de l’Etat. La revue Que choisir l’a récemment montré dans l’un de ses articles [1].

Pour salir les Gilets jaunes, des journalistes et des éditorialistes affirment qu’ils refusent la fiscalité, qu’ils sont contre les taxes, qu’ils refusent les impôts, qu’ils rechignent à payer des taxes écologiques. C’est faux. C’est Carlos Ghosn qui refuse de payer ses impôts, ainsi que les riches qui ont placé leur argent dans les paradis fiscaux avec l’assentiment de l’Etat français, pas les Gilets jaunes qui, eux, veulent bien payer des impôts directs et indirects, mais s’insurgent que ces impôts, qui doivent servir à payer le salaire des fonctionnaires, à faire fonctionner les écoles, les hôpitaux, les commissariats, les gendarmeries, soient accompagnés en province de suppressions de fonctionnaires et de fermetures d’écoles, d’hôpitaux, de commissariats, de gendarmeries.

  Revenons à BHL : s’il est tellement soucieux de l’état de la planète qu’il estime que l’Etat maastrichtien doive faire payer les pauvres avec leurs voitures de travail afin que les riches puissent polluer en se déplaçant en avion, alors qu’il cesse de passer son temps entre deux aéroports lui qui disait sans vergogne qu’il avait trop de maisons…

On peut lire en effet dans L’Obs (5 juillet 2017): « J’ai trop de maisons dans le monde »: Bernard-Henri Lévy se résout à vendre une de ses villas pour 6 millions d’euros. Lisons cet article: « Trop d’argent, pas assez de temps. Bernard-Henri Lévy a confié à Bloomberg dans un article publié ce lundi qu’il était contraint de vendre une de ses villas au Maroc, à Tanger, faute de pouvoir en profiter suffisamment: « Je partage mon temps entre Paris, New York et Marrakech. J’ai trop de maisons dans le monde et hélas, l’année ne dure que 52 semaines ». Prix de la demeure sacrifiée : 6 millions d’euros, en vente sur le site de Christie’s International Real Estate, pour 600 mètres carrés situés « au sommet d’une falaise, face à Gibraltar, au point précis où se côtoient l’Atlantique et la Méditerranée », affirme BHL, bon vendeur. Bonjour la trace carbone du philosophe !

On comprend que cet homme-là ignore quelle misère signifie un trou de cinquante euros dans le budget d’une famille vivant avec moins de mille euros par mois… « Salauds de pauvres! », en effet ».

Michel Onfray, le 19 novembre 2018

 
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Publié par le 19 novembre 2018 dans général, Politique, société

 

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Les Gilets Jaunes et la colère des masses populaires

Le peuple est de plus en plus en colère et l’exprime .  Mais à voir ce que j’ai vu de cette jacquerie, si on laisse les moutons agir dans l’anarchie, on risque un bain de sang, et une guerre civile . L’oligarchie qui rigole devant ce mouvement, récupérera cette colère pour détruire radicalement notre pays et nous réduire encore plus à l’esclavage. Les gilets jaunes ont allumé une énième mèche, mais seuls ils ne peuvent rien,  ceux qui peuvent faire exploser le baril de poudre dans notre réel intérêt commun ce sont les citoyens qui perçoivent les grands enjeux, qui ont une vision de l’avenir, ceux qui sont « éveillés » . Le petit peuple a besoin de guides, sinon il est perdu . Et vous qui me lisez, êtes ces guides . Il faut coller une conscience politique à cette colère, lui donner une direction . La politiser . Politique dans son sens 1er, je ne parle pas des partis .  L’info est la clef, comme je le répète beaucoup en ce moment, l’information du citoyen est une condition sine qua non de l’exercice de ses libertés, et de son éveil. – Nous qui sommes informés, sommes la clef qui ouvre tout . Tout l’objet de ce blog prend son sens .  Z 

Les Gilets Jaunes et la colère des masses populaires, par Jacques Sapir

La journée du 17 novembre des Gilets Jaunes s’est donc soldée par un succès massif, avec plus de 2000 points de blocage alors que 1500 avaient été annoncés. Les chiffres de participation annoncés par le Ministère de l’intérieur semblent largement sous-estimés. Mais, ce succès a hélas été endeuillé par le décès d’une manifestante et par de nombreux blessés, ce qui est dû dans la plupart des cas à des véhicules ayant tenté de forcer les barrages. Ce succès interpelle les mouvements politiques et les syndicats. Si la majorité (LAREM) et ses journalistes à gages tiennent un discours odieux, il convient de s’interroger sur la signification de ce mouvement et sur ses suites possibles. 

