RSS

Nous sommes dans l’oeil d’un cyclone financier mondial

Soumis par Charles Hugh-Smith via le blog OfTwoMinds,

La seule croissance que nous connaissions est celle des cancers financiers du risque systémique et la flambée des inégalités de richesse et de revenus de la financiarisation.

Les Dieux keynésiens ont échoué, et par conséquent nous sommes dans l’oeil d’un cyclone financier mondial.

Les Dieux keynésiens de la croissance ont échoué.

Les Dieux keynésiens de l’emprunt sur l’avenir pour financer la consommation actuelle ont échoué.

Les Dieux keynésiens de la relance monétaire/financiarisation ont échoué.

Tous les Etats et les banques centrales majeures vénèrent ces idoles keynésiennes :

1. Croissance. (Peu importe son cout ou quelle sorte de croissance — toute croissance est bonne, même l’équivalent financier d’un cancer foudroyant).

2. Emprunter sur l’avenir pour financer une bonne soirée arrosée, un diplôme sans valeur, une bibliothèque de livres sur la physique des particules, un rachat d’actions, etc. (oops, je voulais dire “investissement”) — connu également sous le nom de déficit budgétaire, qui est une façon polie de parler d’une vérité qui dérange : celle qui consiste à voler à nos enfants et petits-enfants pour financier notre train de vie d’aujourd’hui.

3. La relance monétaire/de la financiarisation. Si l’investissement privé faiblit (parce que, dans une économie mondiale accablée par la surproduction massive et la surcapacité, il y a peu d’investissements attractifs aux taux de valorisation stupéfiants actuels), baissez les taux d’intérêts à zéro (ou en dessous de zéro) pour “stimuler” de nouveaux emprunts… sur tout et n’importe quoi : opérations spéculatives mondiales sur les écarts de rendement, dérivés de fiente de chauve-souris, etc.

Voici ma définition de la financiarisation :

La financiarisation est la marchandisation massive de la dette et des instruments financiers adossés à la dette cautionnée par des anciens actifs à faible risque, un cumul des risques et des gains spéculatifs uniquement possibles grâce à une expansion massive du crédit et des effets de leviers à faible cout.

Tâchons de diviser ce gros pavé indigeste en petites bouchées intelligibles.

Les prêts hypothécaires sont un bon exemple de comment la financiarisation augmente les profits financiers en faisant grimper le risque et en le redistribuant aux blaireaux incapables de reconnaitre le potentiel de pertes ahurissantes.

Dans le bon vieux temps, les prêts hypothécaires étaient sûrs et sans intérêt : les banques, les caisses d’épargne et de crédit émettaient les prêts et les conservaient dans leurs livres de compte, touchant un rendement stable pour les 30 ans de la durée de l’hypothèque.

C’est alors que la machine à financiariser à révolutionné le business du prêt hypothécaire pour en augmenter les profits. La première étape fut de créer un ensemble de nouveaux types de prêts hypothécaires dont la marge serait bien plus élevées que les prêts hypothécaires conventionnels. Ceux-ci comprenaient les prêts hypothécaires sans acompte (prêts menteurs), les prêts hypothécaires sans-intérêts-pendant-les-premières-années, les prêts hypothécaires à taux variable, les crédits hypothécaires et ainsi de suite.

Cet élargissement du choix (et des risques) a considérablement gonflé le nombre de candidats répondant aux critères de l’accession à un prêt hypothécaire. Au bon vieux temps, seuls ceux qui avaient un score parfait pouvaient prétendre à un prêt hypothécaire résidentiel. Au royaume de la financiarisation, il suffit d’être en vie pour profiter d’une hypothèque exotique.

Les taux d’intérêts, le risque et les marges de bénéfices étaient tous plus élevées pour les initiateurs. Comment ne pas aimer ça ? Eh bien, le problème, c’était le risque de défaut. Car les défauts déclenchent des pertes.

