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Archives du 19 octobre 2018

5 à 10% de chance que l’éruption d’un volcan annihile l’humanité avant la fin du siècle, selon les scientifiques

5 à 10% de chance que l'éruption d'un volcan tue l'humanité avant la fin du siècle, selon les scientifiques

Si l’humanité ne se détruit pas elle même, c’est la nature qui se chargera de faire disparaître l’humanité …. Z 

Selon les scientifiques de la Fondation Européenne de la Science, notre civilisation pourrait s’éteindre des suites d’une éruption volcanique massive. Un événement qui aurait entre 5 et 10% de chance de se produire d’ici la fin du siècle. 

Les volcans fascinent autant qu’ils préoccupent les scientifiques. Avec leur capacité éruptive, ils peuvent causer des dégâts considérables voire même des morts quand les éruptions surviennent par surprise. Toutefois, ils pourraient engendrer bien pire, selon une étude menée par la Fondation européenne de la Science : ils pourraient tout simplement faire disparaître l’humanité.

Ces travaux menés par des scientifiques se sont penchés sur les risques naturels menaçant le monde et ont conclu que l’avènement d’une éruption volcanique massive et capable de causer la destruction de l’Humanité avait 5 à 10% de chances de se produire d’ici la fin du siècle. D’après les spécialistes, cette éruption pourrait être d’une ampleur similaire à l’explosion, en 1815, du volcan Tambora en Indonésie.

Cet évènement d’une ampleur de 7 sur l’indice d’explosivité volcanique (ou échelle VEI) avait fait environ 100.000 victimes. A titre de comparaison, l’éruption du Tambora avait été 20 fois plus puissante que celle du Vésuve qui raya Pompéi de la carte en l’an 79. Le problème est qu’aujourd’hui, la densité démographique démultiplie la dangerosité potentielle d’une éruption.

Une population mondiale trop nombreuse

« Durant l’Holocène, au moins sept éruptions de type VEI 7 se sont produites. Toutes exceptées une ont eu lieu alors que la population mondiale était bien en dessous du milliard d’habitants. Avec une population d’environ 7 milliards d’individus, s’acheminant vers les 12 milliards, la répétition d’éruptions de type VEI 7 pourrait avoir des conséquences gravissimes », explique l’étude reprise par le Daily Mail.

Mais ce n’est pas seulement le nombre de décès qui inquiètent les scientifiques, c’est aussi les conséquences sur le climat et l’atmosphère. « Les éruptions peuvent avoir des impacts plus graves sur l’atmosphère et les changements climatiques et conduire à de sérieux problèmes au niveau de la nourriture et de la sécurité de l’eau, comme l’ont démontré la grande famine ainsi que les maladies apparues après les éruptions du Laki en 1783 et du Tambora en 1815 », poursuit le document.

La cendre dégagée dans l’atmosphère suite à une éruption de ce type serait susceptible de s’envoler jusqu’à 40 kilomètres de haut dans l’atmosphère. Ce faisant, elle conduirait à des changements de températures extrêmes qui pourraient annihiler les ressources naturelles, causant ainsi des famines et des épidémies. Un scénario similaire à celui s’étant produit après l’éruption du Tambora.

Pendant un an, les cendres présentes dans l’atmosphère suite à l’explosion étaient venues cacher la lumière du soleil, faisant chuter la température de 1,5°C partout dans le monde.

Se préparer à une éventuelle catastrophe

Les scientifiques pointent le fait que les efforts internationaux en matière de lutte contre les sinistres environnementaux ont été, dans le passé, largement déployés dans le cadre de la prévention de tsunamis ou de séisme, laissant de côté des phénomènes bien plus destructeurs, selon eux.

« Bien que dans les dernières décennies les séismes aient été les causes principales des décès et des destructions, le principal danger est l’avènement d’énormes éruptions volcaniques qui sont moins fréquentes mais dont l’impact est beaucoup plus important que les plus grands des tremblements de terre », estime l’étude. D’après elle, nos sociétés ne seraient donc pas assez préparées à l’avènement d’un véritable Armageddon volcanique.

Pour les experts, il faudrait se doter d’un réseau de surveillance volcanique adéquat qui nécessiterait quelque deux milliards de dollars par an. Un investissement réclamant une implication à l’échelle mondiale. « Une réponse d’ordre internationale et géopolitique est exigée, dans laquelle la science aurait un rôle unique et déterminant tant dans son élaboration que dans la riposte et la réduction des risques », conclut l’étude.