Jour de colère

Ce mouvement a été déclenché par l’annonce d’une hausse des prix du carburant. Il traduit cependant une colère bien plus profonde, et des causes bien plus complexes. La question des prix du carburant renvoie, elle, à ce que l’on appelle les « consommations contraintes » des ménages des classes populaires. Quand on n’a pas de moyens de transports de substitution, quand on doit faire tous les jours des dizaines de kilomètres pour aller travailler, oui, le prix du carburant représente une contrainte. Dit en des termes d’économistes, il n’y a aucune élasticité de la consommation au prix dans ce cas.

Mais, une simple hausse du prix des carburants n’aurait certainement pas provoqué une telle colère si elle ne venait s’ajouter à des hausses multiples, mais aussi à une pression fiscale dont les classes populaires ont l’impression de payer bien plus que leur part. Les réformes fiscales prises depuis un an par le gouvernement – dont la suppression de l’ISF – ainsi que les mesures prises par les gouvernements précédents, et l’on se souvient des 44 milliards du CICE donnés aux grandes entreprises en l’échange de quelques créations d’emploi, constituent la base de cette colère. On parle d’un « ras-le-bol » fiscal ; il peut exister en certains cas. Mais, ce qui est en cause c’est avant tout le sentiment d’une injustice fiscale.

Ajoutons-y les propos plus que malheureux d’un Président de la République, qui à l’évidence n’éprouve aucune empathie pour les classes populaires, tout fasciné qu’il est par les « start-upers » et par la richesse des gens qui, pour reprendre son expression, eux ne sont pas rien. Les termes extrêmement désobligeants qu’il a employés depuis des années à l’encontre des classes populaires sont connus. Ils n’ont pas été oubliés par ceux auxquels ils s’adressaient. Les français, dit-on, ont la mémoire courte. Ils viennent de démontrer exactement le contraire.

Tout cela a fait le ciment d’une révolte qui monte des tréfonds de la France périphériquepour reprendre l’expression du géographe Christophe Guilluy. La haine des représentants organiques de la France bobo indique bien où se trouve la fracture, et cette fracture, n’en déplaise à certains, est une fracture de classe. Les slogans politiques que l’on a, alors, pu entendre ne doivent rien à la présence de militants de partis et d’organisations, mais bien plutôt au fait que ces classes populaires identifient spontanément le gouvernement et le Président comme leurs ennemis.

L’auto-organisation, ses précédents, ses limites et son devenir

Cette révolte a été largement inorganisée, ou plus exactement auto-organisée. Elle a commencé par des individus, s’est amplifiée sur les réseaux sociaux. De très nombreux manifestants du 17 novembre faisaient leur première expérience de la manifestation, de la lutte collective. Cette expérience là, cette forme spécifique de socialisation, est d’une extrême importance. Car, en apprenant à se coordonner, en se parlant ensemble, ces individus cessent justement d’être des personnes isolées. Elles prennent conscience de leur force. C’est pour cela que ce mouvement, aussi hétéroclite en soit l’idéologie, aussi mélangés aient pu en être les participants, représentait fondamentalement un mouvement social progressiste. Car, toute expérience sociale qui sort les individus de leur isolement aujourd’hui a un caractère progressiste.

Le désarroi de certains partis, mais aussi de certains syndicats, face à cette manifestation a été flagrant. La participation à ce dernier de dirigeants de la France Insoumise, comme Jean-Luc Mélenchon, François Ruffin, ou Adrien Quatennens montre bien que ce mouvement a compris la nature profonde de ce qui se passait. Que d’autres partis aient soutenu, soit timidement soit de manière plus engagée, la manifestation doit aussi être constaté. Pour reprendre une expression de mon excellent collègue Bruno Amable, verra-t-on se constituer sur cette base un « bloc anti-bourgeois » capable de faire pièce au « bloc bourgeois » qui est aujourd’hui aux commandes est bien la question qui se pose.