La solution de la financiarisation : emballer le risque dans des titres inoffensifs et le refourguer aux blaireaux et aux pigeons. Titriser les hypothèques a permis aux initiateurs des prêts de ramasser à l’avance les frais de montage et les bénéfices, et de se décharger du risque de défaut et des pertes sur les acheteurs des titres hypothécaires.

La titrisation a été conçue sur mesure pour cacher bien profond le risque dans des groupes de prêts hypothécaires à faible risque apparent et truquer les tranches de crédit pour maximiser les bénéfices des initiateurs au détriment des acheteurs non avertis qui achetaient des titres à haut risque en pensant investir dans des “prêts hypothécaires résidentiels garantis”.

La financiarisation— qui ne peut s’étendre et dominer une économie que si elle est soutenue par une banque centrale déterminée à gonfler les crédits — amène à deux conséquences inévitables et hautement toxiques :

— le risque s’infiltre dans tous les coins et recoins du système financier, augmentant considérablement les chances de provoquer une réaction systémique de domino vers un effondrement financier. C’est précisément ce que nous avons vu pendant le désastre financier global (DFG) de 2008-2009 : des prêts hypothécaires subprime soi-disant “contenus” ont renversé des dominos de droite et de gauche, faisant tomber un système saturé par le risque à genoux.

— L’extraordinaire inégalité de richesses et de revenus, et comment ceux qui sont les plus proches des robinets de crédit des banques centrales peuvent ramasser des actifs générateurs de revenus à des couts nettement inférieurs que les investisseurs à la petite semaine.

La colère croissante des laissés pour compte par la banque centrale et la financiarisation, cette machine à moissonner de la richesse, est le résultat direct de la relance monétaire keynésienne qui récompense les paris spéculatifs basés sur la dette par les les plus proches de la source du crédit pas cher.

Comme je l’explique dans mon livre Why Our Status Quo Failed and Is Beyond Reform, le seul résultat possible de la relance monétaire de la banque centrale est la financiarisation, et le seul résultat possible de la financiarisation est une inégalité de richesse et de revenus inégalée.

Le système financier mondial est dans l’oeil d’un ouragan sans précédent. Alors que les banques centrales se félicitent de leur maitrise quasi-divine de la Nature, priant secrètement leur culte et leurs idoles keynésiennes chaque soir, la conséquence inévitable de l’emprunt d’avenir, cette obsession pour la croissance à tout prix et la financiarisation/les relances monétaires, c.à.d. quand les riches deviennent de plus en plus riches grâce aux banques centrales, est l’effondrement systémique.

Ne tombez pas dans le panneau des médias traditionnels et des politicards tricheurs et malhonnêtes qui nous répètent que tout va bien et que la croissance sera de retour d’ici peu. La seule “croissance” que nous connaissions est celle des cancers financiers du risque systémique et la flambée des inégalités de richesse et de revenus de la financiarisation.

Zero Hedge – resistanceauthentique

 
Poster un commentaire

Publié par le 30 mai 2016 dans économie, général, International

 

Mots-clés : , , , , , ,

La Deutsche Bank survivra t-elle à cette vague de difficultés ou deviendra t-elle la prochaine Lehman Brothers ?

Afficher l'image d'origine

Cds (crédit défaut swap) Deutsche Bank 

Décidément Deutsche Bank semble être le prochain Lehman Brothers en puissance. La méga-banque Too Big To Fail est clairement sur la sellette . Les jeux sont sûrement déjà fait – en coulisse . Les signaux de détresse, précurseurs d’un effondrement bancaire à venir, se multiplient . La Banque Allemande, dont le risque de défaut a explosé ces derniers temps (64 billions d’exposition en produits dérivés dans le bilan) , est au bord du gouffre . Z .  

Si vous êtes en train de vous demander quand est-ce que le prochain “Lehman Brothers” va provoquer l’effondrement du système financier mondial et un état de panique extrême, alors vous devriez peut-être jeter un œil sur la Deutsche Bank, le géant bancaire allemand.