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Publié par le 19 octobre 2018 dans Climat - Environnement, général, Sciences

 

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La Chine souhaite lancer une «Lune artificielle» pour éclairer la Terre

Chine : La ville de Chengdu envisage de lancer une lune artificielle pour remplacer ses lampadaires

D’un coté on veut renvoyer les rayons solaires vers l’espace notamment par les chemtrails, disons injection d’aérosols dans la stratosphère pour faire bien,  afin de « lutter contre le réchauffement » ; et de l’autre on a maintenant les chinois qui veulent carrément créer des « lunes » artificielles en renvoyant les rayons du soleil vers la terre pour faire des économies d’énergies … (il est vrai que la Chine est au bord d’une grande crise énergétique) Quelle idée lumineuse … A force de jouer avec le feu, on va se brûler ! Z 

Le journal «China Daily», média d’état, annonce ce vendredi la volonté des autorités de lancer dans l’espace d’ici 2020 une «Lune artificielle», qui réfléchirait sur Terre la lumière du soleil durant la nuit. A la clé : des économies d’énergies

La Chine veut lancer dans l’espace d’ici 2020 une «Lune artificielle», qui réfléchirait sur Terre la lumière du soleil durant la nuit et permettrait de réaliser des économies d’éclairage, a annoncé vendredi un média d’Etat.

Ce satellite équipé d’une pellicule réfléchissante serait chargé d’illuminer la grande ville de Chengdu (sud-ouest) et devrait être huit fois plus lumineux que l’astre lunaire, rapporte le journal China Daily.

Un premier exemplaire devrait d’abord être envoyé dans l’espace, suivi en cas de réussite de trois autres en 2022, a expliqué au quotidien Wu Chunfeng, le chef de la Tian Fu New Area Science Society, l’organisme responsable du projet.

Un fort potentiel commercial

«La première Lune sera principalement expérimentale, mais les trois envoyées en 2022 constitueront le véritable produit fini. Elles auront un grand potentiel en termes de services à la population et d’un point de vue commercial», selon Wu Chunfeng.

En renvoyant sur Terre la lumière du soleil, le satellite, qui évoluerait à 500 km d’altitude, est censé pouvoir se substituer partiellement à des lampadaires. Il pourrait ainsi faire économiser environ 1,2 milliard de yuans (150 millions d’euros) d’électricité par an à la ville de Chengdu s’il arrive à illuminer une superficie de 50 km2.

La source de lumière artificielle pourrait également être utilisée après des catastrophes naturelles, en déviant les rayons solaires vers des zones terrestres où l’alimentation électrique a été coupée, a souligné Wu Chunfeng. L’AFP n’a pas pu contacter directement Wu Chunfeng ni son institution.

La course au programme spatial

Pékin mène depuis de nombreuses années un ambitieux programme spatial pour rattraper son retard sur les Etats-Unis et la Russie. Le pays prévoit notamment d’envoyer un petit robot nommé Chang’e-4 sur la face cachée de la Lune d’ici fin 2018.

La Chine n’est pas le premier pays à tenter de réfléchir les rayons du soleil sur la Terre. Dans les années 1990, des scientifiques russes avaient mis au point un projet similaire baptisé Znamya («Bannière»), arrêté après quelques essais.

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Publié par le 19 octobre 2018 dans Espace, général, Insolite

 

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La «nouvelle guerre froide», la censure et l’avenir d’Internet

La «nouvelle guerre froide», la censure et l’avenir d’Internet

Nous sommes tout simplement en train de vivre la fin de l’internet libre ce n’est qu’une question de temps, j’ai beaucoup alerté à ce sujet, sans même être exhaustif (la semaine derniere on a encore eu ce papier des échos : « Fake news : Bruxelles touche aux limites de la méthode douce », le titre est révélateur, où on parle entre autres « d’éducation aux médias du grand public ») . La censure de masse est au coin de la rue .  Z 

Par Andre Damon

Mardi, le New York Times a publié un important éditorial mettant en garde contre « la dislocation du Web» face à la montée de la censure sur Internet et des conflits géopolitiques internationaux. « Si les choses continuent dans cette voie », avertit le journal, « la prochaine décennie pourrait voir Internet relégué au simple rôle d’un autre front dans la nouvelle guerre froide ».

L’éditorial commence par faire allusion à un avertissement d’Eric Schmidt, président de la société mère de Google, Alphabet, qui a dit, selon le Times que « dans les prochains 15 à 20 ans, Internet serait très probablement scindé en deux, un Internet dirigé par la Chine et l’autre dirigé par les Etats-Unis ».

