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Corruption : Maladie de la France ?

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Publié par le 14 décembre 2018 dans économie, général, Politique, société, Vidéos (Toutes)

 

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Le RIC

 
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Publié par le 14 décembre 2018 dans général

 

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ANNONCES DE MACRON : L’ARNAQUE DÉCRYPTÉE

 
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Publié par le 14 décembre 2018 dans général, Politique, société, Vidéos (Toutes)

 

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Décryptage de la gestuelle du discours de Macron

 
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Liberté d’expression : quand les États de l’Union Européenne souhaitent sous-traiter la censure aux géants du web !

Liberté d’in-expression : quand les États de l’Union Européenne souhaitent sous-traiter la censure aux géants du web !

Le texte européen le plus liberticide de cette décennie est en approche

Hors un certain nombre de pays qui se sont opposés à ce texte, le Conseil de l’Union européenne vient d’acter un projet de loi au parfum pour le moins désagréable pour ce qui concerne les libertés publiques. Poussé par la gouvernance actuelle française, ce texte – peu médiatisé – pourrait s’avérer l’un des coups les plus violents jamais portés à la liberté d’expression dans les pays « démocratiques » de l’Union européenne. Le débat autour de ce texte va maintenant se poursuivre au parlement européen.

Il convient de préciser que le 12 décembre 2018 un premier rapport sur la lutte antiterroriste a été adopté à une très large majorité : sur 661 votants, 474 ont voté en faveur de ce dernier tel qu’il a été amendé, 112 voix contre, 75 votants se sont abstenus. Cette adoption était prévisible. Il faut toutefois noter qu’elle s’est déroulée dans un contexte très particulier : au lendemain du terrible drame de Strasbourg à proximité du marché de Noël. Ce rapport sur « les observations et les recommandations de la commission spéciale sur le terrorisme » est dans la même ligne. Ce rapport désormais adopté est un marchepied qui vient appuyer le texte à venir, texte qui recommandera entre autres mesures la sous-traitance de la censure aux géants de l’Internet.

De quoi s’agit-il ?

Usant toujours de la même argumentation – a priori- louable : la lutte contre le terrorisme, ce texte – que vous retrouverez sous l’intitulé : « Règlement du Parlement Européen et du Conseil relatif à la prévention de la diffusion de contenus à caractère terroriste en ligne » obligera tous les acteurs du Web à se soumettre aux outils de surveillance et de censure automatisés fournis par Facebook et Google. Quand la Quadrature du Net qui soulève le problème s’interroge : « Une loi européenne pour censurer les mouvements sociaux sur Internet ? » La réponse apparaît tristement contenue dans la question au regard des éléments exposés ci-après et des mouvements sociaux qui se déroulent en France depuis quelques semaines.

Nonobstant un projet réalisé dans un timing empêchant tout débat public, ces alliances contre-nature associant des géants du Net à des États dans l’exercice de la censure sont préoccupantes.

Pourquoi est-ce une dérive dangereuse ?

Si le règlement européen franchit ici un nouveau cap, c’est qu’au-delà d’une exigence de retrait dans l’heure sous peine de sanctions financières des prestataires, ce projet de loi prévoit d’intégrer également des « mesures proactives ».

Il s’agit donc d’avoir recours à de la censure automatique préventive ! Pour faire simple, cette censure serait alors paramétrée par les autorités concernées et les géants du web.

Voici ci-dessous quelques extraits de ce que propose ce projet de règlement en terme de mesures proactives (article 6). Un règlement que je vous encourage à lire attentivement et dans son ensemble (Bruxelles,le 7 décembre 2018 : Règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à la prévention de la diffusion de contenus à caractère terroriste en ligne).

Mesures proactives 

  • Les fournisseurs de services d’hébergement prennent, selon le risque et le niveau d’exposition aux contenus à caractère terroriste, des mesures proactives pour protéger leurs services contre la diffusion de contenus à caractère terroriste. Ces mesures sont efficaces et proportionnées, compte tenu du risque et du niveau d’exposition aux contenus à caractère terroriste, des droits fondamentaux des utilisateurs et de l’importance fondamentale de la liberté d’expression et d’information dans une société ouverte et démocratique.
  • Lorsqu’elle a été informée conformément à l’article 4, paragraphe 9, l’autorité compétente* visée à l’article 17, paragraphe 1, point (c), demande au fournisseur de services d’hébergement de soumettre, dans les trois mois suivant la réception de la demande, et ensuite au moins une fois par an, un rapport sur les mesures proactives spécifiques qu’il a prises, y compris au moyen d’outils automatisés.

Lorsque il est évoqué la notion « d’autorité compétentes » qui seront habilitées à superviser ces mesures proactives elles sont « précisées » dans le point (37) :

« (37) Aux fins du présent règlement, les États membres devraient désigner des autorités compétentes. L’obligation de désigner des autorités compétentes n’impose pas nécessairement la création de nouvelles autorités ; il peut en effet s’agir d’organismes existants chargés des fonctions prévues par le présent règlement. Celui-ci exige la désignation d’autorités compétentes chargées d’émettre les injonctions de suppression et les signalements et de superviser les mesures proactives, ainsi que d’imposer des sanctions. Il appartient aux États membres de décider du nombre d’autorités qu’ils souhaitent désigner pour remplir ces tâches ».

De la contestation à la sédition… jusqu’au terrorisme : le poids des mots, le choc de la censure !

Sans vouloir jouer les oiseaux de mauvais augure, quand le ministre de l’Intérieur dénonce « les séditieux » parmi les gilets jaunes, on peut s’inquiéter fortement sur l’usage futur et dévoyé qui pourrait être fait par la gouvernance actuelle (et d’autres) d’une telle loi.

