Si un seul volcan, non pas "des", comme certains en Islande (et partout dans le monde) , se réveillait, ce serait le début d’un mini age glaciaire : notre société est trés fragile … Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance

Entré en éruption cette nuit, le volcan islandais Bardarbunga se situe loin des habitations et pourrait provoquer, dans le pire des cas, des problèmes pour le trafic aérien dans le nord de l’Europe et l’Atlantique-Nord. Cependant, que se passerait-il si les volcans les plus dangereux du monde se réveillaient ?

La caldera de Yellowstone, États-Unis

Le parc national du Yellowstone est connu pour ses bisons, ses geysers et ses fabuleux paysages de montagnes. Mais nichée au coeur du parc, on trouve quelque chose de nettement moins sympathique : la caldera de Yellowstone, parfois connue sous le nom de "supervolcan de Yellowstone". Ce volcan endormi a été découvert pendant les années 1960 et 1970. La dernière éruption date d’il y a 640.000 ans. Mais elle était 10.000 fois plus puissante que celle du Eyjafjallajökull en Islande. Si ce dernier se réveille, on ne parle plus seulement d’avions bloqués dans le monde, mais d’une nouvelle période glacière. La BBC l’explique dans un documentaire particulièrement angoissant.

Le Vésuve en Italie

À l’origine de la destruction d’Herculanum et Pompéi en l’an 79, le Vésuve présente un danger important pour les trois millions de personnes qui vivent aux abords du volcan. De plus, la cendre volcanique influencerait la météo. En cas d’éruption du Vésuve, le gouvernement italien évacuerait les 600.000 personnes qui habitent sur les flancs du volcan. Cependant, il n’est pas tout à fait clair si un tel plan est réaliste et faisable. En outre, Naples, la troisième ville d’Italie située à seulement 20 kilomètres du volcan, se transformerait en ville fantôme.

Cumbre Vieja, La Palma

Selon certains scientifiques, l’éruption de ce volcan situé dans l’archipel des Canaries provoquerait un mégatsunami. La surchauffe de l’eau nichée dans les couches impénétrables du volcan causerait le déchirement du flanc occidental de l’île de La Palma – qui fait deux fois la surface de l’île de Man -et précipiterait celui-ci dans l’Océan Atlantique avant de déchaîner un tsunami qui rayerait de la carte la côte est de l’Amérique et les côtes sud du Royaume-Uni.

Les volcans islandais

Presque intégralement volcanique, l’Islande comporte quelques-uns des volcans les plus dangereux du monde. Grâce à deux volcans aux noms imprononçables, le Bardarbunga et l’Eyjafjallajökull, nous savons depuis peu que les avions peuvent rester bloquer des jours à cause des nuages de cendres. Cependant, c’est surtout le Katla qui fait trembler les volcanologues. Situé à 25 kilomètres à l’est de l’Eyjafjallajökull, ce volcan se caractérise par une histoire d’éruptions violentes. Même s’il est enterré sous une couche de 750 mètres de glace, l’éruption du Katla serait 50 fois plus puissante que celle de l’Eyjafjallajökull et cracherait des nuages de cendres beaucoup plus importants.

Les plus petits volcans

Grâce au travail des géologues qui surveillent les volcans de près, il est possible d’annoncer les éruptions à l’avance et de prendre les mesures nécessaires. En 2000, près de 41.000 personnes à proximité du volcan mexicain Popocatepetl ont pu être évacuées à temps. En 2002, la ville de Goma au Congo a réussi à évacuer 400.000 personnes lors de l’éruption du Nyiragongo, l’un des volcans les plus actifs du continent africain même si la catastrophe a coûté la vie à 147 personnes et détruit 4.500 bâtiments, faisant plus de 120.000 sans-abri.

Au Japon, les 700.000 habitants de la ville de Kagishima sont menacés par le Sakurajima, également appelé le "Vésuve d’Orient". La dernière éruption date de 1914 et a entraîné le rattachement du volcan au continent japonais. Caractérisée par une activité constante, une éruption plus importante du Sakurajima pourrait avoir de graves conséquences pour les habitants de la ville de Kagishima pourtant équipée d’abris.