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Gilets Jaunes : le début de la fin pour l’UE ?

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Publié par le 17 janvier 2019 dans général, International, Politique, Vidéos (Toutes)

 

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[URGENT] Texte intégral et analyse du Traité franco-allemand d’Aix-La-Chapelle qui sera signé le 22 janvier

Je suppose que tous ne liront pas en intégralité ce traité de 28 articles donc voici la substantielle moelle de ce que l’on peut tirer de ce document:

Ce traité va amener une convergence des deux pays en politique étrangère, défense, sécurité extérieure et intérieure, économie, industrie, commerce, social, fiscal, langues, exportation d’armement, diplomatie, lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée, judiciaire, juridique, environnemental, climat, sanitaire, énergétique, intelligence artificielle, transports, renseignement, police, Culture, enseignement, recherche et mobilité. Rien que ça…

On trouve même mention de la « création d’un Conseil franco-allemand de défense et de sécurité », d’un « comité de coopération transfrontalière », d’un « Forum pour l’avenir franco-allemand », du « Conseil franco-allemand d’experts économiques » et d’une « unité commune en vue d’opérations de stabilisation dans des pays tiers ». Une ébauche d’armée européenne je suppose. Le summum c’est la création d’un « Conseil des ministres franco-allemand » avec des « secrétaires généraux pour la coopération franco-allemande ». Et tenez vous bien : « Un membre du gouvernement d’un des deux États prend part, une fois par trimestre au moins et en alternance, au conseil des ministres de l’autre État. »

Oliver Berruyer n’a pas relevé un autre passage troublant qui affirme que l’Allemagne va pouvoir faire « des échanges de personnels de haut rang[…]au sein de leurs représentations permanentes auprès des Nations Unies à New York, en particulier entre leurs équipes du Conseil de sécurité » (je l’ai mis en rouge).

Ils vont jusqu’à « définir des positions communes sur toute décision importante touchant leurs intérêts communs et d’agir conjointement dans tous les cas où ce sera possible. »

En gros, on peut difficilement faire plus inclusif comme traité sans fusionner totalement les institutions des deux pays. C’est clairement un pas énorme vers la mondialisation. Nous allons être encore plus à la botte de Merkel. Macron veut se caler sur le modèle social allemand…

source


« soulignons à quel point il est choquant de découvrir de telles choses une semaine à peine avant leur signature… »

Selon Les crises :

Le Traité franco-allemand d’Aix-La-Chapelle va être signé le 22 janvier par Emmanuel Macron et Angela Merkel.

Il s’appuiera sur le traité de l’Elysée, signé à Paris en 1963 par Charles de Gaulle (qui doit se retourner dans sa tombe…) et Konrad Adenauer. On notera le symbole, passant de l’Elysée à la ville de l’empereur Charlemagne.

Comme il y a beaucoup de fantasmes et de fake news délirantes autour de celui-ci, en voici le texte intégral pour que vous puissiez vous faire votre avis.

Il est cependant frappant de voir comme beaucoup de grands médias mettent en avant les quelques petits points positifs (“simplifications pour les frontaliers”), sans parler des gros points négatifs… (voir les articles de presse ici ou  par exemple)

Nous avons mis en gras ou fluo les points qui posent question.

Enfin soulignons à quel point il est choquant de découvrir de telles choses une semaine à peine avant leur signature…

Traité entre la République française et la République fédérale d’Allemagne sur la coopération et l’intégration franco-allemandes

La République française et la République fédérale d’Allemagne,

Reconnaissant le succès historique de la réconciliation entre les peuples français et allemand à laquelle le Traité du 22 janvier 1963 entre la République française et la République fédérale d’Allemagne sur la coopération franco-allemande a apporté une contribution exceptionnelle et dont est né un réseau sans précédent de relations bilatérales entre leurs sociétés civiles et leurs pouvoirs publics à tous les niveaux,

Convaincues que le temps est venu d’élever leurs relations bilatérales à un niveau supérieur et de se préparer aux défis auxquels les deux États et l’Europe sont confrontés au XXIe siècle, et souhaitant faire converger leurs économies et leurs modèles sociaux, favoriser la diversité culturelle et rapprocher leurs sociétés et leurs citoyens,

Convaincues que l’amitié étroite entre la France et l’Allemagne a été déterminante et demeure un élément indispensable d’une Union européenne unie, efficace, souveraine et forte,

Attachées à approfondir leur coopération en matière de politique européenne afin de favoriser l’unité, l’efficacité et la cohésion de l’Europe, tout en maintenant cette coopération ouverte à tous les États membres de l’Union européenne,

Attachées aux principes fondateurs, droits, libertés et valeurs de l’Union européenne, qui défendent l’État de droit partout dans l’Union européenne et le promeuvent à l’extérieur,

Attachées à œuvrer en vue d’une convergence sociale et économique ascendante au sein de l’Union européenne, à renforcer la solidarité mutuelle et à favoriser l’amélioration constante des conditions de vie et de travail conformément aux principes du socle européen des droits sociaux, notamment en accordant une attention particulière à l’autonomisation des femmes et à l’égalité des sexes,

Réaffirmant l’engagement de l’Union européenne en faveur d’un marché mondial ouvert, équitable et fondé sur des règles, dont l’accès repose sur la réciprocité et la non discrimination et qui est régi par des normes environnementales et sociales élevées,

Conscientes de leurs droits et obligations en vertu de la Charte des Nations Unies,

Fermement attachées à un ordre international fondé sur des règles et sur le multilatéralisme, dont les Nations Unies constituent l’élément central,

Convaincues que la prospérité et la sécurité ne pourront être assurées qu’en agissant d’urgence afin de protéger le climat et de préserver la biodiversité et les écosystèmes,

Agissant conformément à leurs règles constitutionnelles et juridiques nationales respectives et dans le cadre juridique de l’Union européenne,

Reconnaissant le rôle fondamental de la coopération décentralisée des communes, des départements, des régions, des Länder, du Sénat et du Bundesrat, ainsi que celui de la coopération entre le Plénipotentiaire de la République fédérale d’Allemagne chargé des Affaires culturelles dans le cadre du Traité sur la coopération franco-allemande et les ministres français compétents,

Reconnaissant le rôle essentiel de la coopération entre l’Assemblée nationale et le Deutscher Bundestag, en particulier dans le cadre de leur accord interparlementaire du 22 janvier 2019, qui constitue une dimension importante des liens étroits entre les deux pays, Sont convenues de ce qui suit :

Chapitre premier : Affaires européennes

Article 1er

Les deux États approfondissent leur coopération en matière de politique européenne. Ils agissent en faveur d’une politique étrangère et de sécurité commune efficace et forte, et renforcent et approfondissent l’Union économique et monétaire. Ils s’efforcent de mener à bien l’achèvement du Marché unique et s’emploient à bâtir une Union compétitive, reposant sur une base industrielle forte, qui serve de base à la prospérité, promouvant la convergence économique, fiscale et sociale ainsi que la durabilité dans toutes ses dimensions.

