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Archives Mensuelles: octobre 2018

Effondrement en vue pour l’oligarchie

Effondrement en vue pour l’oligarchie

L’oligarchie est en train de gagner la bataille face aux peuples apathiques … Ils en ont fait une bande de veaux bien dociles . L’effondrement civilisationnel est en cours, et l’obscurité est déjà en train de s’abattre sur les populations. Z  

Ma taxonomie de l’effondrement, que j’ai expliquée en détail dans mon livre, Les cinq stades de l’effondrement, publié il y a près de six ans, supposait une certaine cascade canonique d’effondrement. L’effondrement financier devrait passer en premier, car la finance est fondamentalement un jeu de confiance et une fois qu’il devient clair pour une masse critique d’investisseurs que les promesses qui leur sont faites ne seront pas tenues, une organisation financière peut s’effondrer instantanément, comme cela s’est produit à plusieurs reprises, depuis la crise autour de la Folie de la Tulipe du 5 février 1637 à celle de Wall Street des 24 à 29 octobre 1929. L’effondrement commercial devrait logiquement suivre, car le crédit commercial se tarit en raison de l’effondrement financier. Vient ensuite l’effondrement politique, à mesure que les recettes fiscales diminuent en raison des pertes commerciales et de la baisse des revenus. L’effondrement social et culturel vient en dernier.

Depuis, alors que j’ai vu plusieurs effondrements se dérouler, j’ai remarqué, à mon grand désarroi, que la séquence d’effondrement canonique n’est pas toujours suivie. Oui, il y a des cas où l’effondrement financier mène toujours la danse, l’effondrement commercial le suit et l’effondrement politique vient ensuite. Mais il y a d’autres cas où l’effondrement social et culturel arrive en tête alors que le domaine financier reste intact. Il est maintenu à flot par des mesures désespérées, en jouant sur la confiance de plus en plus effrontément ou par la fraude pure et simple. Mais le commerce continue de répondre aux besoins de ceux qui ont encore de l’argent, alors même que le monde politique dégénère en une farce pas très drôle. Me suis-je trompé dans ma séquence d’effondrement ?

Pendant un certain temps, je me suis émerveillé devant cette tournure des événements, ne sachant pas trop quoi en penser, mais j’ai fini par me rendre compte que deux types d’effondrement sont possibles : l’un est, disons, organique ; l’autre, fabriqué. Et peu de temps après, il m’est apparu clairement la vision de qui voudrait organiser les effondrements de cette manière en commençant par l’effondrement de la société et de la culture.

Alors que les trois premiers stades de l’effondrement – financier, commercial et politique – se distinguent clairement, tracer des frontières entre politique, société et culture peut s’avérer délicat. La finance présuppose le commerce, et le commerce présuppose le droit et le contrôle politique, mais les relations inverses ne sont pas strictement nécessaires. Pendant longtemps, le commerce était basé principalement sur le troc et l’échange de marchandises précieuses (or et argent, des cauris, des pierres précieuses, etc.) pour corriger les déséquilibres qui se développaient. Il n’y a pas eu, pendant longtemps, de prêts commerciaux, de programmes d’investissement et d’autres instruments financiers. L’un des arrangements politiques les plus stables dans la plupart des pays du monde depuis l’avènement de l’agriculture a été le féodalisme, où le monopole de la violence s’établissait spécifiquement par la perturbation des relations financières et commerciales existantes avec le vol et le pillage, et dont la protection était initialement assurée en échange de travail plutôt que de produits.

J’ai vu ces trois premiers stades de l’effondrement comme tout à fait inévitables, étant donné la nature totalement insoutenable de la croissance économique et démographique dans la plupart des pays (sur) développés et (anciennement) en développement, tandis que les deux stades suivants – l’effondrement social et culturel – pourraient être évités, dans certains endroits et par certains groupes, par un effort concerté. Les cultures et les structures et normes sociales qu’elles soutiennent sont en effet durables parce que, malgré la grande diversité des cultures, des langues et des tempéraments, la culture dans son ensemble est une caractéristique permanente et évoluée de l’espèce humaine plutôt qu’un objet temporaire et accessoire du développement ou du progrès. Les cultures sont de loin les plus durables, et beaucoup de celles qui existent ont survécu à de nombreux effondrements politiques, commerciaux, financiers et sociaux (quand ces derniers étaient incomplets).

Certaines cultures et sociétés ont survécu pendant de longues périodes en l’absence d’un système politique, commercial ou financier viable. La culture chinoise a entre 4000 et 5000 ans et a survécu à au moins huit effondrements majeurs connus (plus beaucoup d’autres mineurs) : Les Royaumes combattants (475 av. J.-C. -221), les Han (189-280 ap. J.-C.), les Tang (874-960 ap. J.-C.), l’invasion mongole (1205-1279), les Ming (1618-1683), les Taiping (1850-1864), les Qing (1911-1949), l’invasion japonaise (1937-1945). Pour certaines cultures et sociétés, c’est leur environnement normal ; par exemple, l’arrière-pays de l’Afghanistan demeure à ce jour un « espace non gouverné » (en langage officiel). En réalité, ce sont des zones tribales anarchiquement gouvernées, où toute tentative de gouvernance externe, ou de représentation politique, est susceptible de se faire allumer par un AK-47 ou un RPG, malgré une occupation prolongée par l’OTAN.