Car, ce qui a fait la force des Gilets Jaunes peut aussi constituer leur faiblesse. Si la mobilisation veut durer, et pour faire face à l’intransigeance du gouvernement il est clair qu’elle le doit, elle devra se doter d’une forme de structuration. Mais, alors, les moyens de pression du dit gouvernement augmenteront d’autant. Que l’on se souvienne comment Georges Clémenceau, alors Ministre de l’Intérieur, avait manipulé Marcelin Albert, le dirigeant de la révolte viticole du Midi et en particulier de la région de Béziers en 1907, celle dont nous est resté la chanson « gloire au 17ème »[1], célébrant la fraternisation des soldats du 17ème de Ligne avec les manifestants. Les Gilets Jaunes auraient ainsi tout intérêt à adopter une structuration en comités d’action avec des coordinations régionales et nationales, permettant un contrôle démocratique au-delà de la préparation d’une journée de manifestation.

Au-delà de ce risque, toujours présent, la mobilisation doit se poser les questions de l’élargissement du mouvement, mais aussi des formes qu’il doit prendre et des objectifs qu’il doit se donner. La persistance de mouvements de blocage et de manifestation le dimanche 18 novembre, l’extension à l’outre-mer, tous ces symptômes indiquent que nous sommes peut-être à la veille de quelque chose de bien plus important qu’une simple protestation contre des taxes.

 

L’effacement des syndicats et le potentiel de cette mobilisation

Il faut cependant revenir à l’effacement des syndicats, et à son corolaire : l’absence de représentants institutionnels des Gilets Jaunes. De nombreuses raisons expliquent cet effacement, et le phénomène de bureaucratisation des grandes centrales en est un. Mais, quand le gouvernement fait tout pour faire disparaître les syndicats en tant de forces sociales, il est bien mal placé pour regretter l’absence de représentants institutionnels dans le mouvement du 17 novembre, représentants avec lesquels il pourrait, le cas échéant, négocier.

En mai 1968, ce sont les syndicats, et au premier lieu la CGT, qui ont été les chevilles ouvrières du compromis – les Accords de Grenelle – qui a permis de trouver une voie de sortie non révolutionnaire au mouvement. Ces accords ont été suffisamment exemplaires pour que le mot « Grenelle » soit aujourd’hui mis à toutes les sauces. Cela sera difficile à reproduire, sauf récupération de cette mobilisation.

Le gouvernement se trouve donc en face d’un mouvement d’un nouveau genre, un mouvement revendicatif qui porte en lui directement sa nature de contestation politique. Sauf à lui donner très vite raison, et l’on voit mal comment il le pourrait, il risque deux écueils :

Le premier est que cette mobilisation continue de monter et qu’elle provoque, ici et là, des mouvements de fraternisation avec les forces de l’ordre. C’est, pour ce gouvernement, le scénario du pire. Même s’il est aujourd’hui peu probable, il implique alors la transformation de cette mobilisation en un mouvement de fait insurrectionnel.

Le second, plus probable, est que cette mobilisation finisse par s’effilocher faute de trouver des débouchés concrets et faute d’avoir pu faire le pont avec d’autres secteurs de la population. Mais, même si ce mouvement retombe, il ne retombera qu’en apparence. La colère, et cette fois l’amertume, seront toujours là n’attendant qu’un prétexte pour ressurgir, et qu’une occasion, en particulier électorale, pour s’exprimer.

Le gouvernement va donc avoir à traiter soit un péril immense à court terme, soit un péril tout aussi immense à moyen terme. Mais, quoi qu’il fasse, il ne se débarrassera pas du péril.

Source: LES-CRISES.fr
 
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Publié par le 19 novembre 2018 dans général, Politique, société

 

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Loi de financement de la sécu : les députés médecins voteraient sous l’influence des labos

Loi de financement de la sécu : les députés médecins voteraient sous l’influence des labos

De l’excellent travail de Basta ! avec les pharma papers (et d’autres sujets). C’est une petite équipe de journaliste qui lutte pour vous informer et qui a tout compris : « En France, une majorité de journaux, télévisions et radios appartiennent à quelques milliardaires, privant les citoyens d’un droit fondamental : avoir accès à une information libre de tout conflit d’intérêt » .  Il  faut désormais envisager de réformer voir refondre cette « démocrassie » pourrie par les lobbys (entre autres) et en refaire une vrai démocratie ! La clef c’est l’info pour éveiller le citoyen !! (et qu’il ne se fasse plus avoir par l’oligarchie) C’est ce que je fait avec ce blog, et les citoyens sont de plus en plus éveillés … Z 

Chaque année, l’examen de la loi de financement de la sécurité sociale est un rendez-vous obligé pour les lobbyistes des laboratoires pharmaceutiques. Logique : leurs taux de profits futurs dépendront des niveaux de dépenses et de remboursements des médicaments fixés par la loi. Les députés médecins qui siègent en nombre à la Commission des Affaires sociales sont donc particulièrement sollicités. Une enquête publiée dans le cadre de notre dossier sur les mégaprofits et le lobbying de l’industrie pharmaceutique.