Cet établissement financier est environ trois fois supérieur en taille que ne l’était Lehman Brothers. Si cette banque, la plus importante dans l’économie la plus forte d’Europe devait imploser, cela transmettrait instantanément des ondes de choc à travers toute la planète. Ceux qui suivent régulièrement mon travail savent que j’avais commencé à tirer la sonnette d’alarme au sujet de la Deutsche Bank en Septembre dernier. Depuis ce temps, les mauvaises nouvelles sur la Deutsche Bank n’ont jamais cessé de s’accumuler. En Janvier 2016, la Deutche Bank avait annoncé une perte de 6,8 milliards d’euros pour l’année 2015. Il y a quelques jours,Moody’s a abaissé la note de sa dette qui se situe dorénavant 2 crans au-dessus de la catégorie dite “pourrie”, en outre, elle a été mis en cause dans des scandales. Au cours des derniers mois, la banque allemande a été confrontée à des difficultés pour avoir manipulé le cours des métaux précieux, pour avoir commis une «fraude lors de transactions en actions» ainsi que pour leurs opérations sur titres adossés à des hypothèques. Ce qui suit provient du site ZeroHedge

Un mois après avoir admis la manipulation des métaux précieux, la Deutsche Bank vient de voir une nouvelle fois sa réputation entachée par 2 autres actes frauduleux. Premièrement, Reuters rapporte que la banque vient d’inscrire dans ses comptes de 2015 une charge d’environ 450 millions d’euros au titre “d’une fraude lors de transactions en actions”, puis Bloomberg rapporte que la SEC se penche surl’activité de courtage d’obligations adossées à des prêts immobiliers de la Deutsche Bank.

C’est une banque qui ne cesse de perdre beaucoup d’argent, et la pression que lui mettent les agences gouvernementales est bien la dernière chose dont elle a besoin actuellement. Malheureusement pour la Deutsche Bank, la SEC, le régulateur américain des marchés financiers, semble déterminé à la sanctionner alors que la banque est en train de s’enfoncer

Le régulateur américain des marchés financiers, la SEC, se demande si la Deutsche Bank n’a pas surévalué ses produits et dissimulé des pertes en 2013.

La première banque allemande Deutsche Bank fait l’objet d’une nouvelle enquête aux Etats-Unis portant sur son activité de courtage d’obligations adossées à des prêts immobiliers, a indiqué lundi à l’AFP une source proche du dossier.

La SEC, le régulateur américain des marchés financiers, se demande si l’établissement allemand n’a pas surévalué ses produits et dissimulé des pertes en 2013, a précisé sous couvert d’anonymat cette source, confirmant des informations de l’agence d’informations Bloomberg News.

Rappelons qu’un peu plus tôt, au début du mois de mai, la Deutsche Bank a été visée par une enquête en Italie pour manipulation du marché

deutsche-bankLa Deutsche Bank est la cible en Italie d’une enquête de la justice pour “manipulation du marché” concernant des emprunts d’Etat, et cinq de ses anciens dirigeants sont mis en cause, a-t-on appris vendredi auprès de parties civiles et de la banque.

Parmi les cinq ex-dirigeants mis en cause dans le cadre de cette instruction menée par le procureur de Trani, dans le sud de l’Italie, figurent l’ancien président de la Deutsche Bank Josef Ackermann, ont précisé dans un communiqué les associations de consommateurs Adusbef et Federconsumatori, qui se sont portées parties civiles.

L’enquête concerne “la vente de quelque sept milliards d’euros d’emprunts d’Etat et de bons du Trésor entre janvier et juin 2011”, alors que le pays était sur le point de subir une crise de la dette qui allait conduire à la chute du gouvernement de Silvio Berlusconi et l’avènement de celui de Mario Monti, ont-elles ajouté.

Selon les deux associations, la Deutsche Bank procédait à “des ventes de titres de l’Etat italien” qui étaient dans son portefeuille -des cessions “massives”- et “communiquait dans le même temps au marché financier la soutenabilité de la dette publique italienne”, ce qui a “altéré la formation régulière des prix du marché des titres d’Etat”.

Mais même s’il n’y avait pas tous ces scandales ni aucune enquête du régulateur américain, la Deutsche Bank resterait une banque profondément en difficulté de toute façon.