La ligne de démarcation entre le domaine social et le domaine culturel est loin d’être nette. Le domaine social peut s’étendre et se contracter, selon les conditions, si tant est que la culture sur laquelle il repose reste intacte. Les sociétés peuvent se réduire à la taille d’une seule famille – la plus petite unité sociale viable – mais cette famille peut alors s’étendre en une société et un empire jusqu’à conquérir une partie considérable du monde. Genghis Khan et son clan en sont un bon exemple : ses descendants, les Gengisites, ont régné sur une grande partie de l’Eurasie, de la Corée à la Crimée, sur sept fuseaux horaires. La partie la plus occidentale de l’Empire mongol, la Horde d’Or, a soumis la Russie, d’une manière ou d’une autre, de 1223 à 1502. Les érudits occidentaux se sont émerveillés de leur conquête, mais ils ont eu du mal à admettre la raison ultime de cette conquête : la supériorité culturelle.

L’un des éléments clés de leur culture supérieure était une « suite » technologique nomade largement supérieure à ce que les tribus installées avaient à leur disposition. Elle était construite sur la base d’une symbiose profonde entre l’homme et le cheval, et de la mobilité et de l’efficacité militaire supérieures qu’elle offrait. La simplicité de leur approche, fondée sur une tradition transmise oralement, une forte identité tribale et une approche rationalisée de la gouvernance impériale fondée sur l’allégeance personnelle et les liens familiaux, l’obéissance et le respect inébranlables et le paiement sans faille d’un tribut, en était une autre.

Au-delà de ces exigences strictes, ils pratiquaient la tolérance religieuse et la non-ingérence dans les affaires des autres peuples, et la capitale tentaculaire et improvisée de la Horde d’OrSarai, possédait des mosquées, des cathédrales orthodoxes et catholiques et une synagogue. Après l’effondrement de la Horde d’or, une grande partie de cet héritage culturel a été absorbée par ce qui a fini par devenir l’Empire russe, soit directement, soit par les Tatars, qui avaient été alliés aux Mongols. De nombreux membres de l’aristocratie tatare ont rejoint les rangs de la noblesse russe. La République prospère du Tatarstan, à l’est de Moscou, où une cathédrale et une mosquée se dressent paisiblement côte à côte au centre de sa capitale Kazan, témoigne de l’héritage durable de cette robuste culture nomade qui a vu le jour quand un changement climatique a entraîné une surabondance d’herbe dans la steppe eurasiatique.

Ce aparté historique avait pour but d’illustrer que la culture (et les sociétés qu’elle engendre) est tout alors que la finance, le commerce et la politique ne sont rien. Sans ces trois derniers, nous restons ce que nous sommes – peut-être beaucoup moins nombreux et beaucoup plus pauvres, mais, si on prend le côté positif, débarrassés d’une bande de bâtards cupides et avides de pouvoir. Tant qu’une culture est maintenue vivante, une société peut toujours être régénérée après un effondrement une fois que les conditions s’améliorent, comme on peut faire monter la pâte avec un peu de levure de démarrage conservée dans un pot sur une étagère. Mais sans culture, nous ne sommes que des singes nus qui s’interrogent dans le désert, qui se battent entre eux avec des bâtons et des pierres, qui attendent que quelqu’un de plus cultivé vienne nous sortir de notre misère, ou qui succombent au froid, à la faim et d’ennui.

Si la culture est tout ce qu’il y a de plus précieux alors que la finance, le commerce, la politique et même la société sont jetables, alors quelle personne saine d’esprit voudrait détruire la culture tout en s’efforçant de maintenir, avant tout, la finance ? Cui bono ? La réponse simple et directe est, bien sûr, l’oligarchie, le 0,01% le plus riche, dont le revenu moyen est d’environ 30 millions de dollars par an et dont la valeur nette moyenne est supérieure à 100 millions. Si vous possédez beaucoup plus que vous ne pouvez physiquement transporter, l’effondrement financier, commercial et politique ne sont pas du tout vos amis. Comme la plupart des gens qui finissent par vivre dans la rue le découvrent rapidement, la propriété est un concept délicat. Tout ce que vous pouvez vraiment posséder, c’est ce que vous pouvez porter sur votre dos. Il est utile d’avoir un chariot dans lequel vous pouvez faire rouler vos effets personnels, mais cela limite votre mobilité et peut être difficile à défendre contre la police lors d’une descente. La plus grande partie de la richesse accumulée par les 0,01% les plus riches est une richesse sur papier – divers instruments financiers tels que les actions, les obligations, les rentes, les polices d’assurance-vie, les actes immobiliers et ainsi de suite. L’effondrement financier efface tout ça. Même la petite fraction de leur richesse qui se présente sous la forme de biens terrestres réels qu’une personne pourrait être en mesure d’utiliser directement après l’effondrement est susceptible de leur être enlevée par la force une fois qu’il n’y aura plus de police ou de sécurité privée pour les protéger.