Comme chaque année à l’automne, le Parlement examine actuellement la loi de financement de la sécurité sociale pour l’année suivante. Et comme chaque année, les amendements tombent aussi nombreux que les feuilles mortes. Plus de 1500 ont encore été déposés dans le cadre de l’examen du texte en première lecture à l’Assemblée nationale, qui a commencé le 22 octobre. Ces amendements sont parfois de simples copier-coller de propositions envoyées par les lobbys de l’industrie pharmaceutique, les syndicats de médecins ou les fédérations d’employeurs du secteur. « Il y a eu beaucoup d’amendements exactement similaires, par paquets de dix ou quinze. Les députés reproduisent ce que la Fehap (Fédération des établissements hospitaliers et d’aide à la personne) ou la FHF (Fédération hospitalière de France) leur envoient. Parfois ils n’ont même pas pris la peine d’enlever la mention de la Fédération ! », s’étonne Olivier Véran, député LREM, neurologue hospitalier et rapporteur général du texte [1]. Qu’en est-il des envois du Leem, le lobby des entreprises du médicament ? « Le Leem ne met pas son nom sur ses propositions d’amendements ! », rétorque-t-il sur le ton de la blague.

En tout cas, ce puissant syndicat de l’industrie pharmaceutique est très actif autour de l’Assemblée, de même que les grands labos. Pour le deuxième semestre 2017, ils ont collectivement déclaré près de 7 millions de dépenses de lobbying à Paris (lire notre article « À Paris, l’influence écrasante des labos face aux associations de patients ? »), dont une partie importante consacrée à influencer le projet de loi de financement de la sécurité sociale, ou « PLFSS » pour les initiés. Cette loi de financement est éminemment stratégique pour tout le secteur. Elle détermine non seulement le taux de croissance des dépenses de médicaments remboursables, mais aussi toutes les procédures d’évaluation, d’autorisation et de mise sur le marché des produits pharmaceutiques. Autant dire qu’une petite modification introduite par amendement peut avoir un impact significatif sur le taux de profit des laboratoires.

Députés et médecins, une cible qui compte double

Les députés médecins, au nombre de 25 dans l’Hémicycle, représentent 4,3% des députés. Ils sont cependant sur-représentés dans la commission des Affaires sociales, dont ils occupent 19% des sièges. Et surtout, ils y trustent une grande partie des postes clés. Le neurologue Olivier Véran (LREM) en est le rapporteur général, le cardiologue Jean-Pierre Door (Les Républicains) et la psychiatre Martine Wonner (LREM) en sont les vice-présidents, les médecins Julien Borowczyk (LREM) et Cyrille Isaac-Sibille (Modem) les secrétaires. Une aubaine pour les laboratoires, qui ont noué des liens d’intérêts avec les quatre cinquièmes d’entre eux, selon notre analyse des données du site EurosForDocs (lire notre article « EurosForDocs, une base de données d’utilité publique »).

En la matière, la championne de l’Assemblée nationale est Stéphanie Rist, députée LREM. Elle a noué 309 liens d’intérêts avec l’industrie pharmaceutique en six ans… Près d’un par semaine ! D’après les chiffres disponibles, les labos ont dépensé 40 196 euros pour les services de cette rhumatologue (13e spécialité la plus approchée des labos selon EurosForDocs, lire notre article « Les labos soignent plus particulièrement les spécialistes du cancer »), soit 558 euros par mois, sous forme d’avantages divers (cadeaux, invitations à des conférences…) ou de contrats.