Note OB : mais au nom de quoi faudrait-il converger avec les normes allemandes, et pas italiennes par exemple ?

Article 2

Les deux États se consultent régulièrement à tous les niveaux avant les grandes échéances européennes, en cherchant à établir des positions communes et à convenir de prises de parole coordonnées de leurs ministres. Ils se coordonnent sur la transposition du droit européen dans leur droit national.

Chapitre 2 : Paix, sécurité et développement

Article 3

Les deux États approfondissent leur coopération en matière de politique étrangère, de défense, de sécurité extérieure et intérieure et de développement tout en s’efforçant de renforcer la capacité d’action autonome de l’Europe. Ils se consultent afin de définir des positions communes sur toute décision importante touchant leurs intérêts communs et d’agir conjointement dans tous les cas où ce sera possible.

Note OB : mais au nom de quoi faudrait-il converger avec les visions et besoins allemands, et pas espagnols par exemple ? Il y a des pays de seconde zone dans l’Union ?

Article 4

(1) Du fait des engagements qui les lient en vertu de l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord du 4 avril 1949 et de l’article 42, paragraphe 7, du Traité sur l’Union européenne du 7 février 1992, modifié par le Traité de Lisbonne du 13 décembre 2007 modifiant le Traité sur l’Union européenne et le Traité instituant la Communauté européenne, les deux États, convaincus du caractère indissociable de leurs intérêts de sécurité, font converger de plus en plus leurs objectifs et politiques de sécurité et de défense, renforçant par là-même les systèmes de sécurité collective dont ils font partie. Ils se prêtent aide et assistance par tous les moyens dont ils disposent, y compris la force armée, en cas d’agression armée contre leurs territoires. Le champ d’application territorial de la deuxième phrase du présent paragraphe correspond à celui de l’article 42, paragraphe 7, du Traité sur l’Union européenne.

(2) Les deux États agissent conjointement dans tous les cas où ce sera possible, conformément à leurs règles nationales respectives, en vue de maintenir la paix et la sécurité. Ils continuent de développer l’efficacité, la cohérence et la crédibilité de l’Europe dans le domaine militaire. Ce faisant, ils s’engagent à renforcer la capacité d’action de l’Europe et à investir conjointement pour combler ses lacunes capacitaires, renforçant ainsi l’Union européenne et l’Alliance nord-atlantique.

Note OB : Rappelons que les députés allemands ont torpillé le Traité de l’Elysée lors de la ratification en rajoutant en préambule une référence à l’Otan qui n’y figurait pas…

(3) Les deux États s’engagent à renforcer encore la coopération entre leurs forces armées en vue d’instaurer une culture commune et d’opérer des déploiements conjoints. Ils intensifient l’élaboration de programmes de défense communs et leur élargissement à des partenaires. Ce faisant, ils entendent favoriser la compétitivité et la consolidation de la base industrielle et technologique de défense européenne. Ils sont en faveur de la coopération la plus étroite possible entre leurs industries de défense, sur la base de leur confiance mutuelle. Les deux États élaboreront une approche commune en matière d’exportation d’armements en ce qui concerne les projets conjoints.

Note OB : exporter des armes, une priorité…

(4) Les deux États instituent le Conseil franco-allemand de défense et de sécuritécomme organe politique de pilotage de ces engagements réciproques. Ce Conseil se réunira au plus haut niveau à intervalles réguliers.

Article 5

Les deux États étendent la coopération entre leurs ministères des affaires étrangères, y compris leurs missions diplomatiques et consulaires. Ils procéderont à des échanges de personnels de haut rang. Ils établiront des échanges au sein de leurs représentations permanentes auprès des Nations Unies à New York, en particulier entre leurs équipes du Conseil de sécurité, leurs représentations permanentes auprès de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord et leurs représentations permanentes auprès de l’Union européenne, ainsi qu’entre les organismes des deux États chargés de coordonner l’action européenne.

Note OB : mais au nom de quoi faudrait-il converger avec les visions et besoins allemands, et pas anglais par exemple ?

Article 6

Dans le domaine de la sécurité intérieure, les gouvernements des deux États renforcent encore leur coopération bilatérale en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée, ainsi que leur coopération dans le domaine judiciaire et en matière de renseignement et de police. Ils mettent en œuvre des mesures communes de formation et de déploiement et créent une unité commune en vue d’opérations de stabilisation dans des pays tiers.

Note OB : pouvoir aller faire la guerre donc. Pourquoi n’est il pas indiqué “après accord du Conseil de Sécurité des Nations Unies” ?

Article 7

Les deux États s’engagent à établir un partenariat de plus en plus étroit entre l’Europe et l’Afrique en renforçant leur coopération en matière de développement du secteur privé, d’intégration régionale, d’enseignement et de formation professionnelle, d’égalité des sexes et d’autonomisation des femmes, dans le but d’améliorer les perspectives socio-économiques, la viabilité, la bonne gouvernance ainsi que la prévention des conflits, la résolution des crises, notamment dans le cadre du maintien de la paix, et la gestion des situations d’après-conflit. Les deux États instituent un dialogue annuel au niveau politique en matière de politique internationale de développement afin d’intensifier la coordination de la planification et de la mise en œuvre de leurs politiques.

Article 8

(1) Dans le cadre de la Charte des Nations Unies, les deux États coopéreront étroitement au sein de tous les organes de l’Organisation des Nations Unies. Ils coordonneront étroitement leurs positions, dans le cadre d’un effort plus large de concertation entre les États membres de l’Union européenne siégeant au Conseil de sécurité des Nations Unieset dans le respect des positions et des intérêts de l’Union européenne. Ils agiront de concert afin de promouvoir aux Nations Unies les positions et les engagements de l’Union européenne face aux défis et menaces de portée mondiale. Ils mettront tout en œuvre pour aboutir à une position unifiée de l’Union européenne au sein des organes appropriés des Nations Unies.

(2) Les deux États s’engagent à poursuivre leurs efforts pour mener à terme des négociations intergouvernementales concernant la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies. L’admission de la République fédérale de l’Allemagne en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies est une priorité de la diplomatie franco-allemande.

Note OB : Non. La priorité c’est de faire entrer l’Inde, le Nigéria ou l’Afrique du Sud et le Brésil ou l’Argentine, pour que leur continent soient représentés…

Chapitre 3 Culture, enseignement, recherche et mobilité

Article 9

Les deux États reconnaissent le rôle décisif que jouent la culture et les médias dans le renforcement de l’amitié franco-allemande. En conséquence, ils sont résolus à créer pour leurs peuples un espace partagé de liberté et de possibilités, ainsi qu’un espace culturel et médiatique commun. Ils développent la mobilité et les programmes d’échanges entre leurs pays, en particulier à l’intention des jeunes dans le cadre de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse, et définissent des objectifs chiffrés dans ces domaines. Afin de favoriser des liens toujours plus étroits dans tous les domaines de l’expression culturelle, notamment au moyen d’instituts culturels intégrés, ils mettent en place des programmes spécifiques et une plate-forme numérique destinés en particulier aux jeunes.