L’objectif du 0,01% est donc de maintenir le système financier et commercial à un niveau suffisant pour répondre adéquatement à ses propres besoins, sans ce préoccuper de ceux des autres, et de garder les politiciens dans leurs poches pour rendre cela possible. Quant au reste de l’humanité … eh bien, il est problématique. Si la culture et la société restent intactes, alors, une fois qu’ils se rendent compte que tout le système est truqué contre eux et en faveur du 0,01%, ils pourraient organiser et commencer une révolution. Mais si, d’autre part, la société et la culture ont été minées et détruites par avance, elles n’auront pas la cohésion sociale et l’esprit public nécessaires à une telle entreprise, et elles erreront simplement en poussant un chariot rempli de leurs maigres possessions, fouillant dans les ordures et dormant dans la rue.

Le but de l’oligarchie est de décimer et de neutraliser l’ensemble de la population par divers moyens. L’un d’entre eux est la destruction physique : envoyer leurs jeunes mourir ou être mutilés dans des guerres qui sont inutiles du point de vue de la défense nationale, qui ont un certain sens comme moyen d’enrichissement personnel pour certains, mais qui conviennent parfaitement comme mécanismes pour décimer les classes populaires américaines.

Il y a une synergie à explorer entre une guerre inutile et une autre forme de destruction sociale, la drogue. L’Afghanistan – un pays qui n’a jamais représenté une menace pour qui que ce soit – a été envahi et transformé en une très grande plantation de pavot à opium et une usine à fabriquer de l’héroïne. Pour créer un marché pour l’héroïne, les médecins ont été incités à prescrire de grandes quantités d’analgésiques opiacés, souvent inutilement, afin de créer un vaste bassin de toxicomanes qui passeraient ensuite à l’héroïne afghane une fois leurs prescriptions épuisées. Cette politique a été un succès et les surdoses d’opiacés aux États-Unis sont maintenant responsables de plus de décès que le cancer.

Une autre méthode est la destruction culturelle en mélangeant de force des groupes ethniques et raciaux incompatibles à l’aide d’une politique de multiculturalisme forcé. Ici, il y a un oligarque très en vue dont les empreintes digitales sont partout sur cette politique : George Soros. La stratégie consistant à détruire des pays comme l’Afghanistan, l’Irak, la Syrie et la Libye, à générer des flux de millions de réfugiés, puis à diriger ces flux vers l’Europe occidentale, peut sembler absurde à première vue – jusqu’à ce que vous réalisiez que le but ici est de créer une synergie destructive supplémentaire. Il s’agit de détruire les sociétés occidentales et leurs systèmes de soutien social en les inondant de parasites hostiles, souvent belliqueux, issus de cultures incompatibles.

Une autre méthode de destruction sociale concerne la destruction du système éducatif. Un autre oligarque – Bill Gates ancien PDG de Microsoft – a été très actif dans ce domaine, remplaçant les méthodes d’enseignement éprouvées par des méthodes absurdes, voire idiotes, pour enseigner diverses matières, dont la lecture et les mathématiques. Après cinq semestres de mathématiques à l’université et lors d’études supérieures en mathématiques, je regarde la façon dont les mathématiques sont enseignées dans les écoles américaines aujourd’hui, et je veux tordre le cou des responsables : ce n’est certainement pas des mathématiques, en aucune sorte. D’autres nouvelles méthodes d’enseignement sont tout aussi déplorables. L’objectif supposé est d’uniformiser les règles du jeu pour les groupes défavorisés : les filles (qui sont en moyenne moins douées en mathématiques et en raisonnement spatial que les garçons) et les minorités issues de populations produites par des pressions sélectives d’endurance et de résistance aux maladies, et non pour générer des QI élevés. Ceci est réalisé par un enseignement nivelé par le bas. Une autre méthode pour détruire la valeur de l’éducation consiste à mettre l’accent sur les tests normalisés. Aujourd’hui, on n’enseigne plus rien d’utile aux étudiants, mais simplement à bien réussir les tests standardisés. Le résultat est une population qui est habituée à être nourrie de force, mais qui n’est pas capable de penser de manière indépendante ou de découvrir des choses par elle-même, juste des agneaux désireux d’être conduits à l’abattoir le moment venu.

D’autres méthodes sont utilisées pour affaiblir et détruire la population générale. L’une d’entre elles les oblige à manger de la nourriture qui n’est pas de la nourriture, mélangée à du glyphosphate, du sirop de maïs à haute teneur en fructose et d’autres merveilles chimiques, ce qui les rend anémiques, obèses et malades. Une autre est de supprimer leur tendance à se reproduire en les convainquant que le sexe biologique n’existe pas et en le remplaçant par un arc-en-ciel de genres, en élevant la perversion sexuelle à un statut social élevé et en persécutant quiconque ose remettre en question le sacrifice des intérêts de la majorité sexuelle normale pour une minuscule minorité de gens (généralement moins de 1%) qui sont, par cause d’anomalie génétique, nées gay.