Lire l’intégralité de l’article ici

 
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Publié par le 19 novembre 2018 dans général, Politique, Santé - nutrition

 

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« Ce jour où la France se souleva »

Coup de gueule de Charles Sannat …. et on le comprend, les gens en ont marre ! Marre de cette dérive autoritaire qui commence à ressembler à du totalitarisme, et de ce mépris du peuple ! Les citoyens éveillés sont les seuls à pouvoir aider les moutons qui courent dans tous les sens et à changer les choses, voilà le fond de la chose, j’y reviendrai … Z 

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Des salons dorés, la colère de la foule semble toujours assourdie, même quand elle est assourdissante.

J’ai suivi les événements sur le terrain depuis plusieurs jours. Peu importe que l’on soit pour ou contre ce mouvement des « gilets jaunes ». Je veux juste partager avec vous ce que j’ai vu, compris et aussi ce qui reste en suspens, des choses bien dérangeantes.

Les digues de la colère trop longtemps contenue sont en train de céder.

Le gouvernement ne comprend pas.
Nos élites ne comprennent pas.
Nos journalistes des grands médias tentent d’aider le gouvernement à éteindre l’incendie qui menace de ravager le pays.

La méthode est évidemment mauvaise et il est fort probable qu’un jour, des comptes soient demandés par les victimes et les blessés. Nous y reviendrons.

Ce qu’il faut retenir c’est que dans un pays où le politiquement correct est étouffant, où la liberté est surveillée, où il n’est plus possible de penser véritablement sans « choquer », sans « déraper », sans être un « phobe », dans un pays où quand un gosse de 7 ans emmerde un autre gamin de 7 ans – ce qui relève de l’éducation et du pédagogique – se transforme en garde à vue et en procédure de « harcèlement », quand nos élites perdent le bon sens, quand les « bobos parisiens » pensent la société hors sol et à travers un prisme idéologique et croient qu’ils peuvent changer la manière de voir les choses des masses, nous créons un cocktail terrible de colère rentrée.

Immigration, vaccination, LGBTQI… théorie du genre, taxation, gasoil et vitesse à 80km/heure, pouvoir d’achat, piscine de Macron, ou vaisselle de Madame au Palais, tout y passe ou presque.

Le pays devient fou.

Fou de ses paradoxes, fou de ses contradictions, fou de ses idéologies, fou de ses démagogies, fou de tout.

Le contrôle social français, parce qu’il existe déjà au même titre qu’en Chine, même s’il ne porte pas le même nom, a mis un couvercle sur une cocotte minute.

Personne n’a voulu voir la fumée qui s’en échappe ni la pression qui monte, pourtant, quand les digues céderont, ce sera terrible. Terrible.

Une violence inouïe…

Ce que j’ai vu, c’est une violence inouïe, une haine rentrée, contenue depuis trop longtemps, qui a commencé à se libérer.

Cette rage de ne pas être entendu, cette colère d’être méprisé par un pouvoir sourd aux attentes simples d’une population, cette frustration terrible, non pas de la France « périphérique », mais de la France, essentiellement gauloise, qui subit la diversité, la crise économique, la fiscalité confiscatoire pour arroser à coup de milliards des « citées » et des quartiers « populaires » qui croulent sous les subventions… et la radicalisation. « On ne veut plus payer ». Voilà ce qui est dit.

C’est tout cela que j’ai entendu, jusqu’à un pharmacien expliquant qu’il trouvait scandaleux tous les médicaments gratuits pour les migrants et pas pour les mamies… Mais il y a aussi ces médecins, ces ambulanciers, les motards en colère, ou les paysans, ou les artisans, ou les taxis, ou, ou, ou,…

Nos dirigeants ont patiemment construit une société de haine et d’opposition.

Quand il y a haine et opposition, il finit par y avoir confrontation et violence. Même Gérard Colomb l’a dit en quittant son poste. Quelques jours seulement ou il n’est plus là, et il sera vite très regretté!

Terrible bilan.

« Ils » forcent les barrages !

Ils ont besoin d’une batterie pour l’i-Faune… Je vous l’avais dit.

Ces centaines d’abrutis, car si l’on peut être totalement opposés aux gilets jaunes, et faire comme le demande En Marche porter des gilets verts, rien ne saurait justifier d’écraser et de tuer quelqu’un.
Or, partout en France, des abrutis beaucoup plus pressés que les autres, qui eux ont « un métier » ou un travail… ont foncé dans les barrages…

Les enquêtes peut-être nous diront que ces chauffards étaient des « sympathisants », ou encore des « encartés » de chez En Marche, des « radicalisés » En Marche qui n’ont pas su arrêter leur véhicule. C’est le problème quand la marche est trop rapide, les distances de freinage s’allongent, et c’est évidemment valable pour le gouvernement et le parti présidentiel.

