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Vers une disparition massive des insectes ? Des scientifiques tirent la sonnette d’alarme

23 Oct

Une abeille

Ce papier se termine par cette phrase lumineuse « gardons espoir dans le génie de l’homme » . Bah oui nous sommes tellement géniaux que nous sommes en train d’exterminer la biodiversité, ce qui revient à nous tirer une balle dans le crane ! Quel génie n’est ce pas ?!! Z 

La réduction du nombre de certains insectes, voire leur disparition totale, constatée dans la forêt tropicale du parc national d’El Yunque à Porto Rico inquiète les scientifiques. Et selon eux, il s’agit d’une tendance globale observée partout dans le monde. (source)

D’après une récente étude publiée dans le PNAS, de l’Académie des Sciences des États-Unis d’Amérique, la disparition des insectes est beaucoup plus répandue que ce croyait jusque-là la communauté scientifique. Cela a des répercussions sur la chaîne alimentaire, puisque les animaux mangeurs d’insectes (grenouilles, lézards…) disparaissent eux aussi.

Atlantico : Quels sont les risques, directs et indirects, qui pèsent sur la faune mondiale ? Quels sont les risques pour l’espèce humaine ?

Bruno Partmentier : C’est quand même effrayant de constater qu’une grande quantité d’études faites par des organismes fort différents dans de nombreux pays du monde arrivent à la même conclusion : les insectes disparaissent à toute vitesse, et plus globalement l’ensemble de la biodiversité. Cette étude-ci est assez originale, et fort inquiétante, car elle concerne principalement une forêt vierge protégée à Porto Rico, El Yunque. Dans ce cas précis, on ne peut pas incriminer les pesticides ni l’agriculture intensive, et pourtant les chercheurs ont mesuré que les invertébrés les plus communs sont tous beaucoup moins abondants qu’il y a 35 ans : les mites, papillons, sauterelles, araignées et bien d’autres.

Mais aussi tous les animaux qui s’en nourrissent, comme les oiseaux, les grenouilles, les lézards (entre 30 et 50 % de moins).

En Europe la situation est encore pire dans les zones d’agriculture intensive. Chacun a pu constater cet été qu’on peut dorénavant traverser la France sans nettoyer son pare-brise ! Des études récentes concernant la France et l’Allemagne font état de 70 à 85 % de baisse de la biomasse des insectes volants depuis les années 80, mais aussi en conséquence directe des pinsons, tourterelles, merles, pigeons ramier, perdrix, alouettes, moineaux ou hirondelles, ou encore des hérissons et grenouilles.

Les apiculteurs français ont noté une hécatombe sans précédent de leurs ruches l’hiver dernier. Les abeilles domestiques sont les seules qu’on compte régulièrement et dont on peut donc mesurer exactement le déclin, mais il y a de l’ordre de 200 000 espèces d’animaux pollinisateurs qui suivent très probablement le même sort : bourdons, guêpes, papillons, mouches, etc. Or la plupart des plantes que nous mangeons (près de 85 %) ont besoin de cette pollinisation pour vivre : presque tous les fruits (pommes, abricots, cerises, fraises, framboises, etc.), des légumes (courgettes, tomates, salades, etc.), mais aussi les radis, les choux, les navets, les carottes, les oignons, les poireaux, le thym, l’huile de tournesol ou de colza, et même le café et le chocolat ! Sans pollinisateurs, pour faire bref, il ne nous restera plus guère que le blé, le maïs, le riz, et les betteraves, des repas somme toute assez déprimants, et, accessoirement, plus grand-chose à mettre dans nos pots de fleurs.

Et les insectes jouent beaucoup d’autres rôles dans la nature, indépendamment de polliniser les plantes et nourrir les oiseaux. Ils décomposent les déchets, éliminent excréments et cadavres, transportent les éléments nutritifs, aèrent et fertilisent les sols, etc.

Au bout de la chaine, l’homme pourrait bien voir sa vie quotidienne fortement perturbée et son alimentation menacée.

L’étude pointe les changements climatiques comme vecteurs de cette disparition massive. Quels autres facteurs moins directs (disparition des habitats naturels, pollution…) entrent en ligne de compte ?

C’est toute la vie soi-disant « moderne » qui mène à cette catastrophe écologique. Et si les ours des Pyrénées sont défendus par certains écologistes, il est plus difficile pour les punaises, mites et araignées de se trouver des alliés humains influents ! Même les abeilles, nettement plus sympathiques, meurent finalement dans l’indifférence générale.

Naturellement chacun peut comprendre que l’artificialisation des sols, la déforestation, la suppression des haies, l’utilisation massive de pesticides de plus en plus puissants, les labours profonds, et bien d’autres, ont une part très importante dans la baisse de la biodiversité. On envie souvent la « liberté » dont semblent jouir les oiseaux et certains insectes… en fait il n’en est rien. Chacun est affecté à un tout petit territoire qu’il passe sa vie à défendre et à protéger des prédateurs. Chaque fois que ce territoire se réduit, ou que de nouveaux prédateurs arrivent, c’est la catastrophe.