Les mots ont un sens, et les mots ne sont pas innocents ! Ils le sont d’autant moins lorsque l’on est aux responsabilités. Je rappelle donc qu’une sédition « est une forme d’émeute face à un pouvoir ou une autorité établie, dont le but ne serait pas uniquement de renverser les détenteurs d’une puissance, mais de rompre définitivement tout lien avec ce système ».

La problématique est que de « sédition » à « criminel » puis à « terroriste » il n’y a qu’un pas qui pourrait être vite franchi pour justifier une censure totalement outrancière en cas de mouvement social contestataire s’exprimant demain sur Internet.

Aussi, et au regard du type de qualificatif qui a été utilisé lors du mouvement de contestation sociale massif qui se déroule actuellement en France, que ce qualificatif soit supposé désigner quelques individus ou un collectif est en définitive peu important… Le mot a été lâché ! Il laisse sous-entendre que sous une telle loi un mouvement de contestation du type des « gilets jaunes » – en France comme ailleurs – pourrait être traité comme un mouvement potentiellement séditieux et de fait être censuré au plus tôt par les autorités et leurs nouveaux alliés de la censure.

Cela entraînerait ipso facto (par exemple) une impossibilité d’usage du Net pour l’organisation de rassemblements. Que ces rassemblements soient pacifiques ou non, ils pourraient être rapidement mis « dans le même panier » ! Le couperet de la censure pourrait alors s’abattre de façon généralisée et préventive pour “tuer dans l’œuf” ce type de mouvement contestataire. Il sera nécessaire et suffisant de s’appuyer sur les comportements de quelques illuminés réellement dangereux… pour brandir le terme sédition et co-actionner la censure algorithmique adaptée ! Pour le bien de la sécurité nationale, évidemment…

« Puisque le peuple vote contre le Gouvernement, il faut dissoudre le peuple ». (Bertolt Brecht)

À suivre

par Yannick Chatelain

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« La BCE cesse ses achats de dettes !!!! »

La BCE va donc fermer le robinet de l’argent gratuit, et là ça risque de faire de gros dégâts …

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Alors que Mario Draghi quittera ses fonctions de gouverneur de la Banque centrale européenne en octobre 2019, la BCE vient d’engager un tournant historique en mettant fin à ses achats de dette.

D’après l’AFP, « la Banque centrale européenne (BCE) doit entériner l’arrêt de ses massifs rachats d’actifs en fin d’année. Un virage monétaire… et un exercice acrobatique alors que les risques s’accumulent pour l’économie européenne ».

Et de préciser :

« Un exercice compliqué attend la Banque centrale européenne (BCE) ce jeudi, jour de la traditionnelle réunion de politique monétaire de ses gouverneurs. Mario Draghi, le dirigeant italien de l’institution francfortoise, devrait confirmer l’arrêt de ses rachats de dettes au 31 décembre. Une étape majeure dans son virage vers une politique monétaire un peu moins accommodante. En raison de la vigueur retrouvée de l’économie européenne, la BCE avait annoncé en juin son souhait de mettre fin à ce programme (dit « QE ») lancé en mars 2015 pour empêcher la zone euro de tomber en déflation.

« Communication acrobatique »

Mais la BCE devra aussi reconnaître les risques qui s’accumulent sur l’économie européenne et montrer qu’elle est prête à réagir si besoin. «La communication de la BCE sera assez acrobatique», résume Gilles Moëc, chef économiste Europe de Bank of America Merrill Lynch.

Parmi la série de facteurs qui menacent l’économie figurent la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis ou encore le scénario d’un «hard Brexit», à l’approche de la date-butoir du 29 mars et alors que Theresa May a repoussé lundi le vote de l’accord négocié avec Bruxelles au Parlement britannique. »

Mais ce n’est pas tout…

Crise italienne, espagnole, grecque… et française !!

En cessant les rachats de dettes sur les marchés, chaque pays va devoir trouver suffisamment d’investisseurs pour refourguer des dettes qui n’inspirent plus forcément confiance.

Que vont donc devenir les taux italiens, espagnols, portugais et évidemment grecs ou bien encore français ?

En cessant son QE au 31 décembre 2018, les taux de la zone euro devraient se remettre à diverger et cela pourrait très vite poser des problèmes très importants, comme la montée incontrôlée des taux d’intérêt.

Si les taux sont bas actuellement, ce n’est pas tant parce que les taux de la BCE sont à zéro, que la BCE rachète toute la dette émise par les États : en agissant ainsi, elle augmente artificiellement la demande d’achat de dettes et fait donc baisser le prix de l’argent et de la dette.

En cessant ses achats d’actifs, elle va laisser le marché plus autonome.

Cette phase de normalisation, qui devrait voir passer des marchés obligataires essentiellement manipulés à des marchés obligataires plus libres, risque de poser de gros problèmes, surtout si à cela vient se rajouter des problèmes sociaux comme en France, politiques comme en Italie, les élections européennes qui sont tendues… ou encore un krach financier.

La BCE risque donc de reprendre assez rapidement ses achats d’actifs, tout comme la FED ne semble pas pouvoir monter ses taux d’intérêt au-delà de 3,5 %, seuil à partir duquel l’insolvabilité généralisée guette.

Bref, face, on n’est pas bien ; pile… ce n’est pas mieux.

Il va donc falloir surveiller les taux européens, pays par pays, avec une grande attention dans les 3 prochains mois.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

insolentiae

 
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Publié par le 14 décembre 2018 dans économie, général, Politique

 

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Etienne Chouard : «Le référendum d’initiative populaire est la cause commune des Gilets jaunes»

 
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Publié par le 13 décembre 2018 dans général, Politique, société

 

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