Article 10

Les deux États rapprochent leurs systèmes éducatifs grâce au développement de l’apprentissage mutuel de la langue de l’autre, à l’adoption, conformément à leur organisation constitutionnelle, de stratégies visant à accroître le nombre d’élèves étudiant la langue du partenaire, à une action en faveur de la reconnaissance mutuelle des diplômes et à la mise en place d’outils d’excellence franco-allemands pour la recherche, la formation et l’enseignement professionnels, ainsi que de doubles programmes franco-allemands intégrés relevant de l’enseignement supérieur.

Note OB : L’allemand, évidemment LA langue stratégique du XXIe siècle… Pour mémoire, les six langues officielles de l’ONU : l’anglais, l’arabe, le chinois, l’espagnol, le français et le russe.

Article 11

Les deux États favorisent la mise en réseau de leurs systèmes d’enseignement et de recherche ainsi que de leurs structures de financement. Ils poursuivent le développement de l’Université franco-allemande et encouragent les universités françaises et allemandes à participer à des réseaux d’universités européennes.

Article 12

Les deux États instituent un Fonds citoyen commun destiné à encourager et à soutenir les initiatives de citoyens et les jumelages entre villes dans le but de rapprocher encore leurs deux peuples.

Chapitre 4 Coopération régionale et transfrontalière

Article 13

(1) Les deux États reconnaissent l’importance que revêt la coopération transfrontalière entre la République française et la République fédérale d’Allemagne pour resserrer les liens entre les citoyens et les entreprises de part et d’autre de la frontière, notamment le rôle essentiel des collectivités territoriales et autres acteurs locaux à cet égard. Ils entendent faciliter l’élimination des obstacles dans les territoires frontaliers afin de mettre en œuvre des projets transfrontaliers et de faciliter la vie quotidienne des habitants de ces territoires.

(2) À cet effet, dans le respect des règles constitutionnelles respectives des deux États et dans les limites du droit de l’Union européenne, les deux États dotent les collectivités territoriales des territoires frontaliers et les entités transfrontalières comme les eurodistricts de compétences appropriées, de ressources dédiées et de procédures accélérées permettant de surmonter les obstacles à la réalisation de projets transfrontaliers, en particulier dans les domaines économique, social, environnemental, sanitaire, énergétique et des transports. Si aucun autre moyen ne leur permet de surmonter ces obstacles, des dispositions juridiques et administratives adaptées, notamment des dérogations, peuvent également être accordées. Dans ce cas, il revient aux deux États d’adopter la législation appropriée.

Note OB : Mais il est donc question d’avoir des régions de première et de seconde zone en France ?

(3) Les deux États demeurent attachés à la préservation de normes strictes dans les domaines du droit du travail, de la protection sociale, de la santé et de la sécurité, ainsi que de la protection de l’environnement.

Article 14

Les deux États instituent un comité de coopération transfrontalière comprenant des parties prenantes telles que l’État et les collectivités territoriales, les parlements et les entités transfrontalières comme les euro-districts et, en cas de nécessité, les eurorégions intéressées. Ce comité est chargé de coordonner tous les aspects de l’observation territoriale transfrontalière entre la République française et la République fédérale d’Allemagne, de définir une stratégie commune de choix de projets prioritaires, d’assurer le suivi des difficultés rencontrées dans les territoires frontaliers et d’émettre des propositions en vue d’y remédier, ainsi que d’analyser l’incidence de la législation nouvelle sur les territoires frontaliers.

Article 15

Les deux États sont attachés à l’objectif du bilinguisme dans les territoires frontaliers et accordent leur soutien aux collectivités frontalières afin d’élaborer et de mettre en œuvre des stratégies appropriées.

Note OB : L’allemand, évidemment LA langue stratégique du XXIe siècle… Cela veut dire que dans ces zones les parents n’auront plus le choix des langues pour leur enfant ? Ce sera forcément allemand en LV1 (“bilinguisme”) et anglais en LV2 ?

Article 16

Les deux États faciliteront la mobilité transfrontalière en améliorant l’interconnexion des réseaux numériques et physiques entre elles, notamment les liaisons ferroviaires et routières. Ils agiront en étroite collaboration dans le domaine de la mobilité innovante, durable et accessible à tous afin d’élaborer des approches ou des normes communes aux deux États.

Article 17

Les deux États encouragent la coopération décentralisée entre les collectivités des territoires non frontaliers. Ils s’engagent à soutenir les initiatives lancées par ces collectivités qui sont mises en œuvre dans ces territoires.

Chapitre 5 Développement durable, climat, environnement et affaires économiques

Article 18

Les deux États s’emploient à renforcer le processus de mise en œuvre des instruments multilatéraux relatifs au développement durable, à la santé mondiale et à la protection de l’environnement et du climat, en particulier l’Accord de Paris du 12 décembre 2015 et le Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies. À cet effet, ils agissent en rapport étroit afin de formuler des approches et des politiques communes, notamment en mettant en place des dispositifs en vue de la transformation de leurs économies et en favorisant des actions ambitieuses de lutte contre les changements climatiques. Ils garantissent l’intégration de la protection du climat dans toutes les politiques, notamment par des échanges transversaux réguliers entre les gouvernements dans des secteurs clés.

Article 19

Les deux États feront progresser la transition énergétique dans tous les secteurs appropriés et, à cet effet, développent leur coopération et renforcent le cadre institutionnel de financement, d’élaboration et de mise en œuvre de projets conjoints, en particulier dans les domaines des infrastructures, des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.

Article 20

(1) Les deux États approfondissent l’intégration de leurs économies afin d’instituer une zone économique franco-allemande dotée de règles communes. Le Conseil économique et financier franco-allemand favorise l’harmonisation bilatérale de leurs législations, notamment dans le domaine du droit des affaires, et coordonne de façon régulière les politiques économiques entre la République française et la République fédérale d’Allemagne afin de favoriser la convergence entre les deux États et d’améliorer la compétitivité de leurs économies.

Note OB : Incroyable. C’est vrai qu’on n’était pas encore assez ligotés par l’UE, remettons-en une couche avec l’Allemagne…

(2) Les deux États instituent un « Conseil franco-allemand d’experts économiques » composé de dix experts indépendants afin de présenter aux deux gouvernements des recommandations sur leur action économique.