Selon le Times, Schmidt « ne semblait pas sérieusement envisager la possibilité qu’Internet demeure mondial ». Le journal, tout en souscrivant à cette appréciation, ajoute: « La faille dans la pensée de M. Schmidt est qu’il écarte trop vite l’Internet européen qui s’articule autour de la réglementation toujours plus stricte de l’Union européenne en matière de plate-formes technologiques. Tous les signes indiquent un avenir à trois Internet. »

La censure deviendra commune à toutes ces « sphères » et ne concernera pas seulement celle de la Chine, prévient le Times. « La censure et la surveillance de l’Internet étaient autrefois les marques de fabrique des gouvernements oppressifs – l’Egypte, l’Iran et la Chine étant les principaux exemples. » Mais il était devenu évident que cela n’était « pas là le domaine des seules forces anti-démocratiques ».

Cet avertissement est ironique vu que le Times est depuis près de deux ans à l’avant-garde pour ce qui est de justifier les efforts des entreprises de technologie américaines pour censurer Internet en collaboration avec les dirigeants du Parti démocrate, comme le sénateur Mark Warren et le député Adam Schiff. Depuis près de deux ans, le Times cherche à promouvoir et à instaurer des mesures de censure au nom de la lutte contre «l’ingérence russe» dans la politique américaine.

Cette campagne a produit une série de mesures de censure radicales, à commencer par une initiative baptisée « Project Owl », annoncée en avril 2017 par le vice-président de Google Engineering, Ben Gomes, et qui fait plonger des sites Web de gauche comme le World Socialist Web Site au fin fond des résultats de recherche.

Facebook et Twitter ont pris des dispositifs similaires, rétrogradant les pages d’opposition dans les flux d’information de leurs utilisateurs et, la semaine dernière, fermant les comptes de pages de gauche ayant des millions de followers. Le Times a applaudi chaque étape de cette campagne, allant même jusqu’à qualifier les pages politiques supprimées par Facebook de «spam» et de «désinformation interne».

Le Times et la classe dirigeante américaine sont maintenant pris à leur propre piège. Tout comme l’État et les services de renseignement américains ont cherché à arsenaliser Internet, les autres puissances font de même à mesure qu’Internet devient un champ de bataille pour les conflits économiques et géopolitiques.

Ce qui contrarie le Times, c’est que les entreprises américaines, et en particulier Google, n’adaptent pas toutes leurs actions aux intérêts géopolitiques de l’impérialisme américain.

«Les sociétés américaines», écrit le Times, «font peu pour contrecarrer la balkanisation et font plutôt ce qui importe pour étendre leurs opérations [. …] Si l’avenir d’Internet est une guerre froide tripartite, la Silicon Valley veut gagner de l’argent dans ces trois mondes confondus ».

Ce qui a provoqué la colère du Times contre Google, c’est l’insistance de la société à fonctionner en Chine, conformément aux règles imposées par le gouvernement chinois, au mépris des protestations de personnalités du gouvernement américain.

Le Times a évoqué un discours fuité de Gomes indiquant que les projets de la société visant à créer un moteur de recherche censuré pour le marché chinois ont progressé beaucoup plus vite que la société ne l’avait dit publiquement. « Le discours fuité de M. Gomes qui avait filtré à l’intérieur de Google avait parfois l’air presque dystopique. ‘C’est un monde dans lequel aucun d’entre nous n’a jamais vécu auparavant’, a déclaré M. Gomes à ses employés. Pour tout dire, nous avons créé un ensemble de moyens de piratage, et nous les avons conservés’ ».

Les lecteurs du World Socialist Web Site connaissent bien les projets «dystopiques» de M. Gomes, qui a joué un rôle de premier plan dans la campagne pour censurer Internet menée par Google aux États-Unis et en Europe. Lorsqu’il œuvrait à sévir contre l’opposition politique aux États-Unis, le Times n’a jamais mentionné son nom et a défendu le programme de censure qu’il présidait.

Mais maintenant que Google cherche à mettre en place une censure en coopération avec l’État chinois, le Times se plaint du «pouvoir d’une poignée de plate-formes et de services».