Cette excitation est en partie la résultante involontaire « évidemment » des propos tenus par notre nouveau ministre de l’Intérieur. En expliquant qu’il n’est pas possible de bloquer le pays, on légitime les passages en force de quelques fragiles du haut ! Elle est aussi le fruit de l’individualisme forcené, et également… de la permissivité de la justice et de tant d’autres choses, à commencer par le délitement de tout ce qui fait « société » commune.

Le gars qui écrase dira qu’il a paniqué, alors qu’il a pété les plombs, et prendra quoi… un an, deux ans au maximum… Bref, plus personne ne risquant plus rien, là encore, qu’est-ce qui viendra enrayer l’expression de ces haines rentrées ?

Avant, les petits avaient des choses à perdre en combattant le gouvernement, ce que n’a pas encore saisi le gouvernement c’est qu’il a changé les équilibres en changeant la fiscalité.

Le peuple a plus à perdre en ne se battant pas contre son gouvernement qu’en ne disant rien.

Les peuples sont des agents économiques et leurs raisonnements le sont également. Si Macron ne comprend pas les hommes, qu’il comprenne au moins les chiffres, et relise La Grève de Ayn Rand. Nous avons atteint le point de basculement économique où le travail n’a plus aucun sens. Plus aucun.

Le travail n’a plus de sens économique, sauf au-delà de 2 500 euros nets par mois.

Le gouvernement doit saisir qu’en dessous de 2 500 euros nets par mois, il vaut mieux rester chez soi, avoir un HLM, la CMU, ne pas payer la cantoche des gosses et avoir accès à tout gratuit et rentrer dans le cycle de l’assistanat.

Problème… le salaire médian c’est 1 700 euros…. Énorme problème donc…

Le gouvernement doit saisir que si les gens ne traversent pas la rue, ce n’est pas qu’ils ne peuvent pas trouver de boulot, c’est qu’il n’y a plus d’intérêt à le faire.

Partant de ce constat économique, les gens vont cesser de travailler, parce que se rendre au travail est trop coûteux et rapporte trop peu.

Le nombre de travailleurs va chuter considérablement. Le nombre d’assistés, exploser à la hausse, et les coûts pour la collectivité aussi. Il faudra augmenter la fiscalité de ceux qui bossent encore.

Alors ils seront de moins en moins nombreux à travailler… et le cycle vicieux ira jusqu’à l’effondrement.

La politique macronienne est un échec assuré…

Le transfert de la fiscalité des entreprises aux gens revient à un transfert vers les travailleurs, car seuls les travailleurs sont solvables et imposables. Premier gros mensonge économique.

Il ne faut pas transférer sur les gens, mais sur la consommation et avoir une super méga TVA environnementale en taxant même à 150 % les bijoux, ou les produits venant de loin… Il faut privilégier le local évidemment, mais pour faire cela, on ne peut pas le faire dans un cadre européen qui l’interdit, sans souveraineté, et en mettant la mondialisation comme la vertu cardinale… Deuxième énorme mensonge intellectuel.

Tout cela, les gens le savent, ils le ressentent, ils voient bien que cela ne fonctionne pas et qu’ils sont réduits à l’état de vache à lait à bosser toujours plus, pour de moins en moins.

Le « pacte » social est en lambeaux.

Pour Macron, avoir un profil bas, que notre Hollande « président » normal avait certes bien maladroitement adopté, était évidemment une meilleure approche.

Macron insulte les gens et il est édifiant de voir les commentaires ultra-condescendants des partisans ou des « cadres » du mouvement En Marche sur ces gens qui puent le « gasoil »… C’est juste hallucinant.

Le gouvernement et les forces de l’ordre doivent aider à la sécurisation des points de blocage.

Ce que j’ai vu ? Localement et partout en France, c’est que le gouvernement a laissé faire.

Il a laissé faire cela…

Partout. Ici, c’est chez moi et ailleurs.