Note OB : ah, le retour des experts économiques “indépendants” non élus…

Article 21

Les deux États intensifient leur coopération dans le domaine de la recherche et de la transformation numérique, notamment en matière d’intelligence artificielle et d’innovations de rupture. Ils promouvront à l’échelle internationale des directives sur l’éthique des technologies nouvelles. Ils mettent en place, afin de promouvoir l’innovation, des initiatives franco-allemandes qui sont ouvertes à la coopération au niveau européen. Les deux États mettront en place un processus de coordination et un financement commun afin de soutenir des programmes conjoints de recherche et d’innovation.

Article 22

Les parties prenantes et les acteurs intéressés des deux États sont réunis au sein d’un Forum pour l’avenir franco-allemand afin de travailler sur les processus de transformation de leurs sociétés.

Chapitre 6 Organisation

Article 23

Des réunions entre les gouvernements des deux États ont lieu au moins une fois par an,alternativement en République française et en République fédérale d’Allemagne. Après l’entrée en vigueur du présent Traité, le Conseil des ministres franco-allemand adopte un programme pluriannuel de projets de coopération franco-allemande. Les secrétaires généraux pour la coopération franco-allemande chargés de préparer ces réunions assurent le suivi de la mise en œuvre de ce programme et en font rapport au Conseil des ministres.

Article 24

Un membre du gouvernement d’un des deux États prend part, une fois par trimestre au moins et en alternance, au conseil des ministres de l’autre État.

Note OB : Ben voyons… Et sinon, les Espagnols, les Italiens, les Polonais, ils sentent le pétrole ?

La perspective d’avoir un tel mastodonte en face d’eux va surement plaire à tous les autres États de l’UE moyens et petits… Encore une affaire rondement menée. #DesGénies

Article 25

Les conseils, structures et instruments de la coopération franco-allemande font l’objet d’un examen périodique et sont, en cas de nécessité, adaptés sans retard aux objectifs fixés d’un commun accord. Le premier de ces examens devrait avoir lieu dans les six mois suivant l’entrée en vigueur du présent Traité et proposer les adaptations nécessaires. Les secrétaires généraux pour la coopération franco-allemande évaluent régulièrement les progrès accomplis. Ils informent les parlements et le Conseil des ministres franco-allemand de l’état général d’avancement de la coopération franco-allemande.

Article 26

Des représentants des régions et des Länder, ainsi que du comité de coopération transfrontalière, peuvent être invités à participer au Conseil des ministres franco-allemands.

Chapitre 7 Dispositions finales

Article 27

Le présent Traité complète le Traité du 22 janvier 1963 entre la République française et la République fédérale d’Allemagne sur la coopération franco-allemande au sens du paragraphe 4 des Dispositions finales de ce Traité.

Article 28

Les deux États s’informent mutuellement, par la voie diplomatique, de l’accomplissement des procédures nationales requises pour l’entrée en vigueur du présent Traité. Le présent Traité entre en vigueur à la date de réception de la dernière notification.

Source : La Tribune, 16/01/2019


Article publié le 16/01. Edité 17/01 – 2 remarques :

La première est que je souligne qu’il a été difficile de trouver ce texte. Mention spéciale à l’Élysée, qui a rédigé ce communiqué pontifiant sur ce traité – sans joindre le traité !

Par ailleurs, voici la présentation qu’en a fait la presse (après avoir longuement expliqué que les délires complotistes étaient des délires complotistes… Nous vous recommandons d’ailleurs de lire ces articles) :

On comprend donc qu’a priori, la source disponible de ce texte en français est une TRADUCTION de la version allemande !

(Source : JDD ; source : VDN)

(Sourced : franceinfo20minutes)

Oui, en effet, il ÉTAIT introuvable sur Internet à ce moment – le journaliste ne l’a donc pas trouvé…

Comme on le voir, la presse parle depuis 2 jours de ce traité en raison des fake news. Mais l’information a été rapidement traitée le 8 janvier par la presse (exemple ici ou ) – qui a donc parlé de la très proche signature du traité, sans avoir le traité !

Source les Crises

 
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Publié par le 17 janvier 2019 dans général, International, Politique

 

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Gilets-Jaunes – Le travail constituant

Gilets-Jaunes – Le travail constituant

Emmanuel Macron a envoyé sa lettre aux Français, dans laquelle il prend bien des précautions, évitant tout engagement qui pourrait l’entraîner dans une direction qui échapperait très vite à son contrôle. La sincérité du locataire de l’Elysée est sans doute réelle, globalement, mais le problème n’est pas là. Un petit nombre de Français, dont lui-même, raisonne à l’intérieur de principes qui entraînent avec eux une logique incompatible avec celle du regard porté par le plus grand nombre sur la vie réelle. C’est le monde de la « foi » ultra libérale inconditionnelle qui s’oppose frontalement à celui de la conscience éclairée de tous ceux qui constatent le désastre engendré par cette croyance ayant imposé à tous son « obscurantisme » politique. Voilà pourquoi, nous risquons de constater le dialogue de sourds qui va présider au grand débat national des Français, lorsque celui-ci devra remonter à Paris. C’est déjà ce qui apparaît dans la rencontre de Macron avec les maires de France à Grand Bourgtheroulde, en Normandie, lorsque ceux-ci, à l’issue de cette rencontre, ont exprimé leurs sentiments : ceux disant le profond décalage ressenti entre les réalités locales du terrain et les objectifs de l’Exécutif actuel inspirés par les Institutions supra nationales.

Plus que jamais, les Gilets-Jaunes doivent se montrer vigilants et ne pas perdre de vue leur objectif constituant.

Nous avions déjà présenté les principes fondamentaux du travail constituant, dans l’article du lundi 31 décembre 2018, intitulé : « Les Gilets-Jaunes provoquent la restauration de la Constitution ». Il suffira donc de s’y référer pour avoir une vue d’ensemble sur ce qui devrait maintenant être la suite de ce choc politique provoqué par les revendications des Gilets-jaunes.

Le travail constituant c’est la pratique de réappropriation de la politique par les citoyens. Aujourd’hui, les décisions politiques sont prises par les plus riches (ploutocratie : banques et grandes entreprises du CAC40) qui, par le biais des grands médias qui leur appartiennent également, et des élus dont ils financent les campagnes électorales, nous obligent à faire leur choix par défaut en nous faisant voter par élimination de ceux qu’on ne veut absolument pas pour nous représenter, grâce à un mode de scrutin sur lequel nous n’avons rien à dire. Ceux qu’on ne veut absolument pas étant bien entendu créés et maintenus volontairement en lisse pour ce jeu pipé, hautement manipulé depuis des décennies.

Pour que nous puissions nous réapproprier la politique de façon démocratique, il est indispensable que chaque citoyen de ce pays puisse écrire ce qu’il considère comme règles constituantes encadrant la façon dont nous allons ensemble accorder notre confiance à ceux qui agiront pour le bien commun et comment nous pourrions les contrôler et les révoquer si nécessaire.