Selon le site zerohedge, à un certain moment, l’exposition de la Deutsche Bank sur les produits dérivés était estimée à 64.000 milliards de dollars. Cette exposition de la Deustche Bank sur les produits dérivés est 16 fois plus grande que le PIB de l’Allemagne.

Du coup, vous comprenez bien pourquoi personne ne veut voir la Deutsche Bank faire faillite car ce serait un désastre financier sans précédent.

Mais maintenant les choses s’annoncent mal. Comme vous pouvez le constater à l’aide du graphique ci-dessous, la baisse constante du cours de l’action Deutsche Bank ressemble étrangement à ce qui était arrivé à Lehman Brothers durant les mois qui avaient précédé le moment où elle s’était complètement effondrée…deutsche-bank-lehman-brothers
Un peu plus tôt cette année, le cours de l’action de la Deutsche Bank avait atteint un nouveau plus bas historique, et depuis ce temps, l’action stagne juste au dessus de ce niveau.

De toute manière, ce n’est pas un secret de savoir que la Deutsche Bank a de gros problèmes, et les perspectives d’avenir à court terme ne sont pas bonnes du tout. D’ailleurs, les rumeurs augmentent sur des difficultés plus importantes pour ce pilier du système financier européen. Cet extrait provient d’un de mes articles précédents et je crois qu’il convient de le répéter. Ce qui suit provient de James Chappell, analyste de Berenberg

Deutsche BankTrop de problèmes encore: Le plus gros problème est que la Deutsche Bank a trop d’effet de levier. Selon nos mesures, nous pensons que la Deutsche Bank a un effet de levier supérieur à 40. Elle peut soit réduire les actifs ou augmenter le capital pour remédier à ce problème. Dans le premier cas, le niveau des marchés ne peut pas lui permettre de suivre cette voie. Dans le second cas, cela semble également impossible à l’heure actuelle, étant donné que la rentabilité de l’activité principale est sous pression. La recherche de capitaux extérieurs est également susceptible d’être difficile en terme de gestion étant donné qu’il serait quasiment impossible d’offrir tout type de retour sur ce nouveau capital investi.

En fin de compte, je crois que la Deutsche Bank finira par imploser, mais elle ne sera probablement pas la seule.

Pendant ce temps là, nous venons de recevoir quelques nouvelles très inquiétantes en provenance d’Asie. Selon Bloomberg, les exportations japonaises ont baissé pour le 7ème mois consécutif

Les exportations japonaises se sont contractées en avril pour le septième mois consécutif, pénalisées par l’appréciation du yen et une demande extérieure freinée par le ralentissement chinois et d’autres économies émergentes, ce qui laisse présager des perspectives de croissance en berne ce trimestre.

Signant leur baisse la plus importante en trois mois, les exportations japonaises ont reculé de 10,1% sur un an le mois dernier, montrent les statistiques publiées lundi par le ministère des Finances, en ligne avec le recul de 10% attendu par les économistes interrogés par Reuters.

En mars, elles avaient subi une baisse de 6,8% sur un an.

Les importations ont elles enregistré une chute de 23,3% sur un an en avril, contre une prévision médiane d’une baisse de 19%.

Lorsque vos importations sont inférieurs de 23% à ce qu’elles étaient un an plus tôt, cela indique clairement que la demande s’effondre littéralement et que votre économie est en train d’imploser.

Je vais donc répéter ce que j’ai déjà expliqué à maintes reprises avant que…

Surveillez l’Allemagne et le Japon de très très près… comme le lait sur le feu !

Je crois que ces deux pays seront les principaux acteurs de cette nouvelle crise financière mondiale qui commence.

Source

 
Poster un commentaire

Publié par le 30 mai 2016 dans économie, général, International

 

Mots-clés : , , , , , , ,

L’inflation est déjà là, l’or le sait, et la Fed aussi

Comme on peut le voir dans le graphique ci dessus le tendance est redevenue baissière pour l’or , à trés court terme . Le dollar a repris un peu de vigueur suite à la  com de la FED qui laisse entrevoir que la Banque centrale US montera ses taux directeurs cet été car bien évidemment, »l’économie reprend » (une « normalisation » qui est largement pricé dans le prix du métal jaune). Mais nous avons un solide support qui a fait ses preuves autour des 1200 $ .  