Récemment, un défilé de la fierté gay, une gay pride, a eu lieu à Kiev, en Ukraine, qui a été l’un des bancs d’essai les plus actifs pour la destruction sociale et culturelle. Les États-Unis ont soudoyé le pays avec 5 milliards de dollars (de leur propre aveu) pour corrompre la politique ukrainienne. Le résultat est un pays qui est passé de 52 millions d’habitants en 1990 à 42 millions en 2018 – une perte de 10 millions – et cela, selon les statistiques officielles, n’inclut pas les millions d’autres qui sont partis à l’étranger pour gagner de l’argent parce que l’économie ukrainienne en déclin n’a pas d’emplois à offrir.

L’expérimentation politique en Ukraine a inclus la production d’un culte d’État qui célèbre comme des héros les nazis ukrainiens collaborateurs de la Seconde Guerre mondiale, devenus vintages, qui ont été responsables d’actes de génocide contre les Juifs et les Polonais. Elle a produit une véritable guerre qui a tué quelque dix mille personnes dans deux régions ukrainiennes dont les habitants ont refusé de reconnaître la légitimité du gouvernement de Kiev (qui a été installé et reconnu par les États-Unis après un coup d’État sanglant en violation de la constitution ukrainienne). Au cours du mois dernier, des mesures répressives ont été introduites contre l’utilisation de la langue russe (parlée à la maison par plus de 90% de la population ukrainienne). Et, plus récemment, il y a eu un effort pour déclencher une guerre religieuse en produisant de force un schisme au sein de l’Église orthodoxe.

Le prochain pays à servir de banc d’essai pour un effondrement social et culturel géré par des oligarques semble être le Brésil. Il risque fort d’être livré à un voyou fasciste qui a un grand mépris pour la diversité de la population brésilienne, mais qui aime saluer le drapeau américain. Si cela se produit, cela se fera contre la volonté de la majorité de la population, mais avec les cris d’approbation de Washington et de l’oligarchie incroyablement corrompue et pourrie du Brésil.

Au fur et à mesure de l’évolution de la situation, les échos de la Seconde Guerre Mondiale se font de plus en plus forts. L’expérience néofasciste en Ukraine est un test pour le reste de l’Europe : si tout va bien (du point de vue des oligarques), l’Europe occidentale, durement éprouvée par l’afflux des migrants, va voter pour des partis nationalistes, populistes qui, à mesure que les conditions se détérioreront, deviendront fascistes. L’objectif global est d’utiliser le fascisme pour armer à nouveau l’Europe occidentale en vue d’une guerre contre la Russie, dont les oligarques occidentaux devront s’approprier les ressources naturelles s’ils veulent avoir un espoir de poursuivre leur jeu. L’armement d’Hitler n’a pas fonctionné, mais peut-être, qu’ils doivent penser que, cette fois, ça va marcher. Non, ça ne marchera pas non plus cette fois-ci. Désolé, oligarques !

Au fur et à mesure que l’effondrement culturel se poursuit, l’obscurité s’abattra sur les populations des pays pilotés par des oligarques. Mais que pouvons-nous faire ? Si tout ce qui reste à faire de bon, c’est d’assister à la mort de la lumière, alors c’est tout ce dont nous devons encore être reconnaissants. Et une fois que toute la lumière aura disparu, nous pourrons encore être reconnaissants pour les ténèbres, car elles cacheront les horreurs innommables qui se dérouleront alors. Et une fois que ces horreurs seront passées, nous serons toujours reconnaissants pour l’oubli miséricordieux, car c’est ce qui arrive aux populations qui subissent un effondrement culturel. Elles sont oubliées de tous.

Dmitry Orlov

Source Club Orlov

Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone

via:http://lesakerfrancophone.fr/effondrement-en-vue-pour-loligarchie

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Publié par le 31 octobre 2018 dans général, Nouvel ordre mondial, société

 

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Le président chinois demande à l’armée de se préparer à la guerre

Le président chinois demande à l’armée de se préparer à la guerre (WSWS)

Nous sommes pris en otage par une bande de psychopathes et leurs pantins… Si les peuples ne réagissent pas et ne prennent pas les choses en main, nous crèverons tous la bouche ouverte ! Z 

Dans un autre signe de la montée rapide des tensions américano-chinoises et du danger de conflit, le président Xi Jinping a demandé à l’armée de son pays de se préparer à la guerre. Son discours, prononcé jeudi dernier devant le Commandement du théâtre sud de l’Armée de libération du peuple (APL), constituait une réponse aux actions agressives de l’Administration Trump, qui visait non seulement à intensifier la guerre commerciale, mais aussi à se préparer ouvertement à un conflit militaire avec la Chine et la Russie.