C’est pourquoi, dans un premier temps, chaque citoyen doit participer au niveau local de sa commune, aux discutions qui permettront de rédiger un texte à partir du cahier des doléances sur lequel chacun aura écrit ses revendications.

Dans un deuxième temps, la synthèse de ce travail constituant pourrait être réalisée par le « Conseil départemental » avant d’être envoyé à la présidence de la Région, puis de la Région à une « Assemblée Constituante » tirée au sort pour rédiger en articles chaque thème émanant de la volonté venue du peuple consulté depuis la base communale.

Regardons maintenant les 42 articles synthétisant déjà les revendications des Gilets-Jaunes et qui ont été envoyés aux parlementaires ainsi qu’aux médias sous le titre « Les 42 directives du peuple »

1 – Zéro SDF : URGENT.

2 – Impôt sur le revenu davantage progressif (plus de tranches).

3 – SMIC à 1300 euros net.

4 – Favoriser les petits commerces des villages et centres villes. (Cesser la construction des grosses zones commerciales autour des grandes villes qui tuent le petit commerce) plus de parkings gratuits dans les centres villes.

5 – Grand Plan d’Isolation des logements. (Faire de l’écologie en faisant faire des économies aux ménages).

6 – Que les GROS (Macdo, google, Amazon, Carrefour…) payent GROS et que les petits (artisans, TPE PME) payent petit.

7 – Même système de sécurité social pour tous (y compris artisans et auto-entrepreneurs). Fin du RSI.

8 – Le système de retraite doit demeurer solidaire et donc socialisé. (Pas de retraite à point).

9 – Fin de la hausse des taxes sur le carburant.

10 – Pas de retraite en-dessous de 1 200 euros.

11 – Tout représentant élu aura le droit au salaire médian. Ses frais de transports seront surveillés et remboursés s’ils sont justifiés. Droit au ticket restaurant et au chèque-vacances.

12 – Les salaires de tous les Français ainsi que les retraites et les allocations doivent être indexés à l’inflation.

13 – Protéger l’industrie française : interdire les délocalisations. Protéger notre industrie c’est protéger notre savoir-faire et nos emplois.

14 – Fin du travail détaché. Il est anormal qu’une personne qui travaille sur le territoire français ne bénéficie pas du même salaire et des mêmes droits. Toute personne étant autorisée à travailler sur le territoire français doit être à égalité avec un citoyen français et son employeur doit cotiser à la même hauteur qu’un employeur français.

15 – Pour la sécurité de l’emploi : limiter davantage le nombre de CDD pour les grosses entreprises. Nous voulons plus de CDI.

16 – Fin du CICE. Utilisation de cet argent pour le lancement d’une Industrie Française de la voiture à hydrogène (qui est véritablement écologique, contrairement à la voiture électrique.)

17 – Fin de la politique d’austérité. On cesse de rembourser les intérêts de la dette qui sont déclarés illégitimes et on commence à rembourser la dette sans prendre l’argent des pauvres et des moins pauvres mais en allant chercher les 80 milliards de fraude fiscale.

18 – Que les causes des migrations forcées soient traitées.

19 – Que les demandeurs d’asiles soient bien traités. Nous leur devons le logement, la sécurité, l’alimentation ainsi que l’éducation pour les mineurs. Travaillez avec l’ONU pour que des camps d’accueil soient ouverts dans de nombreux pays du monde, dans l’attente du résultat de la demande d’asile.

20 – Que les déboutés du droit d’asile soient reconduits dans leur pays d’origine.

21 – Qu’une réelle politique d’intégration soit mise en œuvre. Vivre en France implique de devenir français (cours de langue française, cours d’Histoire de la France et cours d’éducation civique avec une certification à la fin du parcours).

22 – Salaire maximum fixé à 15.000 euros [mensuel].

23 – Que des emplois soient créés pour les chômeurs.

24 – Augmentation des allocations pour handicapés.

25 – Limitation des loyers. Plus de logement à loyers modérés (notamment pour les étudiants et les travailleurs précaires).

26 – Interdiction de vendre les biens appartenant à la France (Bâtiments, barrages, aéroports…)

27 – Moyens conséquents accordés à la justice, à la police, à la gendarmerie et à l’armée. Que les heures supplémentaires des forces de l’ordre soient payées ou récupérées.

28 – L’intégralité de l’argent gagné par les péages des autoroutes devra servir à l’entretien des autoroutes et routes de France ainsi qu’à la sécurité routière.

29 – Le prix du gaz et de l’électricité ayant augmenté depuis qu’il y a eu privatisation, nous voulons que ces entreprises redeviennent publiques et que les prix baissent de manière conséquente.

30 – Fin immédiate de la fermeture des petites lignes, des bureaux de poste, des écoles et des maternités.

31 – Apportons du bien-être à nos personnes âgées. Interdiction de faire de l’argent sur les personnes âgées. L’or gris, c’est fini. L’ère du bien-être gris commence.

32 – Maximum 25 élèves par classe de la maternelle à la Terminale.

33 – Des moyens conséquents apportés à la psychiatrie.

34 – Le Référendum d’Initiative Citoyenne doit entrer dans la Constitution. Création d’un site lisible et efficace, encadré par un organisme indépendant de contrôle où les gens pourront faire une proposition de loi. Si cette proposition de loi obtient 700 000 signatures alors cette proposition de loi devra être discutée, complétée, amendée par l’Assemblée Nationale qui aura l’obligation, (un an jour pour jour après l’obtention des 700 000 signatures) de la soumettre au vote de l’intégralité des Français.

35 – Retour à un mandat de 7 ans pour le Président de la République. (L’élection des députés deux ans après l’élection du Président de la République permettrait d’envoyer un signal positif ou négatif au président de la République concernant sa politique. Cela participerait donc à faire entendre la voix du peuple.)

36 – Retraite à 60 ans et pour toutes les personnes ayant travaillées dans un métier usant le corps (maçon ou désosseur par exemple) droit à la retraite à 55 ans.

37 – Un enfant de 6 ans ne se gardant pas seul, continuation du système des aides PAJEMPLOI jusqu’à ce que l’enfant ait 10 ans.

38 – Favoriser le transport de marchandises par la voie ferrée.

39 – Pas de prélèvement à la source.

40 – Fin des indemnités présidentielles à vie.

41 – Interdiction de faire payer aux commerçants une taxe lorsque leurs clients utilisent la carte bleue.

42 – Taxe sur le fuel maritime et le kérosène.