L’or (le roi de la monnaie) et le dollar (le roi de l’argent fiat) sont dans une corrélation inverse dans 70 % du temps, comme en ce moment :

L’excès (historique) d’impression monétaire, la dette, mène inéluctablement à la destruction de la valeur des devises , à l’inflation puis l’hyperinflation – Seul l’or peut éteindre la dette.  Z .

L’inflation est déjà là, l’or le sait, et la Fed aussi :

Depuis 2007, les banques centrales du monde ont collectivement injecté plus de 14 trillions de dollars dans le système financier. Pour remettre ce chiffre dans son contexte, sachez qu’il représente 17% du PIB global.

Nous n’avions encore jamais, au cours de l’Histoire, été témoins d’une telle création monétaire. La scène est désormais dressée pour une gigantesque vague d’inflation qui viendra ravager le système financier. Les premiers signes sont là… pas dans les données officielles des gouvernements, mais dans la manière dont ceux qui gèrent les entreprises du monde se comportent aujourd’hui.

Les gens ont tendance à croire que lorsque frappe l’inflation, les prix doivent grimper. C’est vrai, mais une hausse des prix peut se manifester de multiples manières. Les entreprises ne se contentent pas de faire grimper les prix en termes nominaux, de peur de voir baisser leurs volumes de ventes.

Elles ont donc recours à un certain nombre de stratégies pour maintenir leurs marges de profit sans qu’en souffrent leurs ventes. L’une de ces stratégies est de laisser une partie de leurs paquets vide, et de vendre moins de produit pour le même prix (une hausse de prix cachée).

Les producteurs de biens alimentaires, comme les politiciens qui discutent aujourd’hui de réformes de la santé, ont une solution au problème de l’obésité : nourrir les Américains de beaucoup d’air chaud. Cet air chaud n’est pas qu’une figure de style pour les sociétés qui vendent des produits emballés, comme Post Food de Ralcorp Holdings, ou encore les succursales de Pepsi Co, Frito-Lay et Quaker.

Pour beaucoup de produits emballés, au moins 50% du contenu n’est rien d’autre que de l’espace vide, a récemment révélé l’enquête d’une association de consommateurs, Consumer Reports. Et nous, consommateurs, achetons de l’air chaque jour.

Source: Daily Finance

Une autre tactique à laquelle ont recours les corporations est de vendre de plus petits paquets pour le même prix (vendre moins, pour plus cher = une hausse de prix).

Les sociétés américaines réduisent le contenu de leurs paquets à mesure que les prix des biens alimentaires augmentent

De grosses sociétés alimentaires ont récemment annoncé qu’elles feraient grimper les prix imposés aux détaillants sur les marchandises. Une barre de chocolat coûtera bientôt un peu plus cher. Hershey a annoncé la semaine dernière une hausse de 10% du prix d’une majorité de ses sucreries.

Bien évidemment, une hausse directe de prix pousserait les consommateurs à acheter moins d’un produit particulier ou à se tourner vers d’autres marques moins chères. C’est pourquoi dans de nombreux cas, les sociétés optent pour une autre solution : elles maintiennent leurs prix, tout en diminuant le contenu de leurs paquets. Elles récupèrent ainsi la hausse du prix de leurs produits, et espèrent que les consommateurs ne se rendront pas compte qu’ils obtiennent moins, pour le même prix.

Source: Daily Finance

Peut-être la politique la plus scandaleuse employée par les sociétés qui cherchent à dissimuler leurs hausses de prix est-elle le remplacement d’ingrédients de qualité par des ingrédients de moindre qualité ou moins chers. Un grand nom du café l’a fait il y a seulement quelques années.