Or la mondialisation combinée au réchauffement climatique amène régulièrement de nouveaux prédateurs qui arrivent sans ceux qui les régulaient sur leurs territoires d’origine. C’est ainsi qu’on a vu arriver et se multiplier récemment en France le charançon rouge qui décime les palmiers de la Côte d’Azur, le chancre coloré qui fait de même pour les platanes du Sud-ouest, la pyrale du buis qui détruit nos « jardins à la française », mais aussi le frelon asiatique et le Varroa destructor qui attaquent nos abeilles, sans parler du moustique tigre qui arrive jusqu’au nord de l’hexagone.

Mais le réchauffement climatique pur et dur a également une responsabilité écrasante. Les animaux à sang froid ne peuvent pas réguler leur propre température interne et peuvent donc être très incommodés lorsque la température externe varie trop ou trop vite. Si les poissons de la mer peuvent, dans une certaine proportion, migrer, il n’en est pas de même des insectes qui sont peu mobiles, fragiles et que de faibles variations dans la température et l’humidité peuvent affaiblir. Des épisodes paroxystiques, de plus en plus fréquents et violents, peuvent alors terminer rapidement le job !

suite et fin 

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10 Commentaires

Publié par le 23 octobre 2018 dans Climat - Environnement, général, Sciences, société

 

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10 réponses à “Vers une disparition massive des insectes ? Des scientifiques tirent la sonnette d’alarme

  1. MAN

    23 octobre 2018 at 7:27

    Dans tous tes post, j’adore tes commentaires…

     
  2. zelta

    23 octobre 2018 at 9:13

    c’est leurs collègues scientifiques qui ont crées les produits toxiques qui détruisent les abeilles.
    Nous sommes dans un monde dirigé par des malades mentaux.

     
  3. Joetclo Assgong

    24 octobre 2018 at 12:13

    La cause, la pollution, surtout les avions.

     
    • zelta

      24 octobre 2018 at 9:50

      par que les avions, la pollution dans sa globalité, les ondes pulsées aussi (elles perdent le nord !)

       
      • Joetclo Assgong

        24 octobre 2018 at 10:38

        Les ondes pulsées? Je connais pas, qui et pourquoi, ces ondes pulsées.

         
        • zelta

          24 octobre 2018 at 12:36

          relais – ondes artificielles modifient leur centre d’orientation et s’épuisent ( leur géolocalisation naturelle )

           
          • Joetclo Assgong

            24 octobre 2018 at 3:45

            zelta Oui les relais mobiles, j’avais oublié, nous avons cette merde aussi.

             
  4. moneygate

    24 octobre 2018 at 11:48

    On parle bcp que c’est la faute au pesticide aussi, mais j’ai lu aussi qu’elles avaient un « prédateur » genre maladie et sinon y a aussi genre frelon asiatique qui est prédateur de presque toutes les abeilles et notre frelon de tjs.

     
  5. moneygate

    24 octobre 2018 at 2:56


    valaraukar, si tu as le temps regarde ce docu perso j’ai bcp aimé(pour dire ton avis dessus et ce qu’on sait et ne savons pas), mais il est marrant et justement de Elbaz que Zelta aime tant et il aurait du s’en servir, mais morceau par morceau pour ces balivernes.

    Mais en fait tout le long Elbaz parle sur un ton ironique comme quoi mais c’est vrai on ne connait rien et qu’il y a un gros mystère dans l’espace(au niveau de la genèse des galaxies et la façon dont on les observe de nos jours), à cause de la matière noir et l’énergie sombre ou noir. Et qu’à un moment pour justifier une chose non comprise on a répondu en posant 3 autres questions 🙂
    Pour moi c’est justement noble que les scientifique disent ne pas tout comprendre et chercher à comprendre ce qui reste à découvrir et comprendre. Par contre pour le modèle de notre sys solaire et calculer les mouvements des planètes satellites et objet qu’on veut envoyer dans notre sys solaire, on y arrive très bien et précis (reproductible et prédictible).

     
  6. Joetclo Assgong

    24 octobre 2018 at 3:58

    Je crois que le monsieur parle de: Vers une disparition massive des insectes ? Des insectes, et non pas que des ABEILLES. Effectivement à la campagne comme à la montagne, il n’y a pratiquement plus de papillons. Il faut être un vrai crétin ou une crétine, pour ne pas le voir. Pour moi c’est les épandages aériens en si peu de temps. A cela, il faudrait ajouter les oiseaux, idem, en gros des individus se permettent des choses.

     

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