Enfin, nous ajoutons aux 42 articles les articles suivants :

43. L’article 3 de la Constitution actuelle doit être corrigé dans les termes suivants :

« La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du referendum d’initiative citoyenne en toutes matières y compris constitutionnelle et de ratification des Traités ; cet article ne peut être modifié que par voie référendaire. »

44 – Le Referendum d’Initiative Citoyenne (RIC) est une procédure décisionnelle dont l’initiative appartient exclusivement aux citoyens et qui leur permet, si les conditions prévues par l’article 34 ci-dessus sont remplies, d’imposer un referendum pour prendre une décision. Il est ainsi possible de décider par referendum de modifier la Constitution, d’interrompre le mandat d’un élu y compris celui du Président de la République, d’adopter une loi, d’abroger (supprimer) une loi déjà votée, de modifier un règlement ou un décret… Si le vote prévu à l’article 34 est favorable, la proposition sera adoptée, sans que le Président ou le Parlement ne puissent s’y opposer.

45 – Abrogation explicite de l’article 49.3 de la Constitution du 4 octobre 1958.

46 – Le seul principe fondant et légitimant le droit civile et pénal, c’est la souveraineté du peuple qui est exprimée par la Constitution.

47 – Revoir les modalités du scrutin en proposant des règles plus justes pour la représentation nationale.

Ces 47 revendications sont les premières qui sortent du lot des doléances des Français. Il en suivra encore bien d’autres si le « grand débat national » est vraiment un débat. Nous ne sommes pas du tout certains que les Français pourront aller au bout de leur attente et de leur demande, comme ils le souhaitent. Seule, au terme de ce débat, une Assemblée Constituante tirée au sort, pourrait se mettre au travail pour un véritable changement. Puis, à la suite de ce travail constituant, un referendum national de confirmation du texte final pourrait enfin inaugurer la naissance d’une pratique de démocratie directe participative.

L’agenda actuel de Macron semble aller à l’extrême opposé de cette volonté de la majorité des Français. Dans la perspective actuelle de la complicité franco-allemande et ce que cette dernière est en train de préparer, sans l’avis du peuple, les initiatives de l’Elysée s’opposent frontalement à ce que les Français entendent mettre dans le grand débat national. « La FRANCE et l’Allemagne envisagent de fusionner les frontières, les économies et les politiques de défense dans la dernière étape vers la création d’un super-État européen. »

Dans l’idée originale, nous devions construire une Europe des Nations, pas cette Europe-là que les Français ont rejetée dès qu’on leur a demandé leur avis en 2005. Pourquoi donc vouloir à tout prix continuer la casse des Etats Nations et leur atomisation définitive? Nous allons prochainement perdre notre position comme membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, donnant à l’Allemagne un atout qui deviendra aussitôt pour elle une nouvelle occasion de dominer encore plus l’Union Européenne et de nous entraîner dans un éloignement toujours plus grand de la souveraineté constitutionnelle du peuple, puisque ces « accords » prévaudront sur ce qui fonde le droit français… Le but final de ces manœuvres, c’est un transfert massif de souveraineté à Bruxelles. On peut dire adieu à une Europe des Nations. C’est la technocratie de l’UE qui s’impose chaque jour un peu plus, afin de pouvoir décider prochainement sans jamais avoir besoin de consulter la « souveraineté constitutionnelle » d’aucun peuple.

Comment peut-on imaginer une suite possible et souhaitable aux revendications des Gilets-Jaunes, puisque tout s’éloigne à grande vitesse dans le sens diamétralement opposé? Où donc se trouve la porte de sortie, la solution au problème, et par quoi devrons-nous passer pour mettre fin aux conséquences de l’idéologie ultra libérale expliquant le désastre actuel, alors que les dirigeants continuent à encenser les causes et à œuvrer pour nous les imposer davantage?

Jean-Yves Jézéquel

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Publié par le 17 janvier 2019 dans général, Politique, société

 

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Démocratie !! Il exprime ses « doléances » et se retrouve interrogé par les agents du renseignement

Haaaaaa, la force de la démocratie en action, c’est impressionnant !

Pas loin de chez moi, lors du lancement du grand débat en Normandie, le village était quadrillé par nos pandores. Autant d’habitants que de gendarmes. Pendant que Sa Majesté jupitérienne faisait son spectacle démocratique avec des maires triés sur le volet, dans la rue, le petit peuple mécontent était maintenu bien à l’écart pour ne pas risquer gâcher ce moment « village Potemkine » de notre grand mamamouchi dont la politique ne se résume plus qu’à des artifices de communication.

Cachez-moi ce peuple que je ne saurais voir !

Lorsque j’ai donné mon point de vue sur le grand débat dans cet édito et le fait qu’il valait mieux, notamment pour nos camarades passablement agacés, faire preuve de prudence, voire même s’abstenir de s’y rendre s’ils n’étaient pas certains de bien garder leur calme, certains m’ont expliqué que le grand débat, machin toussa, la démocrassie machin toussa, la liberté de parole machin toussa, et sur quoi je pouvais fonder ma méfiance alors que franchement démocrassie blablablablablabla…

Je le dis et le redis.

N’ayez aucune naïveté.

Aucune.

C’est d’ailleurs pour cela que les maires sont relativement sages à l’égard du président et qu’ils lui servent évidemment, à leurs corps défendant, la soupe du maintien au pouvoir, de la même manière que les forces de l’ordre sont passées également, elles aussi, du maintien de l’ordre au maintien au pouvoir. Un maire, s’il l’ouvre « trop », a beaucoup à perdre pour chacun de ses administrés sous forme d’aides, de subventions et de financements. Nos maires, aussi aimables soient-ils, ils le sont, et ils sont dans bien des cas très courageux et très impliqués au service de leurs communautés, sont les obligés d’un système qui les a rendus dépendants des financements qui viennent du haut.

Voilà donc de quoi rabattre bien des caquets !

Pour le reste, voici la preuve par cet article du Parisien qui, je le précise, n’est pas une publication complotiste, que je vous laisse le soin de découvrir.

Il exprime ses « doléances » et se retrouve interrogé par les agents du renseignement

« Mériel, ce mardi. Jacques a voulu envoyer des doléances à la préfecture, mais ne pensait pas attirer l’attention des services de renseignement.
Ce retraité a écrit en préfecture du Val-d’Oise et a eu la surprise d’être interrogé par les services du renseignement.
En voulant apporter sa pierre au débat national, Jacques D. s’est retrouvé… interrogé par les services de renseignement. Ce retraité de Mériel n’en revient pas. «Cela donne à réfléchir sur le fond», s’interroge le septuagénaire. «Ils disent que le débat est ouvert à tous, mais derrière on est fliqué…»

C’est une simple lettre adressée au préfet du Val-d’Oise qui a tout déclenché. Nous sommes en décembre et Jacques a envie de faire remonter des «doléances». «À l’époque, la mairie n’avait pas encore mis de cahier à disposition, explique-t-il. Je me suis dit qu’il n’y avait qu’un seul moyen officiel de s’exprimer, en transmettant directement à la préfecture.»