Selon Reuters, un grand nombre de marques américaines ont secrètement modifié leurs mélanges de café. Bien qu’une majorité des vendeurs de cafés considèrent leurs mélanges comme étant leur secret commercial et refusent de déclarer ce qu’elles y mettent, des preuves circonstancielles et directes suggèrent qu’elles substituent désormais des grains Robusta de moindre qualité pour leurs grains Arabica, dégradant ainsi la qualité de nos cafés.

Au moins un torréfacteur a admis le faire. En novembre, Massimo Zanetti USA, qui torréfie le café vendu par Chock full o’Nuts et Hills Bros., a publiquement confirmé avoir augmenté son utilisation de Robusta de 25% cette année.

Pourquoi ? Ne soyez pas surpris de l’apprendre : pour des raisons de prix.

L’année dernière, une pénurie de grains de café Arabica a fait flamber les prix jusqu’à 6,6 dollars le kilo – 4 dollars de plus que ce que coûte du café Robusta. Au cours de ces cinq dernières années, le café Arabica a eu tendance à coûter 1,5 dollar de plus au kilo que le Robusta. Ces dernières semaines, la tendance s’est renversée, le prix des grains Arabica ayant atteint seulement 1,30 dollar de plus que celui des grains Robusta.

Source: Daily Finance

En termes simples, l’inflation est déjà parmi nous, bien qu’elle ne se soit pas encore présentée sous forme de hausses de prix. Nous payons plus, pour obtenir mois. Il ne sera qu’une question de temps avant que la situation devienne vraiment hors de contrôle.

L’inflation de base est déjà supérieure à 2%… à une heure où les prix des produits essentiels sont au plus bas sur 19 ans. Une hausse du pétrole et des autres marchandises forcera l’inflation de base à la hausse.

La Fed est prise au piège. L’inflation est de retour. Et l’or et les investissements qui y sont liés exploseront à la hausse ces prochaines semaines.

Source

 
Poster un commentaire

Publié par le 30 mai 2016 dans économie, général, or et argent métal

 

Mots-clés : , , , , , , , , , ,

Une galaxie naine dévoile les origines de l’or

Une galaxie naine dévoile les origines de l'or. Image d'illustration

L’étude d’une galaxie naine bourrée de métaux lourds pousse les scientifiques à supposer que les étoiles à neutrons seraient la source principale de l’or dans l’Univers.

Les explosions des étoiles à neutrons provoquent l’apparition d’une grande quantité d’or, affirment les chercheurs de l’Institut américain d’astrophysique et d’études spatiales Kavli (MKI) auprès de l’Institut de technologie de Massachussetts (MIT) dans un article paru dans le magazine Nature

L’Univers était initialement composé d’atomes légers d’hydrogène et d’hélium. Les autres éléments chimiques ont fait leur apparition suite à une série de réactions thermonucléaires qui se poursuit toujours dans les étoiles. Mais la naissance d’éléments plus lourds comme l’or ou l’uranium implique des conditions encore plus sévères.Il y a 50 ans, les astronomes ont décrit un mécanisme de nucléosynthèse provoquant l’apparition de ces éléments. Il s’agit du Processus R (R pour rapide) qui consiste en la capture de neutrons libres par des noyaux atomiques de fer.

Certains neutrons instables peuvent ensuite perdre un électron, devenir des protons et former des noyaux toujours plus lourds. Selon les calculs, la capture des neutrons doit être plus rapide que la désintégration des isotopes de fer riches en neutrons.

Les chercheurs estiment que le processus R peut se dérouler selon ce scénario dans des conditions particulières qui se créent avant l’explosion d’une supernova, la fusion de plusieurs étoiles à neutrons ou dans d’autres circonstances extrémales. Toutefois, il s’agit d’une hypothèse et le rôle des étoiles à neutrons et des supernovas dans la création de l’Univers fait toujours l’objet de discussions.