Xi, qui est également le commandant en chef de l’armée chinoise, a souligné la nécessité de forces militaires capables de « combattre et de gagner des guerres » et a demandé au commandement de « se concentrer [sur] les préparatifs en vue d’une guerre. » Il a déclaré : « Nous devons renforcer les exercices de préparation au combat, des exercices conjoints et les exercices de confrontation pour améliorer les capacités des soldats et la préparation à la guerre ».

« Vous travaillez constamment en première ligne et vous jouez un rôle clé dans la protection de la souveraineté territoriale nationale et des intérêts maritimes », a déclaré Xi. Le commandement avait « une lourde responsabilité militaire » de « prendre en compte toutes les situations complexes et d’élaborer des plans d’urgence en conséquence », a-t-il déclaré.

Le Commandement du théâtre de Sud de l’APA est responsable de la mer de Chine méridionale et du détroit de Taïwan : deux points poudrières qui pourraient déclencher la guerre. Sous l’Administration Trump, le Pentagone a déjà mené plus d’opérations provocatrices sur la liberté de navigation dans la mer de Chine méridionale – huit au total – que sous le président Barack Obama.

La dernière provocation américaine, plus tôt ce mois-ci, a abouti à une rencontre rapprochée entre un navire de guerre chinois et l’USS Decatur, qui a délibérément défié les revendications maritimes chinoises en naviguant dans la limite des 12 milles marins d’îlots situés dans les îles Spratley sous contrôle chinois. Il va sans dire que si des navires de guerre chinois conduisaient de telles opérations au large des côtes américaines à proximité de bases militaires sensibles, cela provoquerait un tollé à Washington et des appels insistants à des représailles.

Les États-Unis envoient également un nombre croissant de navires de guerre dans l’étroit détroit de Taïwan, qui sépare la Chine de Taïwan, revendiquée depuis longtemps par Beijing sur son territoire. L’Administration Trump exacerbe délibérément les tensions à propos de Taïwan en renforçant les liens militaires avec Taipei.

Le ministre chinois de la Défense, Wei Fenghe, a déclaré la semaine dernière que Taïwan « faisait partie des intérêts fondamentaux de la Chine ». Il a carrément averti : « Sur cette question, il est extrêmement dangereux de contester à plusieurs reprises les intérêts fondamentaux de la Chine. Si quelqu’un tente de couper Taïwan de la Chine, l’armée chinoise prendra les mesures nécessaires à tout prix. »

Pourtant, c’est exactement ce que fait l’Administration Trump. Plus tôt ce mois-ci, CNN avait annoncé que la marine américaine se préparait à « une démonstration de force majeure » en novembre, à titre d’avertissement à la Chine. Le projet de proposition recommandait une série d’opérations concentrées sur une semaine comprenant l’envoi de navires de guerre et d’avions de guerre américains dans les eaux territoriales chinoises dans la mer de Chine méridionale et le détroit de Taïwan.

Ces projets font partie de préparatifs beaucoup plus vastes de la guerre entre les États-Unis et la Chine qui, avec la Russie, était qualifiée par le Pentagone a au début de l’année de « puissance révisionniste » et de concurrent stratégique. Dans un discours belliqueux prononcé plus tôt ce mois-ci, le vice-président américain Mike Pence a signalé une escalade dramatique du face-à-face du gouvernement Trump avec la Chine, qui a déjà entraîné une aggravation de la guerre commerciale.

Ce mois-ci, l’Administration Trump a également pris deux mesures militaires majeures qui auraient certainement sonné l’alarme à Beijing.

Un jour après le discours de Pence, le Pentagone a publié un rapport qui ne peut être interprété que comme une préparation économique à la guerre totale. Le rapport a appelé à la fin de la dépendance des États-Unis vis-à-vis des importations de matériaux et de fournitures stratégiques. Tout particulièrement, il s’agit des importations depuis de rivales telles que la Chine, et à la mise en place d’une « base industrielle de défense solide et de chaînes d’approvisionnement résilientes » afin de soutenir un conflit militaire prolongé.

La deuxième initiative – la décision de Trump de se retirer du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (INF) – est encore plus incendiaire. Le traité signé entre les États-Unis et l’ex-Union soviétique en 1987 interdisait formellement la mise au point de missiles nucléaires à courte et moyenne portée. En se retirant de l’accord, Donald Trump a fait part de son intention d’élargir massivement l’arsenal nucléaire américain dirigé non seulement contre la Russie, mais surtout contre la Chine avec des armes nucléaires basées en Asie.

Le danger croissant d’un conflit nucléaire entre les États-Unis et la Chine a fait l’objet d’un article dans le dernier numéro d’Affaires étrangères, intitulé « L’option nucléaire de Pékin : pourquoi une guerre américano-chinoise pourrait-elle échapper à tout contrôle ». L’analyste Caitlin Talmadge a conclu qu’un conflit conventionnel avec les États-Unis menacerait nécessairement l’arsenal nucléaire relativement petit de la Chine.