Plusieurs personnes blessées sous nos yeux. Un homme dans un état critique héliporté au CHU de Rouen. Ce n’était pas un cas isolé. Tout au long de la journée, alors que jamais le trafic n’a été aussi faible, des fous furieux ont tenté de forcer les barrages au mépris de la vie humaine.

Certes, gendarmes et policiers ont interpellé quelques-uns de ces « fous furieux », mais beaucoup ont pris des risques inconsidérés pour forcer les barrages. Ils auraient pu, ils auraient dû être plus actifs et plus participatifs. La question dérangeante est la suivante : quels étaient les ordres de Castaner ? Un jour, il faudra répondre à cette question.

Une des victimes encore à terre.L’autre blessé très grièvement est dans le véhicule des pompiers. Il sera héliporté vers le CHU de Rouen. Aux dernières nouvelles, son état n’était pas stabilisé. L’automobiliste pressé d’aller faire son « shopping » lui a roulé sur le torse. Les gendarmes heureusement prépositionnés à quelques dizaines de mètres du point de rassemblement pourront interpeller le coupable des faits sur le champs. 

L’homme au sol, lui s’est fait rouler sur la jambe après avoir été projeté la tête en arrière. Vous voyez le pompier lui maintenir la tête pendant que les autres s’occupent des jambes salement amochées. 

Un beau coupé Peugeot transformé en arme pour écraser des gens. Celui qui a fait cela, car c’était un homme, était d’un calme olympien en sortant de son véhicule après que ce dernier ait été stoppé par les gilets jaunes.

Les pompiers ont dépêché d’importants moyens sur place très rapidement. « Allo les pompiers? Venez vite il y a une voiture qui a foncé dans la foule des gilets jaunes. Réponse du pompier à ma femme qui appelait… « c’est grave comment »? J’en sais rien mais c’est très grave il a roulé sur les gens ». J’aurais l’occasion de parler à nouveau de la nécessité de passer son brevet de secourisme ou l’on apprend notamment à décrire aux secours au mieux la situation afin qu’ils puissent gagner du temps dans l’envoi des moyens nécessaires et adaptés à la situation. J’en connais une qui a décidé de s’inscrire dès demain. 

Scène d’une violence inouïe et inconscience totale d’une société en pleine dérive. Aucune envie pressante de corn-flakes ou de sodas ne peut justifier ce genre d’actes.  

N’accusons pas le gouvernement par principe et incitons-le à éviter la tentation du laisser-faire et du laisser-aller en espérant que la violence qui se déchaîne pousse les gens à rentrer chez eux, ce qui serait une erreur supplémentaire d’appréciation qui risquerait de se transformer en très grande responsabilité historique et éventuellement juridique.

Chaque mort, chaque blessé renforcera la motivation.

Quand il n’y a pas d’organisation nationale, et que l’on est face à un soulèvement populaire, il y a deux manières de faire. La première, celle qui a été manifestement choisie volontairement ou non, et l’on finira par le savoir, c’est de laisser faire comme cela s’est passé samedi.

La seconde, c’est d’encadrer les mouvements, en expliquant que les forces de l’ordre passeront sur chaque point de blocage même ceux qui ne sont pas déclarés pour donner des conseils de sécurisation.

Même ceux qui ne sont pas déclarés et peut-être même surtout ceux qui ne sont pas déclarés !

Cela n’a pas été fait.

Cela n’a pas été ordonné.

Là était la sagesse élémentaire, et le gouvernement en serait sorti grandi.

Parce que cela ne sera pas fait, alors que moralement, il en va du devoir de nos autorités, de nos policiers et gendarmes qui ne doivent jamais oublier qu’ils sont au service de la population et pas des dirigeants, alors il faudra que les gens le fassent eux-mêmes pour éviter des accidents.

Si le mouvement dure, les tensions monteront. Il faut donc penser la protection des lieux de blocage ou de filtrage.

« Qu’ils viennent me chercher »… Ils ont été stoppés à 200 m du Palais.

Macron le tout-puissant Jupiter avait crânement lâché cette formule lors de l’affaire Benalla… Une formule qui en dit très long sur le sentiment d’impunité de nos élites dirigeantes.

Pourtant, les sans-dents n’ont été stoppés qu’à 200 mètres du Palais.

Le groupe de sans-dents qui était là n’était pas suffisamment important ni suffisamment motivé pour partir à l’assaut du Palais, mais cela devrait être pris pour un avertissement sans frais !