 Une étoile à neutron trouvée dans la nébuleuse d'Andromède

Selon les scientifiques de l’Institut Kavli qui étudient sept des neuf plus grandes étoiles de la galaxie Reticulum 2 située à 98.000 années-lumière de la Terre, la présence d’une quantité anormale d’or et d’autres éléments lourds dans la galaxie naine Reticulum 2 découverte en 2015, s’expliquerait par les explosions d’étoiles à neutrons.Les grandes étoiles de Reticulum 2, un satellite de la Voie lactée, contiennent beaucoup d’éléments chimiques plus lourds que le fer. Cela distingue la galaxie Reticulum 2 des galaxies naines voisines, notent les astrophysiciens qui étudient la galaxie naine depuis l’observatoire de Las Campanas, au Chili.

Les scientifiques se sont demandés quel événement important aurait pu provoquer l’apparition d’une si grande quantité de métaux lourds dans cette galaxie.

La quantité et la composition des éléments lourds présents dans l’Univers varient en fonction de l’événement qui a provoqué leur apparition – explosion de supernova ou fusion d’étoiles à neutrons.

« L’explosion d’une étoile huit fois plus lourde que le Soleil produira de l’or dont la masse est égale à celle de la Lune. La fusion des étoiles à neutrons peut engendrer assez d’or pour égaler la masse de Jupiter », précise Enrico Ramirez-Ruiz, professeur à l’Université de Californie de Santa Cruz.

La quantité énorme d’éléments lourds dans la galaxie Reticulum 2 permet de supposer que les étoiles à neutrons seraient la source principale de formation d’éléments lourds, du moins dans les galaxies naines, affirment les chercheurs.

Source

 
 

Mots-clés : , , , ,

Professeur Henri Joyeux : « La vie au bout des doigts »

 

Mots-clés : , , , ,

Il y a 5 milliards de morceaux de plastique flottants sur nos océans, et voici où ils se trouvent

Capture d’écran 2016-05-29 à 09.32.37

Maintenant nous savons exactement où le trouver ce micro plastique qui pollue nos océans et notre planète – nos assiettes, qui pollue finalement nos vies . Et il y en a énormément, ça devient un enjeux crucial de santé publique –  La pollution des océans par les microplastiques fait couler de l’encre. Beaucoup soulignent l’existence d’un « 7e continent », décrit comme une immense plaque de déchets évoluant dans le nord de l’océan Pacifique. Mais la réalité est beaucoup plus sombre, et les infos clairsemées. Un peu comme le plastique finalement. Comme en atteste cette nouvelle carte.

Une étude menée par Marcu Eriksen en 2014 évaluait l’ensemble de la pollution de la surface des océans à cinq milliards de particules, soit environ 268 940 tonnes de plastique. Pour parvenir à ce résultat, des équipes de chercheurs coordonnées par l’institut 5 Gyres ont compilé les résultats issus de 24 campagnes océanographiques réalisées ces 6 dernières années sur 50 000 milles nautiques, soit 92 600 km. Se basant sur ces résultats,Dumpark, une agence néo-zélandaise spécialisée dans la visualisation de données en infographies, nous rappelle que la pollution plastique en océan n’est pas centralisée, mais qu’elle semble universellement répandue en de minuscules morceaux de confetti.

L’océan pourrait aujourd’hui s’apparenter à la nuit étoilée ; une vaste étendue sombre parsemée de milliards de petits points lumineux. Chaque point représente ici 20 kg de plastique. Une estimation de 5,25 milliards de morceaux de plastique dont le poids combiné équivaut à plus de 38.000 éléphants d’Afrique. Rien que ça.  Mais en en menant cette enquête, Eriksen et ses collègues voulaient non seulement évaluer la quantité de plastique présente, en surface, dans les océans, mais également quels types de plastique étaient les plus représentés.

Infographie

« Nous avons trouvé un nombre incroyable de ces petites billes de déodorant roll-on » explique le chercheur. « Les plus gros éléments ont tendance à être en plastique solide : brosses à dents, balles rebondissantes, cruches de lait ou autres sceaux de plage« . Dans une zone située près de l’île Christmas, dans l’océan Indien, Eriksen a même repéré des milliers de paires de « tongs », qui avaient probablement dérivé depuis les eaux de l’Asie du Sud. « Je pouvais en ramasser 10.000 en une heure » dit-il.