Si tel était le cas, l’armée chinoise devrait choisir entre utiliser ses armes nucléaires ou perdre sa capacité de représailles contre une attaque nucléaire américaine. Talmadge a rejeté les assurances de routine du Pentagone selon lesquelles il n’y avait aucune probabilité de guerre nucléaire entre les États-Unis et la Chine. « S’il était déployé contre la Chine, le style de guerre conventionnel préféré du Pentagone [pour écraser les ressources militaires de l’ennemi] serait une recette pour une escalade nucléaire », a-t-il averti.

La réaction de Xi Jinping et du Parti communiste chinois (PCC) à la menace d’agression américaine n’a rien de progressiste. Le régime du PCC représente les intérêts de la minuscule couche d’oligarques super riches qui ont amassé d’énormes richesses au cours du processus de restauration capitaliste amorcé en 1978. En tant que tel, Beijing est organiquement incapable de faire appel à la classe ouvrière en Chine et dans le monde afin de monter une offensive de classe unifiée contre le capitalisme et son système démodé d’États-nations. Au lieu de cela, Xi a cherché à apaiser l’impérialisme américain en offrant des concessions, tout en accélérant le renforcement militaire de la Chine, une recette pour la guerre.

La tentative des États-Unis de faire la guerre à la Chine, initiée par Obama et accélérée par Trump, découle de la crise de plus en plus profonde du capitalisme mondial, centrée sur les États-Unis. Dans une tentative désespérée de contrecarrer son propre déclin historique, l’impérialisme américain considère la Chine comme la principale menace actuelle pour son hégémonie mondiale et ne recule devant rien pour subordonner la Chine à ses intérêts économiques et stratégiques.

Le danger montant de la guerre nucléaire doit trouver une réponse dans la construction d’un mouvement anti-guerre unifié de la classe ouvrière en Chine, aux États-Unis et dans le monde basé sur une perspective socialiste visant à mettre un terme au système capitaliste qui menace de plonger l’humanité dans la barbarie.

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Delamarche sur l’Europe « Dés qu’on essaie d’en sortir, on est traité de Nazi »

Excellente émission Interdit d’interdire de Taddei chez RT . Malheureusement en ces temps de tromperie universelle, le titre de cette émission n’a aucun sens, il résonne comme le dernier cri d’un mourant avant de fermer les yeux . Le mourant c’est notre liberté – il devient de plus en plus difficile de s’exprimer librement, et ce ne sera bientôt plus possible du tout … Z

 
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Publié par le 31 octobre 2018 dans général, International, Politique, Vidéos (Toutes)

 

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Eloïse Benhammou : La grande saignée du régime bancaire !

Olivier Pichon reçoit Eloïse Benhammou, auteur de l’ouvrage “Kleptocratie française”. Ils verront comment les cotisations sociales des Français sont volées par les banques avec la complicité des pouvoirs publics.

 
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Publié par le 31 octobre 2018 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

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Harcèlement administratif envers les médecins honnêtes qui soignent autrement : le cas du Dr Moulinier

Harcèlement administratif envers les médecins honnêtes qui soignent autrement: le cas du Dr Moulinier

Le Dr Didier Moulinier, diplômé en cancérologie, lance un nouveau SOS compte tenu du harcèlement administratif dont il est à nouveau l’objet. Il dénonce le fascisme des autorités administratives qui voient les charlatans où ils ne sont pas, et qui malmènent des médecins intègres, respectueux du patient de l’humain et soucieux de leur efficacité. Il appelle à venir le soutenir à Bordeaux, le samedi 10 novembre 2018, de 9H à 9H30 devant le siège du Conseil de l’Ordre des Médecins, 84 quai des Chartrons.

Nous relayons son appel qui est évidemment très important pour la défense de la liberté thérapeutique. Le patient doit retrouver pleinement ses pouvoirs, il doit pouvoir se tourner vers des médecins humains qui auront à coeur de trouver les meilleures manières de les soigner, ce qui signifie aussi essayer de mettre en oeuvre les thérapeutiques présentant le moins de risques possibles pour une efficacité maximale! Ou bien les patients se résignent à ce que leurs médecins ne soient que les valets d’une industrie pharmaceutique cynique et cupide qui ne pense qu’aux profits et à la standardisation des soins au détriment de leur efficacité, ou bien ils arrêtent de se comporter en caniches, dociles (pour reprendre une expression du Pr P. Even) et exigent que leur praticien soit réellement en mesure d’exercer son art, lequel ne saurait souffrir de guidelines rigides et contraires à la nécessaire individualisation des soins.

Plus d’informations ici sur le site du Dr Moulinier.

La vidéo du Dr Moulinier sur l’esprit de sa démarche et de sa pratique:

Vidéo ici sur le contexte d’une Big Pharma cynique toute puissante:

«La profession médicale est achetée par l’industrie pharmaceutique, non seulement en termes d’exercice de la médecine, mais aussi en termes d’enseignement et de recherche. Les établissements universitaires de ce pays se permettent d’être les agents rémunérés de l’industrie pharmaceutique. Je trouve ça honteux.» – Arnold Seymour Relman (1923-2014), professeur de médecine à Harvard et ancien rédacteur en chef du New England Journal of Medicine.