Un courrier de quatre pages
Car à ses heures perdues, ce retraité aime débattre. Il fait partie depuis longtemps d’un petit groupe sur les réseaux sociaux, appelé la lucarne, au sein duquel on commente l’actualité politique. Lorsqu’a émergé le mouvement des gilets jaunes, un petit forum issu du premier a été créé intitulé « les gilets jaunes solidaires du Val-d’Oise ». »

Lire la suite directement ici sur le site du Parisien !

Vous allez me dire oui, mais c’est un cas isolé, Charles, n’en faites pas la règle…

Et je vous répondrai que la marmotte met le chocolat dans le papier d’alu…

Mise en garde à vue et jugée le 29 janvier pour outrage au Préfet !

Vesoul : l’ancienne gilet jaune Céline Roy sera jugée le 29 janvier pour outrage envers le Préfet

La jeune femme a été placée ce mardi 15 janvier en garde à vue à Vesoul. Elle est soupçonnée d’outrage contre un représentant de l’État.

La jeune femme commerciale et mère de famille est restée en garde à vue de 8h20 à 16 heures. Elle avait été convoquée il y a plusieurs jours, explique Emmanuel Dupic, Procureur de la République.

Céline Roy était entendue pour une vidéo publiée sur sa page Facebook. « Une vidéo signalée aux autorités et dans laquelle on entend une voix dir…. »

Lire la suite directement ici sur le site de France 3 Régions

Si vous voulez connaître l’insulte suprême prononcée sur les fesses-boucs de cette jeune femme, je vous laisse aller voir directement sur le site de France 3. Je n’ose pas reprendre de tels propos outrecuidants à l’égard d’un mamamouchi régional très « zimportant » qui a pouvoir de vie et de mort sur les gueux que nous sommes. Chuuuut. Mais allez voir sur le site de France 3. Si à chaque fois que l’on utilise ce mot on se retrouve en garde à vue et devant le juge, il va falloir recruter des milliers de magistrats.

Moi, cela me donne une furieuse envie d’aller débattre (je plaisante).

Sinon, vous pouvez aller débattre. Je vais rédiger un mode d’emploi des termes autorisés et de ceux qui sont interdits…

C’est important le grand débat, c’est un moment démocratique. Parce que la liberté nécessite de la sécurité, il a été décidé que pour votre sécurité, nous n’aurez plus de liberté.

Charles SANNAT – Insolentiae

 
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Publié par le 17 janvier 2019 dans général, Politique, société

 

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Première historique : La Chine fait pousser du coton sur la face cachée de la Lune

Première historique : La Chine fait pousser du coton sur la face cachée de la Lune (image)

Bientôt un restaurant Chinois avec des rouleaux de printemps cuisinés sur la face cachée de la Lune ?  

La sonde chinoise Chang’e-4, qui s’était posée en douceur sur la face cachée de la Lune, a mené avec succès une expérience biologique à la surface du satellite terrestre, la première dans l’histoire de l’humanité, selon la télévision centrale chinoise.

Après son alunissage sur la face cachée, la sonde chinoise Chang’e-4 a procédé avec succès à une expérience biologique à la surface lunaire, a annoncé la télévision centrale chinoise CCTV, soulignant que c’était la toute première expérience de ce genre dans l’histoire de l’humanité.

Sur les images envoyées par la sonde, on voit que les cultures soumises à l’expérimentation ont développé leurs premières pousses.

Une graine de coton a germé dans le petit cylindre envoyé sur la Lune à bord de la sonde chinoise Chang’e 4

Une graine de coton a germé dans le petit cylindre envoyé sur la Lune à bord de la sonde chinoise Chang’e 4

Première dans l’histoire de l’humanité : Une graine de coton apportée sur la lune par la sonde chinoise Chang’e 4 a germé, comme le montre la dernière photo test, marquant l’achèvement de la première expérience biologique de l’humanité sur la lune.

Six espèces biologiques ont été retenues dans ce cadre, plus particulièrement le coton, le colza, la pomme de terre, l’arabette de Thalius, la drosophile et la levure et des oeufs de mouches.. Les images prises par l’appareil montrent une bonne croissance des pousses des graines de coton.

sonde chinoise 2 20190116

Pourquoi? En se développant, les oeufs vont générer du dioxyde de carbone, consommé par les patates qui vont produire de l’oxygène… consommé par les oeufs. Avec cet écosystème élémentaire, les chercheurs espèrent réussir à faire pousser des plantes, voire des pommes de terre. A l’origine, rappelle Quartz, le cylindre devait être peuplé d’oeufs de vers à soie, mais les scientifiques ont changé leur plan au dernier moment.

Le professeur Liu Hanlong, qui travaille sur cette mission, a expliqué à South China Morning Post que les graines de coton ont été les premières à germer. Elles ont été suivies par celles de colza et de pomme de terre, qui grandissent bien depuis samedi 12 janvier, selon le chercheur.

Il faudra attendre quelques mois pour savoir si l’on peut vraiment cultiver des pommes de terre sur la Lune.

La CCTV signale qu’il s’agit des premières pousses sur la surface lunaire dans des conditions de faible gravité et de fortes radiations.

La sonde Chang’e-4 avait été lancée début décembre avec une fusée Longue Marche 3B depuis la base de Xichang.

Le 3 janvier, elle s’est posée «en douceur» sur la face cachée de la Lune et a transmis les premières images «à distance rapprochée» jamais obtenues.

Source 

sonde chinoise 3 20190116

via:https://lesavoirperdudesanciens.com/2019/01/premiere-historique-la-chine-fait-pousser-du-coton-sur-la-face-cachee-de-la-lune-image/

 
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Publié par le 16 janvier 2019 dans Espace, général, Sciences

 

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Pouvoir d’achat – La nouvelle organisatrice du grand débat national a touché plus de 470 000 euros en 2018 !!!

L’ex-lobbyiste en chef de Danone qui défendait l’huile de palme (dans le lait infantile) et les OGM maintenant secrétaire d’état à la Transition écologique (!!!) qui va mener le grand débat ??? Celui où on va parler du pouvoir d’achat ?? Avec un salaire de plus de 470 000 euros en 2018 ? Hé bein, on est pas sortis de l’auberge… Z 

Plus de 470 000 euros. Ce sont les revenus gagnés en 2018 par Emmanuelle Wargon, lorsqu’elle dirigeait la communication de Danone, selon sa déclaration d’intérêts publiée sur le site de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Interrogée par Europe 1, mardi 15 janvier, alors qu’elle s’apprête à assurer l’organisation du grand débat national avec son collègue Sébastien Lecornu, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire a défendu le montant de son ancienne rémunération.