Autrement dit, le Times, parlant au nom des services de renseignement américains, veut le beurre et l’argent du beurre. Il souhaite que les entreprises technologiques américaines censurent l’opposition politique nationale au nom de la prévention contre les «ingérences étrangères». Mais il souhaite également que ces mêmes entreprises rejettent les demandes des gouvernements étrangers cherchant à empêcher les «ingérences» des Américains, comme la campagne soutenue par les Etats-Unis, et à laquelle le Times fait allusion, de promotion des sentiments séparatistes parmi les Ouïghours chinois.

Le Times, et l’élite dirigeante américaine pour laquelle il parle, souhaitent garder un Internet «mondial» uniquement dans la mesure où ses règles sont écrites aux États-Unis, dans la mesure où la classe dirigeante américaine peut en contrôler le cadre. Le fait que d’autres États et d’autres élites dirigeantes s’emploient à appliquer leurs propres règles et restrictions, liées à leurs propres intérêts nationaux et géopolitiques, est considéré comme intolérable.

Outre l’ hypocrisie du Times, le phénomène évoqué est très réel – et dangereux. Internet est apparu comme un puissant mécanisme de diffusion d’informations et de partage d’idées, permettant aussi de surmonter les divisions nationales et le contrôle des «gardiens» professionnels que sont les médias de l’establishment. Avec la prolifération des appareils portables et des plates-formes de médias sociaux, de vastes mines d’information sont maintenant à la portée des travailleurs et des jeunes du monde entier.

Ce tournant terrifie les élites dirigeantes capitalistes. La classe dirigeante américaine, en particulier, mène une guerre sur deux fronts. Elle veut faire pression sur les géants américains des médias sociaux et d’Internet pour qu’ils suppriment l’opposition intérieure, tout en sapant les efforts de ses concurrents et de ses adversaires en Chine ou en Europe pour établir leurs propres mécanismes de contrôle.

La menace posée à un Internet ouvert et intégré au niveau international est une expression des contradictions fondamentales du système capitaliste: celle entre l’économie mondiale et la division du monde en États-nations, et celle entre une production socialisée et la subordination de la vie économique à l’accumulation de profit privé. Les systèmes de communication sont mondiaux, mais ils sont manipulés par des classes dirigeantes rivales. La diffusion de l’information est intrinsèquement libératrice, mais l’infrastructure nécessaire à sa diffusion reste sous le contrôle de puissantes entreprises.

La force sociale capable de garantir un Internet ouvert et mondial est la classe ouvrière, la seule classe véritablement internationale, dont les intérêts sont liés à l’opposition au système capitaliste de l’État-nation. La lutte contre la censure est la lutte pour la défense des acquis sociaux, culturels et technologiques de l’humanité. Elle est inextricablement liée à la lutte contre la guerre, les inégalités et l’autoritarisme.

Bref, c’est une question révolutionnaire. La classe ouvrière internationale doit répondre à la guerre sur deux fronts des élites dirigeantes capitalistes par une guerre sur un front contre le système capitaliste lui-même. Internet doit être placé sur des fondations sûres, à travers l’établissement d’une société socialiste mondiale basée sur l’égalité et le contrôle démocratique de la production.

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Publié par le 19 octobre 2018 dans général, société

 

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Bigbrother : le Conseil d’État autorise la création du mégafichier TES stockant les données de 60 millions de Français

bigbrother 60 millions français TES données personnelles et biométriques stockées

Les données personnelles de 60 millions de Français seront stockées dans un mégafichier. Le Conseil d’Etat ne voit aucune objection à la création du TES (Titres Électroniques Sécurisés). Cette base de données va également recueillir les données biométriques de presque tous les Français. Et ce malgré l’opposition de nombreuses associations militant contre ce projet.

Le Conseil d’Etat a tranché, le TES ne porte aucune «atteinte disproportionnée» à la vie privée de tous les Français qui y seront fichés. Cela concerne les noms, adresses, données biométriques et toutes les données nécessaires à l’établissement d’un titre d’identification (Passeport, CNI…). De nombreuses associations militaient pour que cette méga base de données ne voient jamais le jour par crainte de détournement, piratage, ou d’identification biométrique d’un individu en dehors du cadre prévu par le dispositif. Le Conseil d’Etat a son point de vue sur la question, un tel fichier permettrait de lutter plus efficacement contre la fraude et l’usurpation d’identité.

TES : les données personnelles et biométriques de 60 millions de Français bientôt stockées dans un mégafichier

Le Conseil d’Etat ajoute que : «seuls les personnels chargés de l’instruction des demandes de titres peuvent accéder aux données contenues dans le traitement automatisé litigieux… Dans ces conditions, la consultation des empreintes digitales contenues dans le traitement informatisé ne peut servir qu’à confirmer (l’identité d’une personne) ou à s’assurer de l’absence de falsification des données ». Par conséquent ils « ne portent pas au droit des individus au respect de leur vie privée une atteinte disproportionnée aux buts de protection de l’ordre public en vue desquels ce traitement a été créé».