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Publié par le 29 octobre 2018 dans général, Santé - nutrition

 

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Médicaments : d’inquiétantes ruptures de stock

Médicaments - 1

530 médicaments et vaccins sont pratiquement introuvables aujourd’hui dans les pharmacies. LP/Delphine Goldsztejn

Voilà ce qui se passe quand Big Pharma estime ne pas gagner assez d’argent . Ils réduisent au maximum leur stocks et font en sorte de les écouler à des pays où ça « rapporte plus » . Donc ils créent les conditions d’une pénurie pour faire flamber les prix . C’est une forme de chantage . Soit en France on paye plus, soit pas de medocs . D’un autre coté, ça va conduire à chercher d’autres solutions dans l’arsenal thérapeutique, mais je doute fort que ça pousse nos médecins à explorer de nouvelles approches thérapeutiques (qui permettraient de s’échapper des mains de l’industrie pharmaceutique) , sur lesquelles on devrait beaucoup plus creuser car il existe une véritable mine d’or thérapeutique « alternative » à exploiter. L’emprise de Big pharma sur notre système de santé, notre économie, et nos institutions est trop forte … (lire par exemple ici ou ici) Z 

Le nombre de traitements indisponibles atteint un niveau inégalé. En première ligne, les malades de Parkinson, appuyés par les professionnels de santé, appellent l’État à réagir

La liste ne cesse de s’allonger. Alors que des centaines de médicaments et vaccins disparaissent des rayons des pharmacies et des hôpitaux, comment expliquer à des malades qu’on ne peut plus les soigner parce que leur traitement est « en rupture de stock » ? Face à l’urgence de la situation, le Collectif Parkinson et les neurologues lancent un cri d’alerte que dévoile Le Parisien – Aujourd’hui en France.

 

 

Qui est concerné ?

S’ils sont en première ligne, les malades de Parkinson sont loin d’être les seuls touchés par la pénurie. L’ensemble de notre pharmacopée est affecté. En 2017, le gendarme du médicament (ANSM, Agence nationale du médicament) a reçu 530 signalements de traitements « essentiels » en rupture de stock ou en tension d’approvisionnement.

 

Les anticancéreux représentent une part importante de la liste. La pénurie d’ImmuCyst, utilisé pour empêcher les récidives de cancer de la vessie, est telle que « 600 malades ont dû se faire retirer cet organe entre 2012 et 2017. », s’insurge Yann Neuzillet, urologue à l’hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine) et membre de l’Association française d’urologie. « Les patients qui ont les moyens partent se faire soigner en Suisse ».

 

Des antibiotiques et vaccins sont également introuvables. « C’est le cas du BCG. On risque donc de voir un retour de la tuberculose dans les milieux défavorisés. », s’inquiète Martial Fraysse, président de l’Ordre des pharmaciens d’Ile-de-France. Des antiépileptiques, des médicaments contre l’hypo ou l’hypertension manquent à l’appel.

 

Médicaments – Rupture de stock

 

Sont aussi indisponibles des traitements très courants comme la cortisone pour enfantsprescrite en cas de laryngite ou de trachéite. « Pour pallier, on doit bricoler en coupant les comprimés pour adultes. », se désole Martial Fraysse, qui indique manquer de 150 médicaments dans sa propre officine du Val-de-Marne. « Même la vitamine B5, contre la perte de cheveux chez les femmes, n’est plus vendue ! »

 

 

Comment en est-on arrivé là ?

Les causes de cette pénurie de médicaments sont multiples. Première raison, la délocalisation de la production70 % des principes actifs, les molécules à la base des traitements, sont fabriqués aux États-Unis ou en Asie, sur un nombre restreint de sites. Au moindre problème dans une usine, c’est la catastrophe.

 

C’est ce qui s’est produit avec le Sinemet, un anti-Parkinson utilisé par plus de 40 % des malades français. La seule unité de production, aux États-Unis, a dû fermer ses portes, le temps de se remettre aux normes. Idem pour le ImmuCyst. Des travaux de rénovation de son site de fabrication au Canada ont entraîné « une baisse importante de la production », selon Sanofi Pasteur. Le laboratoire a fini par fermer son usine en juillet 2017, « faute de rentabilité », selon l’urologue Yann Neuzillet.

 

Le phénomène est aggravé par le principe du flux tendu. Pour éviter les pertes, limiter les coûts, les labos réduisent au maximum les stocks, alors que la demande mondiale et l’exigence de qualité augmentent. Et quand les quantités sont trop limitées, ils préfèrent vendre aux pays les plus offrants. Ce qui n’est pas le cas de la France. « Il s’agit pour nous d’un vrai sujet de préoccupation. », assure l’ANSM, qui recense sur son site les produits les plus importants faisant défaut.

 

 

Existe-t-il des alternatives ?