« Mon salaire était conforme aux salaires des cadres dans ce type de fonction, le chiffre de 2018 étant d’ailleurs un peu exceptionnel parce qu’il agrège deux parts variables sur une seule année », a répondu la secrétaire d’Etat, avant d’ajouter : « Je sais que c’est un niveau de revenus important, je n’ai gagné ces montants que pendant trois ans, le reste du temps j’étais au service de l’Etat et fonctionnaire. »

Elle se défend d’être une « lobbyiste » au ministère

Depuis sa nomination au sein du gouvernement, mi-octobre, Emmanuelle Wargon est régulièrement rattrapée par son passé chez Danone. Cette énarque, diplômée de la même promotion que le Premier ministre Edouard Philippe, a débuté une carrière de haut fonctionnaire avant de rejoindre le privé. A partir de septembre 2015, elle a ainsi été la directrice générale responsabilité d’entreprise, affaires publiques et communication de Danone.

Sa nomination pour seconder le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, sur les dossiers de l’énergie ou de la chasse a fait polémique. Une partie de l’opposition et certains journaux y voyant l’arrivée d’une « lobbyiste » au ministère, ce dont elle se défendUne ancienne prise de position de sa part en faveur de l’huile de palme avait fait grincer des dents.

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Publié par le 16 janvier 2019 dans général, Politique, société

 

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La » Grande muraille d’Acier Souterraine » de Chine est capable de vaincre les attaques à l’arme hypersonique, selon un chercheur

La  » Grande muraille d’Acier Souterraine  » de Chine est capable de vaincre les attaques à l’arme hypersonique, selon un chercheur

Pendant ce temps La Chine se prépare toujours à la guerre… 

Le président chinois Xi Jinping ordonne à son armée d’être «prête à la guerre»

«La préparation à la guerre et au combat doit être approfondie pour assurer une réponse efficace en cas d’urgence», a-t-il déclaré, expliquant que l’armée se trouvait à un «nouveau point de départ» et qu’elle devait par conséquent «être prête à une lutte militaire globale». 

Il ne savent pas encore exactement laquelle ni où ni comment, mais ils se préparent… 

Ils ont même déjà construit une « Grande Muraille d’acier souterraine »… Z 

Par Deng Xiaoci et Liu Xuanzun – Global Times

La Chine doit rester vigilante face aux ogives nucléaires américaines de faible puissance

La  » Grande muraille d’Acier Souterraine  » de Chine pourrait « garantir la sécurité de l’arsenal stratégique du pays » contre les attaques potentielles, y compris celles provenant de futures armes hypersoniques, a déclaré Qian Qihu, lauréat du plus grand prix scientifique et technologique du pays, à Global Times.

Qian, 82 ans, chercheur à l’Académie chinoise des sciences et à l’Académie chinoise d’ingénierie, a reçu mardi le Prix de la science et de la technologie pour 2018, lors d’une conférence tenue au Grand Palais du Peuple à Beijing.

La « Grande Muraille d’acier souterraine » est une série d’installations de défense situées profondément sous les montagnes. Bien que la surface de la montagne soit suffisamment épaisse pour résister aux attaques ennemies, les entrées et sorties de ces installations sont souvent vulnérables et le travail de Qian consistait à fournir une protection supplémentaire pour ces parties.

La stratégie nucléaire de la Chine suit le principe de  » non première utilisation  » et exige que le pays ait la capacité de résister à une attaque nucléaire avant de réagir avec ses armes stratégiques.

Le travail de Qian a garanti la sécurité des armes stratégiques, des installations de lancement et de stockage du pays ainsi que la sécurité des commandants pendant les périodes extrêmes, a déclaré Song Zhongping, expert militaire et commentateur à la télévision.

Dans une interview exclusive accordée vendredi à Global Times, Qian décrit son travail, la « Grande Muraille d’acier souterraine », comme « la dernière ligne de défense nationale du pays ».

Si d’autres lignes de défense, notamment le système d’interception des missiles stratégiques, le système antimissile et le système de défense aérienne ne fonctionnent pas contre les missiles hypersoniques et les bunker-busters récemment développés, les travaux de Qian peuvent encore contrecarrer de telles attaques.

« Le développement du bouclier doit suivre de près le développement des lancements. Notre ingénierie de défense a évolué en temps opportun, car les armes d’attaque posent de nouveaux défis « , a déclaré M. Qian.

Selon lui, les armes hypersoniques qui se déplacent 10 fois plus vite que la vitesse du son sont capables de changer de trajectoire en plein vol et de pénétrer toute installation antimissile.

La chaîne de télévision américaine CNBC a rapporté qu’en mars 2018, lors d’un discours sur l’état de la nation, le président russe Vladimir Poutine a présenté de nouvelles armes nucléaires et hypersoniques, qu’il a qualifiées d’ »invincibles ».

Les États-Unis tentent également de mettre au point des armes hypersoniques, comme l’a déclaré en octobre Patrick Shanahan, alors secrétaire adjoint à la Défense des États-Unis, aujourd’hui secrétaire à la Défense par intérim. « Nous allons voler plus tôt et plus souvent que ce à quoi les gens s’attendaient », a déclaré CNBC.

Nouveaux défis

Les défis de la défense nationale ne découlent pas seulement de la mise au point d’armes d’attaque perfectionnées, mais sont également le résultat d’un environnement international imprévisible, a déclaré Qian.

Il a cité la position américaine récente selon laquelle le gouvernement Donald Trump envisage d’abaisser le seuil de déploiement d’armes nucléaires.

Les États-Unis envisagent d’assouplir leurs contraintes en matière d’armes nucléaires et de développer des ogives nucléaires à faible puissance, a rapporté le Wall Street Journal en janvier 2018.

Il est hautement possible que les armes américaines dotées d’ogives nucléaires à faible puissance soient des bombardiers, offrant une capacité de frappe chirurgicale plus importante pouvant causer des dégâts plus importants, ont déjà noté des experts militaires, avertissant que la Chine devrait rester vigilante et renforcer sa propre défense nationale.

Qian a également fourni des conseils sur des projets de construction civils, notamment le tunnel du fleuve Nanjing Yangtze, le pont Hong Kong-Zhuhai-Macao et le gigantesque projet de transfert d’eau du sud au nord, selon un rapport du China Global Television Network.

Quand on lui a demandé comment il dépenserait les 8 millions de yuans du prix qu’il vient de remporter, Qian a déclaré qu’une partie serait affectée à la recherche sur la défense nationale, le reste étant utilisé pour des projets de protection sociale tels que la lutte contre la pauvreté et le soutien aux étudiants pauvres.

« Je n’ai jamais pensé gagner un prix pour mes recherches, et je ne pense pas que cela soit arrivé trop tard », a déclaré Qian. « Je suis seulement reconnaissant que la reconnaissance nationale offre une excellente occasion de sensibiliser le public à la défense nationale. »

Qian Qihu, lauréat du prix de la science et de la technologie décerné par l'État en 2018, lors de son entretien avec Global Times vendredi. Photo : Deng Xiaoci / GT

Qian Qihu, lauréat du prix de la science et de la technologie décerné par l’État en 2018, lors de son entretien avec Global Times vendredi. Photo : Deng Xiaoci / GT

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