Ces arguments ne suffisent pas à convaincre les détracteurs du mégafichier TES, notamment l’avocat de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) pour qui ce verdict n’est pas une surprise « on espérait que les critiques formulées et nos craintes, déjà sur le caractère massif de ce fichier et sur cette collecte de données colossale, soient entendues… On reste convaincu que le dispositif est fragile, donc porteur de risques ». Les garanties sur la sécurité des données stockées sont jugées insuffisantes. Par le passé, le gouvernement se voulait rassurant concernant le fichier biométrique TES « tout va bien » assurait l’ancien ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.

De son côté, Félix Tréguer de la Quadrature du Net partage ses craintes sur Twitter : « alors que les programmes de #SafeCity se développent partout sur le territoire, il y a fort à parier que le #fichierTES préfigure en réalité l’utilisation des technologies de reconnaissance faciale à des fins de surveillance généralisée de la population« .

Rien n’empêchera plus la création du mégafichier suite aux « dispositions autorisant la création d’un traitement de données à caractère personnel relatif aux passeports et aux cartes nationales d’identité dénommée « titres électroniques sécurisés » (TES) » qui sera sous tutelle du ministère de l’Intérieur. Jugez-vous cette base de données inquiétante pour notre vie privée ? Partagez votre opinion à ce sujet dans les commentaires.

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Publié par le 19 octobre 2018 dans général, société

 

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Après les perquisitions chez LFI, l’État et les médias lynchent Mélenchon

Après les perquisitions chez LFI, l’État et les médias lynchent Mélenchon

Par Alexandre Lantier

Suite aux perquisitions menées contre La France insoumise (LFI) sur ordre du parquet de Paris mardi, la justice et les médias lancent une campagne violente contre le chef de LFI, Jean-Luc Mélenchon. Le but est manifestement de menacer d’interdire LFI, une organisation qui a reçu les voix de 20 pour cent des Français aux dernières élections présidentielles, ou du moins de faire planer sur les têtes de ses dirigeants la menace de peines considérables.

Ceci serait un pas majeur dans la transformation de l’État policier créé en France sous l’état d’urgence de 2015-2017 en un appareil servant ouvertement à écraser l’opposition politique et la colère sociale contre l’aristocratie financière. En fait, la manière dont les milieux officiels traitent cette perquisition est un avertissement de la profonde crise de la démocratie française. Un État policier existe et se consolide rapidement en France, posant une menace mortelle aux travailleurs.

L’État et les médias se concentrent sur le fait que Mélenchon se serait emporté contre les policiers qui menaient la perquisition au siège de LFI, et qui tentaient d’empêcher illégalement les députés de LFI de pénétrer dans le siège de leur parti. Ces derniers ont dû forcer une porte gardée par la police pour entrer dans leurs locaux, et le ton est monté entre Mélenchon et les policiers à l’intérieur du siège. De nombreuses vidéos de la confrontation circulent en ligne.

Dans l’une d’elles, Mélenchon dit: «Vous ne vous comportez pas en policiers républicains. … Vous ne pouvez pas nous molester, vous ne pouvez pas nous pousser, vous n’avez pas le droit de nous empêcher de rentrer dans nos locaux, surtout que nous ne posons aucun obstacle à vos perquisitions. Mais vous, vous vous comportez d’une drôle de manière. Vous entrez, vous prenez des tas de choses, vous ne dites pas quoi, vous repartez et on ne sait pas ce que vous avez pris.»

En fait, en plus d’éventuels biens personnels des dirigeants de LFI, on sait que la police a aspiré toutes les données au siège de LFI. Manuel Bompard, le coordinateur des campagnes de LFI, a dénoncé le comportement de la police et des enquêteurs: «On m’a empêché d’assister à la procédure administrative, alors que je suis le responsable légal de La France insoumise, je n’ai pas pu assister aux opérations. (…). Aucun Procès Verbal ne m’a été proposé à être signé.»

«Un policier m’a attrapé par le cou, attrapé par le bras, m’a tiré. Ce policier, sa hiérarchie est venue en lui disant ‘calme-toi’. J’ai été violenté, agressé (…). Ce qui s’est passé est inacceptable», a-t-il ajouté, en affirmant qu’il va «porter plainte au commissariat pour les coups qui (lui) ont été portés.»