Mais la grande majorité de la matière plastique dans nos océans est celle que nous ne pouvons pas voir. Sur les 5,25 milliards de particules flottantes estimés par l’équipe de chercheurs, 92 pour cent de ces déchets sont microscopiques. « Faites glisser un filet à travers l’océan et vous reviendrez avec une poignée de confettis en plastique – de minuscules particules de la taille de nourriture pour les poissons » termine le chercheur.

Pour combattre ce fléau, Eriksen encourage le développement des polymères biodégradables. « Il paraît essentiel de favoriser l’utilisation de produits innovants pour le remplacement des objets à usage unique« . L’industrie plastique suggère, elle, une démarche plus responsable de la part des particuliers, mais la réalité est que l’industrie elle-même a besoin d’une refonte complète de son système de fonctionnement. Récupérer 100 pour cent de leurs produits serait une solution, ou penser des produits sans danger pour l’environnement.

sizes2.0

3.0

:Source

 

Mots-clés : , , , , , , , , ,

Il a probablement existé des milliards de civilisations extraterrestres

Orion / NASA/JPL-Caltech/T. Megeath (University of Toledo, Ohio).

Orion / NASA/JPL-Caltech/T. Megeath (University of Toledo, Ohio).

Une nouvelle étude veut remettre la civilisation humaine à sa place.

En 1961, l’équation de Drake, du nom de l’astronome qui l’a suggéré Frank Drake, donnait une estimation du nombre de civilisations dans l’univers. À l’époque, il avait deux hypothèses: soit la race humaine était la seule à s’être développée, soit il y en a des centaines ou plusieurs milliers. Le débat consistait alors à savoir quels facteurs il fallait prendre en considération pour faire ces calculs.

Aujourd’hui, des chercheurs de l’université de Rochester à New York ont mis à jour cette équation pour en proposer une version «archéologique». Ils ont découvert quel’estimation de Drake pourrait s’élever à plusieurs milliards de civilisations si l’on remonte bien avant le développement de la vie sur Terre. «Ils ont repris la fameuse équation de Drake pour en faire une “version archéologique” qui ne prend pas en compte le temps de présence des civilisations extraterrestres», explique le site LiveScience. Les chercheurs ont aussi incorporé les observations du télescope de la Nasa Kepler et d’autres instruments qui indiquent que 20% des planètes pourraient héberger de l’eau, et donc de la vie.

Remise en perspective

«La probabilité pour que l’humanité soit la première espèce technologiquement avancée que le cosmos n’ait jamais connue devrait être de 1/1022», écrit LiveScience, qui relaie l’étude. En clair, la probabilité pour que l’Homme soit la première espèce intelligente et développée est infime, ce qui laisse la porte ouverte à des hypothèses fascinantes. «Pour moi, explique Adam Frank, auteur principal de l’étude, cela implique que des espèces intelligentes et technologiquement avancées ont évolué avant nous.» Son équipe et lui en ont déduit que ce qui est arrivé sur Terre avec l’Homme a pu arriver ailleurs environ dix milliards de fois durant l’histoire cosmique.

Mais cela ne veut évidemment pas dire que des milliards d’extraterrestres ne demandent qu’à être découverts. «L’univers est vieux de plus de 13 milliards d’années, explique Woodruff Sullivan, autre auteur de l’étude. Cela veut dire que s’il y a eu 1.000 civilisations dans notre propre galaxie, et qu’elles ont vécu aussi longtemps que nous, alors elles sont probablement toutes éteintes. Et les autres n’évolueront pas d’ici notre propre disparition. Pour avoir une chance de trouver une autre civilisation technologique active et contemporaine, il faut qu’elle survive bien plus longtemps que notre propre durée de vie actuelle.»

Cette nouvelle recherche relève de l’hypothèse, mais elle a un grand avantage: elle permet de replacer l’Homme dans une histoire qui le dépasse et dans laquelle il n’est que de passage.

 

Mots-clés : , , , , ,

 
Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 999 autres abonnés

%d blogueurs aiment cette page :