Le ministère de la Santé déconseille de se fournir sur Internet, au risque de tomber sur des produits à l’origine douteuse. « Les patients doivent consulter leur médecin généraliste. », insiste le Dr Philippe Vella, directeur des médicaments en neurologie au sein de l’ANSM. « Il vous dirigera vers des traitements de substitution. » Mais parfois, ils sont eux-mêmes en rupture de stock. C’est le cas de la prednisolone. Cette cortisone pour enfants, désormais indisponible, remplaçait déjà la bétaméthasone.

 

L’ANSM tient à rassurer : « La continuité du traitement doit être assurée et on s’y emploie. ». L’agence tente tant bien que mal de colmater les brèches, en réservant des lots pour les cas prioritaires. Récemment, elle a par exemple enlevé des vaccins contre la rage des pharmacies pour alimenter les centres hospitaliers.

 

 

A-t-on déjà connu une telle situation ?

C’est du jamais-vu. Les cas des signalements de médicaments en tension ou en rupture de stock ont été multipliés par plus de dix en moins de dix ansIls sont passés de 44 en 2008 à 530 l’an dernier. « Vous vous rendez compte, on parle de la France, la 7e puissance économique mondiale ! » martèle Martial Fraysse, qui est par ailleurs membre de l’Académie de pharmacie.

 

« La pénurie n’est pas terminée du tout. Nous faisons face à un problème inédit, avec des conséquences inacceptables pour la santé. », souligne le sénateur (PS) Yves Daudigny, qui a présidé une mission parlementaire sur le sujet. Trente recommandations ont été émises dont la création d’un programme public de production de médicaments essentiels.

 

Et maintenant ? Une proposition de loi pourrait être présentée, nous annonce l’élu. Face au désarroi des malades, il devient urgent de trouver le bon remède.

 


 

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Médicaments - 2

 


 

Source :

http://www.leparisien.fr/societe/sante/medicaments-pourquoi-une-telle-penurie-28-10-2018-7930134.php

https://ansm.sante.fr/S-informer/Informations-de-securite-Ruptures-de-stock-des-medicaments

http://www.ordre.pharmacien.fr/Le-Dossier-Pharmaceutique/Ruptures-d-approvisionnement-et-DP-Ruptures

via aphadolie

 
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Publié par le 29 octobre 2018 dans général, Santé - nutrition, société

 

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Les États-Unis livrent en Europe le plus gros lot de munitions du XXIe siècle !

© AP Photo / Frank Augstein

Une info inquiétante, on se demande ce qui se trame, il apparaît évident que ce n’est pas pour l’entrainement … D’autant que les pays du club nucléaire, dont la Russie, la Chine, le Royaume-Uni, les USA et la France, s’opposent au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires. Pourquoi ne pas interdire purement et simplement ces armes nucléaires qui pourraient anéantir l’humanité ? Pour des raisons stratégiques et géopolitiques ? Mais qu’est ce qui vaut la peine de prendre un tel risque ? Ceux qui nous gouvernent nous mènent droit vers une grande guerre qui risque de rendre la planète juste invivable, ce sont des fous dangereux !! Z 

Le 86e escadron des munitions de la base aérienne américaine de Ramstein, située dans le nord de l’Allemagne, a reçu plus de 100 conteneurs de munitions, le plus grand lot depuis 1999, a annoncé vendredi le commandement de l’US Air Force en Europe.
« Il s’agit du plus gros lot livré depuis l’opération Force alliée qui s’est tenue en 1999 », a indiqué David Head, responsable d’une section du 86e escadron des munitions, rappelant ainsi la campagne de 78 jours pendant laquelle les avions américains ont effectué environ 900 sorties pour bombarder la Yougoslavie.

Selon lui, ces nouvelles munitions « serviront à mener des opérations sur le théâtre et à augmenter la présence du commandement des Forces armées américaines dans la zone européenne ». 

Selon le chef de la section de transport des munitions Arthur Myrick, ces munitions sont destinées à soutenir le programme European Deterrence Initiative (EDI, « Initiative européenne de dissuasion ») de L’OTAN et à augmenter les stocks de munitions en Europe.

En janvier 2017, les États-Unis avaient officiellement rebaptisé leur programme d’aide militaire aux alliés européens en « Initiative européenne de dissuasion ». Le programme prévoit le déploiement de 3.000 à 5.000 militaires de L’OTAN, ainsi que d’équipements et de matériels en Europe, à proximité des frontières russes. La Russie avait déclaré que les activités américaines en Europe détérioraient la situation en matière de sécurité sur le continent.

La base aérienne américaine et de L’OTAN située à Ramstein compte environ 15.000 militaires et 30.000 spécialistes civils. C’est l’une des deux bases sur le territoire allemand qui disposerait d’ogives nucléaires. Le 603e centre des opérations aériennes et spatiales déployé à Ramstein en 2011 coordonne et dirige les opérations des drones américains en Afghanistan, en Irak, en Somalie, au Yémen et au Pakistan.

 

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