Néanmoins, l’État et les médias, loin de critiquer le comportement de la police, se sont rapidement rangés derrière elle pour attaquer Mélenchon. Hier, la justice a annoncé une enquête visant le comportement de Mélenchon lors des perquisitions. Le parquet de Paris, qui avait lancé les perquisitions, a ouvert une enquête concernant des faits de «menaces ou actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire» et «violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique», selon L’Obs.

Plusieurs syndicats de police, proches de l’extrême-droite, ont exigé des «excuses publiques» à Mélenchon, dont le syndicat police de Force ouvrière. Le syndicat Alliance a appelé le nouveau ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner à porter plainte contre le chef de LFI.

Pour tenter de maintenir un faux-semblant d’impartialité malgré avoir lancé cette procédure, le procureur de Paris François Molins a ensuite demandé au procureur général d’en être dessaisi au profit du procureur du tribunal de grande instance le plus proche.

Les principaux médias français lancent une vague de dénonciations de Mélenchon. Celles-ci mettent en lumière surtout le respect illimité de la police qui prédomine dans les publications «de gauche», qui sont toutes par contre d’accord pour menacer Mélenchon. LibérationLe Monde, et L’Obs ont tous publié des articles hostiles envers LFI.

Libération a sonné la charge contre LFI avec des articles réactionnaires qui laissaient entendre que le comportement de Mélenchon pourrait justifier l’illégalisation de LFI. Le journal a mis à la une la photo de Mélenchon et le titre «L’éclat de trop?» Dans son article intitulé «Perquisition chez Mélenchon: de l’insoumission à l’obstruction», qui accuse Mélenchon sans preuve d’avoir tenté de faire obstruction aux perquisitions, le journal assène: «Le leader de la France insoumise se pose en martyr politique au risque de l’illégalité.»

Ayant lancé cette menace extraordinaire, Libération s’attaque aux élus LFI: «Pas banal, en France, de voir des élus s’opposer physiquement à des policiers qui appliquent une décision de justice.»

Dans l’éditorial intitulé «Tactique», le journal joue d’abord le bon prince, avouant qu’il n’y a «rien d’étonnant» à ce que LFI «vitupère contre une opération policière d’une telle ampleur. … Mais si l’on prend un peu de recul, il faut bien dire que la réaction des leaders de La France insoumise est pour l’essentiel outrancière et peu légitime.» Déclarant que «les juges faisaient seulement leur travail», Libération conclut: «là où la limite est franchie, c’est quand des députés de la nation font entrave, par le nombre et par les décibels, à une enquête judiciaire parfaitement légitime.»

En fait, il n’y a aucune raison de croire que les juges ne faisaient que leur travail, ou que l’enquête judiciaire qui a servi de prétexte aux perquisitions est «parfaitement légitime.» On a récemment appris que le premier ministre Edouard Philippe avait «auditionné» tous les candidats au poste de procureur de Paris. Le journal Les Echos a traité cela de «fait inédit» et relevé «Un entretien ‘assumé’ par Edouard Philippe, qui désire ‘être certain’ qu’il sera ‘parfaitement à l’aise’ avec le futur procureur.»

En clair, le procureur a été soigneusement choisi par le pouvoir, qui était sans doute au courant mardi d’une opération de police d’une telle envergure – avec une quinzaine de perquisitions menées par plus d’une centaine de policiers – avant qu’elle ne se produise. L’attaque contre Mélenchon et LFI est manifestement une attaque politique, menée alors que l’exécutif est au plus bas dans les sondages et qu’il cherche désespérément à étouffer toute opposition sociale à son programme.

Ceci souligne encore une fois la faillite politique de l’orientation politique proposée par Mélenchon lui-même, son nationalisme, ses liens avec l’armée et le renseignement, et son appel à intégrer des forces de droite dans LFI, le plus récemment à son université d’été. Il est important de souligner le fait remarquable que malgré ces liens dans l’appareil d’État, Mélenchon semble avoir été surpris par la perquisition menée contre lui mardi. Les divers policiers et officiers du renseignement que LFI a recrutés n’ont pas pu ou pas voulu prévenir Mélenchon de la perquisition qui se préparait.

Ceci souligne que la seule voie pour aller de l’avant est défendre les droits démocratiques et LFI.

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Publié par le 19 octobre 2018 dans général, Politique

 

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