« Ils » peuvent venir chercher le président en son palais et mettre sa tête au bout d’une pique.

Qui aurait tiré sur la foule ?

Un jour, les grenades fumigènes ne suffiront plus. Ce jour-là, qui tirera pour empêcher la foule d’aller chercher Macron ? Qui ?

Personne.

Le roi est nu.

Que fera Castaner ?

Rien.

Il ne leur reste que les postures et la capacité à terroriser les « gens » qui ont un compte en banque, qui sont saisissables, et qui globalement, eux, respectent les lois.

« Ils » ne font plus peur qu’aux braves gens… Et les braves gens n’acceptent plus de se faire terroriser pour leur permis de conduire, alors que les délinquants quotidiens pourrissent leur quotidien sans rien risquer, eux…

D’ailleurs, Castaner lui-même l’a dit, la prison « n’est pas une solution », alors que fera Castaner ?

Il n’a pas les moyens ni matériels ni humains de sécuriser le territoire, et le bordel de la délinquance ambiant le démontre chaque jour. Alors, imaginez quand vous avez un soulèvement populaire sur tout le territoire.

Imaginez un soulèvement sur la durée… Tous les mois ! Et dire que Bruxelles limite le temps de travail des militaires qui devront bientôt être syndiqués…

Il est urgent d’éteindre l’incendie.

Il est indispensable d’éteindre l’incendie, et encore une fois, la haine que j’ai vue et ressentie est très inquiétante pour la suite. Le déferlement pourrait être terrible.

La France est l’URSS de 1989. Un tigre de papier. Au premier coup de fusil, les leviers de commande ne répondront plus. Le système tient sur l’illusion de la solidité des institutions. Pourtant, tout est miné de l’intérieur. Notre pays peut s’effondrer comme l’URSS en une semaine. Chacun se retrouvera seul. Voilà ce qui a commencé à se passer ce week-end.

Il n’y a pas, dans ce mouvement, que de « beaux » sentiments et de gentils gilets jaunes.

C’est beaucoup plus complexe.

Il y a trop de frustrations retenues depuis trop longtemps.

Pour éteindre l’incendie, ce ne sera pas agréable pour la clique d’En Marche à l’égo surdimensionné, mais il va lui falloir rabattre son caquet.

Faire amende honorable, cesser les insultes et le mépris de caste devenu insupportable.

Ce mépris tient une place bien plus importante dans la révolte actuelle que ce que l’on peut penser à Paris.

Ensuite, cela doit s’accompagner d’un programme économique en rupture avec celui qui est porté, et là cela va être plus dur dans le cadre actuel.
C’est le principal défi de Macron. Après, l’Europe a aussi intérêt à avoir une France stable…

Ça tombe bien, il y a des élections européennes. Un bon moyen de construire un nouveau projet… avec les Français, et pas contre eux.

Bon, quand on est Jupiter, manifestement, on manque de sagesse et de pondération. Il y a donc peu de chance que cela se passe ainsi.

Castaner et Macron tenteront de passer en force.

Ce ne sera plus la chienlit, mais l’anarchie.

La même que celle de la libération et de l’épuration. Et ces terribles pulsions de mort et d’envie d’en découdre.

Des moments de l’histoire où tout devient possible dans des séances de haine et d’expiation collective.

Les heures les plus sombres ne sont pas juste un concept de propagande minable, c’est une réalité qui peut-être la nôtre en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Pendant ces heures-là, chacun est seul.

Les grands malades qui nous dirigent depuis des années ont mis en place les éléments pour qu’elles soient, hélas, notre avenir.

Les révolutions sont toujours de couleur.

En France, elle ne sera pas orange. Elle sera jaune.

Comme toutes les révolutions, quelles que soient leur couleur de départ, elles finissent toute par la même : celle, rouge, du sang qui coule dans les rues.

Ce sang, lui, a déjà commencé à couler dans nos rues.

La seule question qui devrait occuper tous nos esprits et mobiliser toute notre intelligence collective est la suivante : comment guérir la France ? Comment guérir notre pays tellement malade ?

Le méprisant de la république est certainement l’un des dirigeants les moins capables de notre histoire de penser cette question pour panser nos maux et guérir notre maison commune.

Malheur à toi pays dont le roi est un enfant.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT – insolentiae

 
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Publié par le 19 novembre 2018 dans général, Politique